mercredi 20 juin 2018

Une récente sortie chez Sonatine





Sortie fin mai
456 pages
22 euros


Le pitch :

Le jour où vous découvrirez leur histoire veillez à n’être dérangé sous aucun prétexte.
En lisant ce livre, vous allez faire beaucoup de suppositions.

Vous allez croire que c’est l’histoire d’une femme jalouse, délaissée par son mari.

Vous allez penser qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle.

Vous allez vous dire que vous connaissez déjà toutes les facettes d’un tel triangle amoureux.

Un conseil : laissez tomber toutes vos hypothèses.

Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.


L'avis de l'éditeur :

À la façon de Gillian Flynn, Greer Hendricks et Sarah Pekkanen ont élaboré une construction inédite, littéralement diabolique, afin de nous faire éprouver l’espoir et le désespoir des femmes, l’usure du couple, l’amitié féminine, tout cela sous couvert d’une intrigue captivante et de personnages bouleversants. Best-seller depuis sa sortie aux États-Unis, bientôt traduit dans plus de trente pays, en cours d’adaptation cinématographique par la maison de production de Steven Spielberg, plus qu’un roman : un événement !


Je ne sais pas vous, mais perso entre le pitch et l'avis de l'éditeur, ce roman me titille beaucoup !

mardi 19 juin 2018

[Sorties] Folio SF en juin 2018







Juin 2018




Jacques Barbéri
Mondocane


Couverture de Julien Langedorff.



*********

Philip K. Dick 

SIVA
Traduit de l'américain par Robert Louit

Traduction harmonisée par Gilles Goullet



Couverture de Jean Leblanc




Des couvertures bien différentes de ce à quoi nous sommes habituées avec Folio SF. D'ailleurs nous aimerions bien vos avis  Allez , zou commentaires! 👇


dimanche 17 juin 2018

Huitième page de l'ITV de FABIEN CERUTTI





Pour relire les précédentes pages :





« Allez bande de forbans, j'attends toujours vos questions  ! »






Correspondance du journaliste anglais Charles Chevais Deighton avec le professeur Léopold Delisle, administrateur général de la Bibliothèque Nationale de France. 

           Maulnes, le 20 avril 1899



           Cher professeur,

     Le surprenant questionnaire que l’équipe de fouille a mis au jour dans les ruines de la Bibliothèque circulaire du château de Maulnes ne devrait pas exister. Les caractères utilisés pour l’impression sont parfaits, le papier d’une légèreté et d’une blancheur incomparable, et le contenu fait chavirer la raison. Jugez par vous-même : la date de l’entête indique juin 2018, à cent dix-neuf ans d’ici dans l’avenir !… Quant aux noms qui apparaissent, ils sont singuliers : Dup, Phooka, Celindanaé, Aely Nah, Aelinel, Xapur. Il ne s’agit pas de prénoms usités dans les civilisations connues, pas plus qu’ils ne rappellent les sonorités elfiques ou une quelconque retranscription de phonèmes runiques. En tout cas, la présence de ce texte à l’intérieur de la bibliothèque circulaire de Maulnes indique que quelqu’un a voulu le mettre à l’abri des bûchers de la Croix d’Adombrement. Et qu’il y est parvenu durant plus de trois siècles. 
        Quant à la teneur, elle se révèle stupéfiante. Il s’agit à n’en pas douter d’un questionnaire adressé à un écrivain, par ailleurs enseignant d’histoire, répondant au nom de Fabien Cerutti. Un patronyme originaire d’Italie du Nord, peut-être du village de Gozzano dans la province de Novare. Celui-ci serait l’auteur de romans et de nouvelles tournant autour du fameux chevalier mercenaire, Pierre Cordwain de Kosigan, l’ancêtre médiéval de notre ami Kergaël dont nous cherchons depuis plusieurs mois à démontrer l’existence ! Une partie de l’intrigue se déroulerait à notre propre époque, entre Londres et Paris. 
        La présence de ce document dans un passage scellé d’un château ravagé par les flammes il y a trois cents ans semble inexplicable. Sauf à envisager que les théories d’Hamilton sur les voyages dans le temps (parues en 1887 dans le Science Schools Journal et reprises par mon ami Herbert George Wells), comportent un fond de vérité. Vous ais-je dis que Wells et moi avions déjeunés ensemble il y a deux mois dans sa propriété du Kent ? La conversation avait dérivé sur Kosigan et ses mystères, et j’avais évoqué la possibilité un peu folle d’un voyage dans le temps. Wells m’avait ri au nez, assurant qu’il ne fallait accorder nulle foi aux thèses de son roman, La machine à explorer le temps, et je n’avais pas insisté. Cependant en y réfléchissant, je me dis que j’ai peut-être eu tort. Il est de notoriété publique que Wells a brûlé ses notes d’écriture à la mort de Hamilton, et qu’il a passé plusieurs années à racheter, un par un, la totalité des exemplaires des premières versions de son œuvre, afin de les détruire. Son prétexte était de faire disparaître ses maladresses de débutant. Et s’il en allait autrement ? Je jurerais en tout cas que le questionnaire que nous avons entre les mains n’est pas de notre époque. 
         Néanmoins, pour être tout à fait honnête, il existe une seconde possibilité. La feuille comportant le questionnaire se trouvait dans une étagère consacrée à d’épais carnets intitulés Almanachs séculaires, signés de Michel de Nostre Dame, surnommé Nostradamus. Des manuscrits originaux tenant lieu de brouillons à ses fameuses Prophéties. Étant lui-même alchimiste et versé dans l’art de l’imprimerie, il se peut qu’il ait conçu, à la fin de sa vie, un papier et une encre d’un genre nouveau pour coucher par écrit ses visions. Peut-être avons-nous en notre possession la dernière de ses prédictions ? 
         Le titre du document est « mois2 ». 
        J’ignore précisément ce que cela signifie, mais je vous l’envoie sous pli scellé, en compagnie de cette lettre. Faites-moi connaître au plus vite votre opinion, 
         En hâte, 



Charles Chevais Deighton




****************





Je n'ai aucune question mais je viens d'acheter le tome 2 et je suis tellement contente de l'avoir que je viens crier ma joie ici avec tout ce beau monde qui me comprendra ;) (je deviendrai donc après ma lecture de celui ci :p )

Quoi que en fait j'en ai une mouhaha:
Comment choisis-tu les prénoms? As-tu fais des recherches pour coller à la mode médiévale? pour les "non humains" les prénoms ont-il une signification ou une origine particulière?







Fabien:

Thème très intéressant que celui des noms et prénoms.
Pour ce qui est de ceux que je choisis pour mes personnages, je me laisse guider par l'inspiration MAIS avec la volonté de m'en servir pour renforcer l'atmosphère médiévale et fantastique des romans. Il faut pour cela varier, en utilisant pour partie des prénoms classiques (Pierre, Gérard, Robert, Anne, Blanche, Catherine etc.), usités au Moyen âge, et pour partie des patronymes plus rares (Edric, Adelys, Foulque) voire entièrement imaginaires (Dùn, Toaille). J'aime bien également reprendre un prénom connu et y modifier une lettre (ainsi dans le tome 2, Thierry de Commines devient Thaerry de Commines).
Les noms de familles historiques, les noms de région ou les surnoms célèbres sont des outils très efficaces pour créer une ambiance, ou générer de l'épaisseur et évoquer une richesse médiévale familière: Les comtes de Champagne, les ducs de Bourgogne, Edouard III d'Angleterre, Philippe VI de France, les Plantagenêts, les Valois, le "roi de fer", "le Prince noir", "le meilleur chevalier du monde" (Guillaume le Maréchal)
D'autres sont des clins d'oeil pour des férus d'histoire: Gérard de Rais, le bras droit du Bâtard, est ainsi certainement un ascendant du célèbre Gilles de Rais ("Barbe bleue" pour les intimes, futur lieutenant de Jeanne d'Arc quelques décennies plus tard) :)
Quant au nom de Juan Gines de Las Casas (le peu recommandable cardinal de l'Inquisition des tomes 3 et 4), il reflète une double origine liée à la fameuse controverse de Valladolid: "Las Casas" sera l'écclésiastique qui défendra à cette occasion (en 1550) l'idée que les indigènes amérindiens possèdent une âme et qu'il faut abolir l'esclavage les concernant (Avec en arrière plan l'idée qu'un homme particulièrement vicieux et mauvais peut engendrer une lignée qui au final peut, pourquoi pas, soutenir des idées humanistes). Tandis que son prénom "Juan Ginés" vient de "Juan Ginés de Sepúlveda" le théologien favorable à l'esclavage et à l'idée que les autochtones n'avaient pas d'âme.Le mélange des deux rappelle que chaque être humain a du bon et du mauvais en lui et que...Hein?Comment ça je pars loin?Disons, que j'apprécie de mettre ce genre de choses dans mes écrits... 99.9% des gens ne s'en rendrons pas compte (*bien vu, Joyeux Drille! ;)), mais en même temps, cela n'a aucune espèce d'importance, pas vrai? :)



Quand je vois tout les jeux de plateau que je ne connais pas j'ai juste envie de tous les découvrir ahah bref...
Ma question est la suivante: Depuis maintenant l'âge où je commençais à m'intéressé vraiment à la lecture, j'écris de temps en temps mais j'ai toujours eu le même problème (et je l'ai encore aujourd'hui),c'est que j'ai des idées,des intrigues qui me plaisent beaucoup mais je n'arrive pas à trouver une fin et à développer une histoire avec des péripéties utiles à celle-ci. Quelques petits conseils pour un roturier de l'écriture ? :) Comment toi tu t'y es pris la première fois que tu as penser au Bâtard (même avant les livres) ? 



