jeudi 5 mai 2016

Les sorties Folio SF de mai 2016




Mai 2016




Paul CARTA
 La quête du prince boiteux


Chroniques d'au-delà du Seuil, I

couverture de Pierre Droal.




****

Bernard SIMONAY 

La Terre des Morts

Les enfants de l'Atlantide, IV



couverture d'Alain Brion



****

Jo WALTON
 Morwenna


Traduit de l’anglais (pays de Galles) par Luc Carissimo

Prix Hugo
Prix Nebula
British Fantasy Award

couverture de  Sam Van Olffen


Pour info Jo Walton sera présente au festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo, du 14 au 16 mai.

mercredi 4 mai 2016

Concours Estelle Faye : The results




Quand je vous disais qu'on n'est pas à l'abri d'un coup de bol !

GILWEN qui a gagné le Tome 3 de La voie des Oracles 



et

SYSTIA, ROZ et GRIBOUILLE LE CHAT  une affiche peuvent témoigner !




Bravo les filles, j'envoie vos coordonnées de suite.

Quant aux autres, merci d'avoir participé. 
Une autre fois, sans doute !



mardi 3 mai 2016

THE SCORPION RULES de Erin Bow





Éditions Lumen
408 pages
15 euros


Le pitch :


La première règle, pour éviter la guerre ? En faire une affaire personnelle… Très personnelle.


Duchesse de Halifax, princesse de la Confédération panpolaire, mais surtout… otage. Je m’appelle Greta Stuart, et ma vie ne tient qu’à un fil. Il y a quatre cents ans, une série de terribles conflits liés au changement climatique a ravagé la planète : guerres, famines, inondations, exodes… Débordées, les autorités ont fait appel à une intelligence artificielle omnisciente pour tenter de mettre un terme au massacre. Mais Talis – c’est son nom – a vite pris son indépendance et le contrôle du monde. Désormais, il garde en otages les fils et filles des grands dirigeants de la planète. À la première déclaration de guerre, les héritiers des deux camps concernés sont froidement exécutés.

Il me reste seize mois à tenir, seize mois avant d’avoir dix-huit ans et de pouvoir quitter le Préceptorat où je suis prisonnière depuis l’âge de cinq ans. Mais l’arrivée d’un nouveau pensionnaire, venu du pays voisin du mien, va tout changer. Elián, qui ne cesse de défier Talis, de mépriser les règles qui régissent notre existence, met nos vies à tous en danger. Malgré tout, son esprit de révolte est contagieux. La résistance serait-elle possible ? Car nous le savons tous : le pays natal d’Elián va forcément finir par déclarer la guerre au mien…



L'avis de Dup :

Il y a à peu près 400 ans, une troisième guerre mondiale a bien failli exterminer l'humanité sur notre terre. Les exemples fournis par l'Histoire ne suffisent donc pas à l'homme. Pour pallier à cette véritable tare humaine, une solution a été trouvée. On a donné à la plus évoluée des intelligences artificielles jamais créée par l'homme, la mission d'empêcher qu'un tel scénario puisse à nouveau se reproduire. Cette I.A., c'est Talis. Et Talis ne va pas faire dans la dentelle... Elle va d'abord prendre possession de tous les types d'armements, contrôler tous les moyens de communication et de surveillance, éradiquer au hasard quelques centaines de villes où mégalopoles histoire de montrer qui commande, puis organiser la suite pour noyer dans l'oeuf tout conflit. Et pour ce faire, Talis va créer des Préceptorats : des sortes d'orphelinats où il va éduquer (endoctriner) et surveiller tous les enfants des dirigeants de ce monde. Si un conflit survient, et bien les enfants-otages sont exécutés ! 

Avouez que l'idée de base de cette dystopie est vraiment originale ! Et je dois dire que mon enthousiasme au début de cette lecture était réel. Mais hélas il n'a pas duré, et plus j'avançais et moins j'étais convaincue par les solutions proposées par l'auteur. Il faut dire aussi que je n'ai pas adhéré du tout aux personnages, ce groupe d'adolescents que l'on va suivre, et plus particulièrement Greta la narratrice. 

