lundi 22 mai 2017

Résultats du concours BOUDICCA




Les dieux du plouf-plouf, de nombreuses fois évoqués, cajolés, soudoyés même, ont tranché !

Recevront Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro




PARADISIO
RACHEL




Nous vous souhaitons bonne réception, et surtout bonne lecture.

Et même que un petit commentaire par ici pour nous dire ce que vous en avez pensé serait hyper sympa !



jeudi 18 mai 2017

AUBE DE SANG de P.J. Lambert





Éditions TDO
432 pages
16 euros


4ème de couv :

Felten n’aurait jamais imaginé qu’une simple journée de fête puisse ainsi bouleverser sa vie…
C’est pourtant là qu’il apprendra qu’on l’a maintenu dans l’ignorance de ce qu’il était, que des forces inattendues se sont penchées sur son berceau, que des rois et des reines s’intéressent à lui. Il découvrira que le monde dans lequel il a vécu est un monde d’illusions et de faux-semblants, là où rien n’est ce qu’il paraît, où l’ami du jour peut devenir l’ennemi du lendemain.
Un monde bien plus mortel qu’il l’aurait jamais pensé…



L'avis de Dup :

Les royaumes Galadriens sont au nombre de trois, regroupés au sud de ce continent, isolés du reste du monde par une zone de no man's land : les Marches. Font-ils en sorte de le rester ou bien d'autres font en sorte qu'ils le restent ? De toute façon ils sont bien occupés entre eux à guerroyer, s'envahir, se voler pour chercher plus loin. Ces trois royaumes sont Idras, Ollyr et Mortane.

Valleya, c'est une hybride, ce qui lui confère des pouvoirs magiques importants, mais c'est surtout une femme à l'ambition fort développée, intelligente et excellente stratège. D'abord concubine du roi d'Idras, puis épouse du roi d'Ollyr. Elle sera très vite une reine veuve et c'est sous le surnom de la Veuve, qu'elle va entreprendre de conquérir et réunifier les trois royaumes, créant ainsi Galad. Dans sa stratégie établie et planifiée de longue date, elle a conçu un enfant de sang royal avec le roi d'Idras, Felten, soigneusement caché car ce roi exécutait tous ses descendants mâles susceptibles de lui succéder. Valleya est froide, hautaine et son sentiment de supériorité méprisable.

Felten, élevé par un forgeron dans le petit royaume de Mortane situé près des Marches ignore tout de ses origines, il sait seulement qu'il a été adopté. Mais un jour, tout se précipite, entre autre parce que sa mère a décidé que ce pion là était plus une épine dans le pied qu'un atout. Robras son père adoptif, lui confie alors une francisque magique créée par les elfes et lui conjure de fuir vers les Marches. D'ailleurs une guerrière du nom de Sygaëlle venant de l'autre côté des Marches l'attend pour l'aider. Felten m'a donné l'impression d'un pantin manipulé par son destin, avec peu de charisme et une tendance à s’apitoyer sur son sort irritable. 

Nous allons suivre en alternance le destin de ces deux personnages même si au final les deux tiers du roman concerneront Felten. Il va aller de découvertes en surprises, toutes lui dévoilant le trou sans fond de son ignorance. Les peuples des elfes, des nains, des sanguins, des korr's et des hommes qui vivent plus ou moins en harmonie de l'autre côté des Marches, la surveillance constante dont les royaumes Galadriens font l'objet et le pourquoi de cette situation, le secret de ses origines, l'incroyable pouvoir magique qui sommeille en lui et qu'il est incapable d'invoquer, et pire que tout, sa place dans une prophétie qui concerne tout cet univers.

Une quête initiatique donc, une prophétie, de la magie, des elfes, des nains, des hommes. Oui, nous sommes bien plongé dans un roman de fantasy à priori classique. Dans un univers plein de dangers à commencer par la faune et la flore que je vous laisse découvrir, l'auteur faisant preuve d'une sacrée imagination. Mais oui, vous suivez bien, j'ai dit à priori. Parce que au milieu de tout ce monde déjà bien complexe va débarquer venant d'une autre planète un peuple de lézards bipèdes de 3 m de haut, conquérant et carnassier pour qui tous ces êtres vivants, hommes, nains, elfes and co constituent un formidable garde manger...J'ai trouvé ça un brin too much, puis je me suis dit, après tout, ce sont les dragons version P.J. Lambert, alors pourquoi pas.

