lundi 30 mars 2015

NOS FACES CACHÉES de Amy Harmon




Éditions Robert Laffont
Collection R
437 pages
17,90 euros


Résumé :

Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être... Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire. L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...


L'avis de Dup :

Après avoir enchaîné une série de thrillers bien remuants, ou glaçants, voire les deux, Miettes de sang, Les Brillants et L'oiseleur (chronique pour bientôt), j'avais envie d'une petite pause. Alors quand j'ai croisé sur mon chemin ce roman qui a tant fait parler de lui sur la blogosphère je me suis dit qu'il serait l'allié idéal pour cette pause. La couverture me laissait penser à une romance YA bourré de "je t'aime-moi non plus", un livre "tranquillou", facile à lire et à reposer. Erreur ! 

Bon, OK, je n'ai pas stressé, mais c'est là la seule différence. J'ai commencé ce livre et je n'ai pas pu le reposer. Je l'ai lu d'une traite, hypnotisée par cette histoire poignante et pas "tranquillou" du tout ! Amy Harmon n'y va pas avec le dos de la cuillère pour soumettre des épreuves à ces jeunes qui sont en Terminale lorsqu'à lieu les attentats du 11 septembre.

Bailey, lui est cloué dans un fauteuil roulant par une myopathie de Duquenne, maladie incurable et impitoyable, il tourne son handicap en dérision avec beaucoup d'humour. Un Bailey qui sait pertinemment qu'il est en sursis, ayant déjà dépassé l'espérance de vie généralement accordée aux malades de cette pathologie.
Fern, sa cousine. Le vilain petit canard de l'histoire avec ses grosses lunettes et son appareil dentaire. Fern la transparente toujours plongée dans ses romans à l'eau de rose quand elle n'est pas derrière le fauteuil roulant de son cousin, prévenante et dévouée.
Rita, la bimbo de service, aussi belle qu'écervelée, comme il se doit.
Et la bande des inséparables, cinq amis partageant tout, mais surtout leur sport : la lutte. Un sport rigoureux car pratiqué à un niveau quasiment professionnel, ils sont sans cesse en entraînement ou en compétition. Paul, Grant, Jesse, Beans et Ambrose. Leur coach est le père de Bailey.

Le destin, via la plume d'Amy Harmon va semer de sacrées bûches sur la route de toute cette bande de jeunes pour clore leur parcours de lycéens. Si on comprend très vite les sensibilités exacerbées de Bailey et Fern, celle d'Ambrose va se révéler petit à petit. Grâce à de nombreux flash back l'auteur va détailler certaines épreuves de la vie de chacun et très vite mon coeur a vibré à l'unisson des leurs. Je suis passée du rire aux larmes plus d'une fois.

C'est une histoire magnifique et profonde que j'ai découvert avec ce récit. Une très belle histoire mêlant l'amitié, l'amour, le respect de l'autre qui ne peut se réaliser sans le respect de soi, l'acceptation de la différence. Les bases quoi ! Mais ce roman n'explore pas que les fondamentaux. L'auteur nous montre également les impacts des actes terroristes et des guerres qu'ils ont entraînées, sur les jeunes, mais aussi sur la vie entière d'une petite ville. L'importance des traumatismes psychologiques et toutes les répercussions qui en découlent sur la population.  
Bref, toutes ces belles valeurs sont véhiculées par une jolie plume. Une histoire de vies tout simplement, qui sonne juste, qui sonne vraie. J'ai adoré.



dimanche 29 mars 2015

samedi 28 mars 2015

En avril 2015 chez Super 8



Ce que nous réserve Super 8 en avril :


Le monde caché d'Axton House
de Edgar Cantero




Le pitch :



Entrez de votre plein gré…

Agé d’une vingtaine d’années, A. vient d’hériter d’Axton House, un mystérieux domaine niché dans les bois de Point Bless, Virginie. Etrange affaire, en vérité. A. ignorait avoir un cousin éloigné nommé Ambrose Wells, et savait encore moins que le pauvre homme s’était récemment défenestré le jour de son 50e anniversaire – trente ans jour pour jour après son père, et de la même façon que lui.

Accompagné de Niamh, jeune Irlandaise mutique de 17 ans présentée comme sa garde du corps, A. va de surprise en surprise. Quel sens donner à ces suicides ? Qu’est-il advenu du majordome qui s’est enfui le jour de la mort de son maître ? Sans compter ce labyrinthe dans le jardin, ou ces pièces secrètes sur lesquelles n’ouvre aucune porte. Tous deux grands fans de X-Files, Niamh et A. vont tenter de résoudre les énigmes auxquelles ils sont confrontés. Axton House est-elle réellementhantée ? Et que penser de cette rumeur qui voudrait qu’à chaque solstice d’hiver, sous le pâle halo lunaire, un mystérieux rassemblement s’y produise ?

Composé de notes, de rapports, de lettres, de journaux et d’enregistrements divers, le roman d’Edgar Cantero invente le gothique du XXIe siècle : soit une enquête surnaturelle à nulle autre pareille – une atmosphère à la Carlos Ruiz Zafon, une Maison des feuilles parfaitement accessible – se refermant sur le lecteur tel un piège jusqu’au retournement final.



vendredi 27 mars 2015

LE PREMIER de Nadia Coste




Editions Scrineo
312 pages
16.90 euros
Couverture Aurélien Police





 Vaïn n’est pas mort. Pourtant, son frère l’a tué. A-t-il ressuscité ? Pourquoi le soleil brûle-t-il sa peau ? Pourquoi seul le sang le rassasie-t-il ?
Alors que son désir de vengeance augmente, Vaïn se convainc que la Nature l’a sauvé de la mort pour éliminer son frère et sa descendance maudite… une traque terrible et périlleuse commence… Elle durera des siècles.

La quête du Premier Immortel depuis la fin du néolithique jusqu’au début de Rome.





L'avis de Phooka:




Voilà une drôle d'histoire qui nous est contée par Nadia Coste. Je dois reconnaître n'avoir même pas jeté un œil sur la quatrième de couverture, trop fascinée par la couverture elle-même et la magnifique illustration d'Aurélien Police.
Du coup, j'ai été très surprise de voir que le roman commençait au néolithique. Surprise ... et inquiète. Oui, inquiète, parce qu'il me faut reconnaître que la préhistoire n'est pas ma tasse de thé.

Mais mon inquiétude n'a duré que l'espace de deux pages, car le récit m'a immédiatement happée, préhistoire ou pas !

Le néolithique, c'est la période de la préhistoire pendant laquelle les hommes ont commencé à se sédentariser. Ils se sont constitué en petits villages et ont développé l'agriculture, ce qui ne les empêchait pas d'être aussi chasseurs/cueilleurs.

Urr et Vaïn sont frères. Urr est l’aîné, un type costaud, à qui tout réussi. Il va bientôt passer le rite initiatique qui le fera devenir homme, obtenir une épouse et son propre foyer. Vaïn, lui, est plutôt maigrichon et maladroit. A tel point qu'à chaque fois qu'il part en forêt pour faire des cueillettes, il se blesse et ses parents s'étonnent toujours de le voir revenir ...
Vaïn admire Urr, dont il envie la force et le courage.Il l'admire et le jalouse, car ces deux sentiments sont liés.

Lorsque Urr part pour sa quête initiatique, Vaïn le suit dans le secret espoir de le voir échouer, mais Urr se rend compte que son frère est derrière lui et le piège. La rencontre dégénère en bagarre. Vaïn est laissé pour mort dans la rivière. 

A travers le récit de la vie (et de la mort) de Vaïn et d'Urr, Nadia Coste nous conte sa version de l'origine des loup-garous et des vampires. Une origine, presque naturelle, qui donne un aspect très particulier au mythe. Une vision originale et décalée, loin des clichés sur les beaux vampires et les loup-garous aux abdos proéminents ! :)
Vaïn est un couard, maladroit et pas très malin et si on ne l'aime pas particulièrement, on suit sa progression avec intérêt. Il va évoluer au fil du temps, je devrais même dire au fil des âges, puisque le roman nous entraîne jusqu'aux portes de Rome. Enfin "évoluer" est un grand mot pour Vaïn, car il vit reclus et les progrès de l'humanité le laisse indifférent. Il continue à avoir une arme en silex, plutôt qu'en acier.

Il est difficile parfois de suivre un héros qui n'inspire aucune empathie, difficile mais pas inintéressant. C'est le cas ici. Le roman se dévore, on a vraiment envie de savoir ce qui va arriver à Vaïn. Son mode de pensée est atypique. Ses choix sont responsables de ses difficultés. Et pourtant il va progresser à sa façon, une façon bien à lui. Il va apprendre à se connaître. Il se croyait immortel, mais l'est-il vraiment. La réponse va le déstabiliser profondément. Tout un parcours que le lecteur suit avec intérêt.