Greta Gustafsen Stuart, duchesse de Halifax, princesse héritière de la Confédération Panpolaire. Une gamine de 16 ans, aux capacités intellectuelles très développées, mais qui a toujours muselé ses sentiments. Elle est froide et roide, persuadée que c'est son rôle, elle est princesse après tout... L'équilibre installé au sein de la classe studieuse de Greta va être bouleversé par l'arrivée d'Elián. Nouvel otage, petit-fils du général  gouvernant un pays voisin de celui de Greta, mais surtout menaçant la fragile paix... et donc l'avenir de ces deux ados. Elián est l'ado rebelle type, il sera maté dès son arrivée à coup de décharges électriques. Car oui, j'ai oublié de préciser, dans ces Préceptorats ils sont encadrés uniquement par des robots. Des robots-professeurs, des robots-surveillants énormes en forme de scorpions, des robots-surveillants miniatures en forme d'araignées etc. 

Ce mode de répression, cette violence gratuite, cette surveillance constante, cette soumission des gamins me hérissaient. On va également avoir droit bien sûr à une petite romance peu creusée et fort nunuche qui n'apporte strictement rien à l'histoire. Autre détail qui me chagrinait,  c'est le décalage qui existait entre un monde résolument futuriste, et le mode de vie complètement grégaire imposé dans ces Préceptorats. Les enfants étudient, mais aussi jardinent et élèvent des animaux pour leur subsistance car ils doivent être entièrement autonomes. L'élevage de moutons fournira quand même quelques scènes truculentes ceci dit.

Mais là où j'ai complètement décroché, c'est lorsque l'auteur met en scène Talis. Cette I.A. emprunte le corps récepteur d'un humain et arrive au Préceptorat suite à un événement-coup de théâtre très bien amené et que je tairai donc. La personnalité de Talis m'a semblé complètement surfaite, mal adaptée. Comme si on avait à faire à un grand psychopathe mégalomane. Ses discours, ses décisions, ses blagues pourries voire graveleuses m'ont hérissé le poil et j'avoue avoir eu bien du mal à finir mon roman. 

Quant à la fin, la décision de Greta me semble tomber comme un cheveu sur la soupe ! Je sais donc que je ne serai pas au rendez-vous pour la suite de ce diptyque. C'est la première fois que je suis  déçue par une production Lumen et cela m'attriste grandement, d'autant qu'il y avait là une dystopie à fort potentiel . L'idée de base est énorme, mais le traitement qu'en a fait l'auteur et l'orientation que prend le récit ne m'a absolument pas convaincue. Les avis semblant vraiment partagés, je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre opinion.




lundi 2 mai 2016

LES MYSTÈRES DE LARISPEM de Lucie Pierrat-Pajot




Les Mystères de Larispem
Tome 1
Le sang jamais n'oublie 



Illustré par Donatien Mary 
Editions Gallimard Jeunesse
272 pages
16 euros
sortie le 08 avril 2016







Larispem, 1899. 
Dans cette Cité-État indépendante où les bouchers constituent la caste forte d'un régime populiste, trois destins se croisent... Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l'apprentie louchébem et Nathanaël, l'orphelin au passé mystérieux. Tandis que de grandes festivités se préparent pour célébrer le nouveau siècle, l'ombre d'une société secrète vient planer sur la ville. Et si les Frères de Sang revenaient pour mettre leur terrible vengeance à exécution?

Maraudeuses, sabotages d'automates, livre indéchiffrable: au fil des ruelles de Paris se dessine un monde rétrofuturiste captivant. Un premier tome qui révèle le talent d'un nouvel auteur.


Livre gagnant de la deuxième édition du Concours du Premier Roman Jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, Télérama et RTL.


L'avis de Lookapuche :) :


Le louchebem ou argot des bouchers, part du principe suivant: on remplace la première lettre du mot par un L, on met cette première lettre à la fin du mot et on rajoute une terminaison libre, en -em, -uche, -ji,-oc etc ...
Ainsi louchebem, signifie tout simplement "boucher". Cet argot existe en "vrai" et l'auteur l'a intégré à son roman.

Bookenstock deviendrait donc Lookenstockbem ou Lookenstockbuche ...quelque chose de ce genre. Fun non ?

Je vous laisse donc cogiter (pas trop longtemps quand même) sur la signification de Larispem ...

L'action se situe donc à Larispem, dans une réalité alternative. Dans cette réalité, la révolution de 1870 a été un succès, les révolutionnaires ont pris le pouvoir. Les nobles et le clergé ont été soit bannis de la ville, soit tués. En ce qui concerne les nobles, ils ont eu en fait le choix de rester mais ils devaient renoncer à leurs richesses et vivre comme tout le monde. Dans cet univers, Larispem est devenue une cité état et la France est un pays étranger avec lequel la cité a des relations commerciales. Les habitants de Larispem, sont tous égaux. Tous se tutoient, tous ont les mêmes droits. Le ville est dirigée par "les trois", des héros de la révolution. Jules Verne y est devenu une sorte de mentor dirigeant, auteur et inventeur, ses idées techniques de génie étant mises en oeuvre.

Dans ce monde, nous suivons une apprentie louchebem, Carmine, une apprentie mécanicienne, Liberté et Nathanaël l'orphelin qui va bientôt "être mis sur le marché". En effet, les orphelins reçoivent une éducation sévère et approfondie jusqu'à l'âge de 15 ans, puis ils sont mis sur le marché du travail pour obtenir un apprentissage. De la vie, Nathanaël ne connait que l'orphelinat duquel il n'est que très rarement sorti.
Liberté et Carmine, elles vivent en ville. Liberté y est arrivé il y a six mois, fuyant une mère trop étouffante. Elle vit dans un foyer et elle est un petit génie de la mécanique. Son patron est content d'elle, elle est capable de quasiment tout réparer et c'est important pour une entreprise qui gère la plupart des automatons de réclame de la ville. 
Ha oui, j'ai un peu oublié de vous le dire ...cette réalité alternative est un monde steampunk. Les automatons sont des sortes de robots/automates qui servent à délivrer des messages publicitaires oraux enregistrés sur des cylindres. Ils sont sur les trottoirs ou volants. Liberté excelle à les réparer, c'est toute sa vie, par ailleurs assez tristouille. Jeune fille un peu rondelette, elle est assez solitaire et sa seule connaissance c'est Carmine avec qui elle commet parfois de petits larcins pour gagner quelques taureaux ...
Carmine, apprentie bouchère pardon louchebem, se promène en permanence, comme tous ceux de sa corporation, avec ses trois couteaux autour de la taille. Elle n'a peur de rien, elle n' a pas la langue dans la poche et elle adore son métier. Il faut dire que les louchebems sont très bien vus, et malgré un travail difficile, ils mènent plutôt la belle vie.

Le décor est planté. Une ville, Larispem, trois jeune héros Nathanël d'un côté, Carmine et Liberté de l'autre. Leur vie est réglée comme du papier à musique et la ville tourne rond. Mais ce serait oublier les frères de sang. "Le sang jamais n'oublie ", telle est leur devise. Le sang, celui des anciens nobles et dirigeants. Ce sang qui coule dans leurs veines et qui n'est pas encore éteint. Loin de là même puisque des rumeurs leur prêtent même des pouvoirs maléfiques. Mythe ou réalité ? 

Histoire alternative, steampunk, héros incroyablement attachants, ville superbement imaginée, autant vous dire tout de suite que ce roman est une belle réussite. Y rencontrer Jules Verne rajoute une touche de magie. Certains pourront reprocher qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome et ils auront raison, car c'est clairement un tome de mise en situation. Mais quelle introduction ! On se promène dans ce Paris alternatif (oops j'ai lâché le morceau :)) avec un plaisir immense. Visiter la tour Jules Verne est un morceau de choix. Rien que ça en justifie la lecture. Suivre les trois jeunes héros est là aussi un plaisir renouvelé. Ils sont incroyablement réussis, on s'y attache et il me tarde déjà de les retrouver. 
De plus, l'auteur a tout mis en place, les tas de possibilités, des "chemins" qui vont converger (ou pas), un jeu qui va se mettre en route dans la ville. Bref, le potentiel du récit est immense et on sent la montée en puissance de l'histoire.

Un premier tome de mise en bouche, dans lequel le lecteur de promène avec délice. Il me tarde déjà d'en lire la suite. Je suis époustouflée par la qualité du récit, l’ambiance générale du roman et l'empathie ressentie pour les jeunes héros. Coup de coeur vous croyez ? Non, immense coup de coeur, ce serait plus réaliste ! 


PS: J'ai oublié de préciser que chaque chapitre est illustré par Donatien Mary et c'est du plus bel effet.

samedi 30 avril 2016

vendredi 29 avril 2016

LE NOIR EST MA COULEUR Tome 5 d'Olivier Gay



Tome 5: Le piège



Editions Rageot
288 pages
11.90 euros






Manon et Alexandre se trouvent à Nice chez les Mages Noirs. Ils espèrent qu’ils aideront la jeune fille à maîtriser ses nouveaux pouvoirs, qui ont atteint leur apogée. Mais quand elle comprend qu’ils l’utilisent à son insu, elle préfère fuir. Avec Alexandre et trois jeunes Mages, elle décide de se rendre à Rome afin de découvrir la source du pouvoir noir et de retrouver sa liberté…



L'avis de Phooka:



Comme il me tardait de retrouver Alexandre et Manon pour ce dernier volet de leurs aventures ! J'étais tout à la fois terriblement impatiente et horriblement stressée. Je n'avais pas envie de quitter ces deux  adolescents, ils font presque partie de la famille maintenant ...

Fort heureusement, j'ai été rassurée par un petit message d'Olivier Gay:


Message qui m'a permis de lire bien plus sereinement ce dernier opus et dans lequel je me suis plongée avec délice. 

J'ai donc retrouvé Alexandre et Manon. D'ailleurs vous remarquez que je dis toujours "Alexandre et Manon" et non pas "Manon et Alexandre" ? A mon avis c'est révélateur ... :), bref ... j'ai donc retrouvé Alexandre et Manon comme on retrouve de vieux amis au bistrot et qu'on reprend la conversation là où on l'avait laissée la veille. 

Et cette "conversation" finissait par un cliffhanger "de ouf". Alexandre s'était mis bien malgré lui dans un épouvantable pétrin. Le danger résidait dans la réaction de Manon et celle-ci est encore plus énorme qu'on pouvait l'attendre. Noyée dans le noir, son pouvoir n'a quasiment plus de limite.
Mais petit à petit, on comprend ce qui se passe pour Manon et sa situation est loin d'être enviable. Venue chercher de l'aide auprès des mages noirs dont elle fait partie malgré elle, elle n'y trouve finalement que traîtrise et malveillance. Heureusement, comme toujours, elle peut compter sur l'aide du fidèle Alexandre, toujours aussi touchant. Elle va aussi trouver d'autres improbables alliés, Théo et Lise dont les pouvoirs sont réellement impressionnants voire terrifiants. Mais l'auteur arrive tout à la fois à rendre ces personnages inquiétants et attachants.

Je ne vais pas trop vous en dire car il est difficile de ne pas spoiler un tome 5. Le rythme du récit est toujours aussi soutenu, on retrouve l'alternance de points de vue/chapitres entre Alexandre et Manon, l'humour d'Alexandre et son regard un peu décalé de "non sorcier" lui apporte un charme fou et allège l'atmosphère de l'histoire. Bref, tous les ingrédients qui faisaient que j'avais adoré les quatre précédents opus sont toujours là, "cuisinés" avec toujours autant de talent par Olivier Gay. La fin est incroyablement rapide avec son lot de questions restées en suspend. Un peu frustrant, mais Olivier Gay s'en explique en postface, tout en confirmant d'ailleurs son message de facebook: il se voit bien nous apporter toutes les réponses manquantes à travers d'autres romans.
Et vous savez quoi ? Moi je dis OUIIIIIIIIIIIIII!!


Le piège est une magnifique conclusion à une série jeunesse que j'adore. Mon seul bémol, aura toujours été les couvertures qui ne m'ont jamais plu et qui provoquent un blocage total de mon loustic à ouvrir ces livres alors que je sais pertinemment que ça lui plairait. Bref, ceci étant dit, cette série jeunesse est à mettre dans toutes les mains, jeunes ou moins jeunes et si vous ne l'avez pas encore lue, vous avez bien de la chance car vous allez maintenant pouvoir dévorer les cinq tomes d'un coup. Gros coup de cœur pour la saga dans son intégralité !


Olivier Gay est au salon du livre à Genève ce week end. Voici son planning:



- Vendredi 11h à 12h: Dédicaces sur le stand Bragelonne.
- Vendredi 15h à 16h: Conférence sur le stand Young Adult de Margaud Liseuse en compagnie de Gabriel Katz (ça va chier).
- Vendredi 16h à 18h: dédicace sur le stand Young Adult.
- Samedi 13h à 14h: dédicace sur le stand Young Adult
- Samedi 14h à 15h: dédicace sur le stand Bragelonne
Et n'oubliez pas il adore le chocolat!

Si vous avez raté le début:


Et si vous voulez en savoir plus sur l'auteur, il a été notre invité pour un "Mois de". Ca se passe ICI.


jeudi 28 avril 2016

EVERY THING, EVERY THING de Nicola Yoon




Éditions Bayard Jeunesse
360 pages
16,90 euros


4ème de couv :

"Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de "maladie de l'enfant-bulle". En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre."



L'avis de Dup :


Madeline vient d'avoir 18 ans et cela fait 18 ans qu'elle vit cloîtrée chez elle, dans un univers complètement aseptisé, sans cesse surveillée et contrôlée soit par une infirmière à domicile, soit par sa mère qui est médecin. C'est une enfant bulle, c'est-à-dire qu'elle est née avec un système immunitaire totalement inopérant. Le moindre germe même banal, qu'il soit viral ou bactérien, présente un risque mortel pour elle. 

C'est donc une vie peu banale qu'elle mène et nous fait découvrir. Une vie qui jusque-là lui convenait parfaitement. Des cours par correspondance, des conférences sur l'architecture par Skype pour son apprentissage scolaire, et pour sa passion, des livres et un blog littéraire qui remplissent le reste de son temps. Seulement voilà, dans la maison voisine, vide depuis pas mal d'années, vient d'emménager une nouvelle famille : un couple et deux enfants, dont un Olly qui a sans doute son âge. Un Olly tout de noir vêtu, adepte de parkour, et donc sans cesse agrippé sur un mur ou grimpé sur le toit de sa maison. À partir du moment où leurs regards vont se croiser , plus rien ne sera comme avant pour Maddy. 

C'est donc une histoire d'amour impossible ou presque, en tout cas complexe, que nous livre Nicola Yoon. Une histoire un brin guimauve je l'avoue, mais à chaque fois cela marche avec moi ! Je pense un peu à Nos étoiles contraires en disant cela, si ce n'est que l'intensité des émotions est beaucoup moindre ici. Cela en fait une romance fraîche et légère que j'avoue avoir dévoré d'une traite. 

Maddy est un personnage très touchant parce qu'elle est intelligente et connaît parfaitement ses limites. Parce qu'elle nous livre sans fard, sans pleurnicheries tous ses problèmes et tout ce que sa maladie lui impose. Et puis découvrir son premier émoi amoureux à 18 ans fait d'elle un personnage peu classique qui nous fait partager ses questionnements de façon réfléchie et non naïve. Olly également est un personnage sympathique. Il joue les gros durs pour cacher une sacrée fêlure. À travers lui on apprend un des aspects du ravage que peut faire l'alcoolisme d'un parent. L'élément déclencheur n'a rien à voir avec l'enfant, mais le souvenir d'une réaction inappropriée au même moment engendre une véritable culpabilité. 

Quelques sujet bien lourds mais cependant abordés avec légèreté, ce qui explique une lecture rapide. Il faut dire aussi que cette lecture est très rythmée car le récit de Maddy est entrecoupé de dessins, de schémas, d'extraits de son "carnet à spoil" où elle nous livre de bon gros spoil pleins d'humour sur ses lectures en cours. Puis avec l'arrivée de Olly dans sa vie, son récit sera ponctué de ses échanges de mails, de SMS, de tchat. Elle nous livre aussi parfois le compte-rendu de ses observations assidues de la vie de ses nouveaux voisins : au début chacun des quatre membres à une entrée,... jusqu'à ce qu'elle ne se focalise plus que sur Olly... 

Et puis vers la fin va survenir dans ce roman une sacrée révélation, pour le moins inattendue, qui va bouleverser entièrement l'équilibre précaire établi et diriger la fin de l'histoire vers une happy end un peu trop happy à mon goût. Et oui, j'ai un coeur guimauve mais quand même ! Même si ce n'est pas un coup de cœur, ce fut une lecture agréable et légère. Une récréation en quelque sorte !



mercredi 27 avril 2016

Sortie du tome 2 de la Trilogie Valisar chez Milady



La Trilogie Vasilar
Tome 2 – Le Tyran
Fiona McIntosh





Editions Milady
La Trilogie Valisar, T2 :
Le Tyran
Fiona McIntosh
FANTASY
768 pages
Prix : 9,20 €
Sortie le 22 avril 2016



Dix ans ont passé depuis que Loethar, le chef de guerre barbare des steppes likuriennes, a dévoré l’ensemble Denova avec son armée de mercenaires, avant de s’installer dans le premier de ses royaumes : Penraven.
Pensant les héritiers Valisar morts et enterrés, il s’est couronné empereur et ne ménage pas ses efforts pour que son peuple s’intègre à la population de l’Ensemble. Mais renoncer à ses méthodes de persuasion les plus violentes n’a pas suffi à éteindre les braises de la rébellion…car les héritiers Valisar sont toujours en vie.

Protégés par de fidèles alliés, ils sont prêts à tout risquer pour l’avenir de leur royaume, et déterminés à faire couler le sang du tyran…

mardi 26 avril 2016

L’ELITE T3 : Dernière épreuve de Joelle Charbonneau



L’Elite T3 : Dernière épreuve




Traduction: Amélie SARN
Editions Milan
320 pages
13.90 euros


Dans ce tome 3, Cia va tout faire pour faire disparaître le Test à jamais.
Aujourd’hui Cia sait. Elle sait que le Test sert à sélectionner les individus les plus brillants, L’Elite, pour mieux les contrôler. Les recalés se retrouvent engagés dans la rébellion sans savoir qu’ils sont manipulés. Cia se rend compte qu’elle doit prendre le contrôle de la résistance.



L'avis de Phooka:



*Attention spoiler sur les deux premiers tomes*




Aujourd'hui Cia sait. Voilà les mots trouvés sur la quatrième de couverture. Oui Cia sait ... ou du moins elle croit savoir. Et là, réside toute la différence.

Cia sait que ceux qui ne réussissent pas le test, disparaissent à jamais.
Cia sait que les rebelles sont manipulés et que des traîtres sont parmi eux.
Cia sait qu'elle ne doit faire confiance à personne.
Mais Cia sait aussi que seule elle n'arrivera pas au bout de la tâche qu'elle s'est assignée.

Alors elle va devoir aller contre ses principes, contre "ce qu'elle sait". Elle va devoir apprendre à faire confiance et pour ça ... quoi de mieux qu'un test non ? Un test, le dilemme. A t'elle le droit en toute conscience d'en faire passer à ses proches. Mais sans cela, comment savoir à qui se fait dans ce monde fait de faux-semblants, peuplés de traîtres à tous les étages?

Comme toujours, Cia est droite dans ses bottes, mais ce qu'elle va s'apprêter à faire va contre tous ses principes et au delà de ses possibilités. Dans ce dernier opus, elle va donc apprendre. Apprendre à faire confiance aux autres, apprendre à discerner le vrai du faux, apprendre beaucoup sur elle-même. Cia est égale à elle même, intelligente et débrouillarde. On la suit avec un plaisir renouvelé. Elle évolue grâce aux épreuves qu'elle subit, elle grandit. Elle n'est plus du tout cette enfant naïve qui a quitté son village pleine de confiance il y a à peine quelques mois. Cia est devenue une femme, réfléchie et elle va aussi devoir apprendre à faire face à ses erreurs.


Alors que le premier tome était quasiment pure action, le second plutôt pure réflexion, ce troisième opus mêle avec bonheur ces deux aspects. C'est un savoureux mélange d'action et de réflexion, car Cia doit agir avec beaucoup de circonspection et de prudence. Mais une fois l'action lancée, plus rien de ne peut l'arrêter. Les pages défilent toutes seules et il est vraiment difficile de reposer le roman une fois commencé tant le suspense est intense et les révélations nombreuses.

La fin est par ailleurs particulièrement réussie. Une fin ouverte, qui laisse libre court à l'imagination du lecteur. Un presque happy end, mais pas vraiment. Une fin sans concession à l'image de toute la série !

Cette jolie trilogie est à mettre entre toutes les mains. Elle est loin d'être naïve ou paisible, les protagonistes traversent des épreuves incroyablement difficiles mais réalistes. L'auteur n'est pas tendre, loin s'en faut, avec ses héros et c'est une belle réussite. On est loin d'une série mièvre, c'est même tout le contraire. Je la recommande vivement aux jeunes et moins jeunes ! 


Si vous avez manqué le début: