samedi 21 janvier 2017

GpP2017 : BRAGELONNE vous offre...



C'est au tour des Éditions Bragelonne d'entrer dans la danse !

Ils nous gâtent avec


Deux exemplaires de

LES ILLUSIONS DE SAV- LOAR de Manon Fargetton






Et deux exemplaires de

LES DOUZE ROIS DE SHARAKAÏ de Bradley Beaulieu



celui à qui je vais attribuer 5 points sans hésiter !



Un grand merci aux Éditions Bragelonne !

Pour participer il suffit de voter pour le GpP 2017 !
(cliquez sur le logo)





Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants/votants au GpP2017.

Aucune réclamation ne sera acceptée. Nous ne sommes pas responsables si par malheur votre livre cadeau était perdu par La poste.




vendredi 20 janvier 2017

LES SAISONS DE L’INDÉPENDANCE de Martin Lessard






Editions AdAstra
17,00 euros
239 pages



Alors que la Ligue des marchands a décidé d’assumer ses aspirations de souveraineté, un conflit avec la Fédération semble inévitable. Toutefois, quand un bataillon d’hommes-miroirs donne l’assaut sur l’Archipel, le choc est brutal pour Ana Concepción DaSalva et les siens. Dix-sept ans. C’est l’âge de la jeune femme lorsque les soldats fédéraux des avant-postes surgissent sur son île. Et c’est par le massacre d’un groupe de miliciens mal armé du village de Fort Isabella que la lutte pour la liberté de la Route s’engage. Au cours des longues heures qui suivront l’hécatombe, les insulaires devront affronter leur nouvelle réalité : la guerre…
Quand le récit tragique d’une famille, celui d’une petite colonie et les quêtes d’émancipation d’une adolescente s’entrelacent, vient alors le temps des Saisons de l’indépendance.



L'avis de Phooka:


Je me suis lancée dans cette lecture, sans rien savoir, sans avoir la moindre idée de l'histoire. Juste parce que c'est Ad Astra et que j'y ai souvent fait de belles découvertes.

Ainsi j'ai fait la connaissance d'Ana Conception DaSalva, une jeune fille presque une femme, issue d'une famille habitant L'Archipel, une minuscule planète perdue et colonisée. Les conditions de vie y sont très difficiles et ce n'est pas drôle tous les jours. Ana est presque une adulte, "presque" et c'est là que le bas blesse. Elle voudrait s'affirmer, mais ce n'est pas facile quand on a un père aussi intransigeant que celui d'Ana. En effet, celui-ci est le maire de la petite communauté et il est d'une dureté telle qu'il est bien difficile de lui trouver des excuses. Ana veut prendre son indépendance et on la comprend bien. Mais ce n'est pas si simple ...
Finalement elle sera aidée en quelque sorte dans son parcours initiatique par les événements qui vont se produire sur cette petite colonie. En effet, cette colonie, si petite soit-elle a un atout d'importance: l'énergie. Elle attire donc les convoitises et quand les troupes fédérales débarquent  pour prendre possession des lieux, les habitants n'ont plus que deux choix: se soumettre ou se battre.
Ana se retrouve prise au milieu du conflit et elle va grandir très vite.

Soyons honnête, ce roman m'a laissé un sentiment mitigé.

Ce que j'ai aimé c'est la famille DaSalva, la fille Ana, son père, son grand-père et même arrière-grand père avec l'ombre des mères et grand-mères. Une famille incroyablement attachante. On les adopte immédiatement et on aime les suivre et en apprendre plus sur eux.

Ce que j'ai moins aimé, c'est le contexte géopolitique. Incroyablement dense et touffu, il ne convient pas à un roman somme toute assez court. L'auteur doit forcément transiger et ne pas "tout" dire et la conséquence c'est que le lecteur est perdu. Les premières pages du livre, je ne comprenais carrément pas ce qui se passait. Puis petit à petit la situation s'éclaircit, mais elle reste néanmoins assez floue pour moi. Ou alors ce n'est pas le genre qui me convient, c'est possible.

Cependant, ce qui permet de se raccrocher aux branches tel un fil rouge, c'est bel et bien Ana qui est un personnage particulièrement réussi (Ana et sa famille).
L'écriture est agréable, les descriptions très visuelles, les scènes de combat sont par contre comme éclipsées, mais pourquoi pas? Ce n'est pas forcément le but du roman.

