dimanche 27 juillet 2014

Sortie de Une nuit éternelle de David S. Khara



Info trouvée sur la page FB de David. On est impatientes, c'est rien de le dire !!!!

Voilà ce qu'il en dit:



Une Nuit Eternelle, chez Fleuve Noir, le 13 Novembre.
Vous retrouverez Barry, Werner, et plein de nouveaux personnages.
Un crime odieux, un mystère ancestral, une histoire d'amour contrariée, et une question centrale : avons-nous droit à une deuxième chance...



vendredi 25 juillet 2014

CALVIN ET HOBBES, tome 24 : Cette fois, c'est fini ! de Bill Watterson



Editions Hors Collection
62 pages
7.50 euros

Un album atypique rassemblant des strips et des dessins couleurs, extraits des différents albums de Bill Watterson parus aux USA et encore inédits en France.






L'avis de Phooka:



Si j'ai postulé au dernier masse critique BD, pour cet album de Calvin et Hobbes, c'est parce qu'ainsi cela me donnait l'occasion de vous parler de ma BD préférée. Celle qui est hors concours, toutes catégories confondues.

Calvin et Hobbes je les ai découvert dans les strips du New York Times quand j'habitais là-bas, au loin ! Et comme ça me plaisait j'ai acheté les albums originaux.

Puis je suis rentrée en France ... et j'ai acheté les albums français (les premiers chez Hors Collection), puis des intégrales, puis ... 

Enfin bref, passons, j'adore, c'est un must have !

Calvin c'est un gamin de 6 ans, très intelligent, râleur, moqueur, drôle et attendrissant. Tout ça à la fois, comme beaucoup de gamins de son âge.



Hobbes, c'est son tigre, son inséparable ami, qui est totalement vivant quand il est seul avec Calvin et qui se retransforme en peluche quand un adulte (ses parents en général) est dans le coin.

Avec ces deux images, le ton est donné. Calvin et Hobbes c'est tout à la fois drôle et émouvant.

Calvin est drôlement futé pour son âge et il se pose de nombreuses questions sur la vie. Questions auxquelles ses parents ont bien du mal à répondre. Heureusement Hobbes a souvent des réponses bien à lui ...



Calvin déteste l'école et y rêvasse souvent. Il échappe à son quotidien, devient explorateur dans la jungle, guerrier de l'espace ... Evidemment Hobbes l'accompagne partout.
Calvin c'est le môme que chaque parent rêve d'avoir et redoute tout à la fois.

Ce qu'il faut savoir sur Bill Watterson, l'auteur de cette BD géniale, c'est qu'il a fait des strips pendant 10 ans. Un beau jour il a dit "stop, je n'ai plus rien à raconter" et il a arrêté. Il est retourné dans l'anonymat, il n'écrit plus. Il n'a fait "que ça", mais quel magicien !!



Calvin et Hobbes, c'est la BD qui plait à toute la maisonnée. Le père, la mère, les enfants, tout le monde y trouvera son compte.
[Et non, nous n'avons pas appelé notre fils Calvin ... on y a pensé mais ... En revanche, son premier énoooorme doudou était un tigre et 12 ans après il est toujours là et ils ont vécu un paquet de choses ensemble ! C'est son "Hobbes" à lui ;)]





C'est drôle et poétique. Du pur plaisir !







Alors, entrons dans le vif du sujet. Oui,je sais il est temps ! :)

Ce Calvin et Hobbes est annoncé comme "inédit" en France par l'éditeur. Là j'ai comme un doute quand on regarde la couverture ci-dessous et que j'ai à la maison depuis bien longtemps ...

Bref, pas grave. Calvin et Hobbes on en reprend toujours, c'est comme les M&M's, quand on tombe dans le paquet, on le finit!