Oui vu que c'est le troisième message, je commence à te tutoyer :)




Fabien:

Pas de problème pour le tutoiement :)
Alors, je pense être mal placé pour te répondre, du moins en apparence.
Je m'explique: je n'ai jamais utilisé de "truc" d'écriture (je parle là, de rebondissements préfabriqués, de fausses pistes qu'il faudrait mettre à tel ou tel moment de l'intrigue, ou de choix de personnages ou d'alliance de personnage qui seraient indiqué car "fonctionnant" bien, ou "politiquement apte à attirer tel ou tel type de lecteur")
Je ne nie (sans doute) pas l'efficacité de tout cela, et je sais que cela peut s'apprendre.
Mais moi, je ne fais jamais cela. Je laisse l'histoire "pure" se développer en écrivant (il y a d'ailleurs très peu (voire aucune?) fausse piste dans mes livres, je ne prévois pas les éventuelles surprises ou éléments de suspense qui vont advenir, je ne construit pas mes personnages en fonction de ce que les lecteurs vont en penser).
Pour faire exister une histoire, je commence tout simplement par la situation du début. Et je ne la cherche pas, soit j'ai une idée et ça vient tout seul, soit ce n'est même pas la peine d'essayer. A partir de ce début, j'essaie d'imaginer ce qui, logiquement et humainement parlant, pourrait être une fin intéressante (là pour le coup, je cherche, et parfois, c'est effectivement un effort, mais c'est incontournable, une bonne fin c'est ce qui différencie un bouquin ou une série moyenne, d'une grande réussite, on e peut pas la garder pour plus tard. On peut la changer en cours de route si elle s'affine ou si on trouve mieux, mais tu dois en avoir une idée (même floue) avant de te lancer. Et il faut que cette idée te plaise!
Ensuite, j'écris, toujours en m'appliquant à chercher ce qui semble logique, crédible, réaliste, (et si possible original), pas par pas, scène après scène; comme un impressionniste, en retouchant, ajoutant, enlevant sans cesse des mots, des morceaux de phrase, en restructurant pour que ça sonne mieux, que ce soit plus clair, plus fluide etc. etc.
Jusqu'à ce que mort s'en suive! :)
C'est ça mon truc à moi. Ce n'est pas forcément hyper original, mais en tout cas, j'apprécie les auteurs qui font de même car j'ai l'impression de lire des choses qui viennent réellement d'eux. Je déteste voir les ficelles... :)




Bonjour,
je vais essayer de développer ma question. Bon c'est juste une sensations ... mais par exemple Pierre est souvent lié aux couleurs chaudes de l'automne, du sang et des entrailles, la vie on va dire. Kergaël est aussi entouré de rubis, de dorure, des couleurs chaudes tournées vers l'extérieur lié au printemps et donc à la vie ou renaissance. Robert de France c'est plutôt le gris, la lune et la mort... 


Je n'ai pas tout noté, mais est-ce juste une interprétation de lectrice qui délire, ton inconscient, ou ton talent d'écrivain... lol ! 




Fabien: 

Alors... Saint John Perse disait souvent qu'il était surpris de ce que les analystes décryptaient de son oeuvre poétique, des choses que lui-même n'avait pas le moins du monde prévu... Il en concluait qu'il se cache bien davantage dans le rendu littéraire que ce que l'auteur cherche à y placer, et que l'oeuvre possède une part de richesse intrinsèque secrète qui se révèle uniquement à l'oeil de certains lecteurs. On pourrait dire que cela en fait une triple construction, issue du Père (l'écrivain), du Fils (le lecteur) et du Saint Esprit (les arcanes propres à l'écriture) :)
Tout cela pour dire que dans le cas présent, je n'avais pas du tout réfléchi aux couleurs, mais que mon inconscient/l'inspiration/le Saint esprit du texte, a dû s'en charger pendant que j'avais le dos tourné :)


Ô Grimoire

J'ai terminé le T.4, et la chronique est en ligne (le lien est sur Ô Grimoire, juste en haut). Quelle fin, même si, naturellement, je vais me retenir de spoiler - à grand peine.
Ma question, pour cette fois : après la fin - c'est à dire après l'indication "fin du cycle 1", apparait cette lettre adressée à Lucia. Ce courrier... il est extraordinaire ! Expliquer en 5 pages comment et pourquoi la littérature de l'imaginaire s'est développée, tout en étant tellement en ligne avec ce qui précède. Avais-tu déjà l'idée de cette lettre en commençant le cycle ? Est-ce une partie de la genèse de l'histoire, ou est-ce venu après ? En tout cas, j'espère qu'un jour tous les lecteurs fans de ces littératures sauront ce qu'ils doivent à Joseph... qui, c'est drôle, dans la description que tu en fais, me rappelle tellement mon grand-père (mais, pour autant que je sache, lui n'a jamais fréquenté l'Arche...). 



Fabien:

Merci beaucoup pour cette superbe chronique !
Pour ce qui est de la lettre, il faut séparer deux choses: le fond et la forme. - Pour le fond, j'avais comme d'habitude prévu les grandes lignes de mon histoire, mais pas forcément ce développement précis. Il s'est imposé de lui même en atteignant les 2/3 du roman à peu près.- Pour la forme, j'avais initialement envisagé un rendu différent, qui se révélait un peu moins intéressant. C'est Fredéric Weil, mon éditeur, qui a eu l'idée de faire passer tout cela sous forme de lettre. J'en profite ici pour préciser que je travaille avec lui (je veux dire, en personne) depuis le tome 3 et que cela a été à deux ou trois occasions très constructif :)
Concernant ton grand-père, je n'ai rien le droit de te révéler, tu t'en doutes ;)


ÔGrimoire

:-))
Bah, j'aurai essayé : si je n'avais pas demandé, aucune chance d'avoir une réponse, n'est-ce pas... Mais, à bien y réfléchir, le pétillement dans son oeil ne peut pas avoir été uniquement lié au hasard :-)



Je ne sais pas si Mendorallen figure dans l'une ou l'autre des nouvelles des anthologies déjà évoquées, mais, sinon, devons-nous nous attendre à le retrouver, à l'occasion (encore une fois, ce dialogue Pierre Cordwain / Mendorallen, quel petit bijou...) ? As-tu déjà un "grand dessein" pour lui (on peut imaginer qu'il n'apparait/disparait pas comme cela, juste incidemment) ? Évidemment, si tu ne peux rien dire, ce sera déjà une forme de réponse... (désolé si cela semble un peu brumeux à ceux qui n'ont pas encore fini le cycle, j'essaye d'en dire assez pour que la question soit compréhensible, mais pas trop pour ne rien spoiler, et c'est parfois un peu casse-gueule...)




Fabien:




J'ai de grand desseins pour Mendorallen... :) (Mais il va falloir patienter quelques années puisque normalement il devrait être de retour dans les tome 2 et 3 (voire 4 en cas de nouvelle trilogie en 4 tomes) du second cycle).
En attendant on le retrouve indirectement dans la nouvelle parue dans l'anthologie des Imaginales de cette année ("légende de l'ancien monde"). :)





Ramettes

Bonjour
Merci pour la réponse. 
J'ai bien aimé certains passages comme celui du sommeil et plus tard sur le rêve... es-tu tôt insomniaque ou Loir ?




Fabien:



Légèrement insomniaque du matin, le genre à se lever à 9 heures en s'étant couché à 5 heures... Ou à se réveiller un peu une demie heure avant le réveil...C'est relativement désagréable, mais en général c'est là que j'ai le plus d'inspiration. :)




Fantasy à la carte

Hello Fabien, en sachant qu'écrire et publier des romans nécessitent du temps et une énergie de fou, te vois-tu dans l'avenir ne plus rien écrire?






Fabien:


Ce n'est pas impossible.
Cela dépendra d'abord de ma santé parce que la tension énorme de l'écriture faisant effectivement parfois déborder le vase de mes activités, il y a des répercussions très désagréables (acouphènes, palpitations etc.) (Il n'est pas impossible que j'aie deviné juste sur certains des secrets de l'Histoire et que l'on soit en train de m'assassiner à petit feu :) )
Quoiqu'il en soit, je compte changer nettement de rythme d'écriture pour me préserver, j'espère que cela suffira. (Et puis j'ai levé le voile sur la totalité des mystères que je pouvais deviner, alors j'espère qu'on me laissera tranquille à présent... :) )
Ensuite, je verrai ce que je choisirai une fois le second cycle achevé (d'ici 10 ans j'espère). C'est le but que je me suis fixé depuis le début.Après, soit je continuerai à écrire dans le même univers, soit je tirerai ma révérence et disparaîtrai comme un prince! :)




Ramettes

Bonsoir
D'après les "conseils " d'écriture donné précédemment j'en déduis que tu ne fais pas de plan.C'est bien ça ?




Fabien:

Exact. Je suis bien meilleur en improvisation et en pirouette pour retomber sur mes pieds. :)




Les frontières ayant changées depuis 1339, tu aurais été Français ou Bourguignon si tu avais vécu à l'époque?




Fabien:

C'est une question plus difficile qu'il n'y paraît; dans mes romans, j'aurais certainement été Bourguignon... Dans la vraie vie, c'est plus compliqué... Les Bourguignons se sont rangés aux côté des Anglais durant la guerre de cent ans, ce qui peut ressembler à de la trahison... Sauf si on considère que les prétentions d'Edward III au trône de France étaient légitimes... auquel cas c'était les soutiens de Philippe VI qui étaient des traîtres.
Bref, joker :)





J'ai ben envie de poser cette question à tout le monde ici d'ailleurs :p Personnellement je ne serai aucune des 2, je serai Romaine d'ailleurs. 