Je n'en dirai pas plus, je vous laisse découvrir l'univers de cet auteur à l'imagination débordante. J'émettrai quand même un gros bémol car malgré la foultitude d'infos, de situations rocambolesques ou dramatiques, je n'ai pas réussi à me passionner pour cette histoire. Les personnages m'ont paru terriblement plats, leurs émotions je les ai lues, je ne les ai pas vécues. Mais ceci n'est que mon ressenti personnel et je pense qu'il peut être différent pour d'autres lecteurs. Donc je vous conseille de faire votre propre jugement en le lisant.




J'engrange tout de même ma seconde bière \o/
Page 61 :
- Bois ! dit-il en lui tendant un des récipients. 
L'odeur de bière brune donna envie de vomir au jeune homme.


mercredi 17 mai 2017

Le nouveau Thilliez est dans les bacs





Éditions Fleuve noir
576 pages
21,90 euros
parution le 11 mai 2017


Le pitch :


« Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux. »


Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.

Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.

Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Et moi je dis MIAMMM !
Je l'attends avec impatience, comme tous les Thilliez...




mardi 16 mai 2017

LES DIEUX SAUVAGES # 1 de Lionel Davoust (Phooka)


1 - LA MESSAGÈRE DU CIEL



Éditions Critic
650 pages
25 euros




Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.



L'avis de Phooka:


Bien,bien,bien ...
Bon ...
Je me lance ...
Bien difficile d'écrire une chronique sur un roman aussi dense, aussi riche et aussi tout ! Je comprends les hésitations de Dup qui ne savait pas par quel bout commencer sa propre chronique et qui la trouvait bien en dessous de ce qu'elle aurait aimé. Car oui, il est impossible de faire une chronique à la hauteur du roman. Ça c'est dit et donc on va faire au mieux.

Avec La messagère, je découvre Lionel Davoust, son "monde", Evanégyre, et plus particulièrement le royaume de Rhovelle. Un royaume composé de sept duchés, dirigé par le roi Eol et sous la surveillance quasi maternelle du dieu Wer. Dieu qui d'ailleurs n'hésite pas à y envoyer des Héraults quand la situation l'exige. Et là, elle l'exige effectivement.
Le roi Eol est malade, incapable de diriger et comme toujours en ce cas, certains ducs se verraient bien "calife à la  place du calife" ... Et ce n'est pas la reine qui peut contenir ces fortes têtes car bien qu'étant compétente, elle n'est "qu'une femme et une étrangère qui plus est".

Parce que oui, dans le royaume de Rhovelle, les femmes sont considérées comme des êtres inférieurs, en particulier par les religieux au service de Wer. Donc je vous laisse imaginer, la réaction de ces "religieux "quand Wer décide de faire de Mériane sont Hérault.

Mériane, une femme et une paria. La lie de la société. Se faire reconnaître comme Hérault de Wer ne sera pas aisé. Surtout que Mériane a bien compris que Wer s'en fichait pas mal de sa situation à elle, comme de celle de la plupart des femmes du royaume. D'ailleurs comme elle le dit si bien (voir la chronique de Dup qui avait noté la même phrase que moi) "il n'y a même pas de féminin pour Hérault". Mais petit à petit, Mériane va accepter que la voix qu'elle entend dans sa tête est bien celle de Wer et qu'elle a un rôle à jouer. Rôle d'autant plus important qu'une menace terrible s'approche du royaume. En effet, Aska, le frère de Wer a décidé de jouer à un petit jeu avec son frère, histoire de voir qui est le meilleur dieu des deux. Et ce petit jeu commence par la conquête de Rhovelle.  Aska envoie ses monstruosités, des êtres faits de chairs et de métal, attaquer le royaume. Et face à sa gigantesque armée se dresse ...Mériane.

Un peu ce style quoi ...







Bref, pas facile d'être Mériane dans ce monde de brutes, dans lequel les dieux jouent avec les humains comme s'ils étaient des simples jetons. Des dieux bien sauvages oui! Mais si ce n'était que ça ...

Le duc de Magnécie, Juhel, complote pour obtenir le pouvoir. Il veut profiter de la faiblesse du roi pour obtenir la main mise sur la Rhovelle. Discréditer la reine n'est pas compliqué puisque comme dit plus haut elle combine deux terribles "faiblesses": être femme et étrangère. Juhel se présente comme le vrai défendeur du royaume, conscient de ses devoirs, prêt à aider les duchés voisins quitte à y envoyer ses armées ...

