jeudi 17 mai 2018

DES SORCIERS ET DES HOMMES de Thomas Geha





Éditions Critic
318 pages
19 euros



4ème de couv :

Sur la grande île de Colme, quand on sait mettre toute morale de côté, la vie offre de nombreuses opportunités. Boire, voler, rudoyer ou tuer, tel est le quotidien de Hent Guer, un guerrier redoutable, et de Pic Caram, un sorcier aux rubans. Tous deux écument routes et cités à la recherche de proies faciles. Toutefois, leurs plans se trouvent contrariés lorsqu’un matin de gueule de bois, Hent constate, impuissant, la disparition de Pic. Sur la grande île de Colme comme ailleurs, les talents d’un sorcier aux rubans attirent bien des convoitises ! Pour le mercenaire, pas question d’abandonner son partenaire de crime : spolier son prochain est beaucoup plus drôle avec l’aide d’un sorcier à la morale légère. Voici donc le récit des aventures de Hent Guer et Pic Caram, et les mésaventures de ceux qui ont la malchance de croiser leur route !







Hent Guer est un barbare de Scalèpe, et rien que son apparence fait trembler. Vous rajoutez à cela que c’est un excellent guerrier sans scrupule, qui occis à tour de bras pour obtenir ce qu’il veut, amoureux de la bonne chair, de la bonne bouffe, de la picole et le tableau est dressé. Un autre que les scrupules n’étouffent pas non plus c’est Pic Caram, un sorcier aux rubans (j’y reviendrai). Alors quand ces deux là se rencontrent, puis marchent main dans la main, cela va faire des dégâts. Opportunistes en diable, le grand costaud et le petit gros vont sillonner les petites îles comme la grande île de Colme, à dos de qerins (tout ce que je viens de dire est sur la couverture).

Là où ils passent, les séquelles sont terribles et les vengeances couvent. Mais celles-ci sont éparpillées au gré de leurs pérégrinations... et des épisodes. Car oui, la structure de ce roman n’a rien de classique. C’est un recueil d’épisodes relatant, tout du moins au début, les méfaits de notre association de malfaiteurs, à droite puis à gauche, sans qu’on puisse vraiment les relier (au début vous dis-je !)

Et puis… et puis on démarre un épisode avec un nouveau personnage : Drao Druber, un Fouillevie assermenté. Comprendre le métier de ce gars est déjà un délice en soi. Le voir enquêter pour résoudre son énigme, la disparition d’un enfant dans sa cité, un deuxième plaisir qui dépeint l’amour de l’auteur pour la maréchaussée :)). Mais quand on comprend bien des épisodes plus tard que celui-ci faisait en quelque sorte office de flash-back sur le passé d’un de nos personnages principaux, c’est le ravissement. 

Et ainsi petit à petit, des pièces du puzzle s'emboîtent. Les vengeurs, manipulés par une sorcière bien énigmatique et aux manières de faire peu ragoûtantes (Rhooo Thomas, c’est dégoûtant le sort de Bikkir!!!) vont se rassembler pour traquer nos deux compères.

Le nouvel univers de Fantasy créé par Thomas Geha est fouillé, des paysages somptueux diversifiés et surtout, ce que j’apprécie avec cet auteur, une flore et une faune adaptées à l’environnement. Cet univers a un potentiel énorme que je trouve à la limite sous-exploité ici. J’espère bien que l’on retournera dans ces îles!

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, ce sont les différents pouvoirs des sorciers. Un sorcier aux rubans… C’est joli comme terme non ? C’est mignon. Et bien je peux vous dire qu’il fait de bien vilaines choses avec vos rubans ce Pic Caram ! Et ne comptez pas sur moi pour vous révéler l’affaire. Il y en a d’autres des sorciers. L’imagination de Thomas déborde pour notre plus grand plaisir, jusqu’à prêter des pouvoirs plus que particuliers à certains autres personnages qui ne sont que des hommes, ou des femmes.

Des sorciers et des hommes est un roman à la structure déroutante, voire déstabilisante… au début. J’ai eu du mal à trouver mon rythme, d’autant que Thomas ne fait rien pour qu’on les prennent en sympathie nos deux personnages principaux. Alors il faut attendre, en chercher un autre à chouchouter. Puis on le trouve, on le traque au gré des épisodes, et vlan, Thomas le tue. Ah ces auteurs, ils sont sans-cœur… et le pire, c’est que c'est pour ça qu’on les aime ! Et non je ne vous dirai pas qui. Et puis quoi encore ! Vous n'avez qu’à le lire, il sort la semaine prochaine : le 24 mai.



3 commentaires:

  1. Il vaut la peine alors et il y a une suite ?

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    1. Bien sûr qu'il vaut la peine !!!
      A priori c'est un one-shot, mais un retour dans cet univers ne serait pas pour me déplaire :)

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