En résumé, je reconnais avoir eu un peu de peine avec ce livre car j'avais du mal à comprendre les tenants et aboutissants de la situation, par contre les protagonistes sont très réussis et très attachants. Un joli parcours initiatique qui saura sans doute plaire aux amateurs de space opéra.

jeudi 19 janvier 2017

IL Y A UN ROBOT DANS LE JARDIN de Deborah Install






Éditions Super 8
352 pages
18 euros


4ème de couv :

Robot, mais pas trop.

Ben est peut-être en train de laisser passer le train de sa vie. Vivant sur l’héritage de ses parents, il regarde, impuissant, sa femme avocate s’éloigner de lui. Loser ?

Et puis, un matin, Ben trouve un robot dans son jardin. Un adorable petit machin de ferraille qui, assis dans l’herbe, contemplant des chevaux, éprouve toutes les peines du monde à expliquer ce qu’il fabrique ici. « Débarrasse-nous de ce truc ! » exige sa femme en substance. Mais, pour une raison qu’il a du mal à s’expliquer lui-même – et au moment où Amy, à bout de patience, a décidé de demander le divorce –, Ben s’embarque avec Tang dans une quête à travers tout le pays afin de ramener le robot à son propriétaire. Tendre et malicieux, drôle et manipulateur, Tang apprend vite. Et si, sous le vernis écaillé de l’intelligence artificielle, se cachait un vrai cœur ? Et si, au bout du chemin, Ben trouvait bien plus que ce qu’il pensait chercher ?


L'avis de Dup :

Décidément, je suis dans ma période SF, et cette fois-ci, bien malgré moi. Soit, il y a robot dans le titre, mais en lisant la 4ème de couv, je ne m'attendais pas du tout à un univers futuriste comme le décrit l'auteur. Pour moi, ce robot n'était qu'un jouet déclencheur... 

Erreur, Tang, car c'est ainsi qu'il sera baptisé, est un robot qui parle, pense, réfléchit et tire des conclusions de ses réflexions avec une logique somme toute binaire, mais imparable la plupart du temps. Et surtout ne faite pas l'erreur de le comparer à un androïde car il se fâcherait et irait bouder dans son coin. Dans le monde où évolue Ben, et Amy sa femme, les androïdes sont partout. Chaque foyer en possède au moins un, sauf les réfractaires comme Ben justement. Ils sont programmés pour les tâches ménagères, excellents dans leur rôle.

Tang lui n'est qu'un tas de ferraille pas rouillé mais presque, qui donne plus à penser à un assemblage vite fait, mal fait. Et donc son cylindre principal contenant sa source d'énergie est fissuré, fuit et ses jours sont menacés. Ben quant à lui est le gentil looser qui se laisse porter par la vie, dont la philosophie est plutôt "acuna matata". 

On ne sait quelle alchimie se créé entre ces deux là, mais toujours est-il que Ben qui n'a jamais rien fait de positif dans sa courte vie (il a la trentaine, à l'aulne de ma presque soixantaine, oui, c'est court!), décide de tout laisser tomber et partir à la recherche du créateur de Tang. Enfin, quand je dis tout laisser tomber, il n'y a plus grand chose à laisser tomber : Son métier ? Il n'en a pas, il vit de la fortune de ses parents décédés. Sa maison ? Il estime qu'elle est à ses parents. Sa femme ? Elle vient de partir en claquant la porte.

Ce roman est donc la quête de Ben qui va le mener aux Etats-Unis, en Californie, puis à Tokyo au Japon et enfin en Polynésie à Manau, avant un retour au bercail, c'est-à-dire en Angleterre. C'est un récit déroutant de naïveté ! Le fait de se prendre en main et d'avoir charge d'enfant de robot va faire grandir notre Ben et s'interroger sur sa façon d'être et de vivre. Et de fait, le comportement de Tang est vraiment comparable à celui d'un tout jeune enfant : apprentissages de base, découvertes naïves, caprices, espiègleries, tout y passe. 

