lundi 1 juin 2015

MÉMÉ DANS LES ORTIES de Aurélie Valognes





Éditions Michel Lafon
280 pages
16,95 euros


Résumé :


Ferdinand Brun est atypique. 
Le genre de vieux monsieur qui boude la vie et s’ennuie à (ne pas) mourir. 
Tel un parasite, il occupe ses journées en planifiant les pires coups possibles qui pourraient nuire et agacer son voisinage. 
Il suffit d’un nœud qui se relâche et laisse partir son seul compagnon de vie, Daisy sa chienne, pour que tout s’écroule. 

Quand Juliette, une fillette de dix ans, et Béatrice, la plus geek des grands-mères, forcent littéralement sa porte pour entrer dans sa vie, Ferdinand va être contraint de se métamorphoser et de sortir de sa chrysalide, découvrant qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre…




L'avis de Dup :

Avec une plume tout en justesse, Aurélie Valognes nous fait pénétrer dans l'intimité de Ferdinand, un vieux papy solitaire et râleur. On pourrait même le traiter d’acariâtre, tant tellement de choses l'exaspèrent. Elle nous le présente également comme le tyran de sa résidence, qui terrifie les autres habitants. En fait son occupation principale hormis sa promener avec sa chienne est le conflit qu'il entretient avec la concierge de la résidence. Le dada de cette dernière étant le tri des ordures, Ferdinand se met un point d'honneur à se tromper de containers, comme par hasard aucune plante ne pousse sous son balcon, etc...

La raison de vivre de Ferdinand reste quand même sa chienne alors lorsque celle ci disparaît mystérieusement il perd pied. Il se laisse aller et va jusqu'à planifier sa fin. Affolée par sa tentative de suicide, sa fille qui vit à Singapour va missionner la concierge pour garder un oeil sur lui. Pour le fliquer dira Ferdinand, mais la sanction est encore plus sévère : au moindre relâchement rapporté, c'est un aller direct en maison de retraite ! Ferdinand va devoir reprendre du poil de la bête, montrer qu'il arrive toujours à se gérer seul. 

Mais cette gestion va passer par un grand ménage de printemps plus que nécessaire dans son appartement... tâche qui lui semble insurmontable. C'est Juliette, une petite gamine qui tape l'incruste depuis peu chez lui qui va lui trouver la solution. Juliette qui vient tout juste d’emménager avec sa famille dans l'appartement juste au dessus de chez lui. J'ai beaucoup aimé la relation qui se créé entre Ferdinand et Juliette, c'est frais, vrai et apporte souvent le sourire dans cette réalité pas toujours très gaie. Jour après jour Juliette va gratter sa carapace de vieux ronchon, se moquant de ses marottes, le bousculant dans ses habitudes, lui imposant de rencontrer sa voisine directe. Une mamie ma foi bien fringante et bien plus dégourdie que lui. 

On va alors assister à une métamorphose de notre acariâtre ! Tout cela par petites touches, avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, Aurélie Valognes nous raconte la solitude de la vieillesse. Ce roman est très touchant, sans être larmoyant. Avec une écriture légère et agréable, le roman se lit très vite. Il m'a offert une petite parenthèse entre deux thrillers bien angoissants, ce fut reposant et apprécié à sa juste valeur !



5 commentaires:

  1. Depuis que j'ai lu les résumés il me tente bien. Merci pour ton super avis qui le confirme que ... Il faut vraiment que je gagne au loto si je veux l'acheter tous les livres de la WL ;)

    RépondreSupprimer
  2. Un titre que ne laisse pas indifférent ! Combien de fois j'ai pu le dire " faut pas pousser mémé dans les orties" quasiment une maxime classique ! Je note ce titre pour une lecture de plage, je veux dire par là : détente assurée entre deux thrillers grinçants ! ;)

    RépondreSupprimer
  3. les avis semblent partager, la couverture ne me tente pas mais... ton avis est bon alors ? ça ne ressemble pas trop à l'élégance du hérisson ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est beaucoup plus "léger" quand même ;)

      Supprimer