Il est difficile de parler de tous les protagonistes du récit mais certains veulent que je parle d'eux. Luhac, le frère du roi, proche de la reine, ne s'intéressant pas aux intrigues du royaume et dont le seul souhait est de protéger son fils Erwel. Ganner, le Hérault d'Aska, un monstre de chair et de métal. Chunsène et Nehyr- "Mange-doigts" qui vont suivre la progression de l'armée d'Aska que nous verrons ainsi par leurs yeux. Leopol, ce "croisé" dont le destin et le déchirement m'ont vraiment touchée. Et beaucoup d'autres ...

Tous des personnages touchants, troublants et incroyablement construits, avec un réalisme confondant. Et le lecteur suit le récit à travers leurs yeux, car chaque chapitre ou partie de chapitre est consacré à l'un d'entre eux. Ainsi nous sommes plongés dans le récit de plain pied et sous des visions différentes. C'est incroyablement immersif.

Et c'est maintenant que je vais dire sans doute une énorme connerie bêtise, mais moi je vois Mériane comme une Jeanne d'arc qui aurait échappé au bûcher, elle veut protéger la Rhovelle contre l'invasion anglaise/Aska/Juhel et mettre Charles VII/Erwel sur le trône. Voilà, voilà, je ne peux pas m'empêcher de la voir comme ça et je sens que beaucoup vont se marrer ...Bref!

Ce qui est sûr, c'est que ce récit est incroyablement envoûtant, dense et riche. Riche de ses personnages, riche de ses situations, riche de son imaginaire, riche de sa complexité, mais aussi riche de ses mots car la plume de Lionel Davoust est un pur régal. Ce n'est pas le genre de roman qui se lit en une soirée, il faut en prendre possession, l'appréhender, le savourer, le décortiquer pour en ressentir tous les subtils parfums. Bref, un roman magnifique et magique que je conseille absolument à tous. Un énorme coup de cœur.




lundi 15 mai 2017

LA COLLINE DU DERNIER ADIEU de Marion Zimmer Bradley




Éditions Pygmalion
394 pages
19,90 euros


Résumé :


Bien des siècles avant la naissance du Roi Arthur et la venue des Dames du Lac dans l'Ile d'Avalon, au temps de la conquête par Rome des terres voilées de brume de la Grande Bretagne, vivait une jeune adolescente, Elane, fille d'un druide qui haïssait l'occupant. Or Elane aimait d'un amour interdit un jeune Romain qui avait, grâce à elle, échappé à la mort. 

Appelée à succéder soudain à la Haute Prêtresse, gardienne et protectrice des rites et des croyances de son peuple, Elane est prise au piège. Obligée de se retirer dans un sanctuaire à la tête d'une communauté de femmes vouées au culte de la Grande Déesse, elle se trouve séparée de l'homme qu'elle aime. 
Déchirée, emportée par le flot tumultueux d'un destin implacable, partagée entre ses devoirs sacrés, son désir de conciliation avec les Romains pour préserver la paix et les aspirations contraires de tribus assoiffées de revanche et de liberté, elle voit peu à peu sombrer tous ses espoirs et son bonheur.




L'avis de Dup :

Marion Zimmer Bradley, ce nom résonnait doucement dans ma tête. La grande série des Brumes d'Avalon et Les dames du lac ont fait vibrer mon adolescence. Alors quand Babélio a proposé la lecture de La colline du dernier adieu, je n'ai pas hésité bien longtemps, ce nom étant pour moi une valeur sûre... Alors soit c'est moi, soit c'est le roman, mais un de nous deux a mal vieilli, c'est clair car je me suis passablement ennuyée pendant toute ma lecture. Partenariat oblige, je suis allée au bout tout en sachant pertinemment la fin prévue pour le couple mis en place.

Cette histoire se situe avant Les dames du lac et nous conte les origines des prêtresses d'Avalon, bien avant qu'elles viennent s'installer dans l'île sacrée. Ici elles sont dissimulées dans la forêt de Vernemeton depuis que les romains ont commis le sacrilège suprême sur l'île de Mona : ils y ont assassinés tous les druides et violés toutes les prêtresses. C'était il y a une vingtaine d'années. Depuis les druides restant tentent de vivre en harmonie avec l'envahisseur pour préserver la paix, chacun enfouissant les exactions de l'autre camp. L'île de Mona pour les Brittons, le massacre perpétré par Boadicée (Boudicca ♥) pour les Romains. Mais c'est sans compter sur les Corbeaux noirs, tous ces jeunes gens nés du viol d'alors. Voilà pour le côté historique.

Pour le côté intrigue, il n'y en a guère. Le fil rouge sera l'amûûûr impossible de deux personnages que nous suivrons tout du long du roman. Mais cet amour je l'ai trouvé bien plat, mièvre, malgré toutes les épreuves que l'auteur mettra sur leur chemin. Deux jeunes se débattant pour s'affranchir du tissu social qui est le leur, de l'emprise paternelle ainsi que des traditions familiales, des préjugés racistes ambiants.

Elane est Brittone, fille de druide. Gaius est Romain, fils d'un préfet de région. Leur amour désapprouvé par les parents des deux côtés, Elane va donc se vouer au culte de la Déesse. En deuxième choix. Ces personnages principaux ne m'ont particulièrement pas touchée et au final leur histoire d'amour m'a plus énervée qu'autre chose. Je subissais cette trame imposée par l'auteur et bien trop présente dans le récit. Ils m'ont paru inconsistants, sans aucune substance.

Mais bon, il y a quand même un côté qui m'a plu dans ce roman : découvrir le fonctionnement de ce culte, la formation des prêtresses ainsi que toutes les connaissances qu'elles doivent acquérir avant de prononcer leurs voeux. La magie qu'elles manipulent, le don de double-vue. Tous ces rites celtes étroitement liés aux différentes phases de la lune, aux saisons. Ça c'était sympa, mais loin d'être suffisant pour en faire une lecture agréable.

Bref une lecture qui ne m'a pas convaincue malgré une écriture fluide et quelques passages intéressants. J'ai trouvé l'ensemble bien fade et sans ressorts, il m'a été pénible d'aller jusqu'au point final. Autre détail qui m'a franchement irritée, c'est cette phrase écrite en gros sur la quatrième de couv : « Quand Merlin, déjà, agissait dans l'ombre... ». Marketing mensonger ! Sa présence dans ce volume est plus que fugace et en plus traitée au conditionnel...

La Colline du dernier adieu par  Zimmer Bradley M.
tous les livres sur Babelio.com





Mon petit lot de consolation : 

p 163
La seconde [on parle d'une sorcière], qui portait la barbe, se plaignit d'avoir soif. On lui apporta aussitôt un tonneau de bière, qu'elle vida d'un trait jusqu'à la dernière goutte en maugréant : J'ai encore soif !

Mon premier point pour le challenge gourmand !!!




Puis j'ai inscris cette lecture également dans le défi des 4 As :



Défi N°2 : Lire un livre et le résumer en 5 mots...

- rites celtes
- druides
- ennuyeux
- gnan-gnan
- marketing mensonger

(elle a dit 5 piles dame Licorne :P)

samedi 13 mai 2017

Le prochain Rats de poussière de Laurent Whale sort en juin !



LE RÉSEAU MERMOZ
Laurent Whale



Éditions Critic
Juin 2017


La 4ème de couv :

1930. Jean Mermoz décolle pour la première traversée de l’Atlantique, alors que, dans la nuit, rôdent les espions nazis.
1944. Lors d’un vol de reconnaissance en vue du débarquement allié en Provence, Antoine de Saint-Exupéry est abattu en plein ciel.
De nos jours. Une lettre au tampon de l'Aéropostale est mise en vente sur la Toile. Israéliens, Russes, islamistes et Français se déchirent sur fond de guerre des gangs. Marseille est en feu et Dick Benton devra prendre tous les risques à la tête des Rats de poussière.
Mais quels secrets contient donc ce courrier venu de la nuit des temps ?



Moi je dis miamm !
Après ces deux là, moi je suis fan des ces Rats de poussière !
Alors merci Laurent Whale et merci Critic !


           Goodbye Billy  et Le manuscrit Robinson

vendredi 12 mai 2017

Rab de mois2 : ITV 6 de Nathalie Dau + son mot de la fin



Une fin de mois2 bousculée par des festivals et des salons dans toute la France, par des deadlines pressants, Nathalie n'en peut presque plus ! Je dis presque parce qu'elle vient de nous envoyer les réponses aux questions restées en suspend. J'ouvre donc cette sixième ITV mais plus de questions siouplé, laissons là tranquille maintenant qu'avril est parti !


Pour retrouver tout ce qui concerne ce MOIS2, 
rendez-vous sur LE BILAN 



                                         © Romain Jacquot / Antoine Ottone




Ramettes :

Bonjour,
j'ai suivi ce "mois de..." d'un peu loin. je voulais juste passer dire que j'ai été touchée par la présentation et que j'ai pour l'instant juste effleuré "Source de Tempête" et que ton écriture me plait beaucoup ainsi que la carte et l'objet livre en général.
De part ton vécu tes textes semblent aller vers les émotions fortes (d'après ce que j'ai lu par ici), envisages tu quelque chose de plus léger ?
Merci à Dup et Phooka ne m'avoir permis de découvrir ton univers.


Nathalie :


Bonjour Ramettes,

Merci pour ton intérêt, à toi aussi.

Du plus léger... J'ai tenté, plusieurs fois, mais je ne crois pas être très doué-e pour ça. Même si l'un de mes textes à vocation comique a fait éclater de rire Francis Berthelot, ce dont je ne suis pas peu fier-e.
De toute façon, je ne cherche pas à faire pour faire, j'écris les histoires qui s'imposent à moi.
Cependant, j'ai un projet secret avec une co-autrice (ce sera ma première expérience de co-écriture, d'ailleurs) et qui sait si, sous son influence... Mais nous avons toutes les deux des plannings chargés, alors je ne sais pas du tout quand ce projet aboutira, même si on a déjà commencé à travailler un peu dessus.



Xapur :

Re-coucou par ici
Petite question un peu bête : pourquoi est-ce que le fameux Bois d'Ombre se situe en fait en ville, et non pas dans une forêt comme son nom le laisserait supposer ?

Et d'où t'es venue l'idée de nommer ainsi cette école de magie ?

Nathalie :


Bonjour Xapur,

Bois d'Ombre ne se situe ni en ville ni à la campagne, c'est tout simplement une dimension parallèle aux franges de la réalité dans laquelle s'ébattent les personnages. De nombreux accès y menaient, autrefois, mais tous ont été scellés et il ne reste plus que celui au-dessus duquel a été bâti le Séminaire d'Atilda. Le nom Bois d'Ombre fait référence à la forêt des symboles qu'on trouve dans l'inconscient. Métaphoriquement, entrer dans Bois d'Ombre signifie affronter ses propres peurs et ses limites. D'ailleurs, les six années de formation (et Ninnos insiste bien sur cela dès le début du roman) visent à permettre aux élèves de se connaître au mieux. C'est presque la pensée de Socrate : "connais-toi toi-même." Si l'on connaît ses forces et ses faiblesses, si l'on ose les regarder en face, si l'on a su cerner sa personnalité, alors la volonté saura surmonter les pièges tendus par les dieux et on s'orientera dans la bonne direction. Mais si l'on se berce d'illusions, c'est l'échec assuré.



Olivier :

Nathalie, les deux gracieuses, ce mois fut pour moi l'occasion de découvrir une auteure aux récits pointus, aux personnages et aux histoires, pour moi, totalement inédits et si sensibles.....Mais Nathalie, crois-tu au genre humain ? Dans ces deux romans, on ne peut pas dire qu'il soit à son avantage....

Nathalie :


Merci :)
Pour ta question : je crois l'être humain capable du meilleur comme du pire. Je crois en sa force autant qu'en sa faiblesse, en son courage autant qu'en sa paresse et sa lâcheté. Je crois à sa bonté, je crois à sa cruauté. Je sais qu'il peut aimer et qu'il peut haïr. Il suffit de regarder le résultat des dernières élections pour s'en convaincre.
Rives, marnes, dragons ne sont pas différents des humains, ils ont les mêmes émotions, les mêmes failles, la même capacité au sublime.

Mes romans ne sont pas des pamphlets contre les êtres humains. Ils plaident contre les positions extrémistes, pour plus de tolérance, d'équilibre et d'amour. Il n'y a pas davantage de mesquins et de pourris, de brutes et de tyrans dans mon monde que dans le vôtre. Je peins le genre humain tel qu'il se présente à mes yeux, et c'est partout, en tous temps, qu'il n'est guère à son avantage. Mais je ne parviens pas à perdre espoir, parce que j'ai croisé trop de belles personnes pour virer misanthrope.




Voilà madame Ramettes et messieurs Xapur et Olivier !
Je viendrai rajouter sur ce billet le mot de la fin de Nathalie quand on l'aura ;)


Et bien le voilà ! 





Merci à tous.


Aux Vénérables, d'abord, pour leur gracieuse invitation qui témoigne, pour moi, d'un intérêt sincère et d'une belle reconnaissance de mon travail. Moi qui, si souvent dans ma vie, ai eu le sentiment d'être invisible, j'avoue que se retrouver durant un mois entier sous les projecteurs et le feu nourri des questions avait de quoi séduire. Moi qui suis si sensible au rejet, j'ai vraiment apprécié de me sentir intégré-e dans le cercle des auteurs ainsi mis en lumière par Book en Stock.

Merci à tous les participants, donc, pour toutes leurs questions. J'ai tenté de vous donner tout ce que je porte, tout ce que je souhaite partager. La fin du mois a été en effet difficile : des déplacements, des salons, des dédicaces en librairies, une dead line, la tonne de paperasse exigée par la Sécu pour me reconnaître invalide, l'infarctus de mon papa... et un repas piégé à l'ail qui a failli avoir ma peau (heureusement que le pharmacien m'a vite donné un antihistaminique et de la cortisone). Alors j'implore votre indulgence pour les dernières réponses, un peu plus lapidaires que les précédentes, faute d'énergie dans mon corps et ma tête. Mais j'espère que cette rencontre virtuelle entre vous et moi continuera en rencontres littéraires - et même en rencontres réelles au fil des salons et des dédicaces. Et qu'en ces occasions, de vive voix, on pourra continuer de se parler.

Sinon, il y a Facebook, où j'ai une page d'auteur sur laquelle je poste les chroniques, les annonces de mes parutions, et les dates de mes sorties dans le monde. N'hésitez pas à me contacter par ce biais si besoin.

Ceci se veut un mot de la fin, mais je souhaite de tout coeur qu'il signe en même temps le début de la grande aventure qui peut nous lier vous et moi, au travers de mes ouvrages papier comme numériques.

Merci de me lire - et surtout, merci de lire, tout simplement. Parce que la lecture, j'en suis intimement convaincu-e, est la clef de la liberté.



jeudi 11 mai 2017

LES DIEUX SAUVAGES # 1 de Lionel Davoust



1 - LA MESSAGÈRE DU CIEL



Éditions Critic
650 pages
25 euros


4ème de couv :


Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.
Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.




L'avis de Dup :

Voici donc ma deuxième incursion en Évanégyre, après Port d'âmes. Si dans ce dernier on restait cantonné dans la ville-état d'Aniagrad, on suivait malgré tout Rhuys, le fils d'un baron de Rhovel. Ici nous allons suivre une page de l'histoire du royaume de Rhovelle. Ce sera d'ailleurs ma première question à Lionel Davoust dans son futur "mois de" : Rhovel-Rhovelle ?

Rhovelle et ses sept duchés est le royaume chéri par le dieu Wer. Celui où il a reconstruit l'humanité après avoir éradiqué l'empire corrompu d'Asrethia. Rebâti exactement comme il l'entendait, soufflant ses directives strictes par l'intermédiaire de ses Hérauts successifs, inculquant bien la peur de son châtiment.

Seulement, de l'autre côté de la Cordillère Egide qui borde et "protège" la Rhovelle, aux Mortes-Couronnes s'agitent les troupes d'un autre dieu, Aska. Dieu du chaos qui prône la destruction et la décadence, à l'image de ses fidèles tous plus monstrueux les uns que les autres. Des êtres faits de chair et de métal, alliant la puissance brute à la volonté d'en découdre avec l'humain.

Wer et Aska sont Ailleurs, ils ne sont d'ailleurs que des pensées éthérées qui affrontent leur vision du monde. Chacun voulant prouver à l'autre qu'il est le meilleur et qu'au bout du compte, c'est sa stratégie qui triomphera. Parce qu'ils s'ennuient dans cet Ailleurs infini et indéfini, ils jouent donc leur put*** de partie d'échec dont les pions sont les hommes... rha les sauvages ! Oui, des Dieux sauvages.

Revenons à nos hommes. La couronne de Rhovelle est fragilisée, administrée par un conseil de régence entre les duchés, le roi n'étant plus en capacité intellectuelle de régner et la princesse bien trop jeune. Juhel, le duc de Magnécie va œuvrer pour récupérer la couronne. Intrigues, manipulations, traîtrises, assassinats politiques, tout cela est au menu de ce tome 1 et c'est franchement passionnant.

Parallèlement, beaucoup plus au sud en Belnacie, nous suivons une trappeuse rebelle, Mériane. Elle s'est elle même installée en paria, hors de son village natal Doélic, refusant ainsi toute autorité qu'elle soit parentale, ducale ou weriste. Elle survit plutôt bien étant excellente chasseuse, mais surtout grâce à ce qu'elle appelle un instinct pour éviter toutes les Anomalies et les abominations en découlant, qui parsèment les alentours de sa région. 

Que sont ces Anomalies et ces abominations, et bien je ne vais pas vous l'expliquer, parce qu'il faut le lire pour le croire. Je dirai même plus, il faut le mériter pour comprendre. En cela, l'auteur présente une certaine dose de perversité car les infos, les explications arrivent au compte-goutte ! Mais lorsque la lumière se fait enfin, quel bonheur et surtout quelle envie d'en savoir plus sur Évanégyre, sur son passé, sur cette magie artech qui existait du temps de Mordranthia et de l'empire Asrethia. On a comme une impression de steampunk à l'envers !

Or donc, notre Mériane à qui Lionel Davoust prête un mordant et une langue sacrément bien pendue va devenir bien malgré elle la porte-parole de Wer. Ses échanges avec cette voix qui s'est installée dans sa tête vont être savoureux et nous accompagner tout au long de cette lecture.
« Par contre, vous et moi, il va falloir qu'on change quelque chose. Qu'est-ce que c'est que ce terme stupide, "Héraut" ? Ça se met même pas au féminin. » 
Et puis de l'autre côté de la Cordillère on suivra le prophète et maître de guerre d'Aska, Ganner un monstre de chair et de métal, par l'intermédiaire surtout de deux femmes Chunsène et Nehyr qui observent la progression de son armée. Elles sont passionnantes mais restent un mystère qui s'éclaircira sans doute aux tomes suivants.

Si Mériane et Ganner sont les pièces maîtresses de l'échiquier, je peux vous dire qu'il y en a plein d'autres dans ce roman qui ne sont pas de simples pions ! Les énumérer seraient trop long, juste vous dire qu'ils sont tous ciselés à la perfection, avec une approche psychologique de chacun vraiment bien "chiadée". Izara la reine, Juhel, Erwen, Leopol et même Darén, ce fumeur de chichons plantes diverses planant h24, je l'ai adoré. Tous sont tops.

Lionel Davoust nous présente avec ce tome 1 un roman d'une qualité et d'une densité remarquable. C'est tout bonnement passionnant et franchement on a qu'une seule envie en le terminant, c'est de revenir aux côtés de tous ces personnages. Afin de savoir quel sort leur est réservé, afin d'espérer que certains arriveront à endiguer les catastrophes qui s'annoncent. Mais le tour de force que réalise l'auteur avec ce roman c'est qu'il donne envie de se procurer tous ses autres romans pour parfaire notre connaissance de cet univers si complexe.
Oui Évanégyre est un monde que je veux appréhender entièrement, et rapidement de surcroît.
Immense coup de coeur.


mercredi 10 mai 2017

Concours BOUDICCA !




Bookenstock et ActuSF

vous proposent

2 exemplaires DÉDICACÉS de

BOUDICCA de Jean-Laurent DEL SOCORRO








QUOI ?

OÙ ?
Ben, euh, ici ! Elle est nulle cette question

QUAND ?
De maintenant tout de suite à mardi 16 mai minuit : une semaine tapante !

COMMENT ?
Un mail à bookenstock(point)concours(at)gmail(point)com

  • Intitulé : Concours BOUDICCA
  • Votre pseudo, si vous en avez un
  • Question 1 : Citez un autre roman de Jean-Laurent Del Socorro
  • Question 2 : Combien y-a t'il eu de gagnants au concours précédent (GpP2017)?
  • Question 3 : Que lisez vous en ce moment ? ben oui, on est curieuses !
  • Vos coordonnées : nom, prénom et adresse postale quoi !
  • And that's all... sauf si vous voulez papoter, on adore les papotages :))

Et la petite phrase de Phooka que j'adore :
"Blabla habituel : les malotrus on les vire, on n'est pas responsable de la perte du livre par la poste, résultats par tirage au sort et on vous le dit dès qu'on peut."  Et toc !




QUE LA LECTURE ET LE DIEU DU PLOUF-PLOUF SOIENT AVEC VOUS !