samedi 20 septembre 2014

Sortie de CADAVRE 19 de Belinda Bauer




Fleuve Editions
Collection Thriller
Sortie le 11 septembre 2014






Les morts ne peuvent pas nous parler », a clamé bien haut le professeur Madoc pendant son cours d’anatomie. Et pourtant Patrick Fort, son étudiant autiste, est persuadé du contraire. Fasciné par la mort depuis le décès de son père, lorsqu’il était enfant, il s’est naturellement orienté vers des études de médecine, à l’hôpital universitaire de Cardiff. Et voilà que ce jour-là, en pleine autopsie du cadavre numéro 19, prétendument mort de « causes naturelles », il est pris d’une étrange intuition. Comme si ce corps, étendu sur la table de dissection, cherchait à communiquer avec lui… Lorsque un peu plus tard, il apprend de la bouche d’un autre patient qu’il s’agirait d’un meurtre, Patrick cherche à résoudre le mystère. Mais à vouloir fouiller la vie des autres, c’est bientôt son propre passé qu’il va faire resurgir du néant…


vendredi 19 septembre 2014

LES DEUX SŒURS tome 1 de Marie Brennan



Les Deux Sœurs
Tome 1 : Guerrière



Éditions Panini France
Collection Crimson

(poche)

400 pages
8,60 €




Mirage est une chasseuse de primes. Elle survit grâce à son intelligence et ses talents au combat : elle ne rate jamais sa cible. Sa nouvelle mission l’amène dans l’univers ténébreux des sorcières, là où sa force ne lui est d’aucune utilité face à la magie.

Miryo est une apprentie-sorcière ayant échoué à son rite d’initiation. Désormais elle sait qu’il existe en ce monde un être qui lui ressemble comme une sœur : Mirage. Pour maîtriser ses pouvoirs et devenir une sorcière, Miryo n’a plus qu’une solution : traquer son double et le détruire.


L'avis de Phooka:


J'entends encore Dup me dire: "Il faut que tu lises cette série, c'est super sympa", et moi faible que je suis, je cède bien sûr !
Je n'ai pas relu ses chroniques (Guerrière (le dyptique des deux soeurs tome 1) et Sorcière (le dyptique des deux sœurs tome 2)) pour ne pas être influencée, mais je me souvenais de toute façon qu'elle avait vraiment aimé ce dyptique, initialement publié chez feu Eclipse.

Et maintenant je sais pourquoi ...

Le roman commence lentement. On y rencontre Mirage, une guerrière hors-norme, solitaire par nature et par profession. Puis Miryo, une jeune sorcière sur le point d'être "adoubée", enfin, de recevoir son insigne de sorcière.
Mirage, passe son temps en voyage et autres déplacements. Elle ne reste jamais deux nuits au même endroit et connait le pays comme sa poche. C'est une aventurière, une vraie.
Myrio, elle, ne connait pour horizon que les murs de son école: La chute de l'étoile dont elle n'est quasiment jamais sortie. Le monde, elle le connait en théorie, à travers ses livres et ses études.

Le roman débute par un nouveau contrat pour Mirage, un contrat qui la lie aux sorcières qu'elle évite pourtant comme la peste.
Quant à Miryo, sa cérémonie initiation se passe mal et elle apprend qu'elle doit tuer son double pour devenir pleinement sorcière. Pour cela, elle doit se mettre en quête, elle qui n'est jamais sortie de son école ou presque.

Mirage, Myrio, deux jeunes femmes aux personnalités si différentes. On passe de l'une à l'autre au gré des chapitres et le contraste entre les deux est jouissif. Leur rencontre est passionnante, comme tout le reste du récit d'ailleurs. Un monde bien construit, des personnages marquants et attachants, rajoutez à cela du suspense, de l'action, des mystères et des personnages secondaires très réussis et vous comprendrez l'engouement de Dup ... et le mien.

Guerrière se dévoile petit à petit à ses débuts, puis se dévore à toute allure une fois l'action mise en place. C'est un vrai régal, la fin est attendue mais pas décevante, loin de là. La boucle est bouclée et le récit semble se finir là, comme si le dyptique n'en était pas un. Je suppose donc qu'un rebondissement inattendu va débuter le second opus, mais ce qui est agréable c'est qu'on ne ressent pas un besoin irrépressible de se jeter immédiatement sur le tome 2, tout en ayant quand même une grande envie de le découvrir.

Guerrière, est un roman dense et prenant, avec une trame qui tient drôlement bien la route, des personnages emblématiques et attachants. Le contexte est somme toute classique, mais les deux soeurs lui donnent toute sa saveur, grâce à l'originalité de leurs relations. Bref, on lit ce premier tome avec gourmandise et on se dit qu'on en reprendrait bien une tranche avec le deuxième ! :))


jeudi 18 septembre 2014

L'OEUVRE DE SANG de David Lecomte





Éditions Fleur Sauvage
240 pages
17 euros


4ème de couv :

Mon premier tue.
Il photographie ses victimes et s'apprête à exposer des clichés envoûtants.
Mon second se rapproche du premier.
Il fuit une réputation démoniaque et cherche à comprendre le pourquoi de ses mystérieux pouvoirs.
Mon troisième, c'est les autres.
Les amis, la famille, et d'autres encore.
Mon tout est une oeuvre.



L'avis de Dup :

Voici un roman qui vient d'une petite maison d'édition du ch'nord : Fleur Sauvage. J'ai été mis en relation avec eux grâce à un auteur de cette région, Michaël  Moslonka que j'avais découvert via une autre petite maison d'éditions, Riffle Noir. En fouillant dans leur catalogue, ce roman a titillé mon intérêt par sa 4ème de couv énigmatique, mais aussi parce qu'il est décrit comme un thriller fantastique. Un assemblage des genres qui n'est pas pour me déplaire, et j'ai pensé immédiatement au grand Sire Cédric. Bon, soyons honnête, il ne tient pas la comparaison, Néanmoins j'ai été séduite par ce roman. Il est moins trépidant, moins stressant, mais il embarque quand même bien le lecteur. Il est surtout moins trash, moins gore et je pense que pas mal de gens apprécieront ce côté soft.


Paul Cardon, prof de math dans un collège de Lille est passionné de photographie. Alors qu'il est en vacances, il débarque par hasard sur une scène de crime. Une femme vient de tuer son mari avec une arme à feu. Un déclic ? Un instinct ? Paul, expert en combat rapproché, massacre la femme à coups de poings, la jette sur le cadavre de son mari, mitraille la scène et les alentours, puis met le feu à la maison avant de prendre la fuite. C'était il y a deux ans.

Après cette entrée en matière choc et speed, la vie continue piano, piano et le roman aussi. La rentrée, les copains, les amis, sa compagne qui lui annonce qu'elle est enceinte. Et de temps en temps, un petit meurtre et toujours des photos ! Or il s'avère que les prises de vue des alentours des scènes de crime, une fleur, un pavé, une mare de boue, sont de pures merveilles. Tellement qu'il va tenir une exposition dans une galerie d'art de Lille pendant les vacances de la Toussaint.
Ah, et j'ai oublié de dire : au collège, il a un nouvel élève, Jérémie. Un ado qui n'est autre que le fils et témoin de son premier meurtre, deux ans plus tôt... Et je ne vous en dirai pas plus car ce serait spoiler ce roman.

Le côté fantastique est très bien amené, appuyé par une thèse satanique apportant d'étranges pouvoirs à quelques personnages. Certaines scènes sont crédibles et donc bien flippantes. Mais le point fort de David Lecomte sont ses personnages. Ils sont nombreux, mais tous bien développés. Paul bien sûr, Claire sa compagne, Saïd son ami journaliste. Jérémie, sa grand-mère qui l'élève, Nadia sa petite copine. Même les personnages secondaires comme le directeur du collège, 50 balais, célibataire et toujours régenté par son bouledogue de mère. Ils ont tous un rôle, une part active dans le récit. L'auteur ne se focalise pas sur l'intrigue qu'il développe, il papillonne et nous fait suivre un petit bout de chemin aux côtés de chacun de ces personnages. Mais le tout est savamment dosé pour ne pas semer le lecteur, suffisamment intéressant pour tourner les pages afin d'en savoir plus.

Un tome de présentation en quelque sorte, comme un premier tome d'une saga de fantasy qui fait souvent office de présentation des personnages, du fonctionnement de la magie et du monde dans lequel va évoluer l'histoire proposée, . Et vous savez quoi ? C'est peut-être bien le but vu que c'est le premier tome d'une trilogie ! Ceci est donc fort prometteur, et j'espère bien vous parler de la suite un de ces jours. Et même si ce n'est pas un coup de cœur, j'ai beaucoup apprécié ma lecture et je vous le recommande.





mardi 16 septembre 2014

2nd volet de l'INTERVIEW de Patrick Graham


Voici le second tome de cette interview participative.
Pour lire ou relire le précédent, c'est ICI


Note de Phooka et Dup: Merci de ne poser qu'une seule question à la fois (deux maximum) ou au moins de n'aborder qu'un seul livre/sujet par question, pour que ce soit plus clair pour tous (par contre vous pouvez revenir poser autant de questions que vous le désirez ;))



                                                       copyright Melania Avanzato

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Coucou.

Mais on ne m’avait pas dit que j’allais retrouver plein de membres de Plume Libre ici ??? :) 

Heureux de vous revoir en tout cas. Pour la peine, voici en guise d’apéro un petit bout de la suite à venir de Ces lieux sont morts. Affecté par l’épisode précédent, Searl est hospitalisé dans une clinique perdue au fin fond des Rocheuses pour y subir un examen un peu particulier à base de questions déclencheuses et de clichés cérébraux. Voilà. C’est tout à vous.

À très bientôt.






Violaine :

Comme c'est la mode sur Facebook; pourriez vous nous donner votre liste de 10 livres que vous les ayez aimé ou non...mais qui vous ont marqués.

Patrick :

mes dix livres :

De sang froid (Capote)
Voyage au bout de la nuit (Céline)
Le Maître et Marguerite (Boulgakov)
Le Maître de Ballantrae (RL Stevenson)
Histoire de Lisey (Kiiing)
Les raisins de la colère (Steinbeck)
Le bruit et la Fureur (Faulkner)
Sur la route (Kerouac)
American Psycho (Ellis)
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Harper Lee)

Wal :

Est ce qu'on aura des chances de vous voir sur des prochains salons littéraires comme, au hasard, celui de Saint Etienne et à Lyon pour les Quais du Polar ?

Patriiick :)

Oui, ce sont les deux salons que je ne raterai pour rien au monde ! Je n'ai pas encore le programme précis des autres mais je vais essayer d'en faire le plus possible cet hiver.

Dup :

Je viens de finir Des fauves et des hommes, ma chronique est en cours... et je tenais tout d'abord à m'excuser pour avoir douter de ce roman !
Est-ce vous ou l'éditeur qui tenait à lui coller l'étiquette de thriller ?



Autre question, technique celle là : quelle différence y-a-t'il entre un marshal et un shérif ? Cela existe encore aujourd'hui ce "grade" ?



Patrick :


La mention "thriller" sur la couverture des Fauves est à mon sens une erreur. Je l'ai signalé à plusieurs reprises à mon éditeur, en vain. Je voulais un road-movie. Je l'ai eu. Mon éditeur, lui, voulait avant tout que le lecteur reste avec Carson dans la plantation de Oak mills, dans une ambiance à la Harper Lee, mais ce n'était pas mon intention et j'avais envie de personnages en mouvement comme Sid ou Strickland. 

La différence entre un shérif et un marshal, à l'époque : le shérif est local, le marshal est fédéral, avec, par conséquent, des pouvoirs d'investigation plus étendus.

Ramettes :

Bonjour et bienvenue...
Je viens de lire le début de l'interview ... Alors peu de vie sociale, c'est pour ça que je n'ai pas l'impression que vous ayez été souvent sur le plateaux TV (bon en même temps je ne suis pas une grand fan de TV)...
J'ai lu "Ces lieux sont morts" et parfois j'ai eu l'impression que vous manipuliez le lecteur en l'envoyant sur des pistes et hop vous partez ailleurs... ou est-ce juste l'effet suspens ?
J'ai cru voir des références cinématographiques dans "ces lieux sont morts" est-ce juste une impression ? notamment "la mort aux trousses".


A bientôt pour d'autres questions !


Patrick :

Bonjour. Oui, peu de salons aussi. Mais je vais m'améliorer, c'est sûr. Quant à la manipulation du lecteur, c'est la base du métier. Mais j'ai d'abord eu envie de limiter la perception et la compréhension du lecteur à celles de Searl. Oui forcément pas mal de références cinématographiques, mais plus dans le cinéma des frères Cohen ou de Tommy Lee Jones.

Zina :

Bonjour,

J'ai l'impression que l'action de tous vos romans se déroule aux Etats-Unis. Pourquoi ? La France ne vous inspire pas (ou même d'autres pays) ?


Patrick :


C'est une question qui revient très souvent. Comme le dit King, on a tous une mare aux mots au bord de laquelle on vient s'asseoir et réfléchir. Je me rends compte que j'ai au bout du compte beaucoup plus été bercé par les influences littéraires et cinématographiques US qu’européennes. J'ai besoin de grands espaces pour mes personnages. Mais je suis aussi capable d'écrire avec la France comme cadre. Ce sera le cas d'un prochain, mais c'est alors forcément à une autre époque car alors les déplacements étaient plus lents et les espaces visités par un propos forcément plus réduits. C'est donc beaucoup plus une affaire de cohérence spatiale qu'une obsession. Ou pas :)

Léa :

Avez-vous un processus d'écriture particulier ? Merci beaucoup pour la réponse et merci à book en stock pour cette occasion ^^

Patrick :


Bonjour Léa. Non, je n'ai pas de processus d'écriture particulier. C'est plus un état de transe qu'un processus. Soit j'y entre facilement, soit la journée s'annonce difficile. C'est en tout cas un processus qui se nourrit de lectures. C'est ce que je fais dans la mesure du possible tous les matins : quelques pages d'un bon bouquin, et puis le grand saut. Ou pas. Le seul processus que je connaisse est le travail. Reprendre souvent. Ecrire tous les jours. Se muscler l'esprit. J'espère toujours que ça deviendra une sorte d'automatisme mais non. C'est à chaque fois difficile et passionnant.


Tu dis : "La mention "thriller" sur la couverture des Fauves est à mon sens une erreur. Je l'ai signalé à plusieurs reprises à mon éditeur, en vain. Je voulais un road-movie. Je l'ai eu."
Est-ce ce désaccord avec ton éditeur de l'époque qui t'a fait migrer chez Fleuve éditions ? Où alors ils ont une recette miracle, un sort particulier pour attirer, dévoyer les bons auteurs : Thilliez, Giébel, Graham... :))


Patrick :

Oui c'est bien un désaccord de fond qui m'a fait partir. Mais, au début, je n'avais pas l'intention de m'en aller. Je souhaitais juste poursuivre avec cet éditeur sur deux projets de littérature générale que nous avions évoqué (je lui "devais" alors encore deux livres après les Fauves), et, ainsi que mon contrat m'en laissait la liberté, revenir dans le même temps aux thrillers purs et durs avec un second éditeur. Hélas, mon éditeur précédent s'est opposé à ce scénario, devenant du même coup mon ex. 

Dup :

J'aimerai revenir sur l'apéro que tu nous as offert, il y a des choses essentielles dans la vie ! :))

Ce texte, ce sera le prologue ou un bout du début ?
Est-ce qu'il y a du texte avant ? Je veux dire : l'examen que subit Searl se résume à ces deux pages de questions ? parce qu'à la dernière ligne tu le fais repartir en hélico !

Rhaaa, j'aimerai en savoir plus et viiiite !
Fiou, j'ai épuisé mon quota de questions ! J'attends ta réponse et je reviens à la charge. 


Patrick :


Pour le moment, c'est un prologue. J'ai bien envie de commencer comme ça. En installant un peu plus le personnage de Searl et son aspect inquiétant. Qu'était-il au juste avant que des chasseurs ne le retrouvent inconscient sur le bord d'une route forestière ? Comment est-il arrivé là et pourquoi les autorités ne savent rien de lui avant cette date, comme s'il était né de cette forêt. Oui, je pense que le prochain va commencer de cette façon. 

Matt Verdier :



Monsieur Graham, 
Pour ma part, pas de question à vous poser... mais des tonnes de choses à vous dire (je vais tenter d'être bref!). 
Alors voilà... par quoi commencer ? Devrais-je d’abord vous parler du lien si particulier que j’entretiens avec L’Évangile selon Satan ? Ou devrais-je plutôt m’attarder sur ce que j’ai ressenti lorsque j’ai ouvert ce roman pour la première fois, en 2008 ? Non, évidemment, il faudrait avant tout que je vous dise combien vous avez influencé mon écriture…
Bon, ok, il y a trop de thèmes et je risque d'en fatiguer plus d'un, alors je vous dirai simplement que ce qui me lie à votre œuvre a quelque chose de magique, d’occulte, un peu comme le jeune Bastien avec le livre de l’Histoire sans fin (je sais, la comparaison est un peu Old school, mais elle colle parfaitement) ; et comme on pourrait le faire avec un vieux grimoire, il m’arrive régulièrement d’ouvrir l’Evangile pour en relire quelques lignes. Pour boire au calice…

Oups ! J’en oublierais de me présenter… Me voilà donc, Matt Verdier, forgeron d’un premier roman (Corpus Prophetae – aux Éditions Mnémos), qui a pour trame de fond un pacte avec le diable et la quête d’un mystérieux testament rédigé par le Christ quelques jours avant d’être crucifié.
Cette précision pour vous dire que si mon roman existe, c’est en partie grâce à vous. Non, je n’en rajoute pas. Car si j’avais des démons dans la tête à l’époque où l’idée de Corpus Prophetae m’est venue, votre roman m’a largement permis de leur donner un cœur. Une consistance et une odeur.

Avec l’Évangile j’ai compris que les mots avaient un parfum, que les personnages étaient faits de chair et d’os, de sueur et de sang. Avec l’Évangile je n’ai pas lu un livre, j’ai vécu un cauchemar. Et si, à mon tour, je me suis attaché à donner une âme à mon histoire, j’ai avant tout cherché à mettre en pratique votre enseignement : écrire sous l’influence des cinq sens. Car le fond de l’intrigue est important lorsque l’on écrit, c’est évident, mais la forme… la forme a le pouvoir de rendre vibrante la première fable venue. Elle tient de l’alchimie. 

Bref, je pourrais en faire des caisses, je pourrais saouler les bloggeurs pendant des heures, mais je vais m’arrêter là car ce qui compte vraiment c’est que vous sachiez ma profonde reconnaissance (et encore, j'ai été brefissime)

Encore merci à vous, et merci à Bookenstock de nous offrir l’opportunité d’échanger avec vous.

À très bientôt je l’espère…

Matt Verdier

PS : Je souhaite vous faire parvenir quelque chose (pas un colis piégé !), dois-je passer par votre éditeur ?

Patrick :

Bonjour Matt. Merci pour ce message qui m'a beaucoup touché :) Je n'ai pas encore lu le corpus. Je le ferai dès que possible avec plaisir. Pour me faire suivre des choses (y compris une bombe à détecteur de mouvements), il vaut effectivement mieux passer par mon éditeur qui fera suivre. Je te redonne au cas où l'adresse : Fleuve Éditions, 12 avenue d'Italie, 75013 Paris. A très bientôt.


HANTÉS d'Anne Fakhouri







Rageot Thriller
256 pages
9.90 euros



Depuis la mort suspecte de Tug, son beau-père policier, Samuel peine à contenir les voix mystérieuses qui le harcèlent. Darius, son nouvel ami, souffre du même mal. Tous deux comprennent bientôt qu’ils disposent de pouvoirs complémentaires. À travers eux, des fantômes s’incarnent et réclament justice...



L'avis de Phooka:


Sur les conseils d'un certain Thomas Geha (dans son rôle de libraire) j'ai acheté puis dévoré Hantés d'Anne Fakhouri, une auteur de talent dont je n'avais pas encore fait connaissance. Honte à moi !!


Hantés, c'est l'histoire de Samuel, un ado "presque" sans histoire. "Presque" seulement, car son beau-père, Tug, policer de son état a été abattu. Or Samuel adorait, voire même, vénérait, Tug. Il n'accepte pas sa mort et voudrait voir les coupables punis. Pire, des soupçons se portent sur l'intégrité de Tug et ça, Samuel de ne peut pas le supporter.
Rajoutons à cela que depuis quelques temps, des "visions" hantent parfois Samuel. Des visions d'un réalisme perturbant qui laissent Samuel au bord de l'évanouissement. Le jour de la rentrée, il rencontre Darius, qui lui aussi ressent les mêmes symptômes. A eux deux, ils vont essayer de comprendre et le chemin de cette compréhension va les emmener très loin.

Hantés est un roman très original, oscillant sans arrêt entre thriller et fantastique. Le thriller se centrant sur l'enquête sur la mort de Tug et le fantastique se dévoilant à travers les visions de Darius et Samuel. Le tout est savamment dosé, le paranormal faisant parfois irruption dans l'enquête sans jamais la détourner totalement. Il apporte juste une petite note épicée, tel un plat parfaitement relevé (oops je ne devrais jamais écrire de chronique à midi quand j'ai encore le ventre vide moi ... ).
Le récit est très rythmé, le tempo restant vif d'un bout à l'autre du roman. Le lecteur est happé dès les premières pages et l'intérêt ne faiblit jamais. Si quelques facilités "scénaristiques" sont parfois prises par l'auteur, roman jeunesse oblige, il n'empêche qu'Anne Fakhouri en profite aussi pour ouvrir un peu les yeux de ses jeunes lecteurs et les obliger à réfléchir un peu. Elle glisse des réflexions sur l'amitié, la famille, mais elle en profite aussi pour ouvrir le champ des connaissances sur le Rwanda, son génocide, la situation des Tutsis et Hutu. Des informations qui peuvent inciter les ados à vouloir en savoir plus, voire mêmes les adultes, même si nous connaissons "grosso modo" le contexte.

Mais la plus belle prouesse de l'auteur c'est sans doute d'arriver à instiller tout ce qui précède, sans jamais laisser le rythme de son récit retomber. Cela dénote là, d'un réel talent de conteuse, qui rend le livre vraiment passionnant, tout en étant sujet à réflexion. Je comprends alors tout le bien que j'ai entendu à propos de cet auteur. Il ne me reste plus qu'à découvrir ses autres romans !

Hantés est un très bon livre jeunesse qui sait allier suspense, action et réflexion. A mettre dans toutes les mains sans hésitation !


Lire aussi les avis de: Cornwall, Mes imaginaires, Blackwolf ...

lundi 15 septembre 2014

DES FAUVES ET DES HOMMES de Patrick Graham




Éditions Pocket
640 pages
8,40 euros


Résumé :

Alabama, 1931. La Grande Dépression et les tempêtes de poussière se sont abattues sur le sud des États-Unis, poussant les investisseurs à la ruine et jetant des milliers de familles sur les routes. Tandis que l’économie s’effondre et que des campements de réfugiés fleurissent au bord des routes, un directeur de banque est abattu par Sidney Clifford, un métayer noir. Celui-ci a tout perdu et il emporte avec lui les documents compromettants que sa victime devait remettre à la Mafia. Embarqués malgré eux dans un road-movie sanglant à travers les États-Unis ravagés par la crise, Carson, adolescente rescapée du massacre de sa famille, et Sidney Clifford vont lutter pour leur vie et livrer sans le savoir une lutte sans merci contre les banques et les hommes corrompus de Washington. À mesure que la rumeur de leurs exploits se répand et que leur légende grandit dans les journaux, ils vont croiser des destins merveilleux et misérables, des vies qui se font et se défont, des fauves et des hommes.


L'avis de Dup :

Je ne sais pas pourquoi je reculais devant ce livre. Le pitch ne m'attirait pas, je n'y voyais pas matière à faire un thriller de la même veine que les autres de l'auteur sans doute. Et en un sens, j'avais raison, à moins de considérer la crise économique qui a suivi le crack de 1929 comme un tueur en série machiavélique semant l'hécatombe aux Etats-Unis. Et puis, malgré les morts qui parsèment le parcours de Sid, je n'arrive pas à le voir comme tel.

Bref pour moi ce roman n'est pas un thriller, mais ce que je tiens à dire c'est qu'on s'en fout. Parce que ce roman est vraiment énorme. Je tiens à faire mes excuses à Patrick Graham que nous recevons actuellement sur le blog pour un Mois2, pour avoir douté un instant de sa prose ! Parce que la force de cet auteur ce sont ses personnages. Et Des fauves et des hommes ne fait pas exception à la règle. Nous suivons d'un bout à l'autre de ce road movie deux personnages fabuleux, Sid et Carson.

Sid est un marine qui revient chez lui après avoir été démobilisé. Son retour sera pour constater que sa famille a été expulsée de leur terrain racheté par une banque, sa maison rasée. Il retrouve sa femme et ses deux enfants morts de faim un peu plus loin. Il va se faire justice lui-même en tuant le directeur de la banque et en lui volant sa sacoche. Or cette sacoche contenait, outre une somme fabuleuse, un ensemble de papiers prouvant les implications de la mafia sicilienne dans ces opérations immobilières et surtout les noms des huiles corrompues par cette dernière. Des papiers pouvant éclabousser du beau monde, du marshal jusqu'aux candidats à la présidence...

Carson est une ado de seize ans qui va voir toute sa richissime famille massacrée par une équipe de barbouzes de la mafia recherchant Sid. Ce dernier échappera au carnage tout en éliminant ces tueurs jusqu'au dernier et ensemble, ils fuient. Cette intarissable bavarde est extrêmement touchante, réfléchie et avec un coeur gros comme ça, caché sous un caractère bien trempé. J'adore les personnages comme cela. Elle sèmera le bien partout où elle passera et l'aventure que nous conte l'auteur est riche et poignante.

Mais la galerie des personnages forts ne s'arrête pas à ces deux là. Ils seront talonnés par un marshal  corrompu et particulièrement teigneux, qui traîne malgré tout de belles casseroles qui ont su m'émouvoir. Ils seront aidés par une journaliste hors pair, teigneuse elle aussi, qui prendra tous les risques pour récupérer ce scoop énorme. Elle sera protégée par une autre mafia, cubaine celle-ci, et récupérera un bébé en cours de route. Cela donnera des scènes tantôt comiques, tantôt émouvantes, au milieu de toute cette tension, avec des gros bras chargés de garder, bercer ou changer un nourrisson.

Oui, une belle, très belle aventure qui se déroule sur les routes américaines sur fond de marasme économique grave. Partout c'est la misère, la désolation, l'exploitation des pauvres gens, et Patrick Graham nous livre là un récit historique poignant, noir et pourtant divertissant. Un livre à lire absolument. Un coup de coeur bien évidemment !





dimanche 14 septembre 2014

Sortie de Que ta chute soit lente de Peter James





Fleuve Editions
Collection Thriller
Sortie le 11 septembre 2014
20 euros



Le tournage d’une superproduction hollywoodienne commence à Brighton, sur la côte sud de l’Angleterre. Pour la star américaine Gaia Lafayette, choisie pour en incarner le rôle phare, c’est enfin l’occasion d’être prise au sérieux, et peut-être de décrocher un oscar. Mais pour le commissaire Roy Grace, chargé d’assurer sa protection, c’est un véritable cauchemar ! Quelques jours avant la première prise de vue, la diva échappe de justesse à une tentative de meurtre, perpétrée par un fan. Mais l’homme parvient à s’échapper, et tout porte à croire qu’il n’a pas l’intention d’en rester là. Roy Grace est désormais prévenu : un psychopathe rôde dans la nature, tapi dans l’ombre, prêt à frapper à la première occasion. Son objectif ? Voir tomber son étoile…

samedi 13 septembre 2014

Sortie de LA VOIE DES ORACLES de Estelle Faye



LA VOIE DES ORACLES
T1 :  THYA



Éditions Scrinéo
352 pages
16.90 euros
Parution le 9 octobre 2014


Résumé :


La Gaule, Ve siècle après Jésus-Christ.


Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l'Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d'Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. A cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l'Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu'elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l'avenir incertain.
Lors d'une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s'emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu'elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.
Sa route sera pavé de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n'est pas exactement celui que lui décrivait son père…

L'auteur :

Estelle Faye est comédienne, metteur en scène de théâtre, auteur et scénariste. A l'aise dans les mondes de l'Imaginaire et la littérature d'aventures, elle écrit de l'anticipation, du fantastique, de la fantasy historique (Porcelaine, édité aux Moutons Electriques, Prix Elbakin 2013) et du Young Adult (La Dernière Lame, éditions Pré Aux Clercs).
La Voie des Oracles est son quatrième roman.


vendredi 12 septembre 2014

RUSH Contrat 3 de Phillip Gwynne



Contrat 3: Puzzle mortel



Casterman Jeunesse
272 pages
15 euros



Le troisième épisode de cette série haletante de six romans. Le jeune Dom, 15 ans, parviendra- t-il à s’acquitter de son nouveau contrat ?


L'avis de Phooka:


Jamais deux sans trois dit-on, et puisque j'ai aimé les deux premiers tomes de cette série (Rush, contrat 1 et Rush. contrat 2), il n'y avait pas de raison pour que cela change ! Je me suis donc précipitée sur ce troisième opus, pour mon plus grand plaisir !

Troisième tome = troisième contrat pour Dom, qui décidément ne chôme pas avec La Dette. D'ailleurs il n'a quasiment plus de temps à consacrer à sa meilleure amie, ses parents ou même à l'école qu'il soit sécher bien malgré lui, mais pas si mécontent de l'affaire quand même ! Cette fois aucune centrale nucléaire à arrêter, mais un nouveau prototype de smartphone high tech à récupérer. Évidemment cela ne se fera pas sans mal et il ne pourra comme toujours compter que sur lui-même. Heureusement Dom est plein de ressources et ses précédentes missions lui ont appris pas mal de ficelles du métier. Il peut toujours compter sur l'aide inestimable de l'ordinateur ultra-perfectionné fourni par La dette. Mais même ainsi, le challenge ne sera pas aisé.

C'est toujours un plaisir de lire cette série. Puisqu'au troisième tome, tout le monde connaît le héros et ses contraintes, le récit démarre immédiatement et le lecteur se fait happer dès les premières pages. Tout comme dans les précédents opus, il y a quelques ficelles un peu grosses, mais on pardonne bien volontiers. D'abord parce que c'est un livre jeunesse, mais aussi parce qu'on suppose que Dom reçoit de l'aide bien malgré lui. On ne sait pas qui, ni comment mais il se trame des choses en arrière-plan, c'est certain. La curiosité du lecteur n'en est que plus éveillée. On a des indices, des intuitions qu'il se passe plus de choses qu'il ne le semble, mais sans pouvoir vraiment mettre le doigt dessus et ça titille l'esprit ! 

Dom est toujours un personnage passionnant. On se rend compte que sa Dette, lui "pourrit" la vie et l'isole de plus en plus du monde "normal" des adolescents de son âge. Il doit faire des sacrifices énormes vis à vis de sa famille et de sa vie sociale et scolaire. Pas facile pour un môme de 15 ans qui ne peut se confier à personne, contrat oblige ...

Ce troisième contrat se dévore de bout en bout, comme les deux précédents, c'est un vrai bonheur. Et même si ce livre s'adresse à des jeunes à partir de 10/12 ans, pour ma part  je ne boude pas mon plaisir et je serai présente pour le quatrième contrat bien sûr !


jeudi 11 septembre 2014

CONTRECOUPS de Nathan Filer






Éditions Michel Lafon
352 pages
19.95 euros


4ème de couv :

Matthew a 19 ans, et c’est un jeune homme hanté. Par la mort de son grand frère, dix ans auparavant. Par la culpabilité. Par la voix de Simon qu’il entend partout, tout le temps…

Matthew a 19 ans et il souffre de schizophrénie, une maladie qui « ressemble à un serpent ». Pour comprendre son passé et s’en libérer, Matthew dessine, écrit. Il raconte l’enfance étouffée par la perte, la douleur silencieuse de ses parents ; l’adolescence ingrate brouillée par les nuages de marijuana ; la lente descente dans la folie, l’internement… Mais aussi, avec un humour mordant, le quotidien parfois absurde et toujours répétitif de l’hôpital psychiatrique, les soignants débordés, l’ennui abyssal… Et le combat sans cesse renouvelé pour apprivoiser la maladie, et trouver enfin sa place dans le monde.

Bouleversant, tourmenté, souvent drôle, Contrecoups est un roman tendre et courageux, porté par une voix absolument unique.



L'avis de Dup :

Un serpent. Ma maladie est un serpent, nous dit Matthew, parce que chaque fois que j'apprends quelque chose, elle l'apprend aussi. Et Matthew se débat contre elle, contre ses effets qui lui font se mélanger le temps, les souvenirs, les rêves. Mais il se bat aussi contre l'institution psychiatrique et ses traitements si lourds, ces traitements avec tant d'effets secondaires qu'il faut des pages et des pages pour les énumérer. Mais aussi, et surtout parce qu'ils tiennent Simon, son frère, à l'écart, loin de lui.

Pauvre Matthew, qui à sa façon nous décrit et explique sa schizophrénie. On comprend vite que celle ci évolue dans un terrain favorable : la mère de Nathan est assez spéciale, il la qualifie même de folle et dans son récit, on sent bien qu'elle n'est pas très stable psychologiquement. Mais outre ce terrain propice au développement d'une psychose, le choc de la mort de son grand frère Simon alors âgé de 8 ans alors qu'il n'en a que 6, doublé d'un fort sentiment de culpabilité suffisent à installer cette maladie.
Schizophrénie n.f. affection mentale sévère caractérisée par une perturbation du processus englobant la réflexion, le contact avec la réalité et les réactions affectives.
Étymologie : du grec "skhizein" : diviser et "phrên" : esprit.
Matthew est touchant, bouleversant. Ce qui lui est arrivé est si triste, si dur qu'on se dit que n'importe quel gamin confronté à ces mêmes événements  peut réagir ainsi, terrain favorable ou non. Et cela fait vraiment peur, car Matthew est intelligent, sensible et il comprend très bien ce qui lui arrive la plupart du temps.
Le pire, dans cette maladie, ce n’est pas ce qu’elle me fait croire ni ce qu’elle me fait faire. Ce n’est pas l’emprise qu’elle a sur moi, ni même l’emprise qu’elle autorise les autres à avoir. Le pire de tout, c’est qu’elle m’a rendu égoïste. La maladie mentale nous replie sur nous-mêmes. C’est mon avis. Elle fait de nous les prisonniers à vie de la douleur qui occupe nos têtes, tout comme la douleur d’une jambe brisée ou d’un pouce entaillé accapare l’attention et s’y cramponne au point que la jambe ou le pouce valides cessent d'exister.
Il nous parle, nous apostrophe et ses phrases résonnent très fort :
Et peu importe que je m'applique à bien réfléchir, à dire la vérité, personne ne croit un seul mot de ce que je dis ici. [...] Voilà ma vie. J'ai dix-neuf ans  et la seule chose que je maîtrise encore un tant soit peu dans mon univers, c'est la façon de raconter cette histoire. Alors je ne compte pas déconner. Ça serait bien si vous faisiez l'effort de me faire confiance. 
Nathan Filer lui prête même de l'humour parfois et rend ce gamin terriblement attachant. Attachant par son parcours, mais attachant également parce qu'il est sincère. Il nous décrit également ses périodes de dérives, de révoltes. Ses accès de colère parfois injustifiées, très vite suivis d'excuses poignantes.

Même si parfois j'ai souri, dès les premières pages de ce roman j'ai eu une grosse boule dans la gorge. Et si souvent mes yeux devaient briller, jamais je n'ai eu d'épanchements lacrymaux ( c'est bien dit n'est-ce-pas ?! ). Parce que le style de Nathan Filer est juste, très simple et coule tout seul. Parce qu'on sait que l'auteur, ancien infirmier en psychiatrie sait de quoi il parle, et que son éclairage sans concession du monde médical spécialisé dans la maladie mentale est idéal. On n'a pas le temps de s’appesantir, les pages défilent parce qu'on veut savoir et comprendre. Or cette maladie est félonne, telle un serpent elle se faufile partout, brouille la réalité, brouille le temps et rend le récit de Matthew absolument pas linéaire. Cela accentue encore l'attention qui est demandée au lecteur et celui-ci n'a pas le temps de s'épancher.

C'est encore un OLNI pour notre blog, mais je ne peux que vous le conseiller, quel plaisir de lecture. Ce livre est un concentré d'émotions, un récit qui sonne juste en permanence, un énorme coup de coeur !

Et voici le billet coupable de m'avoir entraînée dans cette lecture ! Merci Cajou ♥