Le premier est un roman vraiment étonnant, avec un personnage principal peu banal, peu attirant, mais passionnant. Le livre se lit avec beaucoup d'intérêt. Sans être un coup de coeur, il mérite vraiment le détour. Vous verrez qu'il est réellement possible d'innover sur le sujet des vampires, et rien que pour ça je tire mon chapeau à Nadia Coste.





mercredi 25 mars 2015

Interview de Cindy Van Wilder tome 5



Vous trouverez les autres tomes de cette interview ici: 
ITV1ITV2ITV3 et ITV4









Cindy Van Wilder attend ici vos questions, mais avant ça, nous lui laissons la parole :


Le paradoxe pour l’écrivain : lui/elle, qui aime tant parler des autres, se trouve subitement en panne d’inspiration quand il s’agit de se présenter !Néanmoins, comme les ladies Phooka et Dup m’ont gentiment ouvert cette tribune pour m’y exprimer, il fallait bien que je trouve quelque chose.J’ai donc pioché quelques lettres au hasard et voici ce que cela a donné…

 M pour Muse : Ah la Muse, cette inséparable compagne que j’évoque souvent, soit pour râler – un de mes exercices favoris – soit pour la féliciter quand elle m’apporte une étincelle d’inspiration (et cela n’arrive pas tous les jours, laissez-moi vous le dire).Qui est Muse ? Oh, c’est bien simple. D’abord, rien à voir avec l’image que l’on se trimballe depuis l’antiquité grecque. Ma Muse à moi vit dans mon esprit – inutile d’appeler les services psychiatriques, je vous assure que nous allons bien ! – c’est un animal tête de mule (un peu comme moi, d’ailleurs) et qui aime me souffler des idées en général quand j’en ai le moins besoin.Je regarde une série ? Je me promène ? Je lis ? Muse guette l’opportunité pour me dire « Oh et si tu reprenais tel personnage pour en faire ceci… » « Et si… »Vous voyez l’idée. Je me la représente souvent sous les traits d’un chat – et oui, j’en ai un (en vrai), en cela je ne déroge pas au cliché de l’écrivain avec son félin !La Muse peut être agaçante, irritante, mais je ne l’échangerais pour rien au monde.


P comme potes : Là, j’ai une pensée particulière pour mes potes auteur, publiés ou en passe de l’être. Qui de mieux placé pour vous comprendre que quelqu’un qui passe par les mêmes stades que vous ? Quand vous reprenez pour la 150e fois le même passage et que vous n’arrivez toujours pas au résultat que vous voulez, qui sonnait si bien dans votre esprit et, à présent que vous l’avez écrit, semble être le pire truc que vous n’ayez jamais sorti de votre clavier (soyons modernes) ? Qui de mieux placé, dans ces moments-là, pour vous encourager, vous soutenir, vous dire « Fais une pause » ou au contraire « Remets-toi au taf ! » ? J’ai eu de la chance de connaître ces personnes, qui sont devenus mon filet de sécurité au quotidien, mes critiques les plus aiguisés comme ceux qui m’entraînent dans leurs délires (ou me font des blagues !). L’écrivain cloîtré dans sa tour d’ivoire ? Très peu pour moi.


L comme lecteurs : Que serait un écrivain sans ses lecteurs ? Un narrateur solitaire… Plutôt triste comme image. Parmi les lecteurs, qu’ils soient bloggeurs, Booktubeurs, twittos qui adorent me recommander des titres (mon portefeuille ne vous remercie pas !) ou tout simplement, qui adorent papoter (comme moi en somme), je peux dire que j’ai fait de très belles rencontres. Et que c’est loin d’être fini !


G comme Gulf Stream Editeur : ou encore comme Paola Grieco, mon éditrice, qui n’a pas hésité à faire le pari un peu dingue de sortir les Outrepasseurs de sa pile à lire, et, encore plus dingue, de le publier. Nantes aura toujours une place à part dans mon cœur.


Enfin, B comme Belgique : j’ai beau beaucoup aimer la France, je préfère l’expression « écrivain francophone » puisque je viens donc du pays du chocolat, des frites et de la bière (que je n’aime pas d’ailleurs – je sais, sacrilège !). Et au-delà de ces images d’Epinal – clin d’œil à une ville et à un festival que j’aime tout particulièrement – j’aime à penser que la Belgique m’aura donné le goût pour la diversité, un penchant certain pour les situations surréalistes et une bonne dose d’humour !


Hum. Pour quelqu’un qui avait du mal à parler d’elle, je pense que je me suis montrée plutôt bavarde !



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Avant la suite du jeu des questions-réponses nous tenons à relayer ici un concours plus qu’appétant organisé par Cindy sur son blog ! Nous vous conseillons donc fortement d'aller y faire un tour en suivant ce lien : 



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Coucou

Une petite question pratique.

Comment écris-tu?
Je m'explique:
T'astreins-tu à des horaires drastiques?
As tu des posts-it collés partout sur ton bureau ? (J'ai vu une photo du bureau de Marika Gallman, c'est une orgie de post-it mdr)
As tu en permanence un petit carnet pour noter une idée qui se passe en tête ou es-tu une pro de l'électronique?

Bref, j'en reviens au début "comment écris-tu ? " :)

Cindy :


Hello Miss Phooka !



Comment j'écris... Puis-je répondre de manière bordélique ? :DJ'exagère un peu, mais pas tant que ça, en fait ! Donc, pas de post-it chez moi, des carnets, oui, mais qui se retrouvent vite bariolés de notes parfois incompréhensibles (le désastre de mon écriture depuis les bancs de la fac... Hum !) et donc j'en reviens toujours à mon fidèle ordi.En général, je pars avec une idée centrale, le(s) perso(s) principal(principaux) - d'ailleurs, ce sont souvent eux qui s'imposent en premier - et une vague idée de la fin. J'aime dresser des plans de temps en temps, que je ne suis pas toujours d'ailleurs, je déteste les synopsis détaillés ou encore les fiches de personnages, et j'aime me lancer dans des défis comme le NaNoWrimo chaque novembre ;)Je ne sais pas si c'est une méthode d'écriture viable, mais en tout cas, c'est comme ça que je fonctionne :)Pour les horaires... non, c'est extrêmement variable ! Il y a au moins une chose que le NaNoWriMo m'aura appris, c'est de profiter de chaque moment de libre pour foncer & progresser dans l'écriture. De sorte que je grapille une demi-heure par ci, dix minutes par là, etc :)Une autre constante pour moi, c'est la réécriture arrivée à mi-parcours du manuscrit. Beaucoup considéreraient que c'est du temps perdu, mais pas pour moi. La première version me permet de faire connaissance avec mes persos, de les apprivoiser, d'entendre leur voix, d'adapter le style et de voir comment l'intrigue peut encore être dynamisée. Et ensuite... zou, tabula rasa et réécriture :)Voilà pour le côté écriture (j'avais dit que c'était bordélique ^^ )



Allison :


Ouuuuuuuuuuuuf j'arrive à temps pour poser mes questions ! :D C'est que j'ai lu les deux romans en deux jours, en fait.
Alors ma question est, et j'espère que tu pourras y répondre :
Peux-tu nous parler des autres fés qui accompagnent le Chasseur ? :D


Cindy :

Rassure-toi, tu as encore quelques jours pour poser tes questions, chère dévoreuse de livres (je reste épatée par ta performance de lecture :-) )Alors, oui, je vais pouvoir en parler, mais je laisserai quand même quelques zones d'ombre, histoire de ne pas divulgâcher ;)Dans le premier tome, on fait donc connaissance avec la petite bande de fés qui accompagne le Chasseur. Pour quiconque a lu Les Héritiers, je pense que leur objectif est assez clair (sans parler des goûts personnels du Chasseur). Il y a donc la Tisseuse, une pièce maîtresse dans leur petite bande, celle qu'on appelle l'Illusionniste, car elle peut manier les sortilèges et connaît les mots de pouvoir.Un autre membre important de cette communauté est le Jongleur. Et bien loin de l'image de la sympathique image de l'acrobate que nous connaissons tous, le Jongleur a bien d'autres atouts dans sa manche :)Il y a également la Souris - j'avoue, je me suis fait plaisir avec cet énorme rongeur, un homme à la base et qui s'est montré un peu trop insolent au goût des fés... d'où son apparence actuelle.Pour le reste de la bande, si je ne leur ai pas donné de noms - histoire de ne pas compliquer inutilement - je les ai imaginés à l'image du Chasseur et de la Tisseuse, sans qu'ils détiennent la même puissance. Des êtres qui se souviennent avoir été libres à la surface de la terre, avant d'avoir dû battre en retraite devant la vague populeuse des hommes...Et bien sûr, celle qui n'accompagne pas cette bande, mais qui est omniprésente dans leurs esprits, leur souveraine en toutes choses, celle que je nomme la Trois Fois Morte, Trois Fois Née. Mais là-dessus, je n'en dirai pas davantage ;)J'espère que cela répond à ta question !






Encore moi ...

Quand tu as commencé à écrire, comment imaginais-tu "la vie d 'auteur" ?
Est ce que le réalité correspond à ce que tu imaginais?
Comment vis-tu les retours/liens avec tes lecteurs?


Cindy :


Hello ;)

Oh, entre ce que j'imaginais au départ, en rêvassant entre les allées des salons et autres festivals littéraires, et la réalité, il y a clairement un monde de différence. Rien ne peut vraiment vous préparer à ce que vous pouvez ressentir quand le bouquin se matérialise enfin dans vos mains, quand vous lisez les premiers avis, que vous vous retrouvez à une table de signatures... Je vais sans doute verser dans le cliché, mais j'assume : c'est une véritable naissance, quelque part, quand votre roman se retrouve en concret, en encre et papier (ou en numérique, je ne suis vraiment pas sectaire là-dessus!) devant vous, disponible pour les lecteurs...
Ce que je pouvais imaginer s'est révélé, à ce sujet, bien en deçà de la vérité !
Pour autant, le parcours d'un écrivain n'est pas toujours pavé de pétales de roses, il y aura toujours des épines : quand on reçoit les premiers retours, ce que j'ai déjà évoqué dans une réponse précédente, quand on attend de voir si on sera invité à tel ou tel festival, quand on se tourne les pouces en dédicace, quand on stresse en écrivant le prochain opus...
Il y a toujours des surprises, bonnes comme moins bonnes.
Quant aux retours/liens avec les lecteurs... Là, franchement, je me dis que j'ai de la chance. Beaucoup de chance. Non seulement j'ai pu tisser des liens forts avec des personnes géniales, qui sont devenues de vrais amis, mais quand je vois l'enthousiasme, les yeux qui pétillent, les rencontres virtuelles qui se concrétisent, les retours super touchants, j'ai envie de dire Wow. Juste Wow. Parce que ça, franchement, je ne l'avais jamais imaginé. Et c'est une source d'énergie f*cking awesome !




paikanne

Bonjour Cindy,

Quelle lecture intéressante que ces questions/réponses. Je n'ai pas (encore) lu Les outrepasseurs mais je m'y mettrai, d'autant que début de cette semaine, un de mes élèves m'en a parlé et m'a demandé si je les ai lus et j'ai dû avouer ;-)




Cindy :

Hello,

Oh, j'adore l'anecdote :-) J'espère en tout cas que, si tu tentes l'aventure, une belle découverte sera au rendez-vous :)





Merci pour ta réponse (j'ai tout de suite pensé à la magie du Vif en lisant ta réponse, avant même de voir la fin de ta réponse^^). De mon côté, j'aurais aussi choisi le renard, j'aime bien cet animal, et encore plus depuis que les kitsune sont apparues :) 
Sinon, si tu pouvais vivre uniquement de tes écrits (je suppose ici que ce n'est pas le cas mais tu vas peut être me démentir), est ce que tu quitterais ton job actuel ? Ou bien est ce que tu considère que garder un job à côté est important pour toi ? 


Cindy :



Hello la Miss !

Aucun démenti, je travaille à plein temps "à côté" de mon activité d'auteur, nécessité oblige ;)
C'est une bonne question, à laquelle je n'ai pas encore de réponse définitive. Il est clair que se lever en n'ayant à penser - professionnellement parlant - qu'à son prochain projet est un luxe, quelque part, que je ne peux pas encore me permettre, d'où ma méthode de grapiller des instants ici et là.
Il faut bien payer les factures, n'est-ce pas ! En plus, mon job est lié aux mots - et avant qu'on ne me pose la question, je suis traductrice, mais pas du tout dans le domaine littéraire ! - ma foi, je ne peux vraiment pas me plaindre.
Autant il est vrai que se consacrer entièrement à sa passion est tentant - et c'est clair que je le ressens - autant pour des raisons privées, mais aussi au vu du statut de l'auteur en francophonie - qui n'a strictement rien à voir avec son pendant anglophone (hélas d'ailleurs) - je ne sais pas si je me lancerais réellement, du moins si j'avais l'occasion de ne vivre que de ma plume.
Enfin, j'aime aussi le fait de pouvoir me ressourcer quelque part dans un domaine où le littéraire n'est pas la préoccupation principale, où j'ai aussi noué des amitiés et où j'ai la chance de côtoyer des gens géniaux.
Donc, pour le moment, ma réponse reste clairement en suspens :)

Les sorties chez Folio SF en avril 2015















Avril 2015


Anna STAROBINETS
 Je suis la reine 


Traduit du russe par Raphaëlle Pache




Couverture de Bastien Lecouffe Deharme.





Roland C. WAGNER
 Rêves de Gloire





Couverture de  Bruno Wagner - Yayashin.





Roland C. WAGNER
Le train de la réalité






Couverture de  Bruno Wagner - Yayashin.

mardi 24 mars 2015

Amertume ...



Ce n'est pas souvent que nous passons sur le blog des billets d'humeur, mais une fois n'est pas coutume ...

Vous le savez (ou pas d'ailleurs), nous faisons ce blog pour partager nos plaisirs de lectures, pour papoter avec vous, vous parler de nos coup de coeurs, de nos envies et plaisirs (de lecture bien sûr).

Bien sûr, nous avons des liens avec des maisons d'éditions. Ne serait-ce que pour pouvoir organiser nos "Mois de" et notre "GpP" annuel. Bien sûr aussi, nous recevons des SP (Service Presse) que nous chroniquons avec la plus grande honnêteté possible.  

Toutes les deux, nous sommes "réglos" par nature (c'est comme ça on n'y peut rien ! :)). Nous chroniquons tous les livres que nous demandons et nous le faisons dans les temps.

Mais que pourquoi râlent-elles vous demandez vous ?

Une grosse maison d'éditions avec qui nous collaborions depuis plus de 5 ans nous a lâché sans même un petit mot. Et franchement "ça fout les boules". Il s'agit de J'ai Lu pour ne pas la nommer. Et si nous nous permettons de citer le nom, c'est que c'est une maison que nous adorons et avec qui nous avions d'excellents contacts. Il n'y a qu'à regarder les dizaines de livres chroniqués pour eux, les auteurs que nous avons mis en avant mais surtout ce fameux Bookcrossing à l'occasion de la visite de GRR Martin pour lequel nous nous sommes arrachées, sans en recevoir le moindre retour (regardez le boulot fait par Dup par exemple). 

Nous avons toujours eu excellentes relations avec J'ai Lu (grand merci à Fanny, Thibaut, Jessica, Emmanuelle et tous les autres, avec qui nous sommes même pour certains, restés en contact après leur fin de contrat chez J'ai Lu).

Et puis depuis juillet, silence ...
Fanny est partie, oui comme chaque été, notre contact change. 
Et depuis silence ...

Nous avons envoyé des mails à nos "contacts" J'ai Lu  pour savoir s'il y avait un soucis.

Aucune réponse.

Finalement 6 mois plus tard, on nous a répondu sur FB qu'il "fallait repasser en août 2015". 

En fait il semblerait que J'ai Lu a fait du grand ménage chez les blogueurs.

OK pourquoi pas, nous n'avons pas de contrat avec eux (sinon un contrat moral, du moins de notre côté), nous n'étions pas mariés ensemble. 
Nous  pouvons comprendre qu'ils nous rayent de leur liste, pas de problème avec ça.

Mais bordel, un petit message pour nous le dire c'est si compliqué? Je sais que nous ne pouvons pas aller aux invitations/salons parce que nous habitons loin de Paris et que nous avons des boulots prenant. Mais même si nous ne communiquons que par mail, nous ne sommes pas des "bots" et nous avons des sentiments.

Désolée, ça fait chier, parce que moi (Phooka) j'aime non j'adore ce qu'ils font chez J'ai Lu. Leur production est excellente. Nous avons TOUJOURS collaboré avec sérieux, nous avons toujours été réglos et être traitées comme ça, ça me fout les larmes aux yeux. J'ai une grosse boule dans la gorge et il fallait que ça sorte.

Je ne veux pas ici, faire une discussion/dispute sur SP, pas SP, le comportement des maison d'édition etc, juste m'épancher et laisser sortir ma déception ....

Message de Dup...ont/ond :  "Je dirai même plus... je plussoie"







lundi 23 mars 2015

L'OISELEUR de Max Bentow




Éditions Denoël
Collection Sueurs froides
323 pages
20,90 euros


4ème de couv :

Seul point commun de ses victimes : une abondante chevelure blonde qui semble rappeler les plumes d’oiseaux dont il couvre leur corps… 

L’inspecteur Nils Trojan traverse une phase difficile. Divorcé, père d’une fille unique, il consulte en secret une fois par semaine la psychologue Jana Michels car il souffre de crises d’angoisse. En tant qu’inspecteur de la brigade criminelle, il ne peut se permettre de montrer le moindre signe de faiblesse. 
Un jour, dans un quartier populaire de Berlin, il trouve le corps d’une jeune femme, violemment assassinée. Elle a le crâne rasé, recouvert de plumes, et un oiseau mort a été placé à l’intérieur de la plaie mortelle. Avant que Trojan n’ait le temps de comprendre ce qui s’est passé, l’Oiseleur frappe à nouveau, laissant la même signature macabre. L’inspecteur comprend très vite que l’Oiseleur est attiré par les femmes jeunes, blondes, à l’épaisse et ondoyante chevelure… Exactement le portrait de Jana. Dès lors, un duel à mort s’engage entre Nils Trojan et le dangereux psychopathe.


L'avis de Dup :

C'est un thriller allemand qui nous entraîne à la poursuite d'un serial killer dans Berlin. C'est quand même suffisamment rare pour être mentionné. Après une période de flottement pour repérer que xxxstrasse donne un nom de rue et yyyplatz une place, tout est ok :)). 

Nils Trojan, lieutenant à la brigade criminelle, est confronté à un tueur qui semble affectionner les jeunes femmes blondes et les oiseaux... Il parsème ses scènes de crime de bouvreuils, la plupart du temps déplumés, éviscérés. Comme on peut le voir sur l'image ci-dessous, c'est mignon un bouvreuil. En revanche, déplumé et les boyaux à l'air, le tableau ne doit pas être le même... Bref, le bon vrai psychopathe en somme...

Un bouvreuil

Un concours de circonstances va mettre Nils sur le devant de la scène médiatique au lieu de son capitaine et très vite il va recevoir des menaces directes. Or Nils n'avait pas besoin de pression supplémentaire en ce moment, alors qu'il est sujet à des crises d'angoisses profondes et légèrement incompatibles avec son métier ! Il suit d'ailleurs une psychothérapie, discrètement mais avec d'assiduité car il n'est pas insensible aux charmes de sa thérapeute, Jana Miller. Tout cela rend ce personnage très attachant, surtout lorsqu'on rajoute au tableau une ado de quinze ans qui vit avec sa mère et qu'il se reproche de trop négliger... comme il avait trop négligé la mère dix ans auparavant.

Mais le point fort indéniable de ce roman est la mise en place du personnage de Lene. Une petite gamine de tout juste dix ans, blonde comme les blés, comme sa maman qui a été assassinée sous ses yeux. L'auteur gagne l'empathie immédiate du lecteur pour ce témoin clé, au parcours déjà si chaotique malgré son jeune âge. 

Sinon, côté intrigue, c'est un thriller des plus classiques, mais servit par une écriture simple et nerveuse qui rend la lecture très rythmée. Quelques rebondissements sont un peu trop prévisibles, ils sont compensés néanmoins par une urgence dans l'action. Le plus gros reproche que je ferai c'est le psychopathe qui se raconte sur la fin, il déballe tout, sa petite enfance, son parcours, dans un long monologue... ce détail sape un peu le côté sympa de cette lecture et m’empêchera d'en faire un coup de coeur. C'est un roman agréable à lire, avec des personnages profondément humains. Une lecture divertissante pour les amateurs du genre.

dimanche 22 mars 2015

En mars 2015 chez Super 8



Ce que nous réserve Super 8 Éditions :


PRIME TIME de Jay Martel





Le pitch :

Souriez, vous êtes filmés !


Perry Bunt aurait voulu réussir à Hollywood ; il a même failli le faire, autrefois. Proche de la quarantaine, un peu chauve, un rien bedonnant, il enseigne désormais l’art du scénario à de jeunes étudiants spectaculairement agaçants. Mais il y a Amanda. La si ravissante, si inaccessible Amanda Mundo. Un jour, n’y tenant plus, Perry décide de lui rendre une visite surprise à son soi-disant travail. Soudain, il comprend pourquoi sa beauté lui semblait légèrement « inhumaine ».
Bienvenue chez Galaxy Entertainment ! Vous ne le saviez évidemment pas, mais la Terre est depuis longtemps le théâtre de l’un des programmes de télé-réalité les plus populaires de la galaxie. Partout dans le cosmos, on se régale des mésaventures des terriens, ces êtres primitifs et arrogants qui, à force de guerres, de pollution et de décisions irrationnelles s’approchent chaque année un peu plus de l’autodestruction.
Sauf que les spectateurs commencent à se lasser. L’audience est en berne, ces derniers temps. A tel point que les producteurs ont décidé d’arrêter les frais. Désireux de finir en beauté, ils nous ont concocté un dernier épisode de folie : la fin du monde, rien de moins. Et c’est pour dans trois semaines. Ta-da !

Dès lors, les données du problème sont claires : un homme, un seul, peut encore remonter l’audience et sauver la planète. Cet homme s’appelle Perry Bunt.

On est mal barré.



samedi 21 mars 2015

Sortie de «Le sang de l'alliance» chez Fleuve Éditions





592 pages
19.90 euros

L'avis de l'éditeur :

Premier tome d'une trilogie qui s'annonce apocalyptique, Le sang de l'alliance nous entraîne dans une aventure palpitante, de découvertes stupéfiantes en scènes d'action à couper le souffle. Grâce à un mélange savamment dosé de thriller ésotérique et de roman fantastique, James Rollins et Rebecca Cantrell nous offrent le meilleur des deux mondes : mystères séculaires, mysticisme, prophétie apocalyptique, créatures surnaturelles, personnages de légende, affrontements héroïques...


Un cocktail gagnant qui devrait ravir à coup sûr les fans de thriller !


vendredi 20 mars 2015

LES HÉRITIERS DE L'AUBE Tome 3 de Patrick McSpare





Tome 3 - HANTISE


Éditions Scrinéo
400 pages
16,90 euros
Paru le 20 novembre 2014



Versailles, 1672.

Des lettres saisies au décès de l'officier Sainte-Croix déclenchent un scandale retentissant : poisons, vengeances et messes noires gangrènent la cour de Louis XIV.
Débarqués de Londres, les Héritiers se retrouvent aux abois. Privés des talents d'Alex et de Laure, blessée, ils ont peu d'espoir de conquérir la Pierre d'Émeraude. Seul un Primo-Sorcier pourrait les aider, mais le comte de Saint-Germain est censé naître dans vingt ans. Au coeur de ce monde fait d'intrigues, d'autres démons que les Fomoré perpétuent le Mal. Nos héros vont l'apprendre à leurs dépens, un maître des rituels satanistes se moque de la mort.



L'avis de Phooka:


Pour ce troisième et dernier opus, nous nous retrouvons à Versailles à l'époque de la cours de Louis XIV. Les héritiers ont laissé derrière eux la ville de San Francisco, ou plutôt ce qu'il en restait après le terrible tremblement de terre de 1906. 

Malheureusement, ils n'ont pas quitté cette ville sans "dégâts", eux non plus. Laure est gravement blessée par balle, mais pour eux, le pire c'est qu'Alex a fait "fusion" avec Hermès Trismegiste. Oui "fusion" dans le sens où Alex a accepté la collaboration avec le Fomoré. Il n'est donc pas "possédé". Comment combattre un être aux doubles pouvoirs: ceux d'Hermès et ceux d'Alex?

Ce nouveau volet se concentre donc d'abord sur les "survivants", c'est-à-dire Alba et Tom. Des deux-là, pourtant si différents, vont apprendre à faire front ensemble. Alba, après son expérience à San Francisco, a compris que ses origines nobles n'avaient pas que des avantages. Elle peut, et elle doit, considérer tous les humains comme égaux, ce qui n'est pas naturel à première vue pour elle, compte tenu de l'éducation qu'elle a reçue. Elle va mettre tous ses principes de côté et faire corps avec Tom pour affronter Alex. 

Quelle crève-cœur, de devoir affronter celui qui était leur ami, mais ils n'ont pas d'autre choix. C'est une question de survie, non seulement pour eux, mais pour l'humanité toute entière. Compte tenu de la période à laquelle ils sont arrivés ils ne peuvent pas attendre d'aide. Le comte de Saint-Germain, le Primo sorcier dont l'époque est la plus proche est encore un bébé ...
Quant à Laure ...

Une fois de plus Patrick McSpare nous plonge dans une période extrêmement riche de notre histoire. Louis XIV et toute sa cours en font le décor. Et quel décor ! Au milieu de tous ces gens qui se battent pour obtenir les faveurs du monarque, se trouvent des personnes sans scrupules, capables de pactiser avec le diable. Et ceci ne va pas arranger les affaires de nos pauvres héritiers ...

La richesse du monde, et donc du "décor" créé par l'auteur est toujours aussi étonnante. Le lecteur se retrouve plongé dans les fastes de Versailles et par opposition dans toute la mesquinerie, les complots et machinations qui caractérisent l'entourage du roi. C'est criant de vérité et c'est une immersion totale pour le lecteur. A contrario, soyons honnête, celui ou celle que l'Histoire ne passionne pas risque de trouver certains passages un peu longs. Heureusement l'histoire (celle concoctée par l'auteur) est toujours aussi passionnante.

Voilà, c'est fini, l'histoire est terminée et les héritiers ont fini leur tâche. C'est avec tristesse que nous les quittons. Cette série devrait être lue dans les collèges pour donner le goût de l'Histoire à nos pré-ado, car quoi de plus agréable que de mélanger Histoire et histoire. Chapeau Monsieur McSpare !