jeudi 16 août 2018

[Audio] REBECCA KEAN # 4 de Cassandra O'Donnell








Lu par : Caroline Klaus
Série : Rebecca Kean, livre audio 4
Durée : 11 h et 3 min
Date de publication : 11/11/2016


Le pitch :


Histoire de bien commencer la saison, le Mortefilis a décidé d'envahir la Nouvelle Angleterre. Ça tombe bien, avec la disparition de Raphael, repousser une armée de redoutables vampires était tout ce dont j'avais besoin... Malgré mon inquiétude et une situation plus que critique, je me dois d'organiser la défense de notre territoire. Et croyez-moi, il va falloir la jouer serrée !







Outre la petite remarque préalable désormais connue : les mots suivis de * ont une écriture aléatoire, c'est une écoute, non une lecture :P, je rajoute désormais un  /!\  spoil sur les tomes précédents !


Rebecca est donc à la tête du clan des vampires et cette aberration flagrante la contrarie.
"Confier la sécurité d’un clan de vampires à une sorcière de guerre était comme… je ne sais pas moi… introduire un requin dans un banc de thons, un crotale dans un nid de souriceaux ou Berlusconi dans une école pour jeunes filles."  ***

Mais elle ne va pas prendre son rôle à la légère et organiser la défense car l’armée du Mortefilis* va attaquer. Notre sorcière semble même ébranlée de voir les autres clans de l’état du Vermont venir lui prêter main forte… Cette véritable guerre qui va avoir lieu sur le domaine de Raphaël, en l’absence de celui-ci, va nous dévoiler une autre facette du lien qui la lie à Bruce…

Cette bataille est à peine gagnée qu’une nouvelle enquête lui tombe dessus et cette fois-ci c’est le clan des muteurs qui est concerné. Mais Rebecca fait montre d’un peu plus d’humilité, bon je n’irai pas jusqu’à dire d’humanité hein, mais elle va accepter de mener l’enquête avec Aligarth, le chef de clan des muteurs. Une enquête passionnante et mouvementée qui va nous révéler le lien qui la rapproche d'Aligarth... et re ! Décidément, notre Rebecca est un véritable aimant à mâles dominants. Heureusement que Maurane n’a pas de tendances homosexuelles sinon on y aurait eu droit au tome précédent également...

Et parallèlement à toute cette agitation vient se greffer Leonora qui grandit bien trop vite au goût de sa mère. 13 ans soit, mais presque une adulte au regard de sa nature particulière. Elle prend bien plus de place dans ce tome et ce n’est pas pour me déplaire. Rebecca n’a pas fini d’en baver, je peux vous le dire !

Un tome qui s’écoute vite, toujours aussi dynamique et vitaminé. De l’action, des répliques qui cinglent et un méga cliffhanger à la toute fin, cette saga se rapproche vraiment d’une série télé. Un excellent divertissement parfaitement géré par Caroline Klaus, la narratrice choisie par audible.


*** Je remercie le site Babélio qui est une mine d'or pour les citations, car ces dernières sont difficiles à choper avec de l'audio, qui plus est en rando :P


lundi 13 août 2018

[Audio] REBECCA KEAN # 3 de Cassandra O'Donnell






Lu par : Caroline Klaus
Série : Rebecca Kean, livre audio 3
Durée : 12 h et 7 min
Version intégrale Livre audio
Date de publication : 22/09/2016
Langue : Français
Éditeur : Audible Studios

Le pitch :

Avoir une fille en pleine crise d'adolescence quand on a 27 ans, ce n'est déjà pas de la tarte mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insurmontable. Comme si je n'avais déjà pas assez à faire avec une bande de potionneuses complètement disjonctées qui sème la pagaille dans toute la région et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais sûrement à l'horizon...





La petite remarque habituelle : les mots suivis d'une * ont une écriture aléatoire, c'est de l'audio...


