vendredi 1 juillet 2016

Nos coups de cœurs de juin 2016





Et donc sélectionnés pour le GpP de 2017




COUPS DE CŒUR SFFF






COUPS DE CŒUR THRILLER-POLAR

COUPS DE CŒUR YA/ Jeunesse

jeudi 30 juin 2016

HALF BAD 3 de Sally Green



3 - Quête noire



Éditions Milan
Hors collection
374 pages
16,90 euros


4ème de couv :



L'alliance des sorciers libres a été dispersée. Comme tous ses compagnons, Nathan se cache. Mais il ne renonce pas à la guerre, sa guerre. Une amulette secrète lui donnerait le pouvoir de sauver l'Alliance.
Nathan part à sa recherche, au risque de s'y perdre, et de perdre tout ce qu'il aime.



L'avis de Dup :

Attention spoil pour les tomes précédents.

Avec ce Quête noire, c'est la trilogie Half Bad qui se termine de façon magistrale. Je trouve qu'on n'entend pas beaucoup parler de cette série de Sally Green et c'est bien dommage ! Vous passez vraiment à côté de quelque chose de génial. Aussi bien pour le contenu : ce volume est un coup de cœur, que pour le contenant soigné, aux illustrations de couverture toujours bien adaptées.

Suite au décès de son père Markus, provoqué par Annalyse, Nathan est obnubilé par sa vengeance. Il veut retrouver coûte que coûte celle qu'il aimait et qui l'a trahi de la pire manière qui soit. Du coup l'Alliance créée pour lutter contre l'oppression des sorciers noirs est le cadet de ses soucis, alors qu'il en est le pilier essentiel. Encore plus aujourd'hui d'ailleurs, puisqu'il a récupéré tous les dons de Markus, même s'il ne les domine pas tous, loin s'en faut !

Cette vengeance crée également un fossé de plus en plus profond entre lui et Gabriel. Et pourtant Dieu sait qu'il est patient ce pauvre Gabriel ! Sally Green poursuit donc sa thématique de lutte des magiciens blanc contre les magiciens noir, mais on est loin de la notion brute des méchants d'un côté et des gentils de l'autre. Tout se fait en subtiles nuances, et malgré la véritable guerre déclarée, la frontière entre le bien et le mal est bien floue.

Le must de cette saga reste pour moi ses personnages qui sont vraiment aboutis.
  Nathan bien sûr, le personnage principal, est très complexe. Sensible et à fleur de peau, il est bien souvent irritable, voire brutal. Il aura beaucoup évolué durant ces trois tomes, on est loin de l'ado apeuré dans sa cage du début du récit. Toutes les épreuves qu'il aura traversées dans un temps réel très court l'auront fait mûrir de force. Mais l'auteur va nous dévoiler dans ce dernier opus une autre facette, plein de douceur et de profondeur qui m'a beaucoup touchée.
  Gabriel, mon magicien noir préféré, mon chouchou depuis le début pour sa gentillesse, sa sensibilité et la profondeur de ses sentiments pour Nathan. C'est une véritable dévotion qui voue à son half bad. Il est d'une patience infinie face à ses sautes d'humeur qui peuvent aller du mutisme complet aux colères noires.

Sally Green nous a concocté une fin de ouf pour sa trilogie. L'intrigue est bouclée, la solution a finalement été trouvée, un accord obtenu au forceps dans une ambiance tendue sur tous les derniers chapitres. Une fin qui a pulvérisé mon cœur en mille morceaux. Mais il n'y a rien à dire, il ne pouvait pas y avoir fin plus belle, ni plus profonde.

Half Bad est une superbe trilogie pour ados, et plus bien entendu. Enfin ados bien mûrs cependant car il y a pas mal de violence. Elle est portée par une écriture entraînante et fluide. Les Éditions Milan ont mis la main sur une belle pépite, ont su la transcender (les couvertures originales sont bien moches... chut !). Elle mériterait d'aller beaucoup plus loin. En tout cas moi, j'en fais un gros coup de coeur !


Les tomes précédents :



mercredi 29 juin 2016

Sortie de Mage de Sang de Stephen Aryan



Après Mage de guerre ...



Editions Bragelonne
480 pages
25 euros
Sortie le 29/06/2016


Un an a passé depuis la défaite de Taïkon et son âme damnée le Nécromancien. En Seveldrom, la nouvelle souveraine Talandra multiplie les stratégies diplomatiques pour éviter qu'un nouveau conflit éclate. Face à cette menace se dressent également le jeune mage Fray et l'ancien champion de lutte Choss. Deux défenseurs lancés dans une course contre la mort alors qu'un mystérieux mage cherche à imposer le joug d'un très ancien démon...



mardi 28 juin 2016

Le 15/15 d'Emmanuel Chastellière : épisode 3


L'ÉPISODE 1 ICI, L'ÉPISODE 2



La trombine toujours là...
maintenant qu'on la tient on ne la lâche plus :))








Bonjour à tous, amis de Book en Stock, et merci encore à Dup et Phooka de m’accueillir parmi vous ce mois-ci !


Certains me connaissent peut-être si vous visitez de temps en temps le site Elbakin.net, puisque j’en suis l’un des trois fondateurs et le « rédacteur en chef » depuis ses débuts, en septembre 2000. Voilà qui ne me rajeunit pas, alors autant passer rapidement sur ce point !


Quand on lit de la fantasy ou du fantastique depuis longtemps, on peut trouver naturel de finir par s’en lasser, mais pas forcément. On se lasse de certains schémas (la fantasy épique ou l’urban fantasy répondent tout de même très souvent aux mêmes codes), vus et revus. Certes. Mais on trouve toujours de nouvelles plumes, de nouvelles façons de raconter une histoire.
À mon tour cette fois de me retrouver de l’autre côté de la barrière.
Pour quel résultat ? Je vous laisserai bien sûr seuls juges en la matière !



J’ai toujours été un peu rêveur et les histoires des uns et des autres m’ont accompagné tout au long de ma vie (Ah, Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson de ma jeunesse !). Y compris en tant que traducteur, mon métier de tous les jours.
Mais après avoir pendant de nombreuses années fait taire une petite voix insistante toujours prête à chuchoter à mon oreille, je me suis moi-même lancé. Si jamais le roman ne vous plaît pas, vous pourrez notamment adresser vos reproches à Simon Pinel des éditions Critic, je profite de cette occasion pour le dénoncer ! Mais surtout pour le remercier, car il fait partie de ceux qui m’ont poussé à me lancer comme on dit.
Que pourrais-je rajouter sur Le village lui-même ? Je n’aime pas trop le jeu des comparaisons mais si l’on doit plutôt parler d’influences, je pourrais citer pêle-mêle : Carlos Ruiz Zafón, Neil Gaiman, un peu Stephen King, un peu China Miéville, un peu Clive Barker, ou dans un tout autre registre Brandon Sanderson… Mais ces auteurs m’ont avant tout marqué ou nourri en tant que lecteur ou chroniqueur. J’imagine que l’on met surtout de soi dans ses histoires, en particulier pour un premier roman !



Depuis trois ans environ maintenant, je tiens aussi un site plus personnel : Un mot après l'autre, où je parle notamment pas mal de traductions et un peu d’autres choses, selon mes envies.
Et désormais, plus largement, de mes projets dans le domaine de l’écriture ! Mais que ce soit là-bas ou ici l’espace de quelques semaines à vous embêter, j’attends avec impatience vos questions ! Je dois dire que je suis un peu nerveux de passer après une belle liste d'invités et j’espère me montrer à la hauteur.
Dans le cas contraire… Aïe ! En tout cas, n’hésitez pas à aborder tous les sujets qui vous passent par la tête ! Je suis aussi clairement geek sur les bords et volontiers bavard, donc, ne vous inquiétez pas, j’ai en général toujours quelque chose à dire (Qui a envie de discuter astronomie ou tatouages ?). Ça ne se voit sans doute pas dans ce petit texte ou dans Le village, mais j’ai de l’humour, si, si ! Alors, j’essaierai de jouer cette carte aussi pour vous répondre.
Et comme j’ai déjà fait bien assez long, permettez-moi de conclure par une touche Bisounours, en vous remerciant pour votre curiosité et votre passion, et surtout en vous souhaitant une très bonne lecture pour celles et ceux qui auraient choisi de pénétrer dans l’enceinte du village.
Attention à vous… 


****************************************


Lune :

J'ai finiiiii ! Merci pour cette lecture, je dois avouer que c'est un vrai coup de coeur !
Celles et ceux qui me connaissent un peu savent que je n'apprécie que rarement la fantasy, quand elle sort des sentiers battus (Jaworski, Niogret par exemple) et c'est le cas pour Le Village. Tant pour le concept (où as-tu trouvé l'idée du huis clos en plein air ?) que pour cette ambiance si réussie, je dis bravo. Une très belle découverte dont on entendra parler ! Il y a un côté Nosfera2 de Joe Hill, Peter Pan cauchemardesque. Bon et bien je suis conquise ;-)


Emmanuel :

Wow.


Je vais finir par préférer répondre à des questions brûlantes ou pointues ! Je ne sais jamais comment prendre les compliments, alors je vais les accepter au nom des personnages !




Licorne :

Bonjour à tous !
J'ai bien reçu le livre et voilà, la dernière page est déjà tournée ! Quel bouquin ! comme Lune, j'ai eu des sueurs froides, alors on parle de fantasy mais je le classerai plutôt en fantastique, horreur ? Tu serais d'accord avec ce choix ?

Je n'ai pas pu lâcher le bouquin jusqu'à la fin car il y a un suspens très bien maîtrisé et entretenu, je trouve cependant qu'on manque beaucoup d'explications sur le début de l'épidémie, sur le pourquoi, le comment ? Quelques personnages clefs sont restés un peu hermétiques aussi ! Est ce un choix délibéré de laisser des doutes et des questions ? De laisser le lecteur faire son chemin ?


Emmanuel :

Bonsoir et tout d'abord merci !

Je suis d'accord avec ce choix, oui. En fait, les deux me vont, fantastique comme fantasy. Je suis clairement parti dans l'idée d'un roman fantastique mais disons qu'on ne se refait pas (je parle là de mes affinités et de mes goûts en tant que lecteur), donc je peux comprendre un classement en fantasy. Je pense aussi qu'il y a une touche de macabre ou d'épouvante qui a de quoi le faire pencher vers l'Horreur dans l'absolu, mais pas une Horreur façon "gore".


Concernant les questions laissées parfois sans réponse, oui, c'est un choix délibéré de ma part. D'une part (ah, ah), en tant que lecteur, j'aime bien ça. Cogiter, revenir en arrière, me demander quel était le vrai but de tel ou tel personnage, etc... D'autre part, notamment au sujet de l'épidémie, je considère - mais c'est juste mon avis ! - que son origine n'est pas réellement importante. C'est ce qu'en fait (si je puis dire) un certain personnage et comment ce dernier l'utilise qui "animent" l'intrigue.

Voilà ce que je pourrais dire ! Je ne prétends pas avoir raison mais c'est comme ça que je le ressens. :-)


Lune :


Remarque, j'ai une question pénible tiens : sérieusement 200m sous l'eau dans le noir ? Ça doit être un des seuls moments où j'ai tiqué :p



Emmanuel :


Bon, que dire sur ce point... Si le roman a le bonheur de sortir plus tard en version poche, je m'arrangerai pour passer à 100 mètres seulement. C'est déjà plus réaliste ? J'espère !



Dup :


Quant à moi je vais revenir sur un personnage qui m'a beaucoup perturbée pendant ma lecture : Fumée. Cela va faire un mois que j'ai achevé ma lecture du Village et cela me triture encore !
Comme je le disais, mes sentiments pour elle n'ont pas arrêter d'avoir des hauts et des bas et je sais maintenant que c'était délibéré de ta part et en cela c'est une réussite.



En revanche, ce qui me chagrine encore, c'est ce que tu endis à la fin, avec les bribes de passé retrouvé... bon difficile d'en parler sans spoiler !
Est-ce que ce choix de passé était délibéré pour faire pencher la balance des sentiments en faveur de Fumée ? Est-ce que tu as construit ce personnage avec cette idée en tête ?



Emmanuel :


Non, ce n'était pas délibéré, dans le sens où je ne pense pas que ces éléments soient forcément suffisants pour faire pencher la balance de son côté si l'on n'a pas adhéré au personnage, ou plutôt à son comportement. Fumée... c'est compliqué. Même pour moi. J'ai construit le personnage avec très peu de moi-même, contrairement à d'autres figures du roman. J'ai donc passé beaucoup de temps à osciller moi-même entre deux attitudes vis-à-vis d'elle. Parfois, j'étais vraiment en colère contre elle, parfois, je voulais lui trouver à tout prix des circonstances atténuantes... comme dans la vie. Peut-être qu'au bout du compte, j'ai fait la paix avec elle. Même si son passé n'est pas là pour l'excuser !


Licorne :

Merci pour cette réponse ! Et c'est gagné pour se triturer les méninges ... je n'ai pas arrêté ... 
Je comprends tout à fait ce choix de laisser libre cours au ressenti du lecteur, et dans le cas de cette histoire elle ouvre beaucoup de pistes, de sensations différentes selon l'angle de perception et selon le personnage auquel on s'attache le plus. J'ai beaucoup aimé ces sensations différentes.

Je voulais savoir si le choix de l'intemporalité, du manque de repères géographiques, de ce village qui évolue tout le temps, si cela n'a pas rendu plus compliqué l'écriture de cette histoire ( ne pas perdre le fil ) ou au contraire si cette liberté d'espace temps a été une chance de se concentrer plus sur les relations humaines du bien contre le mal ?


Emmanuel :


Pas vraiment. Sur ce plan-là, je savais vers quoi je voulais tendre, donc je n'ai pas vraiment eu de (mauvaise) surprise. Concernant plus largement le manque de repères, il y a quelques indices très vagues (je le reconnais) qui permettent éventuellement de situer au moins une certaine séquence de l'épilogue. J'avais également en tête pas mal de tableaux, mais si je précise trop l'époque ou le style, je risque de dévoiler une partie de l'ambiance !

Le Bien contre le Mal n'était pas au cœur de mes préoccupations premières mais a fini par trouver sa place. Personnellement, je suis d'accord avec la formule qui veut qu'une bonne histoire nécessite un bon méchant et j'aime assez naturellement les écrire, donc... Je me demande ce que ça peut bien révéler sur moi !


lundi 27 juin 2016

LES SEPT CITÉS Tome 2 de Pierre Pevel



LES SEPT CITÉS

# 2 - Le serment du Skande


Éditions Bragelonne
250 pages
17,90 euros


4ème de couv :

À Samarande, un an après l'affaire des joyaux dérobés, Iryän parvient à libérer Svern, son complice et ami qui croupit dans les geoles de la cité. Mais en volant au secours de son allié, le voleur aux yeux de drac se met à dos une redoutable bande de malfrats. Ce n'est pourtant pas le pire danger qui le menace, loin de là. Alors que les nantis de Samarande se font exécuter les uns après les autres, la colère des dragons vénérés par une mystérieuse société secrète semble en passe de se réveiller...



L'avis de Dup :

Le duo de départ composé d'Iryän et Svern s'est étoffé de deux personnages rencontrés précédemment. Ils ont récupéré Narubio, qui en plus d'être le crocheteur le plus habile du Haut Royaume est un homme instruit, il sait lire et écrire... pire il aime ça ! Mais aussi Myrdill a rejoint leur rang. Myrdill qui à force de coller aux basques de nos deux compères sur ordre des Anciens a été très vite attirée par leur indépendance. Ses dons d'escrimeuse et sa totale loyauté ont plu. Les voilà donc quatre dans cette nouvelle aventure.
Enfin, ils devraient être quatre, mais Svern est en séjour forcé au "Paradis", doux nom du bagne de Saramande. Il va en sortir avec une sorte de mission, de quête à accomplir. Il s'est engagé, il en a fait le serment notre grand costaud de Skande...

Si les Anciens sont un peu plus en retrait dans cet opus, Yarn Dail le préfet de nuit et Damian son acolyte de l'ombre restent bien présents. Et quand Yarn suspecte quelque chose de louche, tel un vrai pitbull, il ne lâche jamais prise. Ils enquêtent, cherchent, fouinent sur des faits que les préfets de jours, ces pantins, semblent vouloir occulter. La prévôté, leurs supérieurs hiérarchiques seraient-ils des ripoux ? Ils ne le savent pas, mais le lecteur va vite se rendre compte qu'ils cherchent la même chose que nos quatre compères.

La maréchaussée d'un côté, une bande menée par un drac tyrannique et assoiffé de pouvoir, une autre bande menée par le Marquis, un obèse tyrannique lui aussi, spécialisé dans l'enlèvement et la demande de rançon d'un autre côté, puis nos quatre compères ballottés au milieu essayant de tirer leur épingle du jeu... Tout ce monde se court après, les événements s'enchaînent : oui, on est bien dans un thriller.

Dans ce tome 2, encore plus que dans le précédent d'ailleurs, car l'impact des Ténèbres et de l'Obscure est beaucoup moins présent. Il n'y a guère que les beaux yeux de drac de notre sang-mêlé pour nous rappeler que nous lisons de la Fantasy. J'adore cette facette de Pierre Pevel, comme avec Les lames du cardinal où l'on avait le plaisir de lire un véritable roman de cape et d'épée, dans lequel se glisse des dragons, des drac et... et Saint-Lucq ♥, un sang-mêlé avec des yeux de drac il me semble !

Les personnages sont toujours aussi fouillés, complexes et attachants. Iryän a toujours autant de charisme, c'est lui le moteur de la bande qui entraîne les autres. Ce qu'il leur arrive dans ce second tome est encore bien compliqué... et non je ne révélerai rien. Ils semblent dépassés, bousculés par les événements qui s'enchaînent. Il n'y a que le lecteur qui arrive tant bien que mal à relier les différents faits... bien sûr il nous manquera toujours la dernière clé ! Celle qu'Iryän déballera dans les dernières lignes du dernier chapitre. Il cache encore bien des secrets cet Iryän, à commencer par ses origines, peut-être qu'on en saura plus lors du prochain opus.

Mais à la différence du premier tome, cette fois-ci Pierre Pevel nous laisse dans une situation intolérable. Un pu**** de cliffhanger quoi !!! Soyez prévenus et munissez-vous absolument du tome 3 avant de démarrer celui-ci, car on ne peut qu'enchaîner, vraiment pas le choix.


dimanche 26 juin 2016

Impact de Ben Winters sortira en septembre 2016


Le dernier tome de la trilogie de Ben H. Winters

DERNIER MEURTRE AVANT LA FIN DU MONDE

pour septembre 2016


IMPACT






# 2 : J- 77


Le pitch de ce tome 3 


« This is the end. »

Les derniers jours sont arrivés. Ancien agent des forces de police de Concord (New Hampshire), Hank Palace a trouvé refuge dans les bois de Nouvelle-Angleterre, où d’anciens collègues se sont rassemblés pour attendre la fin. Mais son esprit n’est pas encore en paix. Il lui reste une affaire à régler, la plus importante peut-être : celle de la disparition de sa sœur Nico, qui semblé liée aux activités d’un énigmatique culte pseudo-survivaliste qui entend encore sauver le monde, envers et contre tout.

L’humanité entre maintenant dans ses derniers soubresauts. En route pour l’Ohio, où l’attend manifestement une révélation tragique, l’inoxydable Hank, accompagné du chien Houdini et de son ami Cortez, découvre à bicyclette ce qui reste de l’Amérique : un monde en ruine et déserté par la technologie, un territoire hostile peuplé de gangs fanatiques, d’immigrants illégaux, de groupuscules religieux… et d’une communauté amish qui pourrait bien l’amener à reconsidérer toute sa perception des choses.

samedi 25 juin 2016

Le nouveau Chattam est dans les bacs depuis début juin !





Éditions Albin Michel
389 pages
21,90 euros



4ème de couv :

Qui est Pierre ? 
Et d'ailleurs,
 se nomme-t-il vraiment Pierre?
Un rêveur ? 
Un affabulateur ? 
Un assassin ?
Une chose est certaine,
 on meurt beaucoup autour de lui.
 Et rarement de mort naturelle.


Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d'une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse. Un roman noir virtuose dont l'univers singulier n'est pas sans évoquer celui d'un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.



vendredi 24 juin 2016

LA MORT EST MON MÉTIER de Robert Merle



Editions Folio
8,20 euros
384 pages





«Le Reichsführer Himmler bougea la tête, et le bas de son visage s'éclaira...- Le Führer, dit-il d'une voix nette, a ordonné la solution définitive du problème juif en Europe.Il fit une pause et ajouta : - Vous avez été choisi pour exécuter cette tâche.Je le regardai. Il dit sèchement : - Vous avez l'air effaré. Pourtant, l'idée d'en finir avec les Juifs n'est pas neuve.- Nein, Herr Reichsführer. Je suis seulement étonné que ce soit moi qu'on ait choisi...»


L'avis de Phooka:


Ce que j'adore dans le fait d'avoir un gamin au collège (et bientôt au lycée) c'est que je découvre toujours des livres intéressants parmi ceux qu'il doit lire dans le cadre scolaire.

Et là pourtant ce n'était pas gagné. Quand il m'a parlé de ce livre (que je ne connaissais pas, honte à moi), j'ai d'abord eu un sentiment de rejet.

Quoi ? Un livre qui raconte la vie de Rudolf Hoss, le commandant du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz ? J'étais sidérée qu'on puisse donner ça à lire à des mômes de 14 ans. Une pseudo biographie sur un "monstre". Voilà ce que j'imaginais.

Et puis je me suis souvenue de Malevil de Robert Merle, un roman que j'avais adoré, une écriture puissante.

La cerise sur le gâteau, c'est quand le gamin l'a dévoré en trois soirées malgré ses 384 pages et son sujet très dur. Il avait hâte que je le lise pour qu'on en discute. Je le sentais aussi assez perturbé, alors je me suis lancée.

Le livre commence quand Rudolf (Lang dans le roman) a 13 ans. Un père qu'on appellerait intégriste catholique, d'une brutalité féroce, une mère transparente et deux sœurs sans intérêt. Sa jeunesse est d'une dureté extrême et il décide de devancer l'appel à 16 ans pour fuir et aller sur le front d'où il est renvoyé car trop jeune. Mais il y retourne et y est blessé. A la fin de la première guerre mondiale, la famine et la pauvreté l'attendent. Puis les corps-francs, la prison, le parti nazi, la pénible vie de paysan, l'arrivée au pouvoir d'Hitler ...

On suit donc ce Rudolf et c'est parfois difficile de faire coller l'image du nazi qui a tué deux millions et demi de personnes avec l'homme que l'on voit vivre sous nos yeux. Élevé par un père psychorigide, il se réfugie dans la routine et refoule tout sentiment depuis sa plus tendre enfance. Sa mère ne le défend pas, ses soeurs non plus quand il reçoit des corrections et des punitions. Et c'est ainsi qu'il va devenir cet homme incroyablement froid, sans sentiment et qui a pris l'habitude de toujours obéir et de faire le mieux chaque tâche qui lui incombe pour éviter les coups. Quand Himmler lui demande de trouver le meilleur moyen de tuer le plus grand nombre de juifs possible et d'éliminer les cadavres., pour lui c'est un ordre et il va méticuleusement chercher la meilleure solution ...  C'est d'ailleurs pour ça qu'Himmler l'a choisit, lui: parce que c'est un homme "consciencieux".

On ne s'attache pas au "héros" du roman parce qu'on sait qui il est, mais on ne peut pas s'empêcher d'éprouver de la pitié pour ce jeune gamin, puis pour cet ado pris dans la tourmente de l'entre-deux guerres. Je savais que l'Allemagne avait été saignée à blanc après la première guerre mondiale et que la pauvreté y régnait, mais à ce point ... Je n'aurais jamais imaginé ! Comment les gens ont-ils pu survivre dans les années 20 en Allemagne. Les conditions étaient effroyables. Pas étonnant qu'Hitler soit arrivé au pouvoir ...

Et la logique implacable de Lang (Hoss), son désir de toujours bien faire, d’obéir aux ordres, même les plus atroces en font un personnage incroyablement "inhumain". Il est méthodique, incapable de sentiment. Et s'il se pose des questions quand sa femme, horrifiée, découvre son "entreprise", il les repousse bien vite. 

Ce n'est que lors de son procès et quand il apprend qu'Himmler s'est suicidé pour échapper au sien , qu'il doute. Et encore ... Il ne doute pas sur ce qu'il a fait, mais sur le fait qu'il a obéît aux ordres d'un homme qui n'assume pas ses actes

Je comprends le malaise de mon gamin à la lecture du roman, car on ne peut pas s'empêcher de penser à ce pauvre garçon qui aurait peut être eu un destin différent si ses parents, son entourage et la situation économique en Allemagne avaient été différents. On se sent mal car on ressent une certaine pitié pour ce "monstre", cet homme incapable de sentiment.

Un roman incroyablement fort, mais qui ne tombe pas dans l'horreur. J'avais peur de lire ce livre, peur de tomber sur des descriptions horribles des camps. Alors oui, il y a quelques descriptions, mais pas tant que ça et surtout c'est vu à travers le regard de Rudolf Lang, donc avec détachement et froideur, ce qui donne un impact totalement différent. C'est incroyablement puissant, superbement écrit et s'il y a à la fin certaines imprécisions sur les chiffres (le roman a été écrit en 1952 et on ne connaissait pas encore les chiffres exacts du nombre de morts à cette époque), cela ne change rien à la force du roman. Je n'aurais jamais lu ce livre sans la prof de français de mon gamin et j'aurais raté quelque chose. J'ai beaucoup appris sur la misère, sur l'humain et sur ce que l'humain peut faire ...


NB: Un mauvais point pour l'édition folio. La police de caractère est petite et très désagréable. La lecture est pénible. Je suis passée à un ebook pour pouvoir lire plus aisément (8,20 euros pour un livre qu'on laisse de côté pour en lire une autre version pour le coup c'est vraiment trop cher!)


jeudi 23 juin 2016

TOUT N'EST PAS PERDU de Wendy Walker




Sonatine Éditions
341 pages
21 euros




4ème de couv :




Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville cossue de Fairview, Connecticut. Il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, quinze ans, qui présente des troubles inquiétants. 
Celle-ci a reçu un traitement post-traumatique afin d'effacer le souvenir d'une abominable agressiondont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l'a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée. 
Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d'Alan, et lui confient leurs pensées les plus intimes, laissant tomber leur masque pour faire apparaître les fissures et les secrets de cette petite ville aux apparences si tranquilles. 





L'avis de Dup :

Dans la petite ville paisible et cossue de Fairview, dans le Connecticut, le calme apparent vient de voler en éclats. Jenny Kramer, une adolescente de seize ans vient de se faire méchamment agresser et violer. C'est dans le service de réanimation des urgences de l'hôpital que l'on propose aux parents de la jeune fille, Charlotte et Tom, un traitement médicamenteux afin d'effacer toute trace de ce viol et éviter ainsi les effets post-traumatiques de l'agression. Ils acceptent.

Seulement, si Jenny ne se souvient plus de l'agression, ce n'est pas pour autant qu'elle s'en sort émotionnellement, et quelques mois après, elle va faire une tentative de suicide. C'est à partir de là qu'elle va être confiée et suivie par Alan Forrester, un psychiatre de renom de Fairview spécialiste dans ce genre de cas.

Et c'est Alan qui sera le narrateur de cette histoire. Il s'adresse au lecteur, l'interpelle, lui explique ses interprétations, ses hypothèses et ses décisions. L'auteur explose complètement le sacro-saint secret médical et nous sommes aux premières loges de la psychanalyse subtile du Dr Forrester. Il nous relate toutes ses séances d'entretien avec la famille Kramer, Jenny, Charlotte et Tom. Il nous fait suivre l'enquête de la police menée par le chef Parsons. Il y mêle les cas de deux autres de ses patients, Sean et, dans une moindre mesure Glenn, car ils vont plus ou moins influer soit sur son travail avec la famille Kramer, soit en entrant directement en contact avec Jenny.

Ce roman est une narration brute, sans aucun dialogue apparent et se lit comme tel. Cependant la construction entre ce que nous dit Alan et les réponses retranscrites de ses patients mises en italique, font que la lecture n'est absolument pas pesante. Cela donne juste un ton détaché, professionnel et peu emphatique. Un ton voulu et parfaitement adapté, qui plonge très vite le lecteur dans un malaise profond. Une approche du thriller psychologique originale et parfaitement maîtrisée !  

Tout n'est pas perdu est un véritable page-turner que je n'ai pas pu lâcher une fois commencé. Entre le mystère qui plane quant à l'identité du tueur, les implications croisées de tous ces personnages et la véritable avalanche des conséquences que va déclencher la thérapie familiale Kramer, ce roman est impressionnant. C'est un vrai effet boule-de-neige qui prend le lecteur à la gorge et qui le force à avancer encore et encore, malgré le malaise prégnant, pour voir où tout cela va débarquer.

Wendy Walker nous a tellement impliqué dans son récit, par le biais d'Alan, qu'on finit par connaître les pensées les plus intimes de chaque personnage, leurs travers, leurs failles, leurs forces. On passe par tous les statuts émotionnels en sus du malaise : c'est l'inquiétude, puis l'effarement, l'angoisse et le stress. On se retrouve de plus en plus partie prenante pour ces personnages, du coup lorsque survient des "dégâts collatéraux" tel qu'un meurtre, cela devient subalterne, prévisible, logique ! On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs n'est-ce-pas ? Je suis sidérée par la manipulation psychologique qui s'est opérée en moi lors de cette lecture...

Ce thriller psychologique est une véritable bombe, d'une puissance et d'une maîtrise vraiment impressionnante. Cela ne m'étonne pas du tout d'apprendre qu'il est déjà en cours d'adaptation pour le cinéma, par David Fincher et l'équipe qui a réalisé Gone Girl. J'ai hâte de voir ça, mais en attendant je vous conseille sincèrement de le lire. Énorme coup de cœur !



mercredi 22 juin 2016

Sortie de Mage de Sang de Stephen Aryan



Après Mage de guerre ...



Editions Bragelonne
480 pages
25 euros
Sortie le 29/06/2016


Un an a passé depuis la défaite de Taïkon et son âme damnée le Nécromancien. En Seveldrom, la nouvelle souveraine Talandra multiplie les stratégies diplomatiques pour éviter qu'un nouveau conflit éclate. Face à cette menace se dressent également le jeune mage Fray et l'ancien champion de lutte Choss. Deux défenseurs lancés dans une course contre la mort alors qu'un mystérieux mage cherche à imposer le joug d'un très ancien démon...