Seulement le côté attendrissant qui aurait dû s'emparer de moi (et qui s'est emparé de beaucoup d'autres) a été complètement occulté par le langage de Tang. Tout dans ses attitudes font qu'on pourrait l'assimiler à un enfant, sauf sa façon de parler. Est-ce dû à un problème de traduction ou une volonté délibérée de l'auteur, mais ce parlé "petit-nègre" m'a exaspérée.
Un petit exemple :
- Tang vouloir voir poisson.
- Je croyais que tu détestais l'eau ?
- Ici, eau pas pareille. Eau très jolie.
- Tang, je suis désolé, mais tu ne peux pas faire de la plongée.
- Pourquoi ?
- Tu risquerais de rouiller.
- Aluminium pas rouiller.
- Tu risquerais de couler alors.
- Non. Tang flotter.
Il possède un vocabulaire aussi étendu que celui d'un adulte, mais l'absence de pronom, de conjugaison créé un décalage qui pour ma part a été désagréable. Je devais être dans un état d'esprit négatif du coup car je dois avouer que je n'ai pas apprécié non plus la chute de ce roman que j'ai trouvé gnan-gnan et prévisible. Bref, voilà donc un roman que je n'ai pas spécialement apprécié, et je précise bien que ce n'est pas parce que c'était de la SF ! Je pense cependant qu'il plaira à beaucoup de monde, il suffit juste d'être capable de passer outre ce parlé, et beaucoup l'on déjà fait. Allez donc voir l'avis de Lune, pour vous en convaincre.

mercredi 18 janvier 2017

GpP2017 : XO vous offre...



Les Éditions XO nous accompagne également

pour offrir aux participants :


Trois exemplaires de

LE CRI de NICOLAS BEUGLET




et deux exemplaires de

QUELQU'UN À QUI PARLER de CYRIL MASSAROTTO

Un roman qui paraîtra en librairie le 9 février !



Le pitch :


Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu'il n'a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. 

Tiens, et s'il appelait ? À sa grande surprise, quelqu'un décroche. Et pas n'importe qui : c'est à lui-même, âgé de dix ans, qu'il est en train de parler ! Mais que dire à l'enfant que l'on était vingt-cinq ans plus tôt ? 

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s'interroger : l'enfant que j'étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l'adulte que je suis aujourd'hui ? Ne l'ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? 

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !




Un grand merci aux Éditions XO

Pour participer il suffit de voter pour le GpP 2017 !
(cliquez sur le logo)





Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants/votants au GpP2017.

Aucune réclamation ne sera acceptée. Nous ne sommes pas responsables si par malheur votre livre cadeau était perdu par La poste.


GpP2017 : SCRINÉO vous offre...




Les Éditions Scrinéo vous propose 

de gagner ces deux coups de coeur de notre liste :




La part des ombres, de Sieur Katz :)









Un grand merci aux Éditions Scrinéo

Pour participer il suffit de voter pour le GpP 2017 !
(cliquez sur le logo)





Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants/votants au GpP2017.



Aucune réclamation ne sera acceptée. Nous ne sommes pas responsables si par malheur votre livre cadeau était perdu par La poste.




mardi 17 janvier 2017

LA GUILDE DES MERLINS de Cendrine Nougué


La guilde des Merlins
Tome 1 : Le Magicien

Editions Aconitum
25/08/2016
185 pages
15.90 euros

Arthur Sullivan, collégien vivant à Nantes, partage sa vie entre sa passion pour la magie et ses amis. Jusqu'au jour où sa mère est hospitalisée à Londres, le laissant aux mains de sa grand-mère anglaise, richissime éditrice qu'il n'avait jamais vue. Arthur découvre alors un univers où se manifestent des créatures étranges, et où les contes pour enfants semblent avoir ... une extraordinaire importance.



L'avis de Phooka:



Arthur est un jeune collégien qui vit seul avec sa mère. Son truc c'est la magie. Et s'il n'était pas très doué tout jeune, au point d'être la risée de l'école et d'être surnommé Arthur Potter, il s'est considérablement amélioré au fil du temps. Il vit une vie de collégien somme toute "classique", c'est à dire qu'il n'est pas forcément fan de l'école mais il a deux bons copains qui rendent le collège acceptable.

Un beau jour, alors qu'il sortait après les cours, une mystérieuse voiture l'attend. Il est bien décidé à l'ignorer, de peur de se faire enlever, mais il s 'avère que cette voiture a été envoyée par sa grand-mère qui habite Londres. Sa grand-mère qu'il n'a jamais vu et qui l’envoie chercher parce que la mère d'Arthur a eu un malaise et est hospitalisée à Londres justement. Il va donc suivre Archibald, un vieux monsieur chargé de l'escorter jusqu'à la maison de sa grand-mère. Là, il va découvrir la maison d'édition dont celle-ci s'occupe. Sa grand-mère, elle, ressemble à une jeune femme, très belle et sur qui les années n'ont pas de prise. Mais ce qui inquiète Arthur, c'est que personne ne semble disposé à l'emmener voir sa mère. Du coup, il s'inquiète encore plus et se demande si on ne lui cacherait pas des choses.

Arthur évolue ainsi dans un monde qui n'est pas le sien. Sa grand-mère est riche, Archibald aussi. Ils accordent tous une grande importance aux livres, tandis qu'Arthur en bon collégien qui se respecte, n'y prête guère attention. Ce qui l'attire par contre, ce sont toutes ces jeunes femmes qui travaillent pour la maison d 'édition de sa grand-mère. Elles sont jeunes, belles et terriblement attachantes ...

Petit à petit, le récit se construit autour d'Arthur. Le lecteur, aidé par quelques chapitres "flashback" comprend assez rapidement de quoi il retourne contrairement à Arthur. Pourtant les noms des différents personnages suffisent à eux seuls à deviner. 
L'univers créé par l'auteur est très attachant et bourré de magie au sens propre du terme. C'est agréable de s'y promener.
Arthur est un jeune garçon plein de ressources et dont on se sent immédiatement proche. On suit son cheminement avec plaisir. Son destin va radicalement basculer et il fait preuve de beaucoup d'adaptation et de courage.
Mon seul soucis, c'est que la révélation de sa nature et de celle des gens qui l'entourent arrive tardivement (alors que le lecteur sait déjà depuis longtemps ... du moins pour un adulte, peut-être qu'un collégien aura plus de mal à deviner) et qu'elle prend beaucoup de temps, ce qui casse un peu le rythme vers la fin de ce premier tome.

Néanmoins, cette guilde des Merlins est une agréable lecture. Le style est fluide et léger, les personnages sont attachants. On peut juste reprocher un petit manque de rythme. Ceci étant comme il s'agit d 'un premier tome qui met en place les héros et le décor, on peut penser que la suite sera plus vive. Un joli livre jeunesse plein de poésie à découvrir.




PS: N'ayant eu ce livre qu'en version epub, je ne peux rien dire que la couverture qui m'a l'air pourtant magnifique! ;)



lundi 16 janvier 2017

LES ABÎMES D'AUTREMER 1 de Danielle Martinigol



Partie 1 : L'ÉLUE



Les Indés de l'Imaginaire
label Naos
504 pages
14,90 euros


4ème de couv :

Dans la Confédération des Cent Mondes, Sandiane Ravna, fille d’un grand reporter peu scrupuleux, marche sur les traces de son père à la recherche du scoop à tout prix. Quand elle doit la vie sauve à un Abîme d’Autremer, l’un des mystérieux vaisseaux spatiaux de la planète-océan, elle se met au défi de filmer en action un perl, un pilote d’Abîme. Mais elle se heurte à Mél Maguelonne, futur pilote lui-même et farouche adversaire des médias comme tous les Autremeriens.

Le début d'une folle aventure qui va bouleverser sa vie, comme celle des milliards d’habitants de la Confédération.

Grande saga de space opera humaniste se déroulant en trois époques sur vingt-cinq ans, le cycle des Abîmes d’Autremer a été récompensé par plusieurs prix littéraires dont Le Grand Prix de l’Imaginaire.


L'avis de Dup :

En démarrant ce roman de SF que je me suis engagée à lire, j'avoue avoir eu très peur. Ce début réunissait tout ce que je n'aime pas dans ce genre littéraire : des centaines de planètes habitées, une sorte de gouvernement qui régit tout ça aidé par une communication très développée et bien sûr des vaisseaux spatiaux qui relient le tout. On les prend comme on prend l'avion, ou même le bus... Mais c'était jusqu'à ce qu'on débarque sur Autremer, ou plus exactement jusqu'à ce que l'on rencontre un Abîme (cf résumé).

Sandiane est une ado qui accompagne son père Sten, journaliste, lors du vol inaugural d'un nouveau vaisseau spatial. Mais ce premier vol ne va pas se passer comme prévu, et l'auteur nous décrit un véritable naufrage spatial. Au lieu de paniquer comme tout le monde, Sten, comme sa fille d'ailleurs, y voient l'occasion d'un véritable scoop. Ils sont la caricature parfaite de tout ce qui peut être détestable chez les journaleux. Lorsqu'ils réalisent qu'ils sont secourus par un Abîme, le scoop change de sujet et clignote encore plus dans leurs têtes : ces vaisseaux si peu connus ! Normalement en transit sur Autremer, ils décident de rester pour enquêter...

Tandis que son père enquête d'un côté, Sandiane qui ne se déplace jamais sans sa caméra volante Seeone va creuser chez l'autochtone. Avec son bagout et un aplomb sans borne elle va réussir à se faire inviter dans la famille de pilotes d'Abîmes, des perls. Cette gamine au demeurant détestable tant son trait journalistique est accentué, va petit à petit toucher le coeur du lecteur. Ses parents sont divorcés, elle vit avec son père qui lui ne vit que pour son métier. Elle est profondément seule, ses états d'âmes elle ne les confie qu'à Seeone, qu'elle considère un peu comme une amie, un animal de compagnie.

Et tout cela nous permet de découvrir cette planète bleue, tout droit sortie de l'imagination de Danielle Martinigol. Bleue car quasiment recouverte d'eau, une planète océan où l'homme s'est adapté, vivant dessus, dessous, partout où il peut. Mais surtout, des hommes vivant en symbiose avec la nature locale. On sent une âme d'écolo sous cette plume et la vision fait plaisir à lire. Quant à la découverte de la véritable nature de ces Abîmes je vous laisse la découvrir. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur ne manque pas d'imagination !

Le tout est plaisant à lire même si les clichés sont nombreux, mais il ne faut pas oublier que ce roman s'adresse à des jeunes ados. Je précise que ce roman réunit trois romans distincts, et donc sans cliffhanger les reliant :), d'où ma décision de scinder ma chronique en trois parties. A bientôt donc pour la suite.


samedi 14 janvier 2017

GpP2017 : FLEUVE NOIR vous offre...



C'est au tour de Fleuve Éditions de rentrer dans la danse,

cette fois-ci avec des livres non chroniqués sur Bookenstock.

(C'est plutôt cool ça pour nous, qui pouvons voter \o/ )





Le pitch :

« J'avais vu tout ça dans cette môme et j'aurais aimé être comme elle. Mais on peut s'écorcher autant qu'on veut, on change pas la viande dont on est fait. » 1917. Un jeune soldat écrit des lettres à l’enfant, le sien, celui qu’il ne connaîtra pas. Il lui dit les hommes, leur rudesse et la douceur des livres, l’importance des mots. Il est assis dans un train qui le conduit vers des jours meilleurs. Mais une femme le fixe du regard depuis un bon moment. Dans les soubresauts réguliers du wagon, celui qui avait échappé aux séquelles physiques de la Grande Guerre tombe sous la sauvagerie des coups de stylet. 2015. Rory est un vieux chien sans plus de collier qui a fui Paris la grise pour un coin paumé de campagne où il savoure chaque minute de son isolement. Lui et ses velléités d’auteur qui n’a jamais réussi à se faire publier, lui qui hait les débuts, qui ne sait jamais par où commencer, va raconter une histoire dingue de tendresse et de cruauté, une histoire d’humanité brute qui lui est arrivée. Tout commence le jour où, en rentrant chez lui, il tombe nez à nez avec un rôdeur en train de mettre à sac son salon. Une fille surgit alors comme une furie et séquestre l’espace de sa présence. Le type se suicide. Cette fille, c’est Lupa, sorte de femme-enfant sortie des bois qui fait irruption dans la vie de Rory pour lui redonner la sensation d’exister. D’où vient-elle ? Qui sont ceux qui la traquent ? Est-elle la chasse gardée d’une confrérie d’illuminés ? Et que vient faire Rory dans cette histoire ? Lui qui cultive gentiment sa misanthropie depuis une décennie va devoir revoir sa copie. Dans ce roman en forme de conte initiatique noir, il est question des origines dont on ne se détache jamais, d’emprise psychologique et physique, de disparitions, d’animaux et d’hommes, de valeurs fondamentales qu’il est temps de remettre au goût du jour… D’humanité prise à la gorge et qui ne demande qu’à se défaire de ses liens.






Le pitch :

Pierre Lombard n'a qu'une hâte : quitter les États-Unis, retrouver sa femme et son fils, et effacer l'ardoise de ces quatre années passées sur la Route 66 dans l'ombre d'un tueur en série, dont il a malgré lui écrit les mémoires. Bourré de remords, il se sent prêt à tout pour reconquérir Lola et Gaston. Mais cette dernière ne l'a pas attendu, et son coeur bat désormais pour Desmond, l'homme qui a justement mis fin au parcours sanglant du tueur. Retenu par des conférences dans la petite ville de Chautauqua, celui-ci assiste à des événements étranges, morts suspectes et autres disparitions d'objets énigmatiques, tandis que Lola le presse de revenir en France.


Un grand merci à Fleuve Noir de Fleuve Éditions

Pour participer il suffit de voter pour le GpP 2017 !
(cliquez sur le logo)





Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants/votants au GpP2017.

Aucune réclamation ne sera acceptée. Nous ne sommes pas responsables si par malheur votre livre cadeau était perdu par La poste.




vendredi 13 janvier 2017

SCORPI tome 1 de Roxane Dambre


Ceux qui marchent dans les ombres



 Editions Calmann-Lévy
376 pages
16.90 euros
Sortie 10/2016



Par un de ces orages d’été dont Paris a le secret, la jeune Charlotte découvre un petit garçon blotti au pied de son immeuble, ses cheveux sombres dégoulinant, son T-shirt plaqué par la pluie. Charlotte, qui est la gentillesse même, lui propose de s’abriter chez elle.

Là, l’enfant lui tient des propos ahurissants : ses parents et son grand frère sont des « créatures de l’ombre », des tueurs à gages aux pouvoirs surnaturels, baptisés les Scorpi. Lui-même, Élias, est en apprentissage. Et sa phrase fétiche semble être :


« Tu veux que je le tue ? »
Charlotte n’en croit pas un mot, d’abord. Mais bientôt elle découvre dans son salon une version vingt-cinq ans d’Élias, un grand brun aux yeux bleu outremer. Adam, le frère aîné, vient d’entrer dans sa vie, et celle-ci va tourner à la cavalcade.
Comment réagir quand on a vingt-trois ans, qu’on est seule et plutôt pacifique, et qu’on tombe amoureuse d’un tueur à gages qui n’est même pas humain ?
Alors ? Prêts à suivre ceux qui marchent dans les ombres ?



L'avis de Phooka:


Roxane Dambre, je connaissais. Du moins j'en avais beaucoup entendu parler de la part de Dup qui avait beaucoup aimé Animae.
Par contre, je n'avais jamais entendu parler de cette série, Scorpi, jusqu'à ce que je reçoive ce livre. Le pitch me tentait bien alors je me suis lancée.

Charlotte est une jeune femme timide, peu sûre d'elle. Elle vient enfin de décrocher son premier emploi à Paris. Elle est encore en période d'essai et elle vit dans un minuscule appartement de banlieue. Charlotte est comptable, les chiffres c'est sa vie. Son boulot lui plaît bien ... sauf que son chef est un gros porc qui la harcèle. Le genre paternaliste, qui fait passer son comportement pour de la gentillesse bourrue, mais qui en fait est un gros dégueulasse (désolée de mon vocabulaire). A part une amie que Charlotte s'est fait sur son lieu de travail, personne ne va la croire si elle parle de harcèlement. Sachant qu'elle est en période d'essai et qu'elle n'est pas du genre à se rebiffer, Charlotte subit sans mot dire.
Un soir d'orage, en rentrant chez elle, Charlotte trouve un jeune garçon de 10 ans blotti en bas de son immeuble.  Émue, elle le fait rentrer pour qu'il puisse se réchauffer. Un drôle de gamin mutique, mais expressif que Charlotte va vite apprendre à aimer. Il s'appelle Elias, et il est "à la rue" car sa famille l'a envoyé faire ses preuves seul pour une année. Mais Charlotte n'est pas au bout de ses surprises quand Elias se dévoile petit à petit. Il semble venir d'une famille de tueur à gages, il veut en devenir un lui-même et il décrète que Charlotte serait l'épouse idéale pour son frère Adam. Adam qui tout comme Elias serait une créature qui marche dans les ombres ...

Tout ceci peut vous apparaître un peu tiré par les cheveux, mais figurez-vous que non. Tout est amené à petites doses. Charlotte éprouve un fort sentiment maternel pour Elias qui comble un énorme vide chez elle et qui la rassure. Elle l'écoute oui, mais comme il a 10 ans, elle pense qu'il affabule un peu. Alors un grand frère tueur à gages, créature de l'ombre etc ... c'est comme les marmottes qui emballent le chocolat quoi.
En tant que lecteur, on suit le même raisonnement que Charlotte et tout comme elle, on finit par accepter les étrangetés qui entourent les deux frères. Les accepter et même trouver ça normal.
Elias est un gamin débrouillard, qui n'a pas la langue dans sa poche et qui voit en Charlotte une douce maman qu'il n'a pas en réalité.
Quant à Adam, je vous laisse le découvrir, mais dans le genre "éléphant dans un magasin de porcelaine" il se pose là ! N'ayant jamais vraiment eu de relation avec les humains, et encore moins avec les humaines, il ne sait pas très  bien comment se comporter et ses attitudes sont souvent très drôles.
Ce que Charlotte ne sait pas c'est qu'en fréquentant les deux frères, elle entre dans une zone de turbulences bien dangereuses, car ce n'est pas au goût de tout  le monde, mais ça c'est à vous de le découvrir.

La plume est fluide, le ton est léger, le suspense et l'amûûûr s'allient très bien. Les personnages sont terriblement attachants et drôles. Bref les pages défilent toutes seules et on arrive à la fin de ce premier opus en un rien de temps. Ha oui, parce que je ne vous ai pas dit qu'à ce jour, trois tomes étaient sortis et c'est une super bonne nouvelle.

Scorpi est une petite friandise qui se dévore. Un mélange d'aventure, d'amour et de fantastique avec une touche d'humour très appréciable. En tout cas une jolie découverte et moi je dis "ouiiiii j'ai la suite dans ma PAL, trop bien !"







jeudi 12 janvier 2017

CARNETS NOIRS de Stephen King





 LIVRE AUDIO
Version intégrale

Narrateur(s) Antoine Tomé

Durée 14 h 39 min
Date de publication 13/04/2016


Le pitch :

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s'emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C'est compter sans les mauvais tours du destin... et la perspicacité du détective Bill Hodges.



L'avis de Dup :

Ce nouveau roman de Stephen King est vendu comme étant la suite de Mr Mercedes. Alors oui, soit, on y retrouve les mêmes personnages principaux : Bill Hodges, et Holly qui travaille pour lui maintenant qu'il a lancé son affaire de détective privé, Jérôme et sa soeur Barbara, et même Brady rendu à l'état de légume dans une clinique. Mais Carnets noirs se suffit à lui-même et il n'est absolument pas nécessaire d'avoir lu le précédent. 

Trente ans auparavant, Morris Bellamy fan de l'écrivain John Rothstein et furieux de l'arrêt volontaire de ses publications, furieux du sort qu'il a réservé à "Jimmy Gold" le personnage principal dans son dernier roman, entreprend l'impensable : le cambriolage et le meurtre de ce traître d'auteur. Morris repart avec quelques 20 000 dollars et surtout un stock énorme de moleskines, ces fameux carnets en cuir noir remplis des écrits non publiés de Rothstein. Il va enterrer son butin dans une malle, dans un terrain vague pas très loin de chez lui en attendant que l'histoire du meurtre se tasse. Pour fêter sa réussite, il prend une méga cuite. Sauf que l'alcool ne lui réussit pas, il tabasse et viole une femme, se fait serrer et prend perpette...

Quatre ans auparavant, Peter Saubers, treize ans, découvre la malle et décide courageusement de venir en aide à ses parents dont les difficultés financières menacent le couple. Le père de Peter a été grièvement blessé dans l'attentat perpétré par "Mr Mercedes". Tous les mois il enverra une enveloppe avec cinq cent dollars. Peter est également un gamin passionné de littérature, "Jimmy Gold" il connaît, il aime bien d'ailleurs et il va savourer sa lecture des deux inédits de Rothstein couchés sur les moleskines. 

Aujourd'hui, quand l'argent vient à manquer, du haut de ses dix-sept ans, Peter échafaude un plan pour tirer partie de ces carnets. Quant à Morris, il vient d'être remis en liberté surveillée... Stephen King enclenche alors un thriller haletant qui n'a rien à envier aux maîtres du genre. 

Mais Carnets noirs, c'est bien plus qu'un thriller, croyez-moi ! L'auteur se régale à nouveau avec un de ses thèmes de prédilection : le pouvoir de la fiction. Il fait tout du long de ce livre l'équilibriste entre le fan passionné et le fan obsessionnel. La frontière est ténue, parfois fragile... Dieu nous préserve ! Il nous avait déjà régalé sur ce sujet avec Misery qui pour moi est une de ses œuvres majeures (qu'il faudrait que je relise d'ailleurs...), il explore à nouveau cette idée qui ne peut que nous toucher nous autres, boulimique de lecture et fan de plusieurs auteurs...

Je vous livre également un passage qui a beaucoup raisonné en moi, une pensée que l'on a retrouvé souvent au cours de nos «Mois de» lors des discussions avec nos auteurs invités. 
Un bon romancier ne guide pas ses personnages, il les suit. Un bon romancier ne crée pas les événements de son histoire, il les regarde se dérouler et ensuite il les écrit. Un bon romancier fini par réaliser qu'il est secrétaire, et non pas Dieu. 
Je remercie au passage Gruz qui a livré cette citation sur Babelio et qui m'a ainsi évité la pénible retranscription via l'audio livre. D'ailleurs je vous conseille d'aller lire sa chronique qui est bien plus pointue que la mienne au cas où vous auriez encore quelques doutes sur le fait qu'il faut lire Carnets noirs

Ce roman est flippant comme un bon thriller, il est instructif et divertissant également. On sent que Stephen King lui aussi s'est régalé à écrire cette fiction sur ce thème, et d'ailleurs il le dit dans sa postface. «Toi fidèle lecteur, si tu t'amuses, moi aussi
C'est passionnant aussi, car on y parle beaucoup de littérature américaine, de beaucoup d'auteurs majeurs qu'il apprécie, se permet quelques coups de griffes pour d'autres, et réaliser qu'on est en parfait accord avec les goûts littéraires du maître fait ma foi fort plaisir. 

Quant à parler du fait que ce n'était pas un livre que j'avais dans les mains mais des écouteurs dans les oreilles, mes remarques sont identiques à celles émises sur l'écoute de Mr Mercedes, et pour cause, c'est le même lecteur et il m'a autant escagassé sur les dialogues féminins !... En revanche j'ai repéré dans le catalogue d'Audible, 22/11/63 lu par un lecteur différent. Peut-être me laisserais-je tenter ? Je me tâte quand même, car il fait 36 heures d'écoute tout de même, contre 14-15 jusque-là !

Bref, fan de Stephen King, lisez-le ou écoutez-le, faites comme vous voulez, mais ne passez pas à côté de Carnets noirs. Je vous autorise même à shunter Mr Mercedes qui n'est qu'un thriller pur et dur. Carnets noirs est beaucoup, beaucoup plus que ça. Gros coup de cœur.



mercredi 11 janvier 2017

En janvier chez Super 8 Éditions




IL Y A UN ROBOT DANS LE JARDIN

Deborah Install



Sortie Janvier 2017
352 pages
18 euros


Le pitch :

Robot, mais pas trop.

Ben est peut-être en train de laisser passer le train de sa vie. Vivant sur l’héritage de ses parents, il regarde, impuissant, sa femme avocate s’éloigner de lui. Loser ?

Et puis, un matin, Ben trouve un robot dans son jardin. Un adorable petit machin de ferraille qui, assis dans l’herbe, contemplant des chevaux, éprouve toutes les peines du monde à expliquer ce qu’il fabrique ici. « Débarrasse-nous de ce truc ! » exige sa femme en substance. Mais, pour une raison qu’il a du mal à s’expliquer lui-même – et au moment où Amy, à bout de patience, a décidé de demander le divorce –, Ben s’embarque avec Tang dans une quête à travers tout le pays afin de ramener le robot à son propriétaire. Tendre et malicieux, drôle et manipulateur, Tang apprend vite. Et si, sous le vernis écaillé de l’intelligence artificielle, se cachait un vrai cœur ? Et si, au bout du chemin, Ben trouvait bien plus que ce qu’il pensait chercher ?


L'avis de l'éditeur :

Il y a du Mon chien stupide dans ce roman – et du Wall-E, bien sûr. Charmant souvent, féroce parfois, surprenant toujours, Il y a un robot dans le jardin est l’un de ces livres faussement légers que vous chérirez bientôt comme un trésor.

Le premier roman de Deborah Install s'appelait Sammy l'écureuil et, a priori, nous ne le publierons pas ; l'auteure avait 8 ans quand elle l'a écrit.:)