Ô Grimoire 

Eh bien soit, je tâcherai de faire preuve de patience pour retrouver Mendorallen. Quand tu parles de le retrouver "indirectement", du coup j'imagine que ce pourrait être au travers d'un autre membre de sa famille, un Ildibaren donc (je ne suis plus sûr du nom exact et je n'ai pas emmené le livre au bureau, mais ça ressemble à ça), famille dont il semble croire que tous doivent la connaître...

Pour ma part, en 1339... Par fait de naissance, j'aurais été sujet du landgraviat de Basse-Alsace, sous l'autorité des comtes de Woerth ; trop tard pour être rattaché à une terre rattachée aux Hohenstauffen, puisque le dernier duc d'Alsace Hohenstauffen a été Conradin, mort sur l'échafaud en 1268, a priori.

D'ailleurs, à ce sujet, une petite question. Dans le tome 3, je crois, quand Pierre Cordwain de Kosigan arrive sur les terres des Hohenstauffen, il y a un flou dans la graphie : une fois apparait Hohenstauffen avec deux f, le reste du temps Hohenstaufen avec un seul. Je me suis dit en le lisant qu'il devait y avoir un doute dans les sources, puisqu'on sait qu'à l'époque c'était souvent dépendant de l'inspiration de celui qui écrivait. Mais y a-t-il une graphie considérée comme officielle ?




Fabien:



Hohenstaufen avec un seul "f" est l'orthographe communément admise, une coquille a dû échapper aux multiples relectures :)
Quant à Conradin von Hohenstaufen, il n'est pas impossible que la proximité de sa famille avec un certain cénacle de sorcières ait poussé quelques siècles plus tard à ce que son histoire soit réécrite... :)

vendredi 15 juin 2018

Septième page de l'ITV de FABIEN CERUTTI




Pour relire les précédentes pages :





« C'est cool, ça se calme un peu ! »







Correspondance du journaliste anglais Charles Chevais Deighton avec le professeur Léopold Delisle, administrateur général de la Bibliothèque Nationale de France. 

           Maulnes, le 20 avril 1899



           Cher professeur,

     Le surprenant questionnaire que l’équipe de fouille a mis au jour dans les ruines de la Bibliothèque circulaire du château de Maulnes ne devrait pas exister. Les caractères utilisés pour l’impression sont parfaits, le papier d’une légèreté et d’une blancheur incomparable, et le contenu fait chavirer la raison. Jugez par vous-même : la date de l’entête indique juin 2018, à cent dix-neuf ans d’ici dans l’avenir !… Quant aux noms qui apparaissent, ils sont singuliers : Dup, Phooka, Celindanaé, Aely Nah, Aelinel, Xapur. Il ne s’agit pas de prénoms usités dans les civilisations connues, pas plus qu’ils ne rappellent les sonorités elfiques ou une quelconque retranscription de phonèmes runiques. En tout cas, la présence de ce texte à l’intérieur de la bibliothèque circulaire de Maulnes indique que quelqu’un a voulu le mettre à l’abri des bûchers de la Croix d’Adombrement. Et qu’il y est parvenu durant plus de trois siècles. 
        Quant à la teneur, elle se révèle stupéfiante. Il s’agit à n’en pas douter d’un questionnaire adressé à un écrivain, par ailleurs enseignant d’histoire, répondant au nom de Fabien Cerutti. Un patronyme originaire d’Italie du Nord, peut-être du village de Gozzano dans la province de Novare. Celui-ci serait l’auteur de romans et de nouvelles tournant autour du fameux chevalier mercenaire, Pierre Cordwain de Kosigan, l’ancêtre médiéval de notre ami Kergaël dont nous cherchons depuis plusieurs mois à démontrer l’existence ! Une partie de l’intrigue se déroulerait à notre propre époque, entre Londres et Paris. 
        La présence de ce document dans un passage scellé d’un château ravagé par les flammes il y a trois cents ans semble inexplicable. Sauf à envisager que les théories d’Hamilton sur les voyages dans le temps (parues en 1887 dans le Science Schools Journal et reprises par mon ami Herbert George Wells), comportent un fond de vérité. Vous ais-je dis que Wells et moi avions déjeunés ensemble il y a deux mois dans sa propriété du Kent ? La conversation avait dérivé sur Kosigan et ses mystères, et j’avais évoqué la possibilité un peu folle d’un voyage dans le temps. Wells m’avait ri au nez, assurant qu’il ne fallait accorder nulle foi aux thèses de son roman, La machine à explorer le temps, et je n’avais pas insisté. Cependant en y réfléchissant, je me dis que j’ai peut-être eu tort. Il est de notoriété publique que Wells a brûlé ses notes d’écriture à la mort de Hamilton, et qu’il a passé plusieurs années à racheter, un par un, la totalité des exemplaires des premières versions de son œuvre, afin de les détruire. Son prétexte était de faire disparaître ses maladresses de débutant. Et s’il en allait autrement ? Je jurerais en tout cas que le questionnaire que nous avons entre les mains n’est pas de notre époque. 
         Néanmoins, pour être tout à fait honnête, il existe une seconde possibilité. La feuille comportant le questionnaire se trouvait dans une étagère consacrée à d’épais carnets intitulés Almanachs séculaires, signés de Michel de Nostre Dame, surnommé Nostradamus. Des manuscrits originaux tenant lieu de brouillons à ses fameuses Prophéties. Étant lui-même alchimiste et versé dans l’art de l’imprimerie, il se peut qu’il ait conçu, à la fin de sa vie, un papier et une encre d’un genre nouveau pour coucher par écrit ses visions. Peut-être avons-nous en notre possession la dernière de ses prédictions ? 
         Le titre du document est « mois2 ». 
        J’ignore précisément ce que cela signifie, mais je vous l’envoie sous pli scellé, en compagnie de cette lettre. Faites-moi connaître au plus vite votre opinion, 
         En hâte, 



Charles Chevais Deighton




Ô Grimoire :

Mon dieu, trois jours sans pouvoir passer, et deux pages d'interview de plus... et avec des réponses... wahou !

Je n'avais pas pensé à lire avec Carmina Burana ou Loreena McKennit en fond sonore, mais depuis que j'ai lu ça, je vais forcément essayer. Déjà sans son, je suis ailleurs (enfin, au milieu du tome 4, je suis essentiellement à Cologne), mais avec ces deux là qui sont pour moi des incontournables, raison de plus...

J'en profite aussi pour rebondir sur la question des séries. J'ai toujours adoré les séries - Robert Jordan, Tad Williams, Régis Goddyn (découvert aux Imaginales, également), Stephen Lawhead... et je trouve que c'est l'occasion de découvrir vraiment les personnages, qui ont le temps de s'installer, d'évoluer, d'apprendre... bref, de se confronter à la vie. Le seul bémol, c'est que, parfois, quand il faut attendre 1 an 1/2 la parution du tome 14, on finit par décrocher (c'est ce que cela m'avait fait avec Le trône de fer, il a fallu la série pour que je m'y remette). Mais que c'est génial de pouvoir retrouver périodiquement et dans la durée les personnages, les suivre, les accompagner... Cela me fait cela aussi avec d'autres types de personnages, par exemple Harry Bosch, l'inspecteur de Michael Connelly, ou - mais c'est malheureusement terminé, désormais - Bernie Gunther, de Philip Kerr. Tout cela pour dire que je suis RAVI que le Bâtard occupe quatre tomes et qu'il y en ait au moins autant à venir...

Ma question du soir : je reviens à la question des lieux. J'écrivaillone à mes heures perdues, et autant je visualise clairement les situations, autant j'ai du mal avec les lieux, pour les décrire mais même, moi, pour me les représenter. Du coup, ça m'intrigue beaucoup. J'ai essayer en utilisant des plans, des cartes, Google Maps... est-ce que c'est juste que je me complique la vie pour rien ? Est-ce que c'est juste que ça demande énormément de travail... comme tout le reste ? Est-ce que tu as une méthode, une démarche, une façon de procéder qui fonctionne pour toi ? Help ! :-)



          Fabien :


Oui, les lieux et surtout leur ambiance, leur atmosphère, est quelque chose de délicat à rendre.

Pour ma part, je n'aime guère les descriptions à rallonge, même si elles sont imagées et précises. À mon sens elles remontent à une nécessité d'un autre temps, un temps (au XIX° et au début du XX° siècle) où l'écrivain avait également pour fonction de faire découvrir à ses lecteurs des lieux qu'ils ne connaissaient pas et se trouvaient même dans l'incapacité d'imaginer puisque ni la télévision, ni internet ne leur en avait fourni d'image préalable. 


Aujourd'hui, presque tout le monde sait plus ou moins à quoi ressemble, une forêt primaire, la jungle, les îles paradisiaques, l'Himalaya ou les déserts de dunes. Beaucoup de gens ont déjà aperçu des bâtiments médiévaux, européens ou asiatiques, les principaux monuments mondiaux, de la Tour Eiffel à la grande muraille ont déjà imprimé leur image mentale. Cela nous aide beaucoup et permet de brosser assez vite un lieu, une ambiance. J'aime bien, utiliser des termes qui montrent la patine des lieux ou des objets (vieux, ancien, craquelé, usé, poli, rongé de lichen, effondré etc.) pour qu'on sente l'entropie; on peut à l'inverse insister sur le caractère lisse, propre, immaculé, parfait de certains endroits. Le chêne, la boue, la rouille, la pluie d'un côté, le verre, le marbre, le soleil de l'autre. Et les odeurs humides, suantes, musquées, légère ou parfumées pour couronner le tout. 


L'esprit des lecteurs peut facilement invoquer tout cela et quelques mots suffisent pour le pousser à le faire. Ce qui permet de se concentrer sur l'essentiel (à mes yeux) à savoir l'histoire et conserver le rythme enlevé qui de nos jours paraît nécessaire au livre d'aventure pour avoir une chance face à ses principaux concurrents-assassins: les ignobles (mais si agréables) séries télévisées... :)





Bon je me réveille enfin et j'arrive avec une petite liste de questions bâteaux:

Comment t'organises tu pour écrire? As tu des horaires? un emploi du temps? Colles tu un DS à tes élèves pour avoir le temps de noter quelques idées ? :)

Si un éditeur te proposait d'écrire sur un sujet donné, aurais tu des restrictions, c'est-à-dire des thèmes ou des genres sur lesquels tu ne souhaites pas écrire?

Comment as tu vécu la sortie du tome 1 du Bâtard? Stress? Impatience? T'es tu jeté sur les chroniques ou critiques avec un noeud à l'estomac?

est ce que cela a changé pour le tome 4?

Tu as 2h! :)

Emma





Fabien :


Alors, pour écrire, je cloisonne, travail au lycée et activité littéraire. Après, lorsque je suis sur un roman, c'est tout simple: une fois que j'ai terminé de travailler pour mes chers élèves, je donne la priorité à mes proches, et la totalité du temps qui reste, j'essaie d'écrire. Je ne fais presque plus du tout de vrai jeu video (je ne m'y lance que lorsque je suis entre deux tomes), pas de lectures (ni roman, ni BD), pas de préparation de jdr...rien. Eventuellement quelques petits morceaux de jeu video de courte durée comme Hearthstone, pour essayer de décompresser (ce qui marche d'ailleurs moyennement) mais je consacre tout mon temps et toute mon énergie à vous pondre les meilleures histoires que je peux réaliser, écrites de la plus habile façon qu'il m'est possible de faire. :)
(Ce qui est un peu gênant parce que ces saletés d'histoires ont une fâcheuse tendance à phagocyter mon esprit même quand je fais autre chose, une peu comme les horribles "tâches d'arrière-plan" sur les ordinateurs qui ralentissent tout... Et c'est pour cela que j'ai décider de lever drastiquement le pied en terme d'écriture... Il faut bien se préserver un peu)
En ce qui concerne les propositions d'éditeurs, je n'en accepte pas. En tout cas pas tant que j'ai des projets personnels en cours... ce qui ne risque pas d'arriver avant au moins 10 ans :) Mais pour répondre totalement à la question, l'univers d'écriture qui s'ouvre à moi à présent que j'ai fini la saga principale est immense et peut aller de la plus haute antiquité jusqu'à l'anticipation, voire la science fiction, je peux me vautrer dans l'histoire secrète, faire des récits de voyages à toutes les époques, m'intéresser à tous les personnages historiques possibles et imaginables pour réécrire leur histoire etc. etc. je crois qu'il y a de quoi faire pour une bonne centaine d'écrivains pour encore 20 ou 30 ans... :)

Pour ce qui est de la sortie du tome 1, j'ai un peu fait l'ascenseur émotionnel: quand j'ai su que j'allais être édité, j'ai sauté au plafond, je me voyais déjà réorienter ma carrière, prendre un poste à mi-temps pour écrire davantage etc. J'espérais beaucoup des éditeurs, de la com, une mise en avant réelle, évidemment pas d'ampleur nationale mais de vrais efforts de promotion. J'ai été déçu: un éditeur nous donne surtout son nom et sa réputation; il se contente majoritairement (je parle pour un premier tome) de nous légitimer... par le simple fait de nous avoir choisi. Cela relève de l'économie dont je parlais dans une réponse précédente: l'économie de l'auteur jetable: si ça marche, très bien (et on commence à accompagner), si la sauce ne prend pas, on s'intéresse à l'auteur suivant.
Alors j'exagère un peu, l'éditeur peut également envoyer des services presses (mais en général c'est à destination de blogueurs, non de médias régionaux ou nationaux), faire participer les livres à des prix (en tout cas, évoquer l'idée), parler de la sortie sur ses propres réseaux sociaux, et inviter à des salons.
Mais (et c'est là que l'ascenseur émotionnel redescend) on se rend cruellement compte que bien qu'ayant été édité, il va falloir faire une énorme partie du boulot soi-même... Dans les salons par exemple ou lorsqu'on est en signature dans des fnac ou autres, il faut alpaguer le client, devenir vendeur, présenter, convaincre; il faut soit-même démarcher les librairies et les journaux de sa ville, des lieux où on a passé une partie de sa vie, faire fonctionner ses réseaux si on en a (moi pas trop), faire des affichettes, les coller à proximité des fnacs etc.
Le sentiment de réussite peut vite être détruit si on passe tout un après midi dans une convention, assis derrière ses livres, à voir passer des gens à bonne distance qui détournent le regard ou vous observent avec pitié... :) C'est presque le syndrome du sdf :) Je ne l'ai pas trop vécu, mais ça arrive malheureusement.
Peu à peu, cependant, la persévérance paye (surtout si en parallèle on raconte de bonne histoires), on retrouve quelques personnes d'une année sur l'autre, certains commencent à vous suivre et on a moins besoin de déployer une énergie de dingue pour convaincre.
Evidemment, on se jette sur les chroniques et les critiques (autant pour le tome 4 que pour le tome1). :) On a désespérément besoin de retours positifs. C'est ce qui donne l'envie de continuer à s'investir. Dans mon cas, sans trop de nœud à l'estomac: j'ai confiance dans ce que j'écris, je sais le temps que j'y ai passé et à quel point j'ai chouchouté ma petite oeuvre de bâtardise. Bien sûr tous les goûts sont dans la nature et il est impossible de plaire à tout le monde, mais normalement, une bonne histoire, écrite avec sincérité et enthousiasme, a de quoi séduire le plus grand nombre.
Pour l'instant (je touche du bois, la totalité des chroniques de blog a été positive, sur plus de 130 chroniques pour le tome 1, la plus méchante dis en substance "ça n'a pas inventé le fil à couper le beurre mais c'est quand même prenant"). Je ne suis évidemment pas d'accord avec cette assertion erronée d'un lecteur ayant survolé à la va-vite, mais je suis tout de même fier de dire que c'est le plus terrible auquel j'aie dû faire face.
J'ai eu une petite poignée (3 ou 4?) de critiques plus acerbes, mais elles ont été verbales ou sur des commentaires rédigés sur des sites type Babelio. D'aucun(e)s m'ont reproché (à tort) un certain sexisme (surtout dans le tome 1), d'autres que mon héros était trop puissant et qu'il réussissait trop facilement tout ce qu'il entreprenait (je m'inscrits en faux également pour ces deux critiques, ou en tout cas, affirme qu'il y a des raisons).
Quelqu'un m'a incendié une fois parce que j'avais écrit que le musée Maxime Gorki existait déjà en 1899 alors qu'en réalité il a été ouvert bien plus tard au XX° siècle. Mais il faut bien que je fasse (volontairement bien sûr) ce genre d'erreurs pour éviter que les gens ne prennent trop ce que j'écris au sérieux, n'est-ce pas? :)
La dernière attaque en date, concerne l'utilisation des adverbes. Une utilisation abusive de ces mots délaissés de la langue française dans le Bâtard de Kosigan. Il se trouve que Stephen King, dans le livre où il donne des conseils d'écriture (très bon bouquin par ailleurs), clame haut et fort sa détestation pour ce type d'amalgame de caractères d'imprimerie. Je l'ai lu le livre et je ne suis pas hostile à l'idée, mais pas de là à en faire une règle universelle à appliquer sous peine d'anathème!... :)
Bref, oui, je suis à l'affût des chroniques. Dans notre société, on peut juger de la qualité du travail qu'on accompli, à travers l'argent que l'on en retire. En tout cas, en théorie. Comme ce n'est pas le cas pour l'immense majorité des écrivains, les retours positifs sont quasiment l'un des seuls marqueurs de qualité que l'on peut recevoir. Donc, vous lecteurs, n'oubliez pas: quand vous aimez un livre, il faut le dire, le crier, le clamer! Même si vous ne voulez pas perdre trop de temps, vous pouvez toujours vous contenter de le noter ici ou là... Sur Babelio, Booknode, Goodreads, Livreaddict, Senscritique, Critiques libres, sur la fnac.com, sur Amazon. :)


(Incitation subtile qui devrait pousser la majorité d'entre vous à agir sur le champ :)) 


Dup 

Et toi Fabien, est-ce que tu es adeptes des séries télé ?
Avec ce boulot d'écriture en plus de ton métier, trouves tu encore le temps de jouer ? de lire ?


Fabien:



Ahhh! Oui... Ils m'ont eu les salauds!... Moi aussi je suis adepte des séries (le format est malheureusement parfait) et j'en consomme beaucoup. Mais uniquement le soir après manger, 2 ou 3 épisodes... C'est comme toutes les drogues (douces), si on arrive à leur appliquer une volonté forte, c'est nous qui en sommes les maîtres et non l'inverse! :)
Et donc, non, je n'avais plus le temps de jouer à des jeux informatiques ni de lire, lorsque j'écrivais à haute dose (cf réponse à la question précédente). Mais maintenant ça va changer! :)
(J'ai toujours continué à jouer à des jeux de plateaux, parce que j'ai des plages horaires dédiées à cela, le vendredi soir entre copains, ainsi que deux ou trois fois par mois avec mes enfants (entraînés dès leur plus jeune âge))



Phooka

Et si tu lis, tu lis quoi ? ;)





Fabien:



Je recommence doucement à lire, Nabil Ouali, Stefan Plateau, Jean-Philippe Jaworski, Estelle faye etc.





Et si tu joues, tu joues à quoi? (sans aucun sous entendu!)



Fabien:


Il y a des tonnes de jeux de plateaux différents à la maison: du bon vieux (mais indémodable et extraordinaire) Seven Wonders, à Paper Tales, Splendor, Catane, Carcassonne, Outlive, L'âge de Pierre, Cyclades, Diamants, l'or des dragons, démocrazy, Time stories, Sherlock et Holmes, Small World, Not alone, Loup garou, Mafia, en passant par des jeux un peu moins stratégiques et d'aventure, comme bluffer ou même le bon vieux pictionary... :)
Je joue au poker/tarot/bridge aussi parfois.
Et Gabriel Katz m'a refait goûter aux jeux de rôle sur table, l'année dernière. (le fourbe...)





Dites que mes questions sont incomplètes pendant que vous y êtes !!!



Fabien:


Oui, il y a comme un air de critique cachée... :)

 Régina Falange 

Je crois que le sujet des couvertures a été un peu abordé (trop de pages d'ITV, trop de pages haha), je reviens un peu dessus. As-tu ton mot à dire sur les couvertures? Que se soit celles de Mnémos comme celles de Folio. Les 2 partis pris étant très différents d'ailleurs, as-tu une préférence, si oui laquelle et pourquoi?
Concernant les titres des tomes comme celui de la série, est-ce ton choix également depuis le début? Ou est-ce un travail de recherche en collaboration avec la maison d'édition?



Fabien:


Concernant les couvertures, effectivement, il y a une vraie collaboration avec l'éditeur et l'illustrateur. J'ai la chance de partager ma vie avec une spécialiste des images en tout genre et on nous laisse notre mot à dire sur les choix qui sont faits dans ce domaine.
Mnemos a tout de même imposé l'idée des portraits sous forme de médaillon et le visage du Bâtard. Du moins ses traits, car sa barbe de départ était plus une micro barbe de 3 jours, un peu bad boy, un peu trop contemporain, et ses cheveux longs brillaient de mille feux comme une crinière Loréal. ais on a pu collaborer avec le très sympathique Emile Denis pour obtenir un résultats plus proche de nos attententes :)
La plupart du temps, depuis, c'est nous qui préparons le brief (c'est à dire, la description de la couverture telle que nous l'imaginons, avec de nombreuses photos et illustrations secondaires à l'appui, afin de définir, la ressemblance des personnages avec tel ou tel acteur (sauf pour le tome 1 curieusement), l'ambiance lumineuse, les couleurs, les objets éventuellement présents, la positions des éléments de décors etc.) Cela fait un gros travail supplémentaire mais l'avantage c'est de ne pas être déçu par le choix de ce qui se trouve en couverture. :)
Le titre de la série est bien celui que j'avais choisi au départ. Le titre du tome 1 ("l'ombre du pouvoir") a fait l'objet d'une négociation/discussion avec Mnemos après que mon titre original ("Champagne!") ait été écarté. Et pour les tomes suivants, j'ai à chaque fois proposé entre 2 et 7 possibilités et on s'est mis d'accord avec Mnemos.
Une excellente collaboration. :)


Sur le choix des visuels, nous avons volontairement changé d'angle d'approche avec les poches. L'idée était cette fois, de donner un aperçu de l'un des moment fort de chaque roman, avec également l'envie de pouvoir éventuellement toucher un public différent.


Bonjour, 
Ma chronique est en ligne. Bien sûr il me reste quelques réflexions que je n'ai pas trop exploré comme l'importance des couleurs. ou en ce qui concerne le choix du mois de novembre pour l'un et avril pour l'autre partie de l'histoire. 


Le tome 2 est réservé à la médiathèque... j'espère l'avoir avant la fin de ce mois.




Fabien:



Alors, pour les couleurs, il faudrait préciser la question... :)
Pour les mois de l'année: j'aime bien le printemps (et, affreux Narcisse que je suis, je fais souvent commencer mes histoires un 29 mars, jour lumineux de ma naissance (merci Maman ;) ), et la plus jolie des saisons restera toujours l'automne (vu mon êge je trouve d'ailleurs cette réflexion juste à tous les niveaux :)) 






Du coup, je suis obligée de te demander: quelles sont tes séries préférées?

Et même si tu n'as plus le temps de lire actuellement, quels sont les livres qui t'ont le plus marqués? Et ceux que tu conseillerais à tous de lire (ce ne sont pas forcément les mêmes).



Fabien:

Rien de bien original je suppose: j'aime beaucoup l'adaptation de Game of thrones, que je trouve sur certains points (notamment le rythme), encore meilleure que les romans, mais il y en a un grand nombre de très bonne qualité: (dans le désordre) Walking Dead, Breaking Bad(!!!), Better call Saul, Big Bang Theory, Black mirror, Californication, le bureau des Légendes, Fargo, 11.22.63, Homeland, 24h, Dix pour cent, House of cards, how I met your mother, Kaamelott, La Casa del Papel, Narcos, Real Humans, Shameles(!!!), Stranger Things, The 100 (horriblement ado pendant les 4-5 premiers épisodes, mais très bien après), The handmaid's tale, Turn, Versailles, Viking, West World etc.
Mais arrêtez de regarder des séries, ça prend trop de temps, revenez à la lecture! :)
Nooooon, les livres qui m'ont le plus marqué? Mais j'en ai pour des jours!... :)
Bon, comme il faut que je me prépare pour le week-end, je vais synthétiser:Zelazny: les princes d'Ambre! C'est la meilleure histoire (d'aventure) du monde dans un univers hyper original. J'ai lu et relu et rerelu les bouquins, en français et en anglais, j'ai souligné les passages les plus mystérieux, échafaudé des théories, envisagé des possibilités, joué des milliers d'heures au jeu de rôle et ai haïs tous ces dessins animés débiles qui tournaient les licornes en ridicule (symbole de la famille d'Ambre) :)
Après j'ai lu à peu près tous les Jack Vance (fabuleux!) et pratiquement tous les Van Voght (excellents!).
Philipp José Farmer a produit 2 séries que j'adore ("le monde du fleuve" dans lequel la totalité des êtres humains ressuscitent et se retrouvent livrés à eux-même le long d'un fleuve a priori sans fin à la fin des temps... Et la saga des hommes dieux, assez proche d'Ambre par de nombreux aspects).
Voilà, il y en a des dizaines et des dizaines d'autres, peut-être bien des centaines (y compris des BD et des comics), mais je vais m'arrêter à ceux-ci! :)

ALEX VERUS # 1 de Benedict Jacka



ALEX VERUS

# 1 : DESTINÉE


Éditions Anne Carrière
440 pages
20 euros


Le pitch :


Alex Verus vit à Londres et il est devin. Il peut voir le futur comme un faisceau de probabilités. Pour le commun des mortels, c’est un don impressionnant, mais pour les autres mages, c’est le bas de l’échelle des arts occultes. De toute façon, Alex a tourné le dos à cette confrérie. Trop de rivalités, de secrets, de complots, trop de morts… Sa seule ambition est de mener une existence sans histoires, caché dans sa petite boutique d’accessoires pour magiciens amateurs. Dans l’arrière-salle, il continue à faire un peu de marché noir, c’est risqué mais le commerce des vrais objets magiques lui permet de payer le loyer.

Quand une relique puissante échoue entre ses mains, il se retrouve la proie des forces auxquelles il avait essayé d’échapper, forcé de choisir un camp dans une bataille qui le dépasse.

Voir le futur n’est pas toujours drôle, surtout quand le sien semble à ce point compromis.







Voici donc le tome 1 d’une longue série qui débarque en France chez Anne Carrière. Douze tomes sont prévus, huit déjà sortis outre-Manche. Une série "vendue" par l’éditeur comme un mix entre Harry Potter et Sherlock Holmes. Personnellement, si j’ai adoré le premier, je suis toujours restée insensible au charme du célèbre détective. Mais ma curiosité a été éveillée malgré tout.

Autant le dire tout de suite, la ressemblance avec Harry Potter s'arrête juste au fait que nous parlons de magiciens vivant dans le Londres de tout un chacun. Les moldus ici font figuration uniquement, ils n’interviennent jamais. Donc pour moi, rien à voir et c’est tant mieux.

