vendredi 16 mars 2012

LES CRÉATEURS de Thomas Geha



Éditions CRITIC
140 pages
13 euros


Résumé :

Il était une fois rien du tout. Il était une fois six histoires où des hommes et des femmes se trouvent confrontés à des situations improbables, quoi qu’étrangement familières. Et si vous pouviez faire revivre un être disparu ? Et si votre rêve le plus fou pouvait se réaliser ? Et si votre vie était factice ? Et si l’amour n’était qu’un éternel recommencement ? Et si… Voulons-nous vraiment connaître le jardin secret des personnes que l’on aime ? Quel prix sommes-nous prêts à payer pour le découvrir ?

Toutes les vies animées au cœur de ces pages participent à la création d’univers originaux ou alternatifs, proches du nôtre ou éloignés, réalistes ou fantasmagoriques. Mais tous ces univers, tous ces personnages introduisent les mêmes questions essentielles : qui sommes-nous et d’où venons-nous ? Qui donc se cache derrière nos existences et nos destins ? Les nouvelles composant ce recueil ne tentent pas de répondre à ces questions, elles les explorent avec toujours la même ambition : découvrir qui nous sommes au travers de notre humanité.



L'avis de Phooka:


Un recueil de six nouvelles de Thomas Geha, c'est comme une tablette de chocolat noisette. Je me suis dit "chouette, je vais en lire une chaque jour à midi" comme on s'accorde un carré de chocolat en récompense. Hier midi, j'ai donc mangé mon premier carré de chocolat lu ma première nouvelle et me suis régalée.
Du coup, pas raisonnable je m'en suis accordée une autre hier soir et bien sûr, gourmande comme je suis j'ai mangé toute la tablette: les six nouvelles les unes après les autres, incapable de m'arrêter.
Comme toujours le style Geha a fait mouche, il m'a captivée et ensorcelée.

Six nouvelles donc, aux thèmes très différents:

La voix de Monsieur Ambrose: Une virée dans le Paris du XIXième siècle, un univers parfaitement décrit, un acteur au fait de sa gloire mais qui ne sera jamais un très grand acteur à cause de sa voix qui ne porte pas assez. Et puis petit à petit la touche de fantastique qui arrive, on la sent venir, elle est là et elle grandit. Un ton qui fait penser à Lovecraft, avec une fin moins sombre, un vrai plaisir de lecture.

Là-bas: La légende du Golem de Prague revue et corrigée par Thomas. Une histoire sombre et triste, mêlant avec bonheur (ou plutôt malheur dans ce cas) l'amour et le fantastique. L’ambiance crée par l'auteur est prenante, voire même ensorcelante.

Copeaux: Sans doute une de mes nouvelle préférée. Un conte intimiste en pays de Bretagne. Un conte de Noël pas comme les autres et qui m'a mis la larme à l'oeil. Une histoire triste et belle à la fois. On ne peut pas rester insensible à la vie de cette petite fille recueillie par ses grand-parents. En quelques pages Thomas nous donne là une héroïne et surtout un grand-père qu'on n'oubliera pas de sitôt.

Bris: Sans doute la seule nouvelle qui m'a donné de la difficulté, mais je pense que ça vient essentiellement du fait que j'ai adoré la précédente. Une histoire d'amour et de voyage dans le temps qui me semblait trop "moderne" après Copeaux. DU coup je l'ai lue assez vite et je suis passée à la suivante en me promettant d'y revenir ... ce que ne j'ai pas fait parce que la suivante est avec Copeaux l'autre nouvelle que j'ai adorée de ce recueil, il s'agit de ...

Dans les jardins: Une superbe nouvelle intimiste là encore. Un portrait d'un homme et de son jardin dans un coin reculé de Bretagne. une  poésie à couper le souffle, une pointe de fantastique parfaitement dosée. Je n'en dirais pas plus, c'est magnifique et c'est à découvrir absolument.

Sumus Vicinae: La dernière (snif) nouvelle du recueil. Vous allez me trouver idiote: je n'ai rien compris, mais qu'est ce que c'est bien ! Cette histoire de voisine et d'orteil, j'ai pas pigé, mais j'ai pas cherché non plus. Je me suis laissée emporter par le récit superbement servi par la plume de Geha. Pur bonheur. Pourquoi chercher plus loin? Pourquoi chercher à comprendre? On ne cherche pas à expliquer le bonheur non?

Un recueil à découvrir absolument. Une friandise qu'on dévore. Du Geha quoi!



12 commentaires:

  1. Ah ! j'adore ta comparaison avec le chocolat ! comme je suis une gourmande invétérée, je vois très bien de quoi tu parles ! Il se pourrait donc bien que je rajoute ce recueil à ma cargaison de tablettes que j'ai déjà dans mon placard...

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    1. Je vois qu'on se comprend Miss Licorne! Gourmandes aussi bien en livres qu'en chocolat! :)

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  2. Votre blog est une mine d'or, les filles, je découvre des auteurs à chaque coin de pages, croquer un carré de chocolat en lisant vos chroniques , ça c'est du bonheur, ;-) Bonne journée.

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    1. Merci! ;)
      Bonne journée à toi aussi!

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  3. Rhaaa, gourmande bis, bave !

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  4. Héhé, ça tombe bien j'ai acheté ma tablette de chocolat hier !
    Hâte de m'y plonger pour enfin découvrir son univers !

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  5. Ce livre est dans ma PAL depuis peu et j'ai hâte de le lire. Surtout après ton avis plus qu'enthousiaste.

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  6. On a eu les mêmes coups de cœur. En plus ce chocolat ne donne aucune crise de foie, à consommer sans modération.
    Concernant la nouvelle Sumus Vicinae, je trouvais que sortie de son contexte elle prenait moins de relief. Elle fait partie de ce superbe recueille que je ne peux que vous conseiller :
    http://www.argemmios.com/livre.php?id=10

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    1. Très alléchant ce recueil en effet! Merci Hélène!

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  7. Je suis rassurée, moi non plus, je n'ai rien compris à la dernière. Sinon, j'ai passé un très bon moment de lecture. Ces nouvelles regorgent de surprises et d'originalité. C'est vrai que certains recueils ressemblent à des tablettes de chocolat. A déguster en prenant son temps. :)

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