vendredi 3 juillet 2015

LET THE SKY FALL de Shannon Messenger






Sortie le 04 juin 2015
Lumen éditions
501 pages
15 euros





Vane Weston n’a aucun souvenir de l’ouragan qui a coûté la vie à ses parents quand il était enfant. Il a oublié tout ce qui a précédé ce drame, jusqu’aux moindres détails de sa vie. Son seul souvenir, c’est celui du visage d’une jeune fille, qui lui rend d’ailleurs visite régulièrement en rêve. Le mystère de son identité le ronge depuis dix longues années, quand l’inconnue est enfin forcée de se démasquer : Audra est une sylphe, une créature onirique liée au vent. Elle avait pour mission de veiller sur lui, mais elle vient de commettre une terrible erreur. Désormais, c’est le destin funeste qui a frappé ses parents qui attend Vane… À moins d’un miracle ! Combattante aguerrie, Audra va puiser dans leur histoire personnelle commune des trésors de courage et d’ingéniosité pour tenter de renverser le destin…





L'avis de Phooka:





Vane est un jeune homme presque ordinaire. "Presque" parce qu'il a été le seul survivant d'un cyclone qui a tué ses deux parents alors qu'il était enfant. Depuis il vit avec sa famille adoptive avec qui il s'entend très bien. Il serait heureux s'il n'avait pas cet énorme trou de mémoire qui fait qu'il a oublié tout ce qui s'est passé le jour de la mort de sa famille, mais aussi toute sa petite enfance. En fait il ne se souvient absolument pas de ses parents. Les psychiatres expliquent que c'est une façon de se protéger. Se protéger de quoi? Vane en est à se demander s'il n'est pas responsable d'une façon ou d'une autre de la mort de ses parents et que c'est pour cette raison que sa mémoire est défaillante. A part ce "blanc" dans sa vie, il mène une existence tranquille. Très tranquille même car en dehors de quelques sorties avec son meilleur pote, il ne fait pas grand chose. Les filles, c'est la cata. Non pas qu'il soit moche ou inintéressant, non c'est juste que chaque fois qu'il a un "rencard" il se passe une catastrophe. Il a vraiment la poisse ....

En fait, sa "poisse" s'appelle Audra. Audra est une maîtresse des vents et veille sur lui depuis qu'il est orphelin. Vane l'ignore bien sûr et pourtant il la connaît. Il la voit presque chaque nuit en rêve. Et puis un jour le "rêve" de Vane devient sa réalité et il va rencontrer Audra. A partir de ce moment, sa petite vie tranquille va changer du tout au tout !

Audra est une maîtresse des vents, entendez par là qu'elle peut façonner les vents à sa guise. Ou presque, parce qu'il faut connaître le langage des vents des 4 coins cardinaux. Ne parlez pas de magie, car ce n'est pas de la magie, c'est juste une maîtrise d'un élément naturel.

L'idée est bonne et franchement ce récit a un énorme potentiel. Audra est atypique, elle a vécu seule pendant 10 ans dans un taudis pour rester proche de Vane qu'elle doit protéger. On ne peut pas ne pas l'aimer, et pourtant elle a un côté agaçant qui fait qu'on ne ressent pas une forte empathie envers elle. Peu importe, il n'y a pas besoin d'avoir un personnage forcément sympathique pour en aimer l'histoire. Il en est de même pour Vane, Ado sympa, il n'a rien non plus d'extraordinaire. Par contre cette histoire de maître du ,ou des vents est sacrément bien trouvée. La mayonnaise prend et on se délecte de cette aventure.

Oui mais voilà, c'est beaucoup beaucoup trop long. Quel dommage ! Les livres longs ne me rebutent pas. Que l'auteur nous apprennent à connaître ses héros par petites touches et nous laisse nous imprégner de l'atmosphère, j'aime même beaucoup ça; Mais là, certains passages ont réussi à m'ennuyer et c'est bien dommage parce que l'histoire et les héros sont très réussis. Avec quelques pages en moins ce roman aurait été une très belle réussite. En l'état, il est intéressant et mérite le détour, mais il aurait pu être bien plus percutant en étant condensé. 

On se doute qu'il y aura une suite et elle s'annonce passionnante. J'espère juste que l'auteur saura rattraper ce défaut. En tout cas j'y jetterai un œil car même si certains passages étaient un peu longuets, j'ai pris du plaisir à ma lecture.

jeudi 2 juillet 2015

UNE PLUIE SANS FIN de Michaël Farris Smith





Éditions Super 8
439 pages
euros


4ème de couv :


Après des années de catastrophes écologiques, le sud des États-Unis, de la Louisiane à la Floride, est devenu un véritable no man’s land. Plutôt que de reconstruire sans cesse, le gouvernement a tracé une frontière et ordonné l’évacuation de la zone. Au sud de la Ligne se trouve désormais une zone de non-droit ravagée par les tempêtes et les intempéries incessantes – sans électricité, sans ressources et sans lois.

Cohen fait partie des rares hommes qui ont choisi de rester. Incapable de surmonter la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, il tente tant bien que mal de redonner un sens à sa vie, errant sous une pluie sans fin. Des circonstances imprévues vont le mettre en présence d’une colonie de survivants, menée par Aggie, un prêcheur fanatique hanté par des visions mystiques. Celui-ci retenant contre leur gré des femmes et des enfants, Cohen va les libérer et tenter de leur faire franchir la Ligne. Commence alors un dangereux périple à travers un paysage désolé, avec pour fin l'espoir d'une humanité peut-être retrouvée.



L'avis de Dup :

Je n'ai fait qu'une bouchée de ces 440 pages pleines de pluie, de vent, d'éclairs et de coups de tonnerre. J'ai adoré cette lecture, à m'en étonner moi-même. L'ambiance y est tellement sombre que je me disais souvent que cela allait me lasser, mais que nenni.

Des pluies torrentielles s'abattent sans discontinuité depuis quelques années sur le sud des Etats-Unis, la région est gorgée d'eau. Le cyclone Katrina, c'était de la rigolade à côté de ça, juste une mise en bouche. Les vents démentiels abattent les arbres, arrachent tout e qui n'est pas solidement arrimé. Pluie et vents s'allient pour détruire les ports, les digues et les ponts. Au point que le gouvernement abandonne cette zone sinistrée, la population a été appelée à évacuer il y a quelques années, et une Limite a été tracée. En dessous, c'est devenue une zone hors lois.

L'auteur sous-entend juste que la situation résulte d'une catastrophe écologique, mais jamais il ne creuse plus que ça. Il ne parle pas des causes, mais du résultat et c'est ce que j'ai apprécié. Point d'accusations moralisatrices, point de militantisme écologiste. En revanche, pour ce qui est de la description de ce qu'est devenue cette région et du climat qui s'y déchaîne, il fait très fort. Une écriture très visuelle qui m'a frigorifiée. J'étais gelée en permanence, la tête rentrée dans les épaules et l'impression désagréable d'avoir les doigts tous fripés ! Ce roman est classé comme post-apo, moi j'enlèverai bien le "post" qui précède car on est en plein dedans cette apocalypse, du début à la fin !

Michaël Farris Smith va nous conter la vie, ou plutôt la survie de quelques personnages dans ce no man's land aquatique. 
Tout d'abord Cohen, un jeune veuf qui n'arrive pas à se résoudre à quitter sa maison et ses souvenirs. Sa femme a été tuée lors de leur évacuation par un objet volant, emportant dans la mort sa future fille également car elle était enceinte. 
On va suivre aussi une jeune créole tout juste majeure, Mariposa, issue d'une famille où on est diseuse de bonne aventure de mère en fille. Et également un ado, Evan, responsable de son petit frère de sept ans. Ces trois là ont été "recueillis de force" par un illuminé qui fonde sa secte, en se constituant un cheptel humain étroitement surveillé qu'il compte agrandir par tous les moyens...
Leur route vont se croiser et ensemble, ils vont essayer de s'en sortir, de rejoindre la Limite. Regagner le nord et la civilisation.

Une pluie sans fin est un roman plein d'actions, mais aussi plein de réflexions philosophiques que j'ai beaucoup apprécié. Quand il n'y a plus de points de repère, quand la loi de la survie prévaut, les décisions à prendre sont souvent lourdes de conséquences. Lorsque l'humanité des personnages se retrouve confrontée à la bestialité primaire, les émotions sont décuplées. Le récit de la survie de ces personnages m'a totalement pris aux tripes. L'auteur nous plonge dans un véritable cauchemar, celui qu'il fait subir à Cohen, Mariposa, Evan et quelques autres. Un cauchemar sans concession où les épreuves, les tuiles, les embûches se succèdent au même rythme que les ouragans, sans interruption, c'est infernal.

Un roman tout plein d'eau, dans lequel je vous conseille de vous plonger...en apnée ! J'en ressors lessivée mais fortement impactée. Je ne suis pas une pro des romans de SF, d'ailleurs je n'ai ni vu Mad Max, ni lu La route de Cormac McCarthy même s'il est dans ma PAL..., mais des romans comme cela j'adhère. Moi j'en fais un coup de coeur.




mercredi 1 juillet 2015

Reki Kawahara et abec au salon JAPAN EXPO





Un message des éditions Ofelbe:


Reki Kawahara
Les éditions Ofelbe sont très fières de vous annoncer que Reki Kawahara et abec, les auteurs du roman phénomène Sword Art Online seront leurs invités à l’occasion du salon Japan Expo qui se tiendra au parc des expositions de Villepinte du 2 au 5 juillet 2015.Le roman Sword Art Online est l’œuvre la plus célèbre de ces auteurs. Publié à l’international, plus de 16,7 millions d’exemplaires ont été vendus. Ce titre a aussi eu le droit à diverses adaptations : animés, mangas et jeux vidéo.

 

À cette occasion et afin de communiquer au mieux sur cet évènement unique, les éditions Ofelbe ont mis en ligne une page web destinée au public : http://ofelbe.com.Toutes les informations sont sur cette page qui servira de plateforme de communication avant le lancement de notre site internet.Les modalités de participation aux séances de dédicace sont déjà disponibles.



mardi 30 juin 2015

lundi 29 juin 2015

LE SOURIRE DU DIABLE d'Antonia Hodgson




Éditions XO
480 pages
19,90 euros


Résumé :

« Bienvenue à Marshalsea, môssieur... » 

Londres, 1727 : le jeune Tom Hawkins, qui a refusé de devenir révérend comme son père, ne vit que pour le jeu, la bière, les femmes. Criblé de dettes, il est envoyé à Marshalsea, une prison des bords de la Tamise où sont réunis les débiteurs de la ville. Dans cette prison, l'argent décide du sort de chacun. Les plus riches, comme Tom, mènent une vie de château – ou presque – avec lingerie et domestiques. Ils ont même droit à une taverne?! Les autres croupissent dans l'aile insalubre et coupe-gorge de l'établissement. Dans ce monde souterrain impitoyable, Tom Hawkins affronte des personnages plus avides, fourbes et cruels les uns que les autres. Il ne peut faire confiance à personne. Surtout pas à son compagnon de cellule, l'ironique Samuel Fleet, qui incarnerait le diable ! Sa rencontre avec la séduisante Kitty Spark pourrait bien tout changer...



L'avis de Dup :


Tom Hawkins est un jeune homme insouciant, croquant la vie à pleines dents à Londres depuis qu'il s'est affranchi de l'autorité paternelle. Son père, pasteur sévère d'une petite bourgade, voyait en lui son successeur. Or Tom se trouve bien trop d'affinités avec une vie plus mouvementée, faite de fêtes, de jeux d'argent, d'alcool et de filles. D'aucun dirait, une vie de débauche. Seulement tout ceci a un coût, les dettes s'accumulent et l'ultime tentative de se "refaire" au jeu échoue. Tom se retrouve incarcéré à Marshalsea, la tristement célèbre prison de Londres au XVIIIe, réservée aux débiteurs de sa Majesté.

Cette prison, c'est un véritable personnage dans ce roman, et de loin le plus intéressant. L'auteur s'étant beaucoup documentée à ce sujet (elle nous l'annonce dès le début ), on découvre donc ce lieu sordide de l'intérieur en même temps que Tom. Ce sera d'ailleurs le décor de ce roman qui fonctionne un peu comme un huis clos étouffant. Une ambiance glauque et délétère s'il en est, où la corruption bat son plein, où la misère humaine est exploitée au maximum et côtoie souvent l'indicible. Antonia Hodgson excelle dans la description de ces lieux au point de nous faire tordre le nez devant les odeurs repoussantes, les maladies et les miasmes qu'on y croise. J'ai même souvent été prise de démangeaisons réflexes, sentant l'invasion de puces, poux et autres vermines !

Or, dans cette prison spécialisée pour les débiteurs se trouve visiblement un meurtrier car un prisonnier y a été assassiné récemment. Tom va d'ailleurs occuper son lit laissé vacant, et donc partager la cellule avec celui qui pourrait très bien être le responsable de cette triste affaire : Samuel Fleet. Plus pour sa tranquillité d'esprit qu'autre chose, Tom va enquêter sur ce meurtre. Et c'est là que le bât blesse pour moi, car il ne se passe pas grand chose. L'intrigue est linéaire, pourvue de quelques rebondissements, prévisibles bien à l'avance.

Je me suis réellement ennuyée à la lecture de ce roman. Les personnages ne m'ont pas accrochée et à partir de là, s'imprégner du récit fut bien difficile. J'ai trouvé Tom d'une niaiserie insupportable. S'offusquant d'un rien, gémissant sur son sort lorsqu'il est seul, continuant à jouer les gentlemen dans des situations qui ne s'y prêtaient plus du tout. Bref, plus j'avançais dans ma lecture, plus il me hérissait le poil. Alors pour un personnage principal, c'est ballot. Et il vaut mieux que je ne parle pas de la belle Kitty... Le seul qui a eu grâce à mes yeux, c'était Samuel Fleet dont l'ironie m'a tirée quelques sourires.

En fait ce roman est avant tout un roman historique dont l'intrigue n'est là qu'en tant que support. Cherchant à lire un roman policier avant tout, j'en ressors bien déçue. Certes, je me suis bien documentée sur cette Marshalsea en 1727, ce fut glaçant, repoussant, malodorant. Mais 480 pages de documentaire c'est un peu long quand l'alchimie des personnages ne fonctionne pas. Amateurs d'Histoire avec un grand H et de lieux mythiques, ce livre est fait pour vous. 



15 ème roman à épingler pour le challenge de Zina



dimanche 28 juin 2015

CONCOURS : Du Bottero à gagner !




Chose promise, chose due !!!

Voici donc le concours que nous avions annoncé fin mai ( ICI )


BOOKENSTOCK ET LES ÉDITIONS RAGEOT 

vous proposent de gagner

3 exemplaires de

LA QUÊTE D'EWILAN
Tome 1
D'UN MONDE À L'AUTRE 





Pour participer un mail à 

bookenstock(point)concours(at)gmail(point)com
Intitulé : Concours Bottero
Avec :
*Votre pseudo, si vous en avez un
*Vos coordonnées
*Les réponses aux questions qui suivent
*Un minimum de politesse
*Et c'est tout !


Les questions :

1) Combien de Bottero ont été chroniqué chez nous ?
2) Quelle est la date anniversaire de Bookenstock ?
allez je vous aide, un indice : c'est le mois* aux alentours du mois du GpP
*merci Aelynah :siffle:
3) Pis ça veut dire quoi GpP ?
niark, ben oui, du Bottero, ça se mérite !
4) Que pensez-vous de ces questions ?
lâchez-vous, je veux rire en dépouillant :))



Les Éditions Rageot livrent en France, en Belgique et en Suisse.
Elles ne sont pas tenues responsables des aléas de la Poste...


Top, c'est parti !
Vous avez jusqu'au dimanche 5 juillet minuit.

Si vous n'avez pas encore lu cette pépite, c'est le moment !





samedi 27 juin 2015

En juin 2015 chez Sonatine (3)



INÉDIT 
Le premier roman de R.J. Ellory






Le pitch :


Après l’assassinat de John Kennedy, tout a changé aux États-Unis. La société est devenue plus violente, la musique plus forte, les drogues plus puissantes que jamais. L’Amérique a compris qu’il n’y avait plus un chef, un leader du pouvoir exécutif, mais une puissance invisible. Et si celle-ci pouvait éliminer leur président en plein jour, c’est qu’elle avait tous les pouvoirs.

C’est dans cette Amérique en crise que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Vernet, son meilleur ami.

Nous sommes maintenant en 1982 et Daniel est dans le couloir de la mort. Quelques heures avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air. Et que la politique et l’histoire des sixties ne sont pas qu’une simple toile de fond dans la vie de Daniel, peut-être lui aussi victime de la folie de son temps.



vendredi 26 juin 2015

MOON de Karen Bao



Tome 1 : La révolte de la colombe



Editions Milan
Collection Macadam
352 pages
15.20 euros
Traductrice: Claire Allouch





Phaet n'a jamais senti le soleil sur sa peau, le vent dans ses cheveux, elle n'a jamais marché dans la neige ou plongé dans l'océan. Phaet a grandi sur la Lune, colonisée par les humains depuis des décennies. A 15 ans, elle ignore tout de la liberté. Quand sa mère Mira est arrêtée, Phaet n'a plus le choix. Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle s'engage dans la Milice et entre au service de la dictature.




L'avis de Phooka:



Encore une dystopie, allez-vous me dire ?

Oui c'est vrai, une de plus, on en voit énormément sortir ces derniers temps. Mais, cela n'empêche pas de prendre plaisir à en lire et celle-ci ne déroge pas à cette règle. Phaet (prononcer "fate", destin en anglais), est une jeune fille de 15 ans passionnée de biologie. Elle travaille dans les serres sur la base IV de la lune, aidant ainsi à produire la nourriture nécessaire au "luniens". Phaet, continue ses études en parallèle et espère bien obtenir un jour un bon diplôme qui lui permettra de vivre un peu mieux. Elle est d'ailleurs plutôt douée, avec un QI au dessus de la moyenne. Elle a une jeune sœur qui va en primaire et un jeune frère passionné d'informatique. Son père est mort dans un accident, 9 ans plus tôt et sa mère travaille dans le service d'information où elle rédige des articles politiquement corrects, selon le bon vouloir du pouvoir en place. 

Depuis que les survivants terriens ont attaqué la lune, 15 ans auparavant, l'état d'urgence a été décrété, les élections annulées et le gouvernement des bases lunaires s'est transformé en dictature. Le maintien de l'ordre est assuré par la Milice que tout le monde, ou presque, déteste. Mais voilà, le jour où la mère de Phaet tombe gravement malade, il faut payer les soins et Phaet n'a pas d'autre choix que de s'engager dans cette milice qu'elle abhorre. A 15 ans, elle est la recrue la plus jeune. Là, elle va apprendre à se battre, à piloter, à surveiller ses arrières, mais aussi à se faire des amis.

Bien que le concept soit éculé, le roman se lit avec beaucoup de plaisir. Les pages se tournent toutes seules. Bien sûr, il y a quelques facilités assez grossières sur lesquelles il ne faut pas s'arrêter sous peine de "sortir du livre". Il y a aussi quelques belles réussites et je pense en particulier à la réaction de la mère de Phaet lorsqu'elle apprend comment sa fille a réussi à sauver sa famille du naufrage financier. Une scène poignante au possible et superbement trouvée, au point que la lectrice passionnée que je suis a eu des envies de meurtres ! :)

Le personnage de Phaet est terriblement attachant. Cette jeune fille ne parle quasiment jamais, elle ne sait pas exprimer ses sentiments et ses sensations, ce qui lui pose de gros problèmes. Elle réfléchit beaucoup et on voudrait qu'elle puisse exprimer à voix haute tout ce qu'elle ressent. Quelle frustration pour elle et pour les lecteurs. Elle est fragile, mais a un mental d'acier. On ne peut qu'être admiratif, même si parfois ces points là sont justement un peu trop extrêmes.

Moon, est en tout cas une lecture fort agréable et j'espère bien avoir l'occasion d'en lire la suite car je suis curieuse de connaître le destin réservé à Phaet. Une dystopie de plus, oui, mais réussie alors pourquoi s'en priver ! 






jeudi 25 juin 2015

WATCH_DOGS de John Shirley



WATCH_DOGS

Dark Clouds


Éditions Lumen
404 pages
13,90 euros


Résumé :

Mick Wolfe est un ancien militaire qui a failli laisser sa vie et sa réputation en Somalie. Aux commandes de son drone, il a été témoin d’un vol spectaculaire de billets de banque par un petit groupe d’officiers prêts à tout. De retour à la vie civile, il cherche à blanchir son nom mais se retrouve confronté à la Blume Corporation, l’entreprise tentaculaire qui a mis au point le ctOS, l’infrastructure de caméras de surveillance qui quadrille tout Chicago.

Seul contre un ennemi puissant et sans scrupules, Mick va plonger dans les bas-fonds inquiétants de la cité pour tenter de rétablir son honneur sans y laisser la vie. Aiden Pearce, le légendaire hacker qui a mis au pas une bonne partie des gangsters de la ville, acceptera-t-il de l’aider ? Qu’exigera-t-il en échange ? Une course contre la montre en forme de chasse à l’homme commence !
Dans Watch Dogs – Dark Clouds, retrouvez l’univers sombre et hyper-connecté de la nouvelle licence-phare d’Ubisoft, Watch Dogs. Action, cybercriminalité et hautes technologies : suivez pas à pas dans sa descente dans les entrailles de Chicago un hacker solitaire confronté à un défi mortel…



L'avis de Dup :

N'étant absolument pas fan de jeux vidéos, ceux qui attendent de ma chronique une comparaison quelconque de ce livre avec le dit célèbre jeu peuvent passer leur chemin. Ce qui m'a attiré vers cette lecture c'est le pitch annonçant un thriller cyberpunk.


Mick Wolfe était militaire, responsable des drones au sein de la Delta Force, une unité d'élite de la défense américaine. Alors qu'il effectuait une mission de surveillance en Somalie, il est témoin d'un détournement de fonds organisé par des officiers supérieurs, dont le commandant Verrick, son supérieur direct. Il tente de dénoncer ce vol, mais c'est le pot de terre contre le pot de fer, il se retrouve aux arrêts pendant un an puis radié, sa carrière militaire ruinée. C'est animé par la vengeance et la volonté de blanchir son nom qu'il rentre au bercail : Chicago.

Mais un Chicago qui ne ressemble en rien à celui d'aujourd'hui. C'est une ville où il y a plus de caméras de surveillance que d'habitants ! Où le flux des images délivrées sont reliées à des logiciels de "ouf", qui permettent à ceux qui les exploitent de tout savoir, TOUT. Tout ce qu'il y a à savoir...ou pas, sur tel individu. Le tout est chapeauté par une grosse boite, la Blume Corporation. Et qui détient la majorité des parts de cette société ? Le sieur Verrick, qui a su blanchir l'argent volé en Somalie.

Mike va s'associer avec Aiden Pearce, le plus grand hackeur de Chicago, une véritable légende urbaine. Leurs intérêts convergent et cela va être une lutte sans merci. En résumé : action-hacking-action-hacking-action. Un roman très visuel et très...masculin. L'auteur essaie bien d'y glisser une fille dans l'intrigue, de rajouter un poil de sentiments mais on sent bien que ce n'est pas sa tasse de thé.

En revanche il domine dans le cahier des charges de ce thriller hyperconnecté. Nos hackeurs ont des vies mouvementées, la plupart du temps dans la clandestinité, mais grandement facilitées par leur capacités à dominer certains domaines. L'électronique : voler des voitures de plus en plus équipées devient un jeu d'enfants, il suffit juste de choisir les nouveaux modèles hauts de gamme. Le web et le black cloud : délester le compte en banque d'un mafieux par ci, d'un dealer par là et le quotidien devient plus facile. Suivre à la trace son ennemi en hackant les caméras de la Blume Corporation, retournant ainsi ses armes contre elle, etc...

Un thriller pour ados d'aujourd'hui, que j'ai trouvé pour ma part plaisant mais pas inoubliable, où l'action prédomine aux dépens de la profondeur des personnages. Nul doute qu'il trouvera son lectorat, à commencer par les amateurs du jeu du même nom.


mercredi 24 juin 2015

Sortie de "La liste de nos interdits" chez Fleuve Noir en juin




Parution le 11 juin
368 pages
18,90 euros


Le pitch :

Ne pas se rendre seule à la bibliothèque le soir
Ne pas se garer à plus de six places de sa destination
Ne pas faire confiance à un inconnu
Ne pas sortir sans bombe lacrymo
Toujours repérer les sorties
Toujours contrôler
Toujours suivre les règles
Toujours avoir un plan de secours
Ne jamais se retrouver coincée
Ne jamais paniquer

La liste de leurs interdits était pourtant longue. Mais un soir, Sarah et Jennifer oublient une règle élémentaire, et montent dans la voiture d'un inconnu.
Direction l'enfer absolu. Seule Sarah parvient finalement à en réchapper.
Mais dix ans plus tard, hantée par la mémoire de son amie disparue, elle doit participer à une nouvelle enquête, qui décidera ou non de la libération du monstre. Elle s'était pourtant juré de ne jamais recommencer, mais va devoir transgresser une seconde fois les règles de la liste...