La nouvelle enquête de Rebecca va l’entraîner dans le clan des potionneuses*. On va donc se frotter à Maurane, la jeune chef de clan que j’avais eu du mal à apprécier précédemment uniquement à cause de la voix que lui prêtait la narratrice. Aïe pensais-je... Et bien c’était sans compter sur la plume nerveuse et cash de Cassandra O'Donnell qui a réussi malgré la voix désagréable empruntée par Caroline Klaus à me faire apprécier le personnage. Beaucoup moins l’odieuse grand-mère de celle-ci : Rosemary...


Alors même que depuis peu, Rebecca a dû changer sa fille d’école pour l’éloigner des humains, sa part vampirique se développant rapidement à l’approche de l’adolescence et l'avait confiée à Maurane qui supervise l’établissement scolaire des jeunes potionneuses. Rebecca a découvert que certaines de ces sorcières ont enfreint la loi pour fabriquer des potions interdites afin d’assouvir des rancœurs ancestrales susceptibles de ranimer la guerre entre les clans. Son rôle d’assaïm* est donc plus que justifié, mais la présence de Leonora va lui imposer d'enquêter sous couvert.

Et comme ce n’est jamais simple et rectiligne avec cette auteur, Rebecca aura bien d’autres soucis à gérer :
- Raphaël tout d’abord, est appelé par le Mortefilis* (Le Haut conseil des vampires) à New York et lui confie la garde de son clan. Une Vicaris* qui doit protéger un clan de vampires, alors même qu'elles sont formées dès leur plus jeune âge pour exterminer vampires et démons, quelle ironie ! Oh et puis j'ai adoré Hector le majordome de Raphaël.
- Marc ensuite, le semi-démon rencontré au tome précédent qui va lui imposer une relation non désirée dirons-nous, mais dont les conséquences éclaireront Rebecca sur sa propre généalogie.
- Bruce enfin, le loup des steppes alpha, baby-sitter attitré de Leonora, qui disparaît sans prévenir et dont l'attitude inquiète de plus en plus.
Il est clair que Rebecca entretient des relations très particulières avec les "hommes" qui gravitent autour d'elle.

Bref pas de quoi s’ennuyer, d’autant que je pensais le clan des potionneuses beaucoup moins dangereux que les autres… À tort je vous promets ! Je n'aimerais pas m'en mettre une à dos c'est clair ! Ce volume se termine sur une bataille énorme que l’on suit en apnée, inutile de vous dire que ce n’est pas l’idéal en rando. Et comme ce n’était pas suffisant pour nous assécher, un bon gros cliff hanger ponctue le tout. Rhaa... oui juste 2 a, pas 5 car j’avais déjà chargé la suite dans mon téléphone et j’ai pu enchaîner direct !


jeudi 9 août 2018

[Audio] REBECCA KEAN # 2 de Cassandra O'Donnell



# 2 - PACTE DE SANG

Audible



Lu par : Caroline Klaus
Série : Rebecca Kean, livre audio 2
Durée : 13 h et 45 min
Version intégrale Livre audio
Date de publication : 28/07/2016
Langue : Français
Éditeur : Audible Studios


Le pitch :

Depuis que je suis devenue la tueuse attitrée de la communauté surnaturelle du Vermont, je n'ai plus une minute à moi, course-poursuite, exécutions, meurtres en série... Bref je n'ai ni le temps, ni l'envie de m'occuper de ma vie privée.
Alors quand mon ex, Michael, un vampire aussi sexy que redoutable a débarqué en ville, cela m'a un peu contrariée. Il faut dire que quand on se retrouve enceinte à seize ans et qu'on plaque son amant, on n'est généralement pas très pressée de le revoir dix ans plus tard et de lui annoncer qu'il est papa... Du moins, pas avant d'être passée d'abord faire le plein chez Joe, le marchand d'armes du coin. 






Remarque préalable :les mots suivis de * ont une écriture aléatoire, c'est de l'audio :P

Rebecca Kean est montée en grade depuis le succès de son enquête précédente, elle est maintenant officiellement l’assaïm* du directum* du Vermont. Une nouvelle enquête lui échoie lorsque deux louves-garous sont retrouvées violées et assassinées. Rebecca perçoit nettement une aura canine, un loup-garou donc, mais celui-ci est arrivé par les airs. Aidé par un vampire ? Un démon ? Son enquête au sein de la meute va lui permettre de faire plus ample connaissance avec Gordon, le vieil alpha, chef de la meute. Mais aussi Bruce, un loup un brin à part qui est officiellement le baby-sitter de Leonora depuis l'épisode antérieur. La relation qu’elle entretient avec Bruce est vraiment particulière et n’a pas l’air de plaire franchement à Raphaël... possessif le gars.

Mais ce dernier a d’autres chats vampires à fouetter, il reçoit dans son château toute une délégation du Mortefilis* européen, instance suprême des vampires. Et parmi eux, leur chef de guerre, le conciliere* Michaël qui n’est autre que le père de Leonora, mais il l'ignore (Michaël). Quant à Leonora elle grandit, son régime alimentaire se modifie tandis que de jolis petits crocs lui poussent par moment. Elle n’a pas hérité que de la plastique superbe de sa mère, elle a pris également le caractère fort et un brin tête brûlée. Les joutes verbales mère-fille sont un délice et franchement le gros plus de cette série. 10 ans… l’adolescence promet d’être rock ‘n’ roll !

Michaël voulant récupérer Rebecca, Raphaël a décidé de marquer notre sorcière préférée et la déclarer comme sa femme. Ce qui ne plaît pas complètement à notre indépendante de sorcière... sauf quand elle est près de lui ! Ben tiens ! :)) Leur relation est exceptionnelle mais très compliquée, pas banale quoi ! Ensemble, ils vont décupler leurs pouvoirs respectifs et ça va faire mal.

Dans ce volume Cassandra creuse encore plus les pouvoirs de Rebecca et je vous promets qu’il ne fait pas bon se la mettre à dos. Elle n’hésite pas à se servir de toute sa panoplie de dons lorsque le beretta ou les fusils-mitrailleurs montrent leurs limites. De plus, elle est secondée par Clarens, un puma-garou, l'ex assaïm* de New-York.

Un tome 2 tout aussi péchu, bourré d’humour souvent sarcastique, des effluves d’hormones en ébullition, des flux de pouvoirs ahurissants. Mais aussi des bastons, de l’action, du suspense, de l’amour, de l’amitié : tous les ingrédients sont réunis pour en faire un excellent divertissement. Franchement, en audio avec Caroline Klaus qui incarne à la perfection Rebecca, c’est vraiment top, tellement que je n’envisage pas de finir cette série autrement. Un régal !



lundi 6 août 2018

[Audio] REBECCA KEAN # 1 de Cassandra O'Donnell (Dup)









Lu par : Caroline Klaus
Série : Rebecca Kean, livre audio 1
Durée : 11 h et 25 min
Version intégrale Livre audio
Date de publication : 13/07/2016
Langue : Français
Éditeur : Audible Studios


Le pitch :

Nouvelle-Angleterre, Burlington... Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États-Unis, bref, un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement parmi les humains.

Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs que nulle part ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...





Petite remarque préalable : les mots suivis de * ont une écriture aléatoire, c'est une écoute, non une lecture :P

On nous a menti ! Rebecca Kean est brune ! Rien à voir avec la rousse incendiaire de la couverture. Pfff. Bon c’est quand même une incendiaire, dans tous les sens du terme d’ailleurs. Car c’est une sorcière de guerre, une redoutable Vicaris* qui possède la magie des éléments.

Mais tout ça, elle le cache car elle a été condamnée à mort par son clan et cela fait 10 ans maintenant qu’elle a fuit la France et vit cachée, avec sa fille Leonora 9 ans. Une fille un brin particulière… Elles viennent de s’installer à Burlington dans le Vermont et cherchent à se fondre dans le décor. Pas de bol c’est peut-être LA ville des USA où se trouve la plus grande communauté d’êtres surnaturels du continent américain.

Après avoir rencontré Raphaël, le chef des vampires du secteur qui a plus de 2000 ans au compteur mais une carrosserie flambant neuve (ahum...), ce dernier va proposer les services de Rebecca au directum* (conseil suprême réunissant tous les chefs de clans) pour enquêter sur une série d’enlèvements récents : un loup-garou, un démon et une potionneuse*. Rebecca va devoir s’imposer, se faire accepter par tous les clans et ce n’est pas une mince affaire. En plus de ça, elle doit gérer son boulot à la fac où elle est prof de littérature française et son métier de maman. Elle sera aidée par Beth, sa meilleure amie, une louve garou.

Rebecca Kean est la narratrice et le choix de la première personne du singulier rend le récit franchement vivant et punchy. C’est une jeune femme à fort caractère qui gère plutôt bien sa vie de mère célibataire, mais plutôt mal ses pulsions sexuelles, mdr. En revanche, quand il s’agit de son boulot pour le directum elle sera intraitable et s'avère une très grande guerrière. Et comme le disait Phooka dans sa chronique, le grand plus du format audio c’est que la narratrice joue parfaitement le rôle de Rebecca, elle l'incarne à la perfection. Passé le temps d’adaptation nécessaire pour se faire aux voix masculine déclamées par une femme, ce n’est que du bonheur. Et oui on les reconnaît tous. Quel talent ! Car je peux vous dire qu’ils sont nombreux les intervenants entre les différents vampires, loups-garou, métamorphes, potionneuses, démons, et quelques hybrides improbables. Bon je dois avouer qu’il y en a une qui m’horripile quand même, celle de Maurane la chef de clan des potionneuses, mais ce n’est pas grave, on ne la croise pas trop souvent.

Le récit est péchu, plein de dangers et de rebondissements. On ne s'ennuie pas une seconde même si l’ensemble reste très classique. Cependant l’univers proposé, avec sa mythologie et son Histoire est franchement intéressant. Et puis, avouez qu’une sorcière maman avec une petite fille ce n’est quand même pas banal. D’autant que la gamine est carrément spéciale tout en étant attachante. Bref j’ai adoré cette écoute et je vous annonce que cet été 2018 sera sous le signe de la bit-lit, tout du moins en ce qui concerne les livres audios, les six tomes étant présents au catalogue d’Audible ! \o/



vendredi 3 août 2018

LA PERFECTION DU CRIME de Helen Fields





Éditions Marabout
364 pages
19,90 euros


Le pitch :

Perdu dans une région montagneuse isolée, un corps se consume. Seules des dents et un fragment de vêtement permettent d'identifier les restes carbonisés de l'avocate Elaine Buxton. Dans une pièce dissimulée aux yeux de tous, dans une grande maison d'Edimbourg, la vraie Elaine Buxton hurle dans le noir.
L'inspecteur Luc Callanach vient juste de prendre ses fonctions quand l'affaire de la disparition d'Elaine est requalifiée en meurtre. Ayant abandonné une carrière prometteuse à Interpol, il tient à faire ses preuves aux yeux de sa nouvelle équipe. Mais le meurtrier a couvert ses traces avec un soin tout particulier. Bientôt, une autre jeune femme disparaît, et Callanach se trouve embarqué dans une course contre la montre. Du moins le pense-t-il...
Le véritable sort des deux femmes se révélera être bien au-delà de ce qu'il aurait pu imaginer.






La perfection du crime est un thriller psychologique comme je les aime car il nous met au cœur même de l’enquête, avec un avantage certain par rapport aux enquêteurs : nous savons qui a tué qui. En effet, les chapitres alternent entre le point de vue du tueur et le point de vue de Luc Callanach, commandant inspecteur chargé de l’enquête.

Les passages concernant l’auteur des crimes sont vraiment glaçants, dérangeants. On se rend très vite compte de la froide détermination de l’homme, de son application minutieuse à ne laisser traîner que les indices qu’il désire. Mais si on cerne très vite le halo de folie qui l’entoure, ce n’est qu’au fil des pages que l’on en mesurera l’étendue, que l’on découvrira la motivation de tels actes… Et je peux vous dire que ça fait bien flipper. Un monsieur tout-le-monde, calme, réservé, limite insignifiant, qui pourrait très bien être votre voisin...

Luc Callanach est un franco écossais fraîchement débarqué à Édimbourg et c’est sa première enquête. Il n’a pas encore trouvé ses marques, et l’intégration au sein de sa nouvelle équipe est loin d’être gagnée. Cette dernière soupçonnant un atterrissage forcé chez eux vu son poste précédent à Interpol, où l'attendait une bien plus brillante carrière. Il trouvera cependant un appui auprès de l’autre commandant du service, Ava Turner, elle en charge d’une affaire sordide de nouveaux-nés abandonnés dans un parc de la ville.

Le fait d’être omniscient dans cette histoire permet à l’auteur de dérouler chaque étape de l’enquête. De nous faire comprendre le pourquoi des fausses pistes. D'appréhender le fameux flair des enquêteurs, cette intuition qui titille parfois et qui fait la différence entre le bon et le mauvais limier. C’est juste passionnant et surtout très crédible. Il n’y a pas de héros ici, même Luc n’est pas présenté comme tel. Il est froid et arrogant au premier abord, ce qui ne facilite pas l’interaction avec ses collègues. On pense même qu’il traîne quelques casseroles, et l’empathie a du mal à s’installer. Elle irait plutôt vers Ava Turner, un personnage féminin fort, indépendant et, ce que j'aime par-dessus tout, franc et entier. 

En revanche si vous cherchez un livre avec de l’action à tout-va, passez votre chemin, même s’il y en a un peu. Ici c’est plus une analyse psychologique des protagonistes, mais elle est poussée, pointue, et d’une finesse remarquable.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture, je ne me suis pas ennuyée une seule minute malgré le peu d’action. L’auteur gère la tension et l’angoisse à la perfection. Ce roman est annoncé comme le premier d’une série d’enquêtes menées par Luc Callanach, je serai au rendez-vous pour la suivante ! J'ai frôlé le coup de coeur, j'espère le trouver au prochain, connaissant maintenant un peu mieux le personnage principal.



mercredi 1 août 2018

JIVANA ou le retour des FEDEYLINS de Nadia Coste !!!






C'est pour septembre !!!
Dieu que j'ai hâte !


Le pitch :

Jivana est une jeune fedeylin qui porte en elle un joli secret : depuis toute petite, elle partage son corps avec l'esprit d'une déesse qui a échoué à se réincarner. Les deux âmes, loin d'être concurrente sont devenues amies et même un peu plus.

Alors que des nuées d'insectes obscurcissent le ciel et imposent une nuit sans fin, le désespoir frappe leur village. Jivana et sa déesse partent à la recherche d'une solution pour que l'astre du jour brille enfin à nouveau. Une quête périlleuse qui les changera à jamais...


Parution en septembre 2018 aux éditions ActuSF (label Naos)


lundi 30 juillet 2018

SIANIM # 1 de Patricia Briggs




# 1 - MASQUES



Éditions Bragelonne
462 pages
7,10 euros


Le pitch :


Aralorn est une changeforme qui a délaissé les privilèges d'une noble naissance pour une vie d'espionnage et d'aventures. Elle a croisé Loup au cours d'une mission et tous deux sont devenus d'inséparables amis, car elle sait qu'il dissimule sa véritable nature sous son apparence animale.

Mais des circonstances dramatiques vont l'amener à se poser encore plus de questions sur son énigmatique compagnon et sur l'ampleur de ses pouvoirs.
Quant à lui, il fera tout pour protéger Aralorn du danger mortel qui la guette, quitte à se dévoiler, quitte à mettre sa vie et son âme en péril.








Il y a fort longtemps j’avais essayé de lire Mercy Thompson de cette auteur. Mauvais moment sans doute car je n’avais pas du tout accroché, alors qu’apparemment cette série fait l’unanimité. En voyant la sortie de cette "nouvelle" série, j’ai voulu retenter… Sauf qu’à l’ouverture de ce livre, en guise de préambule l’auteur nous explique qu’il s’agit de son premier livre, un livre de jeunesse. Elle va presque jusqu’à dire qu’il est mauvais, mais le considère avec une certaine tendresse. Elle ne l’a pas remanié pour sa nouvelle publication mais l'a juste étoffé. Je dois avouer que ce préambule m’a fait déglutir plus d’une fois…

Effectivement, il y a beaucoup à redire au sujet de ce roman. Peu de rythme sans pour cela qu’il y ait de longueurs à proprement parler. On est souvent noyé dans les détails inutiles qui ne servent pas l’intrigue. Mais ce qui m’a le plus gênée, c’est une impression d’accumulation de faits, d'enchaînements d'événements non explicités qui font avancer l’intrigue. Genre une illumination soudaine d’Aralorn, elle a tout compris, mais nous pas du tout et cela s’enchaîne… bon, soit ! Le tout donne un ensemble un peu décousu qui nécessite pas mal de concentration pour suivre l’affaire.

Voilà pour pour les points négatifs. Mais ce roman n’est pas exempt de points positifs. Tout d’abord, écrire un roman de fantasy qui en comporte tous les codes à tout juste 20 ans n’est pas donné à tout le monde. Une héroïne fougueuse, un héros sombre et mystérieux, un méchant nécromancien. Des magies différentes et complexes, qui s’affrontent ou se lient. Une race ancestrale de changeforme et même un dragon rescapé, unique survivant d’une race décimée. Une intrigue classique soit, mais bien traitée et ma foi je n'en demande pas plus car elle est prenante. Ce dernier terme doit vous surprendre au regard de tous les points négatifs que j’ai soulevé. En fait j’ai malgré tout accroché au récit de Patricia Briggs grâce à ses personnages principaux.

Aralorn tout d’abord, est le type même de personnage féminin que j’aime beaucoup. Forte de caractère, qui suit ses convictions sans pour autant être bornée. Et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Les dialogues sont enlevés et très plaisants.
Loup est énigmatique et taiseux, taciturne presque. Mais Aralorn va réussir à le faire sortir de sa coquille, et suivre l’évolution de ce personnage tout du long de cette histoire m’a beaucoup plu. Même en sachant pertinemment vers où se dirigeait cette relation mise en place par l’auteur. D’autant que cet attachement naissant n’est pas du tout traité avec niaiserie, juste évoqué, approché et laisse le lecteur se l’approprier à sa guise. J’aime beaucoup cette retenue.

Si cette lecture n’est pas un coup de cœur, loin s’en faut, je ne regrette en aucun cas ma lecture. Mieux, elle m’a donné envie de retenter ma chance avec une autre des séries de l’auteur : Mercy Thompson ou Alpha & Oméga. Donc je n’en ai pas fini avec Patricia Briggs.


vendredi 27 juillet 2018

LA PART DES OMBRES # 2 de Gabriel Katz (Dup)





Éditions Scrinéo
276 pages
20 euros


Le pitch :


Dans le royaume de Goranie déchiré par l'occupation, la nasse se resserre autour de la rébellion naissante. Sous la poigne du redoutable chef de guerre Akhen Mekhnet, les Traceurs sont en chasse, et la fragile résistance menée par celui qu'on appelle le Fantôme semble vivre ses dernières heures. 

Mais rien n'est encore joué. La lutte se poursuit sur tous les fronts, par le sang, la diplomatie ou la trahison, de forêts en marécages, de chaumières en palais... Pourquoi la princesse Miljena, après avoir échappé à un mariage forcé, est-elle retournée d'elle-même épouser une brute sanguinaire ? Où se trouve le dernier témoin du massacre qui a donné naissance à la révolte ? Dans un jeu de miroirs et de faux semblants, le roi, le gouverneur et les grandes figures de cette guerre civile s'affrontent pour le contrôle du pays.







J’ai retrouvé nos trois héros exactement là où Gabriel Katz les avait laissé. Plus d’un an et demi a passé depuis ma lecture du tome 1 et pourtant en quelques lignes tout revient, le contexte géographique et politique, les belligérants, les attentes, les buts. La magie katzienne opère… et frustre ! Oui parce que la machine infernale reprend. Encore une fois l’effet page-turner, bien soutenu par l’alternance des chapitres concernant chacun des trois personnages principaux, nous fait arriver en peu de temps à la fin de cet opus (pas bien épais en plus).

Mais j’avoue surtout avoir été frustrée parce que dupée (un comble n'est-ce-pas ?). Tout d’abord par Desmeon, que par ailleurs j’aime toujours autant, je tiens à le préciser. Seulement, ceusses qui ont lu Aeternia me comprendront. Desmeon finit Aeternia avec un "statut" dirons-nous particulier… Et je pensais vraiment que sieur Katz allait jouer avec cette "particularité" et puis rien, niet, que dalle. Voilà, frustration +++.

Bon, si je fais abstraction de ce scregneugneu de détail, j’ai bien apprécié ma lecture. La gouaille et l'humour de Desmeon y est pour beaucoup. La saveur des dialogues de l’auteur est toujours un régal. Puis je dois dire que je suis ravie d’avoir eu une bonne intuition au tome 1 concernant Akhen Mekhnet. Il a une sacrée envergure ce personnage, il prend de l’ampleur dans ce tome 2 et franchement je l’ai beaucoup aimé. Et je rejoins dame Phooka dans sa demande d'une histoire avec la Crête en toile de fond.

Mais revenons à l’intrigue. Vous vous en souvenez : la Goranie opressée, tyrannisée par le peuple des Traceurs descendu des montagnes. Le roi, une marionnette aux mains du gouverneur traceur. Le fils du gouverneur, Inoran, un affreux ado mal élevé, gâté-pourri, qui se croit tout permis et qui se permet tout, et met ainsi le feu aux poudres. La rebellion qui couve puis explose, embauche Desmeon, Kaelyn et Olen en tant que mercemaires. Elle ne change pas d'un iotat, elle se poursuit.

Nos trois protagonistes ont chacun un rôle à jouer dans cette rebellion et ils vont le jouer jusqu’au bout... et au final... ben vous n’avez qu’à le lire ! Je me suis fait rouler dans la farine, mais alors complètement ! Mais encore aujourd’hui, alors que j’ai fini ce livre il y a une dizaine de jours, je suis incapable de dire si j’en suis ravie ou vexée ou frustrée… mais une chose est sûre, DUPÉE oui!
C’est une belle leçon que celle-ci, découvrir que les actions les plus discrètes peuvent avoir autant d’impact, comme quoi il faut toujours se méfier des coulisses… et des auteurs!

mercredi 25 juillet 2018

Le prochain Guy Gavriel Kay !



Parution prévue le 23 août !

chez L'Atalante



Éditions L'Atalante
640 pages
27.90 euros
Illustrateur : Raphaël Defossez



Le pitch :

Je voulais écrire un livre sur les territoires frontaliers en un temps d’affrontement de grande ampleur entre des empires et des religions, mais avec des personnages qui ne soient pas des figures politiques ou militaires dominantes du conflit. Ce seraient plutôt des hommes et des femmes s’efforçant de façonner, voire de contrôler, leur propre existence en traversant ce conflit ou en cheminant à ses marges. 

Ces territoires, ce sont les Balkans de la fin du XVe siècle, vingt-trois ans après la chute de Sarance (Constantinople), le monde méditerranéen entre la République de Séresse (Venise) et Asharias (la désormais ottomane Istanbul).
Il y a là Danica Gradek, fougueuse amazone de la cité pirate de Senjan ; Pero Villani, jeune artiste séressinien dépêché en Asharias pour y peindre le portrait du conquérant ; Marin Djivo, cadet d’une grande famille marchande de Dubrava ; Leonora Valeri, fille reniée de la noblesse batiare en mission d’espionnage ; et celui qu’on nomme Damaz, futur djanni dans l’infanterie d’élite du calife.
Cinq personnages parmi tant d’autres, en quête de leur destinée. Leurs parcours vont se croiser, s’entrelacer, saisis dans le grand mouvement de la politique, des rivalités économiques, de la guerre et du choc des religions. Entre le hasard des rencontres et la nécessité du courant tumultueux de l’histoire, les êtres humains n’en sont que plus poignants.

Nous sommes les enfants de la terre et du ciel.



lundi 23 juillet 2018

ÉCLAIRCIR LES TÉNÈBRES de Nicolas Bouchard





Éditions SNAG
401 pages
17,50 euros


Le pitch :


1640. Une Province a disparu. Il semble que l'enfer se soit abattu sur la paisible vallée d'Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la princesse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d'une armée de monstres...

Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet. Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes.
Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres.
Un roman à la croisée des chemins, entre aventures, sorcellerie et roman historique.






La vallée d'Ouraos en Franche-Comté semble en proie aux démons depuis quelques temps. Entièrement recouverte d’un brouillard verdâtre qui ne se lève jamais, des pierres y lévitent, des arbres y bougent tous seuls. De toutes les expéditions qui y ont été menées, aucune n’est revenue, sauf un pauvre moine terrorisé qui a rapporté ces faits invraisemblables.

Le cardinal de Richelieu va donc dépêcher le jeune marquis, Hugues d'Ouraos, actuellement lieutenant de sa garde à Paris, pour tirer cette affaire au clair. Il lui adjoint quatre comparses pour le moins singuliers. Damien, un fantassin qui répugne à se servir d’une quelconque arme, privilégiant la lutte à main nue. Jonas, un artilleur féru de poudre à canon. Rudolph, un mercenaire franco-allemand qui n’a connu que des champs de bataille depuis qu’il sait marcher. Et enfin, le dernier et non pas des moindres, le philosophe René Descartes.

La première moitié du livre sera la quête du jeune Hugues pour réunir ces quatre compagnons puis les emmener à l’entrée de la vallée. La seconde sera la découverte de cette vallée sous l’emprise de la grande sorcière Frigg. Les dires du moine n’étaient pas des affabulations... ils étaient juste incomplets. À ceux ci s’ajouteront maintes créatures abominaffreuses et dangereuses, maintes illusions comme un océan qui surgit en pleine montagne, etc. etc.

Le récit est entrecoupé de nombreux flash-back sans qu’aucune mention de temporalité ne nous soit donnée, ce qui donne un aspect flou et déstabilisant à cette histoire. Notamment les passages concernant les Teufelfreunde et la famille Von Stade. On ne comprend qu’à la toute fin qu'ils étaient bien antérieurs à cette histoire. Tout cela ralentit considérablement la lecture. Néanmoins la présence de Richelieu, pas mourant mais presque, permet de situer l'action principale aux alentours de 1640  (bon ok, la couverture aussi !)

Je dois avouer que je me suis passablement ennuyée à la lecture de ce roman, n’ayant pas accroché avec ses personnages alors que j’en attendais beaucoup au vu de leurs disparités. Mais chacun a joué son rôle attendu, bien trop prévisible. Aucun personnage, aucune situation n’a fait galoper mon cœur. Cependant je dois reconnaître que l’ambiance XVIIe siècle est très bien retranscrite par l’auteur, notamment le passage parisien. Les luttes historiques de l’époque également, ce roman ravira donc sans aucun doute les férus d’Histoire avec un grand H. 

Éclaircir les ténèbres revisite à sa façon la Belle au bois dormant version conte fantastique et historique, où religion et sorcellerie sont fortement mêlées. La présence de Descartes et ses analyses est sans aucun doute le point original de ce roman, chaque début de chapitre étant ponctué par une de ses pensées livrées à la postérité, extraites de ses œuvres. Au vu de la façon dont ce volume se termine, je suppute qu’il est le début d’une série concernant notre grand philosophe français.