lundi 13 octobre 2014

BIRD BOX de Josh Malerman




Éditions Calman-Levy. Orbit
375 pages
20,90 euros

Le pitch :


Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.


L'avis de Dup :

C'est aujourd'hui ou jamais. Il faut qu'elle y aille. Cela fait 4 ans qu'elle les prépare, 4 ans qu'ils sont nés et que Malorie les a entraînés inlassablement à affûter leur ouïe et leur odorat. Parce qu'ils vont en avoir besoin. Ils doivent partir malgré le danger embusqué dehors. Et la seule solution pour l'éviter, c'est de ne pas ouvrir les yeux. C'est donc à tâtons et à la queue leu leu qu'ils vont rejoindre une barque trouvée en amont et descendre la rivière sur une trentaine de kilomètres. Une jeune maman et deux bambins de 4 ans, en aveugle, au jugé...gloup's.


Le récit de ce grand départ, de ce trajet éprouvant qu'ils vont parcourir est entrecoupé de flash back. Ils débutent quand le monde commence à réaliser qu'il y a un sérieux problème. Et c'est à peu près au même moment que Malorie découvre qu'elle est enceinte. C'est une toute jeune étudiante, insouciante et heureuse, elle vit en colocation avec sa petite soeur Shannon. Le "problème" se répand et très vite il ne va rester que quelques survivants. Elle va rejoindre quelques voisins et la survie va s'organiser.  Cette partie du récit donne lieu à un huis clos terrifiant qui atteindra son point culminant avec la scène de l'accouchement décrit aux petits oignons...de quoi ne plus vouloir procréer moi je vous le dis !

C'est donc un "post-apo", de la science fiction. Et heureusement car c'est hyper flippant ce qui arrive. Ça l'est d'autant plus qu'on ne sait pas qui ou quoi est responsable de l'hécatombe qui ravage l'humanité. La seule chose que l'on sait, c'est qu'il ne faut absolument pas ouvrir les yeux dehors une seule seconde. Sinon vous devenez fous dans l'instant et vous n'avez de cesse de vous tuer. Cette absence de responsable dans cette catastrophe augmente encore plus l'angoisse, car l'incertitude taraude chaque survivant. En attendant ce livre est diablement bien construit. Le stress est permanent et démarre dès les premières pages. Il est impossible de le lâcher, mais surtout, le pire, c'est qu'il vous trotte dans la tête longtemps après l'avoir refermé. Il nécessite un gros temps de digestion...

En revanche je n'en ferai pas un coup de coeur, et ce pour deux raisons. La première et de loin la plus importante, c'est que je n'ai pas réussi à apprécier cette Malorie. J'en suis restée toujours détachée tant je l'ai trouvée froide et peu aimante. J'ai assisté à son périple, je n'y ai pas pris part. La seconde, qui est une broutille, mais quand même, c'est une incohérence qui me choque. Le rôle des chiens semble primordial, or tantôt ils semblent immunisés, tantôt non, c'est très flou. Mais si la fonction première de ce livre est de vous coller une belle frousse alors c'est mission accomplie. C'est un livre qui se dévore très vite, on ne peut faire autrement que tourner les pages ! Un livre efficace à conseiller aux amateurs du genre !


6 commentaires:

  1. Il faut vraiment que je le lise celui-ci je le vois partout :)

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  2. Je te rejoins sur le traitement de Malorie. Même si je pense que l'auteur l'a voulu comme ça. Je n'ai pas adhéré. Je suis resté à coté et hermétique à l'ambiance. Mais je pense que chacun a une perception différente selon nos peurs et nos affects. Je suis assez hermétique aux peurs suscité par des choses inconnues, ça reste trop improbable et abstrait pour moi. ( Pas comme un bon vieux zombies :p)

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  3. C'est vrai que Malorie n'est pas attachante pour un sou mais bon c'est une survivante à tout prix et une battante et c'est ce côté-là qu'on retient d'elle. En tout cas, le roman est très bien et bien stressant !

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  4. Le pouvoir de suggestion, cette parfaite arme d'imagination :D (mais le récit peut ne pas fonctionner chez tout le monde, car les peurs sont personnelles). Concernant les chiens, rien ne me choque, c'est la vision de Malorie (entre ce qu'elle perçoit, biaisé par ce qu'elle ressent sur le moment, et ses souvenirs)

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  5. J'ai un très gros coup de coeur <3
    Je me demande comment sera l'adaptation cinématographique !

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