Alex Verus est un jeune homme, mage de son état, et plus précisément devin. Et ils sont rares les devins, le plus souvent ignoré… sauf quand on a besoin d'eux ! Le reste des mages se divise en deux factions, les mages de la Lumière et ceux de l’Ombre. Les blancs et les noirs en gros, mais on va vite s’apercevoir que certains blancs sont plutôt gris foncés…

Alex, brouillé de longue date avec l’Ordre des magiciens préfère vivre sa vie peinard, seul dans sa boutique, le Grand Bazar de l’Occulte. Il a peu d’amis, plus des relations, et Luna fait partie de ces dernières. Elle c’est un cas à part, elle n’est pas franchement mage mais perçoit néanmoins les objets magiques. Ainsi elle sert de rabatteuse à Alex, lui trouvant tout un tas d’objets insolites chargés en magie, qu'il revend dans sa boutique. Ah, j’ai oublié de dire que Luna vit avec une aura de malédiction depuis sa naissance. Une malédiction pas très sympa à vivre certes et que je vous laisse découvrir, mais la mise en place littéraire de celle-ci par Benedict Jacka est fort intéressante ! Bref, au moment où Luna rapporte à Alex un mystérieux cube de verre rouge, toutes les différentes factions de mages de Londres cherchent à amadouer, embaucher ou contraindre Alex à travailler pour eux. Pour un devin les coïncidences n’existent pas…

Cette magie divinatoire est fascinante et fort bien expliquée par Alex lui-même. Ne comptez pas sur moi pour vous spoiler la partie la plus intéressante de cette lecture. Alex est donc le narrateur de ce récit qui se déroule à la première personne du singulier. Le lecteur est donc plongé au cœur de l’action, partageant ainsi ses visions, ses pensées, ses déductions. 

Et de l’action il va y en avoir à foison, car tout ce monde de magiciens court après un artefact que seul Alex pourra atteindre. Un artefact susceptible de conférer au détenteur d’immenses pouvoirs. On va avoir droit à des batailles monstrueuses à coups de sorts, de projections, d'armes de toutes sortes : l'imagination ne fait pas défaut à l'auteur ! Le suspense s'enclenche très vite et ira crescendo tout au long du roman. Luna prendra une part de plus en plus importante au fil des pages et sa relation avec Alex évoluera beaucoup. On croisera également des Élémentaires de l’air qui apparaissent par invocation, dont Brise Stellaire qui m’aura beaucoup fait sourire et Treize qui m’aura terrifiée. Mais également Arachné, une araignée géante (de la taille d’un bus tout de même hein !), tisseuse et couturière de génie, amie d’Alex.

Destinée est donc le premier tome de la série Alex Verus, un tome introductif en somme qui excusera les quelques longueurs croisées de ci de là. De plus il est à noter que cette histoire se finit réellement et qu’il peut donc se lire comme un one shot. Ce fut en tout cas une lecture plaisante.



jeudi 14 juin 2018

LE BÂTARD DE KOSIGAN T1 de Fabien Cerutti



Tome 1
L'OMBRE DU POUVOIR



Éditions Mnémos
336 pages
20 euros



Le chevalier assassin, Pierre Cordwain de Kosigan, dirige une compagnie de mercenaires d’élite triés sur le volet. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses pouvoirs et son art de la manipulation au service des plus grandes maisons d’Europe.



En ce mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, en inquiète plus d’un. De tournois officiels en actions diplomatiques, de la boue des bas fonds jusqu’au lit des princesses, chacun de ses actes semble servir un but précis.


À l’évidence, un plan de grande envergure se dissimule derrière ces manigances. Mais bien malin qui pourra déterminer lequel…






Enfin! Enfin, j'ai fait la connaissance du Bâtard!
Il est grand temps me direz-vous et vous aurez raison, car il fait partie maintenant de ces romans dont je me dis "mais pourquoi ne l'ai-je pas découvert plus tôt".

J'ai donc enfin rencontré Pierre Cordwain de Kosigan, connu plus généralement sous le nom du Bâtard de Kosigan du fait de sa filiation avec le Duc de Bourgogne avec qui il est plutôt en froid d'ailleurs. Tout le récit se déroule en 1339. Une époque trouble dans laquelle la Champagne a acquis son indépendance, de même que la Bourgogne, par rapport au Royaume de France. Rien que ça, nous met tout de suite la puce à l'oreille. Mais tiens donc, monsieur Cerutti prendrait-t'il des libertés avec l'Histoire (avec un grand H vous remarquerez). Puis arrivent des elfes, des touches de sorcellerie et quelques créatures du bestiaire de fantasy et là on sait tout de suite qu'on est lancé dans une belle histoire (avec un petit h cette fois).

Et c'est un régal!
Si vous voulez plus de détails sur le récit lui-même, allez donc relire la chronique de Dup. Je vais, pour ma part, me contenter d'une chronique coup de coeur.

Coup de coeur d'abord pour le héros, qui pourrait même être un anti-héros: Le Bâtard. Quel personnage, quelle gouaille, quelle présence ! Malgré tous ses défauts, on ne peut s'empêcher de l'aimer et de le soutenir dans ses actions. On croise les doigts pour qu'il soit vainqueur. Et pourtant ...
Et pourtant on sait qu'il triche, qu'il magouille. Oui c'est une vraie crapule, du genre qu'il vaut mieux ne pas croiser. mais malgré tout, il est incroyablement attachant et surtout très réaliste. Sous les yeux du lecteur, il prend littéralement vie et on ne peut que l'aimer. Même quand on apprend les nombreux rebondissement finaux (qu'évidemment je n'avais pas vu venir, rhoooo quel affreux ce bâtard).

Coup de coeur aussi pour le Moyen-âge restitué par Fabien Cerutti. Les combats, les joutes, les magouilles, les blessures, tout y est et le lecteur s'y retrouve plongé corps et âme. C'est un réel voyage dans le temps qu'on s'offre le temps d'une lecture. Les lieux, la vie de tous les jours, tout est parfaitement décrit et c'est un monde totalement immersif qui s'offre à vous.

Coup de coeur toujours pour les personnages dit "secondaires", originaux et eux aussi tellement réalistes que la question ne se pose pas: ils existent eux aussi. Point final. De Gunthar Von Weisshaupt, un humal léonien, à la comtesse de Champagne, une Elfe absolument éblouissante tant par sa beauté physique que par son intelligence. Et puis il y a tous ceux dont je ne parle pas. Ceux qui sont du côté des gentils ou des méchants. Mais au fait, sait-on réellement qui sont les gentils et les méchants dans cette histoire? Moi je ne vous dis qu'une chose: ne vous fiez pas aux apparences et surtout ne vous fiez pas à la parole du Bâtard ...

Coup de coeur enfin pour la construction du roman lui même. Le récit à la première personne par le Bâtard alterne avec des passages épistolaires dans lesquels nous croisons un énigmatique descendant de Kosigan, Michaël Konnigan alias Kergäel de Kosigan. Personnage bien mystérieux, au passé trouble et qui découvre son ancêtre en même temps que nous. Ce qui est étonnant aussi c'est que plus le récit avance et plus les voix sont nombreuses. Ainsi Gunthar Von Weisshaupt, prendra lui aussi la parole pour faire son rapport à Kosigan. Un rapport toujours à la première personne et dont le ton est bien différent de celui adopté pour le reste du roman. Ainsi, très rapidement, le lecteur peut différencier immédiatement "qui parle" dès les premières lignes du chapitre et sincèrement c'est un joli tour de force de l'auteur. Et puis surtout, plus le récit avance et plus les fausses pistes sont nombreuses. On se rend compte petit à petit que la toile d'araignée construite par le Bâtard est beaucoup, mais alors beaucoup, plus grande et complexe qu'on ne l'imaginait. Quelle construction incroyable !

Bref, ce premier tome est un coup de coeur, mais je pense que vous l'avez déjà compris. Je ne m'étonne plus du nombre de fans de cette série, ni que mon maxi-mini-Phooka l'ait dévoré à toute allure.  L'ombre du pouvoir est un roman dense, complexe, immersif et surtout bourré du charme diabolique de son personnage principal. Vive le Bâtard !




mardi 12 juin 2018

Le prochain Patrick McSpare ...



HARLEY KING , détective de l'invisible

sortira chez Scrinéo (adulte). De l'urban fantasy d'après ce que j'ai entendu ...

Vous je sais pas, mais moi il me tarde déjà de le découvrir !!



lundi 11 juin 2018

Sixième page de l'ITV de FABIEN CERUTTI





Pour relire les précédentes pages :





« J'invoque le dieu des réponses »







Correspondance du journaliste anglais Charles Chevais Deighton avec le professeur Léopold Delisle, administrateur général de la Bibliothèque Nationale de France. 

           Maulnes, le 20 avril 1899



           Cher professeur,

     Le surprenant questionnaire que l’équipe de fouille a mis au jour dans les ruines de la Bibliothèque circulaire du château de Maulnes ne devrait pas exister. Les caractères utilisés pour l’impression sont parfaits, le papier d’une légèreté et d’une blancheur incomparable, et le contenu fait chavirer la raison. Jugez par vous-même : la date de l’entête indique juin 2018, à cent dix-neuf ans d’ici dans l’avenir !… Quant aux noms qui apparaissent, ils sont singuliers : Dup, Phooka, Celindanaé, Aely Nah, Aelinel, Xapur. Il ne s’agit pas de prénoms usités dans les civilisations connues, pas plus qu’ils ne rappellent les sonorités elfiques ou une quelconque retranscription de phonèmes runiques. En tout cas, la présence de ce texte à l’intérieur de la bibliothèque circulaire de Maulnes indique que quelqu’un a voulu le mettre à l’abri des bûchers de la Croix d’Adombrement. Et qu’il y est parvenu durant plus de trois siècles. 
        Quant à la teneur, elle se révèle stupéfiante. Il s’agit à n’en pas douter d’un questionnaire adressé à un écrivain, par ailleurs enseignant d’histoire, répondant au nom de Fabien Cerutti. Un patronyme originaire d’Italie du Nord, peut-être du village de Gozzano dans la province de Novare. Celui-ci serait l’auteur de romans et de nouvelles tournant autour du fameux chevalier mercenaire, Pierre Cordwain de Kosigan, l’ancêtre médiéval de notre ami Kergaël dont nous cherchons depuis plusieurs mois à démontrer l’existence ! Une partie de l’intrigue se déroulerait à notre propre époque, entre Londres et Paris. 
        La présence de ce document dans un passage scellé d’un château ravagé par les flammes il y a trois cents ans semble inexplicable. Sauf à envisager que les théories d’Hamilton sur les voyages dans le temps (parues en 1887 dans le Science Schools Journal et reprises par mon ami Herbert George Wells), comportent un fond de vérité. Vous ais-je dis que Wells et moi avions déjeunés ensemble il y a deux mois dans sa propriété du Kent ? La conversation avait dérivé sur Kosigan et ses mystères, et j’avais évoqué la possibilité un peu folle d’un voyage dans le temps. Wells m’avait ri au nez, assurant qu’il ne fallait accorder nulle foi aux thèses de son roman, La machine à explorer le temps, et je n’avais pas insisté. Cependant en y réfléchissant, je me dis que j’ai peut-être eu tort. Il est de notoriété publique que Wells a brûlé ses notes d’écriture à la mort de Hamilton, et qu’il a passé plusieurs années à racheter, un par un, la totalité des exemplaires des premières versions de son œuvre, afin de les détruire. Son prétexte était de faire disparaître ses maladresses de débutant. Et s’il en allait autrement ? Je jurerais en tout cas que le questionnaire que nous avons entre les mains n’est pas de notre époque. 
         Néanmoins, pour être tout à fait honnête, il existe une seconde possibilité. La feuille comportant le questionnaire se trouvait dans une étagère consacrée à d’épais carnets intitulés Almanachs séculaires, signés de Michel de Nostre Dame, surnommé Nostradamus. Des manuscrits originaux tenant lieu de brouillons à ses fameuses Prophéties. Étant lui-même alchimiste et versé dans l’art de l’imprimerie, il se peut qu’il ait conçu, à la fin de sa vie, un papier et une encre d’un genre nouveau pour coucher par écrit ses visions. Peut-être avons-nous en notre possession la dernière de ses prédictions ? 
         Le titre du document est « mois2 ». 
        J’ignore précisément ce que cela signifie, mais je vous l’envoie sous pli scellé, en compagnie de cette lettre. Faites-moi connaître au plus vite votre opinion, 
         En hâte, 



Charles Chevais Deighton



Olivier :

Voilà ma petite chronique, mais quel interview fleuve.... on ne s'en lasse pas, par contre imaginer que je n'ai commencé que le second tome et que deux autres les suivent comme un second cycle.... alors là je dis je vais craquer.... Dans la Fantasy - SF pourquoi les auteurs de ce genre ne peuvent-ils pas se limiter à 1 ou 2 volumes.... ? Voilà une première question que je t'adresse en tant que victime de l'instant lol. Un agrégé d'Histoire - Un vrai que se lance dans de telle série cela me laisse pantois. Par contre dans la véracité de quelques uns des épisodes de notre Histoire de France, je comprends mieux l'à-propos et la pertinence. Et qu'est ce qui pousse un jeune homme à se lancer dans de telles études, c'était déjà dans l'idée d'écrire ? Et tes lectures d'enfants et d'ados c'étaient déjà uniquement des cycles de Fantasy ? ou du plus classique (Alexandre Dumas ? Robert Merle? d'autres ?)

Fabien :


Bonjour Olivier et merci pour la chronique :)



En fait ton problème avec les séries est symptomatique d'une atmosphère que l'on peut qualifier de "génératrice de tension" et qui touche la quasi totalité du secteur de l'édition...



Avant (mettons, il y a une cinquantaine-soixantaine d'années), la situation était la suivante:

le nombre d'auteurs était très limité (particulièrement dans le domaine de l'imaginaire), le public en accroissement rapide (grâce à une scolarisation de plus en plus poussée et une société dans laquelle la lecture était le loisir principal, même dans les milieux défavorisés), ainsi, les auteurs se vendaient largement, touchaient beaucoup d'argent et, tels des artistes qu'ils étaient, pouvaient laisser un grand pourcentage de leurs gains aux reste des acteurs de la chaîne du livre, faisant fonctionner la totalité de ce microcosme économique.



Les lecteurs, de leur côté, tout particulièrement les professionnels, libraires, bibliothécaires et critiques, avaient le temps de lire pratiquement toutes les nouveautés, et de suivre avec joie les ricochets sous forme de série des livres qu'ils avaient particulièrement aimé...

"Ce temps n'est plus Cinna, mais reviendra peut-être, en attendant, Cinna, pissons par la fenêtre..."

Oui, pardon, je digresse :)

Ce qui s'est passé est simple à comprendre, avec le temps les strates d'auteurs se sont tout simplement additionnées (c'est affreux: on autorise les vieux auteurs à continuer à écrire! D'aucun pourraient proposer des solutions fascistes à cet état de fait, mais ce serait mal!)... Et parallèlement de nouveaux éditeurs ont pris leur courage à deux mains et ont dressé le pavillon de "nous aussi on a des idées et on en veut!" et ont contribué à démultiplier encore la voilure... Strate après strate, année après année, lancement après lancement (et pas de retraite chez les écrivains), la foule, que dis-je, le peuple des auteurs est devenu innombrable!

Or, dans le même temps, les lecteurs sont en (très net) recul. Surtout dans le domaine de l'imaginaire (concurrence des jeux informatiques, du cinéma et surtout des séries télés dans ce domaine qui font que la plupart des gens lisent beaucoup moins que par le passé). Et les jeunes générations ne sont plus du tout (mais alors, plus du tout) des générations de lecteurs...

Du coup pour fonctionner les éditeurs ont développé l'économie des "auteurs jetables"... On en produit beaucoup (avec l'argument de donner sa chance au plus grand nombre), on ne les mets pas spécialement en avant (car ça demanderait trop d'effort et ça coûterait trop d'argent), mais comme ils sont nouveaux, on en parle quand même un peu, du coup il vendent leur premier bouquin à quelques centaines d'exemplaires au moins (au pire, c'est suffisant pour que l'éditeur n'y perde pas). S'ils survivent et développent des livres à succès, génial, sinon, ce n'est pas grave, on en édite un nouveau...
Ça contribue à nourrir le flot incessant.

Et c'est là (enfin) que j'en viens à ton cas, Olivier :)

Les lecteurs et critiques comme toi sont confrontés à ce raz de marée, infernal au point que lorsqu'ils ont lu UN (ou deux) livres d'une série - comme ils doivent aller de plus en plus vite pour découvrir le maximum de "nouveautés" - ils peuvent développer le sentiment que cela suffit pour juger l'oeuvre dans son entier. Ils peuvent même avoir l'impression que chaque tome (qui ajoute cruellement une brique dans le mur de parution qu'ils doivent avaler) les blesse personnellement et la vue d'une série longue leur donne des hauts le coeurs (ok, j'exagère un peu mais on comprend l'idée :)).

Alors que, honnêtement, découvrir qu'un bouquin qu'on a beaucoup aimé a une suite... ça devrait juste être génial, source de joie de plaisir et d'excitation. Non? Et c'est sur cette suite qu'on devrait se jeter en priorité :)
C'est ce qu'on faisait avant et franchement, c'était le pied!
D'autant que dans mon cas, je fais de mon mieux pour qu'à chaque fois on puisse se demander à quelle sauce on va être mangé; qu'est-ce qu'on va apprendre de nouveau; quel mystère va être résolu et quelle ambiance on va découvrir...

En tant qu'écrivain je ne fais rien par calcul, je n'ai pas réfléchi au fait qu'une série pouvait être avantageuse, ni pesé le pour et le contre avant de me lancer dans cette aventure. L'histoire que j'ai à raconté est juste riche, énorme, incroyable, originale, elle se construit et s'emboîte, se répond, se faufile dans le temps et joue à cache cache, y compris avec moi... Je la retranscris de mon mieux, en essayant (tu as ma parole) d'économiser au maximum le temps de mes lecteurs, d'être le plus clair possible. Je varie, les tons, les styles d'écriture, les atmosphères pour la restituer au mieux, avec un rythme que j'espère enlevé.

Après, si malgré cela les gens n'ouvrent pas le tome 2, ou s'arrêtent à la fin de celui-ci, je dirais juste que c'est dommage. Et même (je te livre le fond de mon coeur) décevant et triste, vus les efforts colossaux que je déploie pour leur offrir une réalisation variée et de qualité. Cela m'arrive souvent de rencontrer des gens qui me disent: "oui, j'ai lu le tome 1, c'était super!...", mais j'ai envie de dire..."d'accord vous avez lu mon intro, c'est pas mal, mais ce n'était que l'intro... C'est comme juger d'un repas au restaurant et avoir une opinion tranchée en s'arrêtant à l'apéritif."

Tu sais souvent les gens qui font des one-shot le font pour l'une des deux raisons suivantes: la première est "bonne", c'est qu'ils ont de multiples histoires à raconter, la seconde en revanche est plus artificielle: comme les gens s'intéressent davantage aux nouveautés, c'est toujours un bon calcul de sortir un livre différent à chaque parution, parce qu'il bénéficiera de ce mini buzz de nouveauté, et il sera lu, pris en considération pour les prix, et multipliera les chance de gagner le public etc... Alors que le énième tome d'une série...
Attention, je ne dis pas qu'une série n'a pas aussi une force "de rappel" (beaucoup de gens qui ont commencé aime bien acheter la suite), en revanche, un certain nombre achètent mais ne lisent pas.

En résumé pour répondre à ta question: je fais une série parce que l'histoire que j'ai à raconter ne peut pas se raconter autrement et sûrement pas en moins de place. Et pour tout te dire, je pourrais d'ailleurs faire beaucoup plus long (je m'applique à ce que les nouvelles qui se déroulent dans mon univers soient toutes des mini-romans qui servent l'intrigue générale; et je fais des élipses de malade entre mes différents tomes, pour cibler l'essentiel :) )

Sinon, en ce qui concerne mon côté historien, comme je le raconte souvent, j'ai eu un professeur d'histoire du nom de Perceval en 5° qui m'a donné la fibre... Par la suite, j'ai dirigé mes pas d'étudiant vers la matière qui m'intéressait le plus et je n'ai jamais regretté. :) En tout cas, non, je n'avais pas au départ l'idée d'écrire; c'est venu avec le jeu de rôle informatique Neverwinter nights, qui permettait de créer ses propres aventures, et qui m'a donné envie de mélanger fantasy anglo-saxonne et histoire véritable du Moyen-âge, vers 2002-2003... :)

Enfin, ado et jeune adulte, seule la littérature imaginaire trouvait grâce à mes yeux, je connais les auteurs que tu cites mais ne les ai pas lu (Druon, un peu tout de même, mais tu n'en parles pas) :)

Bon, ben ça m'a encore amené à minuit et demi tout ça et demain, y'a école, alors au lit! :)

Dup : Visiblement le dieu des réponses a répondu à l'appel !!! ^^



Régina Falange :

Olala hier soir j'ai terminé le tome 1 et wouahhh ! Je pense que je ne vais pas tarder à me procurer le tome 2 (et comme j'ai pris la version Folio, après ça, il va falloir que je m'arme de patience). 

J'ai cru comprendre qu'il y avait des nouvelles liées à cet univers, celle par exemple dans Créatures que je ne dois pas lire avant d'avoir terminé le 1er cycle (bouh) y en a-t-il d'autres? Où les trouver? et surtout quand les lire dans la chronologie du Bâtard?


Fabien :
Merci de ton enthousiasme Regina :)
Il y a 3 nouvelles:

- le crépuscule et l'aube: l'histoire de la dernière fée guerrière de Bourgogne a l'époque des Croisades noires, qui tente de faire perdurer sa race. Lisible a n'importe quel moment de la saga.

- le livre des merveilles du monde: le voyage de Jean de Mandevile a la recherche des Jin, les elfes jaunes de Chine. A lire au minimum après le tome 1.

- légende du premier monde: qui se déroule 7000 ans avant les livres mais il vaut en effet le dernier jusqu'au bout pour l'apprécier pleinement.
Où les trouver ? Ça c'est plus compliqué: dans les anthologies de Imaginales 2016, 2017 et 2018. Mais je ne suis pas certain qu'elles soient toutes encore trouvables. Bonne chance pour ce travail digne des enquêtes de Kergael... :)


Olivier :

Merci de ce développement et pas d'inquiétude si Dieu me prête vie assez longtemps j'irai au bout du cycle ....lol. Quand à Momo (Maurice Druon), j'avoue que je l'ai lu il y a longtemps, que cela m'a paru ..ardu et que son adaptation à l'écran avec Jeanne (paix à son âme) m'a beaucoup plus emballé et c'est rare. Je poursuis ma lecture du tome 2 et je reviens avec de nouvelles questions....merci de toutes ces réponses.Peut-être te verra t-on un de ces jours à Angers avec tes comparses, serial writers (Whale et autre Geha...)?

Fabien :

Angers ? A priori non, rien de prévu de ce côté :)


Aely : 

Ahhh Fabien si tu savais comme j'aimerais que mon portefeuille soit aussi fourni que mon imagination pour courir me fournir séance tenante à ma librairie préférée ;) mais les aléas de ma vie même s'ils sont tout de même plus calmes que ceux des Kosigan ne m'en empêchent pas moins de faire tout ce que je veux :p
Pour ce qui est de la jeune génération, ceux que je côtoie dans ma petite bibliothèque semble relever le niveau et nous laisser présager un renouveau de lectorat imaginaire. Bon il faut dire que je leur vends du rêve dès que je peux aussi avec les moyens du bord car qui dit bibliothèque de vieux dit lectures de vieux. Et c'est hélas le cas chez nous, c'est pourquoi je me fournis ailleurs. Mais quand on voit des classes complètes venir aux Imaginales ça ne remonte pas un petit peu le moral en tant qu'auteur??

Mais pas de problème, je ferai passer le mot pour que le Bâtard devienne LE héros à la mode afin d’espérer écouter plus tard la série dans mes sous-bois.
Sinon à quand un passage dans le pays du Kouign Amann et du beurre salé??

Fabien :


Je comprends, l'argent est et a toujours été le nerf de la guerre, y compris pour acheter des livres! :)

Mais si tu fréquentes une bibliothèque tu dois pouvoir militer pour qu'ils commandent tes œuvres favorites (place aux jeunes!).

Quant aux nouvelles générations, un certain nombre lisent encore mais jusque vers 16-17 ans pour la plupart (malheureusement), ensuite, victoire de l'audiovisuel. (Mais ne crachons pas dans la soupe, c'est déjà bien que tous ces jeunes aient trouvé plaisir à la lecture).
Et sinon, oui, c'est sympa de voir ces meutes de collégiens/collégiennes/lycéens/lycéennes aux Imaginales :)

Kouign Amann, beurre salé, chouchen et far Breton?... Mmmh!...On tente de m'appâter? :) Disons que normalement je devrais passer à Rennes en octobre. :)




Coucou Fabien, je repose ma question car apparemment il y a eu un petit bug. Chouette soirée samedi, je suis ravie de t’avoir rencontré « en vrai »! Sinon, pour les questions : lorsque tu écris, est-ce que tu le fais en musique? Si oui, quel style? Métal symphonique ou plutôt musique de film ou encore musique celtique? Autres? 


Fabien :

Hello Aelinel,
Oui, c'était très sympa :) 
En ce qui concerne la musique, non, il me faut du silence, pour mieux entendre les mots résonner dans ma tête, juger de l'équilibre des phrases et des paragraphes. J'écris comme un impressionniste, par touches multiples, je reprends la ponctuation, la place des mots, choisis les synonymes en fonction leur sonorité et de leur épaisseur, réorganise, modifie la place des éléments les uns par rapport aux autres, recherche la légèreté, la clarté. C'est un type de travail qui en appelle à une musicalité interne et littéraire particulière qui ne peut éclore que dans le silence :)
Je suppose que les auteurs qui utilisent la musique écrivent de manière différente: d'une seule traite ou presque, et qu'ils s'appuient sur le son pour appeler ou soutenir la divine inspiration.
De mon côté cette joyeuse influence vient uniquement par la manipulation des mots et le tâtonnement visant à construire les sonorités les plus adaptées possibles. :)
Cela étant, lorsque je produisais des scénarios de jeu de rôle informatique, j'avais le rôle d'un réalisateur; je pouvais choisir les musiques (et même les bruits) qui correspondaient à chaque situation. J'ai d'ailleurs une "B.O" des musiques du Bâtard qui traîne encore quelque part. En vrac j'ai utilisé: Carmina Burana, des chants grégoriens, Angel of Venice, Enya, Loreena McKennitt, Mes Souliers sont rouges et quelques autres dont le nom m'échappe. Et c'était très agréable! :)



Raphael eyssautier
Lisant depuis une bonne dizaine d'année maintenant que cela soit de la SF ou de la fantasy (même si je penche clairement vers de la fantasy), les aventures du Bâtard je ne les ai découverte que l’année dernière. Lors de petite vacances scolaires que tu connais bien hein !! J'ai fait quelques achat de livres histoires donc de passer le temps. Dans ce petit lots ce trouver le fameux premier tome. un jour où je n'avais pas grand chose à faire j'ai pris ce livre et j'ai donc commencé à le lire de bon matin. Le soir même j'étais encore éveillé sur mon lit à finir le tome 1. Je ne pouvais pas décroché; envoûtant et passionnément jouissif ! (oui j'invente des expressions). Le lendemain j'étais déjà retourner à la librairie (petit coucou à BD Land, la meilleure librairie de la réunion !!) pour me procurer mon petit tome 2. Je l'ai dévoré comme le premier.
Tout ça pour dire que finalement Le Bâtard De Kosigan reste pour moi l'une des œuvres les plus plaisante à lire parmi toute celle que j'ai lu. Bravo encore pour ce premier cycle de génie !! 


Fabien :

Merci beaucoup pour cette avalanche de compliments Raphaël! :)
(Je ne vais sûrement pas bouder mon plaisir)
N'hésite pas à diffuser la bonne parole autour de toi! :)



Je crois que moi aussi une des mes questions s'est perdue en route donc op je la repose:
"Ma question concerne la correspondance de Kergaël à Charles, y a-t-il une raison pour qu'il ne signe pas toujours pareil? Des fois c'est son prénom, des fois son nom entier, d'autres seulement un K." 




Fabien :

Ah oui, pardon! :)
C'est vrai que Kergaël de Kosigan signe de différentes manières... Maintenant que tu en parles, je me demande s'il ne s'agit pas d'un code complémentaire établit avec Charles, qui indiquerait à celui qui recevrait la lettre lequel des 3 ou 4 codes de décryptage sur lesquels les 2 amis s'étaient mis d'accord, il faut utiliser pour la déchiffrer. Ou même tout simplement s'il y a un code à appliquer.


Evidemment, même si c'était le cas, le lecteur s'en moquerait comme de l'an 40 puisque, lui, dispose les lettres entièrement reconstruites en bon français... :)