mardi 22 juillet 2014

LES VENTS DE SALEM de Melissa de la Cruz



Les sorcières de North Hampton
Tome 3



Editions Orbit
Date de sortie: 28 mai 2014
14.90 euros
448 pages



La sorcière Freya Beauchamp est coincée en 1692, à Salem qui plus est, à trois cents ans de sa mère Joanna et de sa soeur Ingrid. Si on la surprend en train de pratiquer la magie, elle sera forcée de revivre les célèbres procès des sorcières et, cette fois, même son immortalité ne pourra pas la sauver.

Pendant ce temps, la North Hampton moderne est confrontée à d’autres problèmes. Joanna et Norm s’unissent pour sauver leur fille et consultent l’Oracle en quête d’une solution peut-être désespérée. Freddie, qui goûte aux joies du mariage pour le meilleur et pour le pire, se lance avec ses alliés pixies à la recherche d’un totem disparu censé les aider à ouvrir un passage dans le temps afin de ramener Freya au XXIe siècle. Quant à Ingrid, elle renoue avec un amour de jeunesse et se met à douter de sa relation avec l’inspecteur Matt Noble…

Entre présent et passé, la famille Beauchamp parviendra-t-elle à se réunir et, enfin, à trouver la paix ?


L'avis de Phooka:



Si vous vous souvenez de mes chroniques sur les précédents opus (et si vous ne vous souvenez pas, c'est ici et ), je mettais toujours en avant un sentiment de quiétude et de plaisir à la lecture de cette série. Sentiment que j'ai à nouveau retrouvé pour ce troisième (et dernier ?) opus. Quand j'y réfléchis, c'est quand même étrange de parler de quiétude pour un roman qui se passe en grande partie à Salem à l'époque de la terrible chasse aux sorcières et dans lequel on assiste à des pendaisons et autres joyeusetés de rigueur. Et pourtant il en est ainsi, sans doute parce que le rythme du roman, quoique soutenu, n'est jamais trépidant (et ce n'est pas un défaut). L'auteur laisse le temps au temps, prend le temps justement de bien poser les scènes et les situations, de faire connaissance avec les différents protagonistes de l'histoire. Et puis il y a le cadre, ce joli petit village de North Hampton dans lequel se passait déjà l'action des deux premiers tomes, un village paisible qui vit au rythme de la mer et de la météo, bref un endroit où il fait bon vivre.

La grande nouveauté dans ce troisième tome, c'est que Freya étant piégée dans le passé, nous allons osciller entre deux périodes: celle de Freya, à Salem en 1692 et l'époque actuelle à North Hampton. Freya se retrouve coincée dans cette période trouble et dangereuse, incapable de se souvenir qui elle est, ni pourquoi elle est là. Tout le reste de sa famille met tout en oeuvre pour la retrouver, mais il semblerait que les couloirs du temps soient inaccessibles .

C'est un vrai plaisir de retrouver tous les personnages que nous connaissons déjà bien: Freya, Ingrid,, Freddie etc ... Chacun son histoire, chacun son passé et chacun son destin. Tous sont sorciers ou sorcières, mais ne le vivent pas de la même façon. Ils sont très différents et pour ce qui me concerne, je m'y suis beaucoup attachée. 
Ce qui fait le petit plus ce ces "vents de Salem", c'est justement l'alternance des lieux et des époques, en plus de l'alternance des personnages. Le tout confère un rythme vraiment très rapide au roman, il devient vite addictif ... tout en gardant sa "paisibilité" :). Le suspense est omniprésent et la fin est à la fois triste et gaie, comme l'est souvent la vie (oui c'est mon moment philosophique :)). Ce qui est sûr c'est que l'auteur n'a pas forcément choisi la solution de facilité pour clore sa trilogie et c'est tout à son honneur. La lectrice un peu fleur bleue que je suis, a refermé la dernière page un peu amère de quitter ces héros bougrement sympathiques. Franchement je ne serai pas contre les retrouver et savoir ce qu'ils vont devenir, mais laissons les vivre leur vie! 

En tout cas, cette trilogie des sorcières de North Hampton est une jolie réussite. Un récit plein de magie dans tous les sens du terme, des personnages attachants, un cadre agréable, du suspense et des surprises. Le genre de livre que l'on a plaisir à retrouver le soir après une journée trépidante. Moment de paix et de plaisir.



Mon avis sur les tomes précédents:

lundi 21 juillet 2014

LES ENFANTS DU VOLCAN de Bernard Simonay





Éditions Presses de la Cité
444 pages
19,50 euros


Résumé :


Noï-Rah, dont le nom signifie «Celle qui apporte la lumière», a dix ans et vit dans un village de pasteurs agriculteurs. A sa naissance, une prophétie a prédit qu'elle apporterait de profonds bouleversements dans l'existence des siens. Enlevée par les Korghs, les habitants du «pays inquiétant où les montagnes crachent le feu», elle va vivre de multiples aventures, affronter des ennemis impitoyables acharnés à sa perte, mais aussi rencontrer l'amour et la passion. Son intelligence lui permettra de faire d'extraordinaires découvertes, comme l'écriture. Son courage la poussera à prendre la défense des plus faibles face à la brutalité du terrible Rogh, le chef de la tribu des chasseurs. Mais, surtout, un lien étrange la reliera à un volcan, l'impressionnant Pa'hav, dont tous redoutent les colères. Cette relation singulière fera d'elle une femme hors du commun, appelée à devenir la mère d'une nation... Bernard Simonay met tout son talent de conteur au service de ce fascinant roman qui se déroule au pied de la chaîne des volcans d'Auvergne. Une plongée grandiose au coeur du néolithique.


L'avis de Dup :

Noï-Rah est née dans une tribu de pasteurs. Éleveurs et cultivateurs, ils se suffisent à eux-même et vivent en autarcie complète. Pacifiques, ils assurent néanmoins la garde et la protection du clan car rodent parfois des tribus nomades de chasseurs qui ont tendance à trouver la chasse bien plus aisée sur des troupeaux domestiqués ! Son village est situé dans l'actuelle Auvergne, auprès des volcans...encore en activité. Sa naissance coïncidant avec une mini éruption, ajouté au fait qu'elle est rousse suffiront à quelques chamans du clan pour émettre une prophétie sur son destin : elle amènera du bouleversement, mais aussi, elle sera une rassembleuse, une meneuse.


Bernard Simonay va donc s'appliquer à nous tracer au cours de ce roman toutes les étapes de la vie exceptionnelle de cette femme. Enlevée alors qu'elle n'a pas encore dix ans par une tribu de chasseurs, transformée en esclave, échangée à plusieurs reprises comme un vulgaire objet. Rachetée enfin par un homme bon, un marcheur. Un indépendant d'une grande tribu chasseuse, Les Ours Noirs.

Après quelques années elle deviendra sa femme, et apportera beaucoup de ses connaissances comme la poterie, la vannerie ou le tissage. Mais aussi des améliorations concernant le confort, la conservation des denrées, etc...Seulement ces nouveautés sont fort mal vues de la tribu se considérant comme des mâles plutôt guerriers.

Mais pour son malheur, Noï-Rah est belle et suscitera partout où elle passe des convoitises, des rêves.  Son destin va être ainsi chamboulé à maintes reprises, elle va être ballottée d'un clan à un autre, à cause de jalousies, d'envies primaires. Loin de rassembler, elle semble alors disperser les hommes, défaire les ententes. Mais elle va se servir avec intelligence de cette discorde pour asseoir son autorité afin de faire accepter ses nouveautés bénéfiques pour la majorité. On trouve également un discours féministe surprenant dans ce cadre, et grâce à sa persuasion, Noï-Rah va réussir à imposer l'utilisation des armes par les femmes.
Mais Noï-Rah invente aussi, et on sent surgir de ses cogitations les prémices de l'écriture.

Une plume simple et fluide entraîne le lecteur tout du long de cette épopée. Un style impeccable mais une construction en revanche assez "vieillotte" : à chaque fin de chapitre, une phrase ou un petit paragraphe qui spoile complètement le suivant et m'a fait râler plus d'une fois. Néanmoins, il y a une suite qui promet d'être passionnante car on devrait y voir la naissance vraiment de l'écriture et son pendant : l'apprentissage. L'école préhistorique !

Cette lecture n'a pas été follement passionnante, mais au moins, elle a été plaisante. Voilà donc un challenge de rempli, sur une note positive, cela n'a pas été une corvée comme le précédent. Ceci dit, je réfléchirai à deux fois dorénavant avant de m'inscrire aux LC (Lectures Communes) déjantées de Lune des copines... :))


Et zou, pour Vert et son Rupestre Fiction !




samedi 19 juillet 2014

Promo numérique chez Panini Books






DU 18 AU 21 Juillet,
téléchargez six romans de la collection zombie pour 0.99€



Les chroniques de l'Armageddon Tome 1
Le virus Morningstar Tome 1
LZR-1143 Tome 1
Apocalypse Z Tome 1
Homeland of the Dead
Infection Tome 1





vendredi 18 juillet 2014

ET PUIS APRES ? de Kattie Williams




Date de Parution : 04 Juin 2014
Titre original: Absent
Traducteur: Jacqueline Odin
Éditeur : Milan
Collection: Macadam
 Nombre de Pages : 214
Prix : 12,90 € 




Il a suffi d’un rien, d’une chute, pour que Paige meure. Depuis ce fatal cours de physique, elle est coincée dans son lycée, comme une sorte de fantôme. Invisible aux yeux des autres, elle observe, elle attend, elle écoute… Jusqu’au jour où Paige entend une rumeur. On dit qu’elle s’est suicidée. Il faut absolument qu’elle rétablisse la vérité. Qu’elle leur dise, à tous, aux vivants, que ce n’est pas vrai. Mais comment se faire entendre quand on est… morte ?



