jeudi 23 octobre 2014

LES KERNS DE L'OUBLI Tome 2 de Feldrik Rivat



2 - Les Larmes du désert



Éditions HSN
410 pages
19,90 euros

4 de couv :


« Et viendra l’Étranger. L’Espoir Éternel. 

Il ouvrira ses ailes, en phénix, et sous lui refleurira le désert. 

Il redonnera à Saham le souvenir de son âge d’or perdu. »

Ainsi commande l’Ararak. La prophétie fondatrice de l’ordre des Prêtres Noirs.
Mais qui es-tu, homme ? Toi, maudit par la Terre et les Dieux ? Toi dont le passé se fait le ciment de cette humanité ? Al Gahama, sauras-tu trouver la force d’ébranler la forteresse millénaire du mensonge, afin que jaillisse enfin… la Vérité ?

Hauts les fers ! Par ces pages, l’annonce en est faite, l’aventure des Kerns continue !



L'avis de Dup :

Comme pour le premier tome, il m'aura fallu laisser mijoter celui-ci dans ma PAL un bon moment avant de me décider de l'en extirper. Et comme pour le premier tome, je me traite de tous les noms d'oiseaux une fois lu. Pourquoi laisser dormir un roman si plaisant, c'est absurde vraiment. Bon, il faut avouer également que j'avais une légère appréhension malgré tout ; [spoil[ la fin cataclysmique du premier volume me restant en travers de la gorge. Almenarc'h la belle, la mirifique comme dirait Cataxak, la somptueuse cité si bien décrite et qui m'a fait réver, explosée, disparue, rayée de la carte en l'espace d'un petit chapitre ! Et avec elle, tous ces personnages délicieux qui ne sont plus, rhaaa ! ]]

On va suivre d'un côté Erkan, qui se réveille après la catastrophe, un peu désorienté et qui va aller de découvertes en découvertes. Et de l'autre Cataxak, l'horrible, qui fuit après avoir réinvesti sa dépouille terrestre. On va donc passer d'un roman chorale exceptionnel à un récit se limitant essentiellement à deux narrateurs et c'est ma seule déception. Parce qu'à côté de ça, le récit que l'on va découvrir est passionnant. On va assister à un véritable bras de fer entre ces deux personnages, chacun voulant comprendre et/ou appliquer le dessein de son dieu.

Erkan va être recherché puis conduit en terre de Saham, car il serait Al Gahama. Il sera accompagné par sa femme et son fils, femme qu'il a rencontré pendant sa période amnésique et dont il ne se souvient absolument pas. Il va donc être proclamé roi de ce peuple dont il ne connait ni le langage, ni les coutumes. De plus, cette zone du monde semble dépourvue de Shå, ce flux d'énergie pure que contient chaque chose et dont il a besoin pour façonner sa magie. A peine en reste-t-il dans les monts sauvages...
Quant à Cataxak, il fuit vers les terres du grand nord, où le froid permanent permettra de conserver plus longtemps son corps en décomposition avant qu'il ne se soit refait une santé pour lui redonner force et vitalité. En même temps, il continue à ourdir des complots tout en se gorgeant des âmes du peuple local.

Le récit épique conté ici est passionnant, entraînant. Le point fort de Feldrik Rivat est sans conteste la qualité de ses descriptions. C'est un film en 3D qui se déroule devant nos yeux. Les scènes d'action où les batailles à l'épée tintent encore dans mes oreilles. Le périple en bateau affrontant bien des dangers, tempêtes, icebergs, tentaleux géants, est criant de vérité. À croire que Feldrik a été flibustier dans une vie antérieure ! Quant aux paysages, ils sont toujours aussi grandioses, [spoil[ même sans Almenarc'h...]], et oui, la Dup est un animal rancunier :))

Le système de magie développé ici par l'auteur est différent de l'opus précédent. Oh, on a encore toujours ces tours de "passe-passe" d'Erkan, qui module ce qu'il veut à partir de Shå puisé autour de lui... quitte à "démonter" une montagne s'il n'a que ça sous la main !  Mais il explore également la mémoire de l'eau, en donnant à Erkan le pouvoir de l'explorer. À partir d'une seule goutte extraite puis conservée dans une bille-mémoire, tel un somptueux bijou, il va remonter le passé d'un individu. Il va se fondre, partir en transe et quasiment devenir l'autre, assister à une portion de son passé. 

Pour comprendre Cataxak, il va devoir découvrir l'histoire d'Obédaï, son maître. Ce second tome sera un va et vient permanent entre le passé et le présent. On va d'ailleurs découvrir une période d'un passé dit fort lointain alors qu'on nage en pleine science-fiction, avec des armes qui sont des désintégrateurs par exemple ! On a l'impression que les monts enneigés de Saham deviennent l'Himalaya. Et c'est la fin du volume, et c'est le grand tournis dans ma tête vu le nombre de points d'interrogations qui s'emmêlent !!! Va-t-on passer d'un roman de fantasy épique à un roman de science-fiction ? Rhaaaa ! Alors que le tome 1 se suffisait à lui-même, sachez qu'il est préférable d'avoir le tome 3 pas loin lorsqu'on lit celui-ci !

Voilà, le seul bémol que j'émettrai et qui fera que ce n'est pas un coup de coeur, c'est le regret de ne pas avoir retrouvé ce côté polyphonique magistralement mené précédemment. Mais comme tout le reste est plaisant, la saga de Feldrik Rivat reste un bonheur de lecture qu'il ne faut pas louper ! Je rajoute que j'ai beaucoup apprécié de comprendre enfin le pourquoi des "kerns de l'oubli" :)). 
Et toujours une magnifique couverture signée Alexandre Dainche.

Un autre avis chez AcrO

mercredi 22 octobre 2014

Sortie de Revanche de Sang de Michel Robert





Balafrée

Revanche de sang - T2




Fleuve Editions
Collection Fantasy
Sortie le 09 octobre 2014
450 pages
19.90 euros




La guerre se poursuit entre les Clans sauvages et l’Empire, plus meurtrière que jamais. Tandis que Galbrayth de Tissemort, le Chevalier Pestilent, continue de chercher les mystérieux Sceaux pour le compte de son maître, le cardinal Fordryng, Valéna d’Aubépine et Rorqual tentent de comprendre pourquoi la Cabale s’acharne sur le peuple pacifique des A zuréens. De son côté, écartelée entre son devoir envers les Prêtresses de l’Ombre et son rôle au sein l’escouade des Bannis, Balafrée se sent de plus en plus attirée par Aidhan Flynn, l’archer elfe-soleil, qui ne cesse de croiser son chemin. Mais que doit-elle penser de cette attirance envers celui qui représente l’Ennemi ? De sa capacité à y résister, ou non, dépendra peut-être son destin… et celui du Monde Connu.

Quatrième tome de l'interview de Laurent Whale



Le tome 1 est  ICI, le tome 2   et le tome 3 PAS LOIN :)












Hello les tous ! (formule brevetée)







Nous voici donc amis pour la vie pendant un mois. Comme le veut la tradition, vous pouvez donc dès à présent me poser toutes les questions que vous désirez.



Oui, même celles que vous n’oseriez mentionner à votre psy. J’y répondrai bien entendu avec toute la mauvaise foi requise en pareille circonstance !



Blague à part (je sais, c’est moyen drôle !), le Chapternator et moi-même nous ferons un plaisir de dévoiler tous nos secrets, depuis le massacre de chapitres à la chaîne, en passant par l’art de la procrastination active et jusqu’à l’absorption de liquides stimulants pour les glande imaginatives.



Ma vie, mon œuvre et ma recette du cocktail d’escargots en tartare (c’est beurk, mais ça débarrasse des fâcheux).

Voilà, je crois que tout est dit, à vous les studios !



Astuce :

Les questions à éviter :

- Le montant de mes droits d’auteurs pharaoniques,

- La fin de mon prochain roman,

- Le téléphone de mon psy,

- Ma recette des bouchées au foie de hanneton (il y a des choses sacrées, tout de même)



Sinon, vous pouvez me tacler pour mon humour pourri, j’ai l’habitude.



Laurent.




**********************************






Xapur  

Salut Laurent
J'ai lu, apprécié et chroniqué Les Pilleurs d'Ames et j'aurais une question toute simple (ou pas !).
Si tu devais choisir entre la marine du 17e siècle dans les Caraïbes et celle du 30e (ou plus^^) dans l'espace, que préférerais-tu ?




Laurent:

Hello Xapur,
Question marrante !
Je crois que je choisirai celle du 30ème, histoire de constater où en est l'humanité. Egalement, parce que mes premières amours littéraires sont dans la SF. J'ai toujours été fasciné par le voyage spatial. Depuis les premières description de navire stellaires qui tenaient plus du sousmarin que de la navette Columbia, jusqu'aux bidules fun de Star Wars.
Mais je me rends compte qu'il s'agit d'un choix très optimiste, je ne pense pas qu'au 30e siècle, l'humanité soit encore là. En tout cas, pas dans son organisation actuelle. Il va nécessairement falloir que quelque chose se produise dans un avenir proche.
Ce sera violent, naturel ou non, mais cela remettra en cause l'humanité telle que nous la connaissons et nul besoin d'être un grand clerc pour atteindre cette conclusion. Ne serait-ce qu'en laissant pourrir la situation globale actuelle - et je ne parle pas seulement au niveau écologique.
Alors, la marine du 30e... ;-)

Phooka

Coucou Laurent,

Bon je trouve enfin un moment pour venir te poser des questions ! :)

J'aimerais savoir comment s'organise une journée "whalienne" entre ton boulot, ton écriture etc .. T'astreins tu à un planning serré et minuté?

Dans un autre ordre idée, es-tu du genre à te promener partout avec un carnet et un crayon pour noter des idées qui te viennent ou es-tu plutôt geek et connecté ?


Laurent:

Emma,


La journée "type" commence vers 6h du matin, avec un thé (Earl Grey russian) et quelques biscuits aux céréales, ou un oeuf dur. En parallèle, le pc s'allume et je m'asseaois au bureau. Je relis ce que j'ai fait la veille et corrige les scories (il y en a toujours), puis j'attaque.

J'écris jusqu'à l'heure ou je dois me préparer pour mon premier cours de la journée, puis je file.

Je reviens entre midi et deux et je complète un peu le texte.

L'après-midi, j'écris dès que je peux, au grè de mon planning et des élèves que j'ai. Le soir, je dine, ou je sors et je me mets au clavier après la fin du programme que j'ai choisi de regarder, ou toute la soirée.

Mais tout ceci est suceptible d'être chamboulé à tout moment, puisque je suis formateur freelance et que le plannig change continuellement.
Il m'arrive régulièrement de fermer l'ordi vers 2h du mat', ce qui rend parfois les matins difficiles ! ^^


Non, je ne suis ni geek ni connecté !

Le carnet et le cahier me suivent partout. Un petit carnet à spirale ou je note ce qui me vient pendant les cours (je sais, c'est vilain !) et un grand cahier, à spirale lui aussi. Ce dernier comporte une chemise intégrée, dans laquelle je peux mettre des documents. Ainsi, le fruit de mes recherches de documentation me suit partout. Je sais bien qu'une tablette high tech serait plus efficace, mais je m'en tape. Pas besoin de piles, de prises ni de réseau !

Ceux présents sur les salons ont peut-être remarqué l'un ou l'autre de mes outils. Mais j'ai tendance à vivre si pleinement les salons qu'il m'y est difficile d'écrire.

Néanmoins, je profite des trajets en TGV pour abattre un chapitre à l'aller et un au retour ;-)




Ha oui et j'oubliais (tant que j'y suis :)).

Comment réagis-tu aux critiques ? Es-tu du genre à guetter les chroniques sur le web ou ailleurs ?
Comment se passent les faces à faces avec tes lecteurs dans les salons.

Bon là, promis j'arrête :)



Laurent:

Hello Phooka,
Je ne réagis pas, aux critiques. Je me contente d'en remercier l'auteur. Car son avis est... le sien, justement ! Je pense que le secret de la sérénité est de ne pas commenter, que la critique soit bonne ou mauvaise.
Non, je ne guette pas les chroniques, mais on me les signale lorsque je ne les ai pas vues. Je ne suis pas abonné sur la blogosphère. Facebook est suffisament chronophage en l'état sans ajouter d'autres excuses de procrastination ;-)
Pour l'instant, j'ai eu bien plus de bonne critiques que de mauvaises, c'est une chance, mais je me dis que la tendance pourrait s'inverser un jour, alors autant ne pas commencer à répondre ;-)
Néanmoins, je suis toujours super content lorsqu'un lecteur (lectrice) est satisfait(e) et le fait savoir. J'y pioche un peu de courage pour mon manuscrit en cours !
D'une manière générale, je fonctionne mieux aux caresses qu'aux coups de bâton ! Mes éditeurs l'ont bien compris ;-)


Dans les salons, tout se passe très bien. En fait, il suffit de mettre un peu d'ambiance pour que tout le monde soit content. On n'est pas là pour se faire la gueule ;-)
J'adore le contact avec les lecteurs. Ils me disent ce qu'ils ont pensé du derier bouquin, s'ils ont envie d'une suite, ou leur ressenti sur tel ou tel aspect de l'histoire. C'est toujours constructif et cela permet souvent d'agrandir mon lectorat.
Longtemps j'ai fait de la musique dans des groupes. Lorsque j'ai arrêté, les amis me prédisaient que la scène me manquerait. En fait, les salons sont devenus ma scène ! j'y fait mon toc-toc-badaboum et le public semble y trouver son compte aussi ;-)



Artikel Unbekannt


Coucou Laurent,

Comme plein de questions intéressantes t'ont déjà été posées, et que d'autres t'attendent encore, je ne vais pas renchérir. Je voulais juste t'exprimer publiquement de la reconnaissance. Pour ça:

"Et moi pour faire original : quels sont les 10 livres qui vous ont marqués?

Laurent :

Violaine,

je crois m'être déjà prêté à ce jeu-là sur Facebook, mais je vais tenter de m'y plier à nouveau :

10) la collection Trash dans son ensemble, pour le fun et le style !"

De la reconnaissance, disais-je. Ouais, m'sieur. Parce que le fait de parler de TRASH Editions à chaque fois que tu en as l'occasion, sans qu'on t'ait jamais rien demandé, et en des termes aussi enthousiastes, ben ça nous touche. Vraiment. Qu'un écrivain de ton calibre nous apprécie au point de balancer des coups de projo à répétition sur ce qu'on fait, c'est important. Et très motivant. Alors sache qu'on va continuer à bosser et à faire de notre mieux pour soigner nos bouquins. Ne serait-ce que parce qu'on aurait horreur de te décevoir.

Encore merci, Laurent, avec les amitiés de toute l'équipe TRASH.



Laurent:


Ne me remerciez pas. Payez la tournée !^^
Je suis dans le Kriss Vila (Murderprod) et il est délicieusement décalé, drôle et trrifiant à la fois. Continuez, c'est juste génial !
Mon "calibre" vous remercie pour tous ces superbes moments de lecture. Vous redorez le blason de la littérature populaire. Je vous aime ! ^^

Phooka :



Quelle est la question qu'on ne te pose jamais et que tu aimerais avoir?

Inversement, quelle est celle qu'on te pose tout le temps et qui te sort par les yeux ?

:)

Laurent :


La question qu'on ne m'a encore jamais posée : pourquoi écrivez-vous ?


Celle qui est récurrente : Comment où trouvez-vous toujours de l'inspiration ? 

A la première, je répondrai que j'écris parce que l'envie est là. Parce que j'aime créer des histoires et que c'est une forme de catharsis, parfois (mais pas toujours, et ça fait joli de le dire !). C'est aussi une grande source de plaisir et de partage. J'aime voyager à travers mes personnages. Ecrire, c'est sculpter des futurs possibles. Des présents et des passés aussi. Sculpter des vies, inventer des mondes.
J'aime ça, tout simplement.
Ça rejoint une question posée ici, il y a quelque temps. Je vis à travers mes rêves. Ecrire en était un. Je crois, contrairement à certaines personnes, que les rêves sont faits pour être réalisés (j'ai déjà dû dire ça), ils ouvrent la voie à d'autres.
Tant que l'envie sera là, chaque nouveau livre en gestation sera un rêve de plus à réaliser.

Pour la seconde question, la réponse est plus simple. Ce qui est le plus dur, pour moi, n'est pas de trouver des idées, c'est de rester assis pendant 500 pages à taper sur le clavier. Heureusement, chaque étape d'un récit apporte son lot de plaisirs. Alors, comment fais-je pour régénérer mon inspiration?... je n'en sais fichtre rien !
Cela vient tout seul. Chaque chose que je vois, que j'entends, que je lis. Tout ce qui se déroule dans la rue, à la télé, à la radio, dans le couloir de mon immeuble, dans mes rencontres... Tout ça est une source innépuisable d'inspiration.
La mer, le ciel, des rires, du bruit, des informations, un hérisson plat sur une route... Tout !^^

Dup :

Et bien Laurent, je pense qu'ils vont pouvoir te la payer ta tournée ! Je viens de me faire une belle commande chez Trash :))

En revanche, impossible de trouver celui dont tu parles, sais-tu où je pourrai le trouver ailleurs que sur leur site ?

Laurent :

Je crois que la meilleure combine est encore de leur poser directement la question ;-) Tous ceux que j'ai, je les ai acheté sur des salons où nous étions ensemble. Je ne suis pas partenaire de Trash, juste un simple fan !

Dup :

Sais-tu alors s'ils seront présents aux Imaginales ?

Laurent :

Aucune idée ! Mais les imaginales, c'est vachement loin, il y a plein de salons d'ici-là. Lyon, Paris, Sèvres...


mardi 21 octobre 2014

CORSETS ET COMPLOTS de Gail Carriger





Editions ORBIT
16.90 euros
355 pages





A-t-on vraiment besoin de quatre digitales pour décorer une table pour six personnes ? Ou bien est-ce six digitales pour tuer quatre invités ? La première année d'école de Sophronia a certainement été enthousiasmante. D'abord, son pensionnat pour jeunes dames de qualité l'entraîne à devenir espionne (Maman sera si surprise !). Ensuite, elle est mêlée à une intrigue à propos d?un appareil volé et on lui jette une tourte au fromage dessus. Aujourd'hui, Sophronia connaît chaque recoin de l'école, laisse traîner son oreille dans les quartiers des enseignants et monte clandestinement à la chaufferie du dirigeable où elle apprend qu'un simple voyage scolaire à Londres peut cacher davantage que ce qu'elle croit ? Vampires, loups-garous et humains sont tous après le prototype récupéré par Sophronia dans Étiquette & Espionnage, qui a le potentiel d'améliorer le transport aérien surnaturel. Sophronia doit découvrir qui est derrière un dangereux complot pour contrôler le prototype et survivre à la saison de Londres munie d'un carnet de bal complet.





L'avis de Phooka:


Rhaaaaaaaa je sens que je vais détester cette chronique. Pour la première fois depuis que je lis du Carriger, je vais être amenée à en dire du mal. Et c'est duuuuur !

Parce que oui, je me dois d'être honnête (comme nous le sommes toujours dans nos chroniques) et je me suis copieusement ennuyée avec ce deuxième opus de la série du Pensionnat de Mlle Géraldine. 

Voilà c'est dit!

Le premier tome, Etiquette & Espionnage,avait su me ravir et me surprendre. Bien sûr ce n'était pas le coup de cœur de la série du protectorat de l'Ombrelle *, mais cette lecture avait été très agréable, pleine d'humour et de surprises. Bref, je m'étais régalée.

J'entamai donc ce second volume avec enthousiasme. Enthousiasme qui s'est retrouvé douché par l'extrême lenteur de ma lecture. Evidemment on retrouve tous les ingrédients du précédent tome, mais il n'y a plus le charme de la découverte, or la première moitié du livre est totalement redondante avec le récit préalable dans Etiquette & Espionnage.  Une redite qui n'apporte rien de plus que de l'ennui.
Oui on retrouve Sophronia, toujours aussi indisciplinée. Oui on retrouve toutes ces demoiselles, apprenties espionnes aux talents plus ou moins développés, mais à la langue acérée, mais cela ne suffit plus. Et même si les protagonistes de ce récit sont toujours aussi atypiques, la surprise n'est plus là et le château de cartes s'écroule.

J'ai dû me forcer pour en arriver à la fin qui heureusement d'ailleurs relève un peu le récit. Le dernier quart du livre devient enfin intéressant, on y retrouve de l'aventure et du suspense, de l'humour aussi (Niall en "cheval de transport" vaut son pesant de cacahuètes). Ce dernier quart sauve vraiment le roman du naufrage. A se demander pourquoi l'auteur n'a pas plus travaillé le début qui donne ainsi une mauvaise impression de "remplissage/délayage".

Bref, je ne préfère pas m'attarder sur ce roman. Très grosse déception pour moi, sans doute aussi parce que je faisais une confiance aveugle à cette auteur talentueuse. J'espère bien cependant lire la suite, en croisant les doigts pour que la surprise soit cette fois-ci meilleure.





*

Pour en savoir plus sur le protectorat de l'ombrelle:

lundi 20 octobre 2014

LA TRAQUE de Roderick Thorp





Éditions Sonatine
615 pages
22 euros

4 de couv :


Août 1982. Phil Boudreau, détective de la brigade des mœurs de Seattle, est appelé en urgence dans une des banlieues de la ville. On vient de retrouver le corps d’une jeune femme dans la Green River. Les services de police présents sur les lieux ne lui demandent qu’une chose : identifier la victime, qui semble être une de ces jeunes prostituées que son travail l’amène à fréquenter. Boudreau la reconnaît et pense immédiatement à un suspect possible, Garrett Richard Lockman. Mais le rapport qu’il envoie à sa hiérarchie, dans lequel il fait état de ses soupçons, est enterré sans qu’il en connaisse la raison. Bientôt, les victimes se multiplient dans la Green River, presque toutes de jeunes prostituées de la ville. Mis à l’écart des investigations, Boudreau décide de mener seul une enquête clandestine qui va durer près de dix ans, au rythme de surprises et de rebondissements spectaculaires, jusqu’à une conclusion totalement inattendue. Face à lui, un tueur aussi manipulateur qu’insaisissable, le pire cauchemar d’une ville aux abois.




L'avis de Dup :

Roderick Thorp nous raconte ici la traque la plus longue qu'ait mené la police des États-Unis contre un tueur en série sévissant sur la côte ouest, près de Seattle plus exactement : plus de neuf ans. Cette région ayant déjà connue le tristement célèbre Ted Bundy se retrouve aux prises avec un nouveau meurtrier s'attaquant aux jeunes femmes, prostituées ou droguées, voire les deux. Quelques unes sont même des gamines, la plus jeune ayant à peine douze ans.

On va suivre donc les méfaits de Garrett Richard Lockman qui a 28 ans lors de la découverte du premier corps. Il comptabilisera plus de soixante meurtres, battant ainsi son illustre prédécesseur. Et côtoyer pendant si longtemps un personnage aussi malfaisant et aussi calculateur est très souvent dérangeant. Il est montré par l'auteur aussi positivement que possible et on se rend vite compte que pour lui, les femmes en général mais plus encore celles-ci ne sont que des jouets, des objets de plaisir dont il dispose à son gré. Il ne développe absolument aucune empathie, aucun remord. Lockman se montre en revanche un as de la manipulation, sachant trouver la faille de l'autre et sachant l'exploiter au maximum. Il se fabriquera ainsi des alibis en béton armé, soit des "amis" complices qu'il n'hésite pas une seconde à sacrifier pour sauver sa peau et charger tout sur leurs épaules. Il est bien sûr très intelligent et extrêmement bien renseigné sur les techniques policières pour ne pas tomber dans ses filets.

Face à lui se trouve Phil Boudreau, le Frenchy, flic de terrain de la brigade des mœurs de  Seattle. Il est appelé par la Crim lors de la découverte du premier corps en 1982, pour reconnaître la prostituée concernée. Les indices lui évoque Garrett Lockman, contre qui il s'est déjà frotté, mais il ne sera pas écouté. Ni par la Crim, ni par le FBI qui va se greffer sur cette affaire. Pire même, il va faire partie pendant un temps des suspects, connaissant toutes les victimes. Cette affaire va être sa quête, son obsession pendant presque dix ans. Lui pourrissant tout, sa vie professionnelle comme sa vie privée déjà bien compliquée. Mais il ne lâchera pas.

Nous lecteur, on sait qu'il a raison puisque nous suivons en parallèle les agissements de Lockman, mais le fait est que les preuves pour l'inculper sont réduites à peau de chagrin, ce ne sont que des présomptions de culpabilité. Or le système judiciaire et pénal américain, fort bien décrit par l'auteur, ne peut tenir compte de cela.

Lorsque l'on sait que ce roman est tiré d'une histoire vraie et très peu romancé, c'est impressionnant. En attendant, cela m'aura permis de découvrir un conteur-né en la personne de Roderick Thorp, car ces 615 pages s'avalent sans un accro. On est pourtant loin du page-turner à l'action trépidante. Il n'y a ni fausse-piste, ni rebondissements multiples. Non, c'est une histoire qui nous est contée, pas si belle on s'en doute bien, mais déroulée d'une telle façon qu'elle est passionnante et addictive. C'est sombre mais si bien écrit ! C'est une très belle plume que je découvre aujourd'hui. Cet auteur a écrit quatorze romans policiers avant de décéder en 1999, La Traque est le premier traduit en français. Un pari pris par les Éditions Sonatine qui, j'espère bien, va être validé afin d'avoir l'espoir d'en découvrir d'autres, notamment ceux qui ont été adaptés en films ou en télé-films.
La Traque, roman à lire, pour tous les amateurs du genre.


Un autre avis chez Léa Touchbook ;)

dimanche 19 octobre 2014

Sortie de HOPELESS de Colleen Hoover





Fleuve Editions
Collection Territoire
Sortie le 02 octobre 2014
516 pages
16.90 euros





Sky, 17 ans, habite avec sa mère adoptive, Karen. Après plusieurs années de scolarisation à domicile, elle débute sa dernière année de lycée dans un nouvel établissement, où elle ne connaît quasiment personne. Mais elle s’en moque. Depuis son enfance, Sky n’a jamais ressenti aucune émotion pour personne. Sauf qu’en croisant Holder, le bad boy du lycée, elle est soudain stupéfaite de l’effet qu’il exerce sur elle. Sky comprend qu’il n’est pas celui que tout le monde croit, et leur relation devient vite passionnée. à t ravers l ui, e lle découvre peu à peu la vérité sur son propre passé… Car ils se connaissaient autrefois. Ils étaient même voisins dans leur enfance et amis. Sauf que Sky ne s’en souvient pas…

samedi 18 octobre 2014

Sortie de ENDGAME de James Frey





9 octobre 2014 : lancement mondial dans 30 pays !

DOUZE MÉTÉORITES
DOUZE LIGNÉES ANCESTRALES
DOUZE ÉLUS
UN SEUL VAINQUEUR


Le pitch :

Chacun croit à sa version pour expliquer comment l'homme est arrivé sur Terre. Mais en définitive, le comment importe peu. Il y a la Terre. Et il y a Endgame. Douze civilisations ont été choisies il y a des millénaires. Elles représenteront l'humanité et se battront quand Endgame arrivera. Aujourd'hui, douze météorites ont frappé la Terre, portant un message à douze Joueurs âgés de 13 à 20 ans. Endgame a commencé. Ils se préparent depuis leur naissance, dans les traditions et légendes de leurs ancêtres. Dispersés à travers le monde, Kala Mozami la Sumérienne, Chiyoko Tadeka la Mu, Sarah Alopay la Cahokienne, Jago Tlamo l'Olmec, et les autres ne se connaissent pas. Ils n'ont pas de pouvoirs surnaturels et mènent une vie normale, mais sont secrètement aussi bien entraînés et aussi mortels que les meilleurs guerriers. Ils devront résoudre la Grande Énigme du Salut. Certains sont moins prêts que d'autres, ils seront les premiers à mourir. Seul le gagnant sauvera sa lignée. 

L'avis de l'éditeur :

Une quête survoltée aux quatre coins du monde doublée d'une réflexion contemporaine sur la condition humaine. Un premier tome à l'efficacité redoutable, tenu par la plume nerveuse d'un grand auteur. Addictif !

À partir de 15 ans.

vendredi 17 octobre 2014

KELEANA Tome 2 de Sarah J. Maas







Editions La Martinière Jeunesse
511 pages
19 euros




Pour échapper au bagne, Keleana, l'assassineuse, est devenue le champion du tortionnaire de son peuple, le roi d'Adarlan. Pour conserver sa liberté, elle doit maintenant éliminer un à un les ennemis du royaume. Répugnant à trahir ses idéaux en accomplissant cette tâche, Keleana doit user de stratagèmes de plus en plus complexes. Quitte à perdre la confiance de ceux qu'elle aime, et ses seuls vrais alliés au sein d'une société gangrenée par la méfiance, la trahison et la peur.

Le vent de rébellion qui souffle sur le royaume pourrait être sa seule chance. Keleana saura-t-elle y trouver le salut sans y perdre la vie ?


L'avis de Phooka:


Après un premier tome prometteur, mais emprunt néanmoins de quelques défauts de jeunesse, j'attendais beaucoup de la suite pour savoir si cette série allait se révéler à la hauteur de mes attentes, car elle possédait indéniablement un potentiel énorme.

Je vous le dis tout de suite, je n'ai pas été déçue, bien au contraire.

Il ne m'a fallu que quelques pages pour me replonger dans le récit (ceci étant, petit message pour l'éditeur, ce serait une bonne chose de placer un petit résumé des événements au début du roman, mais bon ça ne m'a pas posé trop de problèmes).

On retrouve bien sûr, Keleana, notre "assassineuse" (erkkkk, voir commentaires dans ma chronique du tome 1). Elle est toujours au service du roi d'Adarlan, un despote cruel qu'elle déteste plus que tout. Mais un pacte l'y lie, elle lui doit sa liberté et ne peut pas échapper à son devoir.
Heureusement, Chaol, le beau capitaine de la garde est toujours à ses côtés, ainsi que Dorian, le jeune prince, lui aussi sous la coupe de son père.

Le roi a pour habitude "d'utiliser" Keleana pour faire disparaître tous les gens qui ne lui plaisent pas. En gage de travail bien fait, Keleana lui rapporte la tête de ses victimes. Charmant boulot, non ?

Cette fois, le roi a entendu des rumeurs de rébellion et possède même une liste de supposés rebelles. Il donnera un nom à la fois à son assassineuse pour qu'elle lui ramène leur tête, une à une. Sauf que Keleana répugne de plus en plus à accomplir cette tâche. Mais elle sait aussi que si elle s'y oppose, elle retournera en enfer ...
Elle ne peut compter sur personne, sa propre vie est en jeu, mais aussi celle des gens qu'elle aime. Elle va devoir jouer serré et ne compter que sur ses seules capacités. Et des capacités, elle en a beaucoup, fort heureusement.

Ce qui est étonnant avec ce roman, c'est qu'il est à la fois "jeunesse" dans le sens où certains personnages sont un peu stéréotypés (mais pas trop, du coup ce n'est en aucun cas gênant), et l'héroïne très "girly" parfois alors que ça ne correspond pas vraiment à l'image que l'on s'en fait. Mais d'un autre côté, il y a aussi des scènes dures, avec des morts parmi les protagonistes que le lecteur aime et c'est franchement gonflé ... et plaisant de la part de l'auteur.

Les rebondissements sont nombreux et souvent inattendus, l'action est omniprésente et les 500 pages défilent vraiment toutes seules. Les héros sont attachants et crédibles, on verse une larme, on s'amuse et on a peur. Bref, toutes les émotions sont présentes lors de la lecture de cette Reine sans couronne. Y compris la gourmandise, puisque le roman se dévore! :)

Rajoutons à ça que la révélation finale nous rend encore plus fébriles et impatients de découvrir la suite et vous vous rendez compte que vous avez entre les mains une série jeunesse fort bien tournée, pleine de suspense, d'action, bref:

Un livre à mettre entre toutes les mains !



jeudi 16 octobre 2014

TOUT POUR PLAIRE de Ingrid Desjours




Éditions Robert Laffont
520 pages
21,50 euros

4ème de couv :


Rien n'est plus suspect qu'une personne qui a tout pour plaire. 



Voila, vous y êtes. Arrivés au point de rupture.


Depuis longtemps déjà, votre couple dérange. Parce qu'une belle et brillante jeune femme n'a pas pu renoncer à tout pour se consacrer à son riche mari comme ça, sans être influencée. Ou vénale.

Parce qu'un séducteur avide de pouvoir n'a pu obtenir la totale dévotion de son épouse que par la tyrannie et la manipulation. Comme tous les pervers narcissiques.


Oui les ragots vont bon train.


Alors quand s'installe chez vous un deuxième homme, aussi attirant que sulfureux, les esprits s'échauffent davantage. Et la disparition pour le moins suspecte de sa femme n'arrange rien.


Bien au contraire.


Pour vos voisins sont désormais réunis tous les ingrédients d'un drame conjugal qui pourrait bien vous mener à la mort. Vous aurez été prévenus.


Voilà, vous y êtes. Arrivés au point de rupture...



L'avis de Dup :

Et bien ! S'il y avait encore des gens pour douter des qualités des thrillers d'Ingrid Desjours, je pense que Tout pour plaire va balayer toutes les incertitudes ! À l'image de son changement d'éditeur, Ingrid est encore montée d'un cran dans son écriture. Je viens de refermer ce roman et je suis sous le choc de la force des mots, du poids des phrases. C'est exactement ça, pas sous le choc d'images et de scènes gores comme souvent avec les thrillers, non, ce sont les mots, les analyses qui percutent. Elle est implacable cette auteur, lecteur attends-toi à te faire écraser par un rouleau compresseur. Pendant deux jours j'ai pesté contre les obligations m’empêchant de lire, me rattrapant la nuit, complètement accro comme une junkie. J'en ressors lessivée et pourtant déjà en manque !


Ce roman est É-NOR-ME !!! Sa taille d'abord, Ingrid nous avait habitué à des moins de 400 pages. 520 ici, respect. Sa couverture qui interpelle un maximum. Et son contenu, un régal. Oui, mode "fan on", mais j'assume complètement. J'ai un gros faible pour les thrillers psychologiques, je l'avoue, mais ceux à la sauce Desjours c'est quelque chose, wow !

Avec une intrigue parfaitement ciselée, totalement crédible, pas un poil d'idée farfelue, Ingrid Desjours nous déroule son histoire implacablement. Et je ne vais pas m'étendre plus, la 4ème de couv en dit bien assez. Ce n'est pas un portrait psychologique qui est creusé ici, mais quatre, cinq. Tous les protagonistes de cette affaire vont être décortiqués, cuisinés aux petits oignons. Même parfois les personnages secondaires comme la voisine qui espionne derrière les persiennes, qui tend l'oreille chaque fois qu'elle soupçonne (espère ?) une scène de ménage en face...

Reprenez le résumé ci-dessus : On a donc David Pennac (1) et sa femme Déborah (2), le couple parfait... Vient s'installer chez eux le petit frère, Nicolas Pennac (3) avec sa petite fille Emma, 4 ans, because sa femme Laura a disparue... Et puis il y a Sacha Mendel (4), commandant de police au fameux 36 Quai des Orfèvres. Belle gueule, tête brûlée, borderline, mais tellement entier. Il a d'ailleurs la confiance de sa hiérarchie malgré le procès d'intention de l'IGPN qu'il a sur le dos (la police des polices). Sa femme Marion, qui s'acharne à lui pourrir la vie, est très secondaire à l'intrigue, elle sera décortiquée aussi. Et enfin il y a Gabriel Strano (5). Aaah, Strano ! Un jeune mafieux sicilien, plein de charisme, de cynisme, qui aimerait bien prendre Sacha sous sa coupe... Alors que Sacha aimerait bien le coffrer pour de bon.

Ces cinq là vont être analysés au microscope. Tout y passe, les sentiments, le passé, le présent... Et plus l'enquête avance, et plus on se dit que chacun des Pennac peut être à l'origine de la première disparition. Qui ment ? Qui est le plus grand manipulateur ? Et s'ils s'y étaient mis ensemble ? Ou à deux ? Quand survient la deuxième disparition, le point de rupture est passé depuis longtemps, ce petit monde là a beaucoup changé. Mais il est devenu inextricablement mêlé, à tel point que l'on rajoute dans le panier des suspects le flic, et pourquoi pas le mafieux qui semble tirer toutes les ficelles autour de Sacha ! Et si on finit par se douter du QUI, on est loin, très loin de savoir POURQUOI...

Une leçon magistrale de manipulation, Mais la plus grande manipulatrice dans cette histoire, c'est Ingrid Desjours qui se joue de son lecteur. Elle fait osciller sans cesse notre opinion sur les personnages, pour certains, cela peut aller d'un extrême à l'autre. Et le tout bien sûr dans une ambiance angoissante dès le début, cela va sans dire...
Du grand, grand art, vraiment.
Coup de coeur, assurément.


Les autres livres d'Ingrid sur Bookenstock



mercredi 15 octobre 2014

Sortie de NUMMER de Frédéric Staniland






Scrinéo Jeunesse
Sortie le 02 octobre 2014
Roman historique 
320 pages
16,90€




Résumé
1er septembre 1939, deux jours avant la déclaration de guerre, Toni vient de passer la frontière alsacienne. Pour fuir le danger nazi, il quitte son père et tout ce qu’il connaît. Mais ici à Algolsheim, c’est l’ordre d’évacuation générale. Très vite, l’adolescent est poursuivi : espions allemands puis anglais semblent rechercher quelqu’un ou quelque chose... Poursuites, trahisons, aventures... Et surtout, un mystère...Un mystère qui traverse les années jusqu’à aujourd’hui, quand un octogénaire patenté au génie encore intact cherche à résoudre l’énigme de Nummer, livre indéchiffrable. Aidé de deux jeunes voisins un peu envahissants, il mène l’enquête sur les traces de son propre passé, de celui de Toni, jusqu’à redécouvrir, enfin, l’incroyable Histoire...




Frédéric Staniland



C’est en fouillant un jour dans son grenier que Frédéric Staniland tombait sur un vieux journal des années 40 rédigé en allemand gothique. De cette mystérieuse découverte et de son imagination féconde est né Nummer.

Plusieurs voyages en Alsace et des dizaines de rencontres d’ « anciens » lui ont permis de restituer l’atmosphère de cette période trouble.


Passionné et curieux de tout, il aime vivre à cent à l’heure. Aujourd'hui chef monteur à France Télévisions, il habite et travaille à Lyon.

mardi 14 octobre 2014

NOIRE NEIGE de Michaël Pastier




Nats Editions
400 pages
16 euros


Un cataclysme a dévasté le royaume insulaire d'Isulgaar. Trente-et-une années plus tard, le Nord de l'île prospère grâce à un nouveau roi autoritaire, alors que la famine guette le Sud, livré à lui-même. Entre eux, le centre de l'île est devenu une terre de pillards et de hors-la-loi. Tandis qu'au Sud, la haine de ce roi qui les a délaissés attise les tensions et les velléités de conquête, au Nord se profile un complot machiavélique qui risque de bouleverser l'échiquier politique du royaume. Mais ni le Sud ni le Nord ne se doutent que l'apparition d'une mystérieuse neige noire pourrait bien marquer la renaissance d'Isulgaar... ou plonger l’île dans les ténèbres. Pénétrez dans l´univers sombre mais fascinant d´Isulgaar, raconté par Michaël Pastier qui nous livre son premier roman. Noire Neige est le premier tome d´une épopée Dark Fantasy suivant un peuple qui tente de prendre son destin en main, envers et contre tous… 




L'avis de Phooka:



Amateurs de fantasy pure et dure, ce livre est pour vous !

Un livre qui commence en douceur, le temps de planter le décor et de nous faire découvrir les nombreux personnages. Le lecteur s'imprègne de l'atmosphère particulière de cette île coupée en deux suite à un cataclysme dont on ne sait pas grand chose.

Le Nord a réussi à se remettre, sous la houlette du roi Warhkan. Arrivé au pouvoir depuis peu, il mène le royaume d'une main de fer. Certains le considèrent comme un tyran, mais est-il vraiment un despote ? Est-il simplement dur parce que les circonstances l'exigent ? Ou est-il mal influencé par ses conseillers ? Difficile à dire, mais ce qui est sûr par contre c'est que les gens du sud de l'île, totalement isolés, affamés et dont la vie ne tient plus qu'à un fil, le haïssent. Ce roi qui les a abandonné, qui n'a jamais essayé de les aider et cette haine va les pousser à tenter l'impossible: déplacer tout un peuple, hommes, femmes, vieillards et enfants dans un seul but: tuer le roi !
Mais pour cela, il faut traverser un no man's land, le centre de l'île, le royaume des pillards, écorcheurs et bandits en tout genre. Les villageois vont devoir se faire guerriers ...

Voilà un récit fort sympathique. Le caractère bien trempé des nombreux personnages qui le jalonnent en rend la lecture fort agréable. J'ai adoré suivre Kräm, Prodis, Shaal et les autres. Ils ont tous leurs caractéristiques, ils sont attachants ou agaçants et ils savent nous surprendre. Le décor est solidement planté et le lecteur se retrouve totalement plongé dans l'histoire. Le vocabulaire est riche et bien adapté.

Ce roman est le premier de  l'auteur, et sincèrement il est plutôt réussi. Cependant certains points, qu'on appellera "défauts de jeunesse" :) sont un peu agaçants. 
Cela concerne en particulier les fins de chapitres. L'auteur a une manie qui personnellement m'irrite beaucoup c'est la phrase du style "Ce que le jeune homme ne savait pas, c'est qu'en prenant sa place, XXX venait de lui sauver la vie" ou "C'est la dernière fois qu'il le verrait" etc ... 
C'est vraiment dommage, parce que le livre se lit très bien, le récit à lui seul incite à tourner la page, il n'y avait pas besoin de rajouter ces petites phrases en fin de chapitres pour le rendre plus addictif.
L'autre "défaut" mais qui est en fait sans doute plus une marque de l'auteur, mais qui m'a surprise, c'est la facilité avec laquelle les personnages principaux sont tués. Pas de problème de mon côté avec le fait de tuer des héros, au contraire je trouve ça plutôt "sain" (en tout cas "original"), mais je trouve étonnant que certains personnages qu'on a suivi et auxquels on ne soit attachés, disparaissent en un clin d’œil, en deux lignes sans la moindre fioriture et ensuite on n'en reparle jamais !! Comme dit au début, ce n'est pas forcément un défaut, mais je dois reconnaître que cela m'a perturbée ! :)

Par contre, je l'avoue, j'ai sauté un chapitre. Un chapitre entier consacré à l’écartèlement d'un personnage avec moultes détails. Errrrk, horrible. Là, vraiment j'ai trouvé que c'était "trop"

Bref, tout ça pour dire que malgré quelques défauts, ce premier roman est une belle réussite. Et même si je n'ai toujours pas compris ce qu'était cette "Noire neige" sur laquelle je pense on en saura plus dans la tome suivant, j'ai bien apprécié ma lecture. De la fantasy qui louche vers le Dark, pleine de batailles, de fureur, de complots, de trahisons, de choses étranges et de personnages attachants (mais qui ont une fâcheuse tendance à disparaître ... :)). Bref, à découvrir !


Une dernière remarque, l'ayant lu en format epub, je regrette qu'il n'y ait pas de table des matières (quand on écrit sa chronique après coup, ça permet de retrouver plus vite certains passages )