Ce n'est sans doute pas le meilleur album de la série et je ne conseillerai à personne de commencer par celui là. D'un autre côté, faudrait être un peu "tablard" pour commencer une BD par un album qui s'appelle "cette fois c'est fini !'Mais comme je le dis plus haut, c'est toujours un régal de lire cette BD même si celle-ci est un peu "décousue" car ce sont tous les morceaux laissés de côté et rassemblés ici façon patchwork un peu hétéroclite. La chose est sûre, ça m'a donné envie de m'y replonger une fois de plus depuis le début. 




Je n'ai qu'une chose à ajouter: Si vous n'avez jamais lu Calvin et Hobbes, vous ratez quelque chose d’extraordinaire. Foncez chez votre libraire le plus proche ou commandez-le, je m'en fous, mais lisez cette BD. C'est la BD qu'il faut lire à tout prix !

Ci-dessous, vous trouverez la liste des albums en français. Ils sont TOUS excellents, foncez je vous dis !



jeudi 24 juillet 2014

L’ŒUF DE DRAGON de George R. R. Martin




Éditions Pygmalion
176 pages
15 euros

Résumé :



Quatre-vingt-dix ans avant les péripéties du « Trône de Fer », Aegon, de la lignée royale, surnommé l'Oeuf, court les routes incognito comme écuyer d'un chevalier errant, Dunk. Au hasard des chemins, le duo se voit convié par le fringant Jehan le Ménétrier à participer à un tournoi richement doté qui sera le clou des noces de lord Beurpuits. Au champion ira le grand prix, un inestimable Oeuf de dragon. Mais il apparaît bientôt que les noces et le tournoi sont un nid d'intrigues et d'ambitions, petites et grandes, et qu'une prophétie annonce de grands événements.

De fait, après la rébellion, les partisans de Deamon Feunoyr, qui a chassé quelques années plus tôt la fine fleur des chevaliers en exil de l'autre côté de la mer, fomentent une nouvelle conspiration. Certains souhaitent déposer le souverain légitime pour installer leur propre prétendant. À leur corps défendant, Dunk et l'Oeuf se retrouvent au coeur du complot.


L'avis de Dup :

Se replonger dans Westeros, découvrir de nouveaux lieux ( enfin pour moi qui ne suis qu'au tome 1 du Trône de Fer, mais quand même à la fin de la saison 3 de Game of Thrones ) et constater que 90 ans avant, c'était déjà un immense panier de crabes que cette gouvernance des sept couronnes, est assez jouissif. Les Targaryens étaient au pouvoir alors, mais leur descendance, légitime ou bâtarde, faisait maints envieux et maints prétendants au trône...

En quelques 175 pages, GRR Martin nous fait aimer ce Chevalier Errant, Duncan le Grand, dit Dunk et son jeune écuyer dit L'Oeuf, qui n'est autre qu'un neveu du roi. Et pour dénoncer toutes les vilenies dites à son sujet, l'auteur ne les zigouille pas avant la fin ! Mais la plume est la même, toujours aussi délicieuse. En quelques lignes et deux traits d'humour il nous campe un personnage qui, même s'il n'est pas important, reste bien ancré dans notre esprit.
Le jeune homme lui-même était courtaud et trapu, avec de petits yeux rapprochés, une lourde carrure et des bras musclés. Ses sourcils broussailleux ressemblaient à deux chenilles au terme d'un printemps pluvieux, il avait le nez bulbeux et le menton pugnace. 
La recette également est la même, comme dit dans un trailer qui traînait sur le net il n'y a pas longtemps : des batailles, du sang, des nichons, des bagarres, de l'inceste, des nichons... :))  Cette recette alliée à la plume de l'auteur marche merveilleusement bien, alors pourquoi en changer ?

Moi je vois en cet Oeuf de dragon un petit hors d'oeuvre à déguster sans modération. Il saura éveiller les papilles gustatives de qui n'a pas encore goûter aux n tomes de Trônes de Fer. Quant aux autres, déjà amateurs, il ne fera que confirmer que ce GRR Martin est vraiment un grand monsieur !
A acheter se faire offrir d'urgence !



mardi 22 juillet 2014

LES VENTS DE SALEM de Melissa de la Cruz



Les sorcières de North Hampton
Tome 3



Editions Orbit
Date de sortie: 28 mai 2014
14.90 euros
448 pages



La sorcière Freya Beauchamp est coincée en 1692, à Salem qui plus est, à trois cents ans de sa mère Joanna et de sa soeur Ingrid. Si on la surprend en train de pratiquer la magie, elle sera forcée de revivre les célèbres procès des sorcières et, cette fois, même son immortalité ne pourra pas la sauver.

Pendant ce temps, la North Hampton moderne est confrontée à d’autres problèmes. Joanna et Norm s’unissent pour sauver leur fille et consultent l’Oracle en quête d’une solution peut-être désespérée. Freddie, qui goûte aux joies du mariage pour le meilleur et pour le pire, se lance avec ses alliés pixies à la recherche d’un totem disparu censé les aider à ouvrir un passage dans le temps afin de ramener Freya au XXIe siècle. Quant à Ingrid, elle renoue avec un amour de jeunesse et se met à douter de sa relation avec l’inspecteur Matt Noble…

Entre présent et passé, la famille Beauchamp parviendra-t-elle à se réunir et, enfin, à trouver la paix ?


L'avis de Phooka:



Si vous vous souvenez de mes chroniques sur les précédents opus (et si vous ne vous souvenez pas, c'est ici et ), je mettais toujours en avant un sentiment de quiétude et de plaisir à la lecture de cette série. Sentiment que j'ai à nouveau retrouvé pour ce troisième (et dernier ?) opus. Quand j'y réfléchis, c'est quand même étrange de parler de quiétude pour un roman qui se passe en grande partie à Salem à l'époque de la terrible chasse aux sorcières et dans lequel on assiste à des pendaisons et autres joyeusetés de rigueur. Et pourtant il en est ainsi, sans doute parce que le rythme du roman, quoique soutenu, n'est jamais trépidant (et ce n'est pas un défaut). L'auteur laisse le temps au temps, prend le temps justement de bien poser les scènes et les situations, de faire connaissance avec les différents protagonistes de l'histoire. Et puis il y a le cadre, ce joli petit village de North Hampton dans lequel se passait déjà l'action des deux premiers tomes, un village paisible qui vit au rythme de la mer et de la météo, bref un endroit où il fait bon vivre.

La grande nouveauté dans ce troisième tome, c'est que Freya étant piégée dans le passé, nous allons osciller entre deux périodes: celle de Freya, à Salem en 1692 et l'époque actuelle à North Hampton. Freya se retrouve coincée dans cette période trouble et dangereuse, incapable de se souvenir qui elle est, ni pourquoi elle est là. Tout le reste de sa famille met tout en oeuvre pour la retrouver, mais il semblerait que les couloirs du temps soient inaccessibles .

C'est un vrai plaisir de retrouver tous les personnages que nous connaissons déjà bien: Freya, Ingrid,, Freddie etc ... Chacun son histoire, chacun son passé et chacun son destin. Tous sont sorciers ou sorcières, mais ne le vivent pas de la même façon. Ils sont très différents et pour ce qui me concerne, je m'y suis beaucoup attachée. 
Ce qui fait le petit plus ce ces "vents de Salem", c'est justement l'alternance des lieux et des époques, en plus de l'alternance des personnages. Le tout confère un rythme vraiment très rapide au roman, il devient vite addictif ... tout en gardant sa "paisibilité" :). Le suspense est omniprésent et la fin est à la fois triste et gaie, comme l'est souvent la vie (oui c'est mon moment philosophique :)). Ce qui est sûr c'est que l'auteur n'a pas forcément choisi la solution de facilité pour clore sa trilogie et c'est tout à son honneur. La lectrice un peu fleur bleue que je suis, a refermé la dernière page un peu amère de quitter ces héros bougrement sympathiques. Franchement je ne serai pas contre les retrouver et savoir ce qu'ils vont devenir, mais laissons les vivre leur vie! 

En tout cas, cette trilogie des sorcières de North Hampton est une jolie réussite. Un récit plein de magie dans tous les sens du terme, des personnages attachants, un cadre agréable, du suspense et des surprises. Le genre de livre que l'on a plaisir à retrouver le soir après une journée trépidante. Moment de paix et de plaisir.



Mon avis sur les tomes précédents:

lundi 21 juillet 2014

LES ENFANTS DU VOLCAN de Bernard Simonay





Éditions Presses de la Cité
444 pages
19,50 euros


Résumé :


Noï-Rah, dont le nom signifie «Celle qui apporte la lumière», a dix ans et vit dans un village de pasteurs agriculteurs. A sa naissance, une prophétie a prédit qu'elle apporterait de profonds bouleversements dans l'existence des siens. Enlevée par les Korghs, les habitants du «pays inquiétant où les montagnes crachent le feu», elle va vivre de multiples aventures, affronter des ennemis impitoyables acharnés à sa perte, mais aussi rencontrer l'amour et la passion. Son intelligence lui permettra de faire d'extraordinaires découvertes, comme l'écriture. Son courage la poussera à prendre la défense des plus faibles face à la brutalité du terrible Rogh, le chef de la tribu des chasseurs. Mais, surtout, un lien étrange la reliera à un volcan, l'impressionnant Pa'hav, dont tous redoutent les colères. Cette relation singulière fera d'elle une femme hors du commun, appelée à devenir la mère d'une nation... Bernard Simonay met tout son talent de conteur au service de ce fascinant roman qui se déroule au pied de la chaîne des volcans d'Auvergne. Une plongée grandiose au coeur du néolithique.


L'avis de Dup :

Noï-Rah est née dans une tribu de pasteurs. Éleveurs et cultivateurs, ils se suffisent à eux-même et vivent en autarcie complète. Pacifiques, ils assurent néanmoins la garde et la protection du clan car rodent parfois des tribus nomades de chasseurs qui ont tendance à trouver la chasse bien plus aisée sur des troupeaux domestiqués ! Son village est situé dans l'actuelle Auvergne, auprès des volcans...encore en activité. Sa naissance coïncidant avec une mini éruption, ajouté au fait qu'elle est rousse suffiront à quelques chamans du clan pour émettre une prophétie sur son destin : elle amènera du bouleversement, mais aussi, elle sera une rassembleuse, une meneuse.


Bernard Simonay va donc s'appliquer à nous tracer au cours de ce roman toutes les étapes de la vie exceptionnelle de cette femme. Enlevée alors qu'elle n'a pas encore dix ans par une tribu de chasseurs, transformée en esclave, échangée à plusieurs reprises comme un vulgaire objet. Rachetée enfin par un homme bon, un marcheur. Un indépendant d'une grande tribu chasseuse, Les Ours Noirs.

Après quelques années elle deviendra sa femme, et apportera beaucoup de ses connaissances comme la poterie, la vannerie ou le tissage. Mais aussi des améliorations concernant le confort, la conservation des denrées, etc...Seulement ces nouveautés sont fort mal vues de la tribu se considérant comme des mâles plutôt guerriers.

Mais pour son malheur, Noï-Rah est belle et suscitera partout où elle passe des convoitises, des rêves.  Son destin va être ainsi chamboulé à maintes reprises, elle va être ballottée d'un clan à un autre, à cause de jalousies, d'envies primaires. Loin de rassembler, elle semble alors disperser les hommes, défaire les ententes. Mais elle va se servir avec intelligence de cette discorde pour asseoir son autorité afin de faire accepter ses nouveautés bénéfiques pour la majorité. On trouve également un discours féministe surprenant dans ce cadre, et grâce à sa persuasion, Noï-Rah va réussir à imposer l'utilisation des armes par les femmes.
Mais Noï-Rah invente aussi, et on sent surgir de ses cogitations les prémices de l'écriture.

Une plume simple et fluide entraîne le lecteur tout du long de cette épopée. Un style impeccable mais une construction en revanche assez "vieillotte" : à chaque fin de chapitre, une phrase ou un petit paragraphe qui spoile complètement le suivant et m'a fait râler plus d'une fois. Néanmoins, il y a une suite qui promet d'être passionnante car on devrait y voir la naissance vraiment de l'écriture et son pendant : l'apprentissage. L'école préhistorique !

Cette lecture n'a pas été follement passionnante, mais au moins, elle a été plaisante. Voilà donc un challenge de rempli, sur une note positive, cela n'a pas été une corvée comme le précédent. Ceci dit, je réfléchirai à deux fois dorénavant avant de m'inscrire aux LC (Lectures Communes) déjantées de Lune des copines... :))


Et zou, pour Vert et son Rupestre Fiction !




samedi 19 juillet 2014

Promo numérique chez Panini Books






DU 18 AU 21 Juillet,
téléchargez six romans de la collection zombie pour 0.99€



Les chroniques de l'Armageddon Tome 1
Le virus Morningstar Tome 1
LZR-1143 Tome 1
Apocalypse Z Tome 1
Homeland of the Dead
Infection Tome 1





vendredi 18 juillet 2014

ET PUIS APRES ? de Kattie Williams




Date de Parution : 04 Juin 2014
Titre original: Absent
Traducteur: Jacqueline Odin
Éditeur : Milan
Collection: Macadam
 Nombre de Pages : 214
Prix : 12,90 € 




Il a suffi d’un rien, d’une chute, pour que Paige meure. Depuis ce fatal cours de physique, elle est coincée dans son lycée, comme une sorte de fantôme. Invisible aux yeux des autres, elle observe, elle attend, elle écoute… Jusqu’au jour où Paige entend une rumeur. On dit qu’elle s’est suicidée. Il faut absolument qu’elle rétablisse la vérité. Qu’elle leur dise, à tous, aux vivants, que ce n’est pas vrai. Mais comment se faire entendre quand on est… morte ?



L'avis de Phooka:


Voilà donc ma première lecture dans le cadre du partenariat avec la collection Macadam. Un grand merci à eux de nous avoir sélectionné. Donc si je continue sur le mode "je raconte ma vie", je dirais que j'ai choisi ce roman sur la base de sa présentation (voir au dessus), sans même avoir vu la couverture, ni cherché de chroniques. Ça me "parlait" un point c'est tout ! Quelques jours plus tard, je le reçois, la couverture ne me "parle" pas plus que ça, le résumé non plus finalement, au point que je me demande pourquoi j'ai choisi ce roman. Inquiète je lis la première page, qui ne me rassure pas. Puis la deuxième, puis la troisième, puis ... puis... puis .. et comme ça j'avale la moitié du livre !!! 
J'adore quand un roman me fait cet effet. Le lendemain il était fini.
Pourquoi m'a t'il à ce point subjuguée, j'avoue que j'en suis encore à me poser la question.

Tout d'abord l'héroïne sans doute, Paige. Une môme sans histoire, enfin pas plus que la moyenne, et qui meurt à la première page, se retrouvant ainsi coincée dans son lycée sous forme de fantôme. 17 ans, la vie devant elle, coincée pour l’éternité entre les murs de son école. Pas très cool hein ? "Heureusement" (avec guillemets) elle n'est pas la seule à être morte dans le lycée et deux autres fantômes lui tiennent compagnie, une jeune ado décédée peu de temps avant elle, Brooke, et un garçon, Evan, qui hante le lycée depuis pas mal de temps déjà. Paige s'adapte facilement à sa nouvelle condition (je n'ose pas dire "vie"). Un emploi du temps routinier, elle suit les cours, observe les autres élèves, discute avec ses deux nouveaux amis. Jusqu'au jour où elle va entendre une rumeur comme quoi elle se serait suicidée. Et ça, elle ne l'accepte pas ! Même si elle ne se souvient pas précisément des toutes dernières secondes de sa vie, elle sait qu'elle ne s'est pas suicidée et elle va tout tenter pour faire taire cette rumeur.

Facile à dire ... mais pas facile à faire quand on est un fantôme qui ne peut pas se faire entendre ou voir.Petit à petit ce roman un peu décalé va quasiment se transformer en polar. Car il faut le reconnaître, il se passe des choses bizarres dans ce lycée et en particulier ce n'est pas très normal que deux élèves soient mortes à quelques semaines d'intervalles. Paige va découvrir le pot aux roses presque sans le faire exprès.

Un roman vraiment agréable à lire donc. La vie en parallèle des étudiants "vivants" menant leur vie "simple" au lycée et celle des trois fantômes, finalement si proche. Ils vont suivre les cours pour s'occuper, ils vont aller à la cantine écouter les potins, à la bibli lire des livres. La grosse différence c'est qu'ils ne peuvent pas rentrer chez eux le soir ...

Je me suis tout de suite attachée à Paige, une gamine très ordinaire, avec ses histoires d'ados, d'amour, sa meilleure copine, Usha, son amoureux caché etc ... Elle s'habitue très vite à son nouveau statut et elle fait "avec". Par contre cette rumeur de suicide la rend dingue parce qu'elle ne veut pas que ça arrive aux oreilles de ses parents, alors elle va se battre. Oui c'est ça, Paige est une battante !

Bien que parlant de morts, ce roman est vraiment un hymne à la vie. Il est tendre, intense, plein de suspense et de petites choses de tous les jours. Les pages se tournent toutes seules, les chapitres défilent, on ne peut pas s'empêcher de vouloir en savoir plus! Alors elle s'est suicidée ou pas ? Usha lui pardonnera t'elle d'être morte ? Beaucoup de questions qui trouveront leurs réponses petit à petit.

Et puis après ? est un très joli roman. Un roman plein de vie et de vivacité, sur un sujet finalement assez épineux. Aucune tristesse ou presque, mais de l'émotion surtout à la fin. Il a su m'emporter et je me suis vraiment régalée à sa lecture. J'ai même versé quelques larmes à la fin ... Bref, je ne peux que conseiller sa lecture !




jeudi 17 juillet 2014

GOODBYE BILLY de Laurent Whale





Éditions Critic
585 pages
20 euros


4ème de couv :


"Si Dieu a créé les hommes, Samuel Colt les a rendus égaux."



14 juillet 1881. Old Fort Sumner. Lorsque la nuit tombe sur ce coin perdu du Nouveau-Mexique, l'Ouest américain ne le sait pas encore, mais on va l'amputer d'une légende. Tapi dans l'ombre, Billy the Kid attend son heure. Dans quelques secondes, ses actes changeront à jamais le cours de l'Histoire.

Décembre 2012, Washington, bibliothèque du Congrès. Un archiviste examine un exemplaire du Miami Chronicle daté de 1934. Soudain, une photo retient son attention : les revenants existeraient-ils ?

Tandis que les sbires d'un candidat à la présidence suppriment les dossiers compromettants de leur employeur, un groupe d'historien de choc, dirigé par Richard Benton, se met en quête de la vérité. Quel lien unit donc un jeune hors-la-loi de XIXe siècle à un requin politique de l'ère spatiale ?
Dick Benton et son équipe feront l'impossible pour le savoir.



L'avis de Dup :

Ancien agent spécial du FBI, Richard Benton se retrouve, d'après lui, sur une voie de garage : superviseur des archivistes du Congrès de Washington. Chef rats de bibliothèque ! Mais en fait de voie de garage, lorsqu'un des archivistes va soulever un lièvre à propos d'un futur candidat à la Maison Blanche, l'enquête va s'avérer ardue, semée d'embûches et surtout bien plus mouvementée qu'une vie de bibliothécaire quoi !

Le FBI ne voit pas d'un si bon oeil l'orientation de cette enquête, et comme en plus "l'agence" semble avoir une dent contre Dick ( je n'ai jamais compris pourquoi les anglais, et les américains d'ailleurs, surnomment les Richard, Dick ???), toute l'équipe des rats de bibli va se souder très vite autour de leur nouveau chef.

En parallèle et en alternance de chapitres, nous suivons la dernière tranche de vie du fameux Billy The Kid au Nouveau-Mexique... que Laurent Whale va rallonger à sa sauce pour les besoins de l'intrigue d'aujourd'hui, par une pirouette fort crédible il faut l'avouer.

Outre le fait que cette alternance est LE piège à lecteur, qui encore une fois a bien fonctionné, ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman c'est le changement radical d'ambiance entre ces deux récits. Lorsque l'auteur nous conte Billy The Kid, j'entendais dans mes oreilles défiler toutes les musiques classiques de western. Avec cette intensité qui monte lorsqu'il va y avoir règlement de comptes, avec cette sonorité si lancinante lorsque des apaches cachés observent des convois de visages pâles, etc !

L'autre aspect que j'ai beaucoup aimé dans ce roman c'est que Laurent Whale nous créé une véritable course-poursuite... en avion ! On sent chez l'auteur une passion pour le pilotage qu'il transmet à son personnage principal, et c'est juste passionnant. Ce dernier habite même dans un ancien petit aérodrome dont une partie est transformé en loft alors que l'autre abrite des antiquités volantes tel un musée. Lorsqu'on a un vieux coucou datant de la dernière guerre mondiale qui fait la nique à un chasseur F-16, avouez que ce n'est pas banal. Et ça le fait bien, ce passage m'a tenu en haleine comme pas possible. J'ai adoré.

Ce que j'ai moins aimé en revanche, c'est la troisième histoire qui se greffe là-dessus et que l'on suit également en parallèle, mais d'un peu plus loin, qui a mon sens n'apporte rien au final si ce n'est d'embrouiller un peu plus les pistes. C'est sans doute le but, mais lorsqu'elle se résout, c'est un peu comme un soufflet au fromage qui retombe quoi ! Mais si elle embrouille le lecteur, elle discrédite aussi certains aspects de l'intrigue principale et je trouve ça dommage. J'aimerai d'ailleurs en parler plus, avec l'auteur ou d'autres blogueurs l'ayant lu, mais ailleurs pour ne pas spoiler.

Malgré ce bémol que je viens d'émettre, j'ai beaucoup apprécié ma lecture et je vous enjoins à tenter avec Goodbye Billy le "werstern-thriller" con chili à la sauce Whale ! Un nouveau menu qui devrait faire recette dans les mois à venir.



mercredi 16 juillet 2014

4ème récap du challenge OH MY CETTE COUVERTURE


QUATRIEME RÉCAP
DU CHALLENGE
DE CESS


Toujours par ordre chronologique de parution, on a tout d'abord Emi du blog Emi-lit et partage qui nous propose une couv qu'on afficherai pas fièrement dans notre bibli, c'est sûr !




Fée Bourbonnaise nous a trouvé une couv gratinée aussi, qui je pense irait pile poil pour mon challenge Rupestre fiction vu le look...




Votre serviteuse sur l'inestimable Bookenstock :))




Au tour de Cess car fallait bien qu'elle s'y colle, non mais ! Mais cela valait le coup d'attendre, vu le rendu de son billet, que je vous conseille fortement d'aller lire.




Et enfin, pour clore ce quatrième récap, la couv choisie par Simi du blog Les petits loisirs de Simi




Le choix de la plusse pire va être dur...


J'en ai encore une dans ma besace, je vous donne rendez-vous lorsque ma future récolte aura atteint les cinq couvertures. A plus !



mardi 15 juillet 2014

CROMLECH de Claire Ygell



1- ANIMAN



Éditions Matagot
397 pages
16.90 euros


4ème de couv :


« Nous aperçûmes le cromlech aux pierres majestueuses baignées de clarté lunaire.

J’hésitais à avancer plus loin. Et s’il m’arrivait malheur ? Brendan était sur ses gardes aussi et me regardait au travers de ses grands yeux de cerf. Je sentais son esprit dans le mien. Nous fîmes le tour du cromlech ensemble, avant de décider d’y pénétrer. J’y entrais la première, hésitante. Brendan me suivit. Nous reprîmes instantanément notre forme humaine, comme si nous avions traversé une frontière invisible. »



L'avis de Dup :

Lorsque l'imagination des auteurs flirte avec la métamorphose de l'homme, on aboutit la plupart du temps au loup, parfois mais moins souvent, il y a transformation en grands félins sauvages comme la panthère, ou bien alors d'autres animaux sauvages peu sympathiques telle la hyène ou le grizzli. Mais jamais encore je n'avais lu de changement en cerf ou biche ! C'était suffisant pour titiller mon intérêt... et il fallait bien ça parce que ce n'est pas la couv qui l'aurait fait...

Eva donc est une jeune parisienne assez renfermée, elle a peu, voire pas d'ami(e). Elle vit seule avec son père, sa mère étant décédée lorsqu'elle était petite. Elle a tout juste 18 ans, vient d'avoir son Bac et a décidé seule de la suite de ses études. Elle veut suivre un BTS Agricole qui prépare à une École d'Ingénieur Agronome. Et elle le fera dans la vallée de l'Aude, à Quillan pour se rapprocher du lieu de résidence de son grand-père maternel qu'elle ne connait quasiment pas. Pour une gamine introvertie, elle prend bien des résolutions radicales qui la surprennent elle-même. Et pour se familiariser avec toute cette nouveauté, elle décide d'y passer ses deux mois de vacances.

Les relations difficiles avec Nogrent son grand-père ( quand deux taiseux se rencontrent, les échanges se tarissent vite ) et les premiers émois amoureux dès la première rencontre avec Fred sont bien retranscrits par Claire Ygell. Cela fait "vrai" et on prend très vite en sympathie cette gamine. Mais là où l'auteur excelle, c'est dans la description de cette belle nature sauvage comme il en existe encore dans certains coins de France, et surtout sa découverte par notre parisienne. 

Puis, bien après le début vient le côté fantastique. Comme sa mère avant elle, le premier soir de pleine lune, Eva va se métamorphoser en biche. Mais pas n'importe quelle biche, une splendide biche aux yeux mordorés et au pelage blanc ! Pas une licorne, mais pas loin :))  Le récit prend alors un côté conte merveilleux. On découvre les nouvelles sensations animales d'Eva, la nature à nouveau mais avec un autre oeil et cet aspect m'a totalement séduit.

J'avoue avoir eu très peur malgré tout lorsque qu'Eva rejoins le peuple des Animan ( qui ont sont des cerfs capables de se métamorphoser en homme, il faut faire la différence ), car elle tombe sous le charme de Brendan, ce grand brun ténébreux et réservé, tout le contraire de Fred ! Mais le triangle amoureux tant redouté est tenu à l'écart, les tranches de vie d'Eva dans chacun de ces mondes étant bien séparées. Un peu comme les marins, un dans chaque port... J'ai bien peur en revanche que la suite de cette trilogie me fasse mentir, mais on verra, chaque chose en son temps.

Mais tout n'est pas rose pour les Animan, une étrange épidémie mortelle décime un autre clan, très éloigné. Eva et les siens vont enquêter et cette dernière partie du roman s'écarte du conte merveilleux mais apporte au récit suspense et action. Elle va permettre à l'auteur de glisser quelques leçons à nos têtes blondes puisque ce livre leur est destiné. Le saccage de la nature, la surconsommation de viande, etc...

J'ai passé un agréable moment de lecture en compagnie des personnages de Claire Ygell, que je conseille aux ados mais aussi aux plus grands. J'espère continuer l'aventure avec autant de plaisir, en croisant les doigts pour éviter la tant redoutée valse des hésitations amoureuses !