L'avis de Phooka:


Voilà donc ma première lecture dans le cadre du partenariat avec la collection Macadam. Un grand merci à eux de nous avoir sélectionné. Donc si je continue sur le mode "je raconte ma vie", je dirais que j'ai choisi ce roman sur la base de sa présentation (voir au dessus), sans même avoir vu la couverture, ni cherché de chroniques. Ça me "parlait" un point c'est tout ! Quelques jours plus tard, je le reçois, la couverture ne me "parle" pas plus que ça, le résumé non plus finalement, au point que je me demande pourquoi j'ai choisi ce roman. Inquiète je lis la première page, qui ne me rassure pas. Puis la deuxième, puis la troisième, puis ... puis... puis .. et comme ça j'avale la moitié du livre !!! 
J'adore quand un roman me fait cet effet. Le lendemain il était fini.
Pourquoi m'a t'il à ce point subjuguée, j'avoue que j'en suis encore à me poser la question.

Tout d'abord l'héroïne sans doute, Paige. Une môme sans histoire, enfin pas plus que la moyenne, et qui meurt à la première page, se retrouvant ainsi coincée dans son lycée sous forme de fantôme. 17 ans, la vie devant elle, coincée pour l’éternité entre les murs de son école. Pas très cool hein ? "Heureusement" (avec guillemets) elle n'est pas la seule à être morte dans le lycée et deux autres fantômes lui tiennent compagnie, une jeune ado décédée peu de temps avant elle, Brooke, et un garçon, Evan, qui hante le lycée depuis pas mal de temps déjà. Paige s'adapte facilement à sa nouvelle condition (je n'ose pas dire "vie"). Un emploi du temps routinier, elle suit les cours, observe les autres élèves, discute avec ses deux nouveaux amis. Jusqu'au jour où elle va entendre une rumeur comme quoi elle se serait suicidée. Et ça, elle ne l'accepte pas ! Même si elle ne se souvient pas précisément des toutes dernières secondes de sa vie, elle sait qu'elle ne s'est pas suicidée et elle va tout tenter pour faire taire cette rumeur.

Facile à dire ... mais pas facile à faire quand on est un fantôme qui ne peut pas se faire entendre ou voir.Petit à petit ce roman un peu décalé va quasiment se transformer en polar. Car il faut le reconnaître, il se passe des choses bizarres dans ce lycée et en particulier ce n'est pas très normal que deux élèves soient mortes à quelques semaines d'intervalles. Paige va découvrir le pot aux roses presque sans le faire exprès.

Un roman vraiment agréable à lire donc. La vie en parallèle des étudiants "vivants" menant leur vie "simple" au lycée et celle des trois fantômes, finalement si proche. Ils vont suivre les cours pour s'occuper, ils vont aller à la cantine écouter les potins, à la bibli lire des livres. La grosse différence c'est qu'ils ne peuvent pas rentrer chez eux le soir ...

Je me suis tout de suite attachée à Paige, une gamine très ordinaire, avec ses histoires d'ados, d'amour, sa meilleure copine, Usha, son amoureux caché etc ... Elle s'habitue très vite à son nouveau statut et elle fait "avec". Par contre cette rumeur de suicide la rend dingue parce qu'elle ne veut pas que ça arrive aux oreilles de ses parents, alors elle va se battre. Oui c'est ça, Paige est une battante !

Bien que parlant de morts, ce roman est vraiment un hymne à la vie. Il est tendre, intense, plein de suspense et de petites choses de tous les jours. Les pages se tournent toutes seules, les chapitres défilent, on ne peut pas s'empêcher de vouloir en savoir plus! Alors elle s'est suicidée ou pas ? Usha lui pardonnera t'elle d'être morte ? Beaucoup de questions qui trouveront leurs réponses petit à petit.

Et puis après ? est un très joli roman. Un roman plein de vie et de vivacité, sur un sujet finalement assez épineux. Aucune tristesse ou presque, mais de l'émotion surtout à la fin. Il a su m'emporter et je me suis vraiment régalée à sa lecture. J'ai même versé quelques larmes à la fin ... Bref, je ne peux que conseiller sa lecture !




jeudi 17 juillet 2014

GOODBYE BILLY de Laurent Whale





Éditions Critic
585 pages
20 euros


4ème de couv :


"Si Dieu a créé les hommes, Samuel Colt les a rendus égaux."



14 juillet 1881. Old Fort Sumner. Lorsque la nuit tombe sur ce coin perdu du Nouveau-Mexique, l'Ouest américain ne le sait pas encore, mais on va l'amputer d'une légende. Tapi dans l'ombre, Billy the Kid attend son heure. Dans quelques secondes, ses actes changeront à jamais le cours de l'Histoire.

Décembre 2012, Washington, bibliothèque du Congrès. Un archiviste examine un exemplaire du Miami Chronicle daté de 1934. Soudain, une photo retient son attention : les revenants existeraient-ils ?

Tandis que les sbires d'un candidat à la présidence suppriment les dossiers compromettants de leur employeur, un groupe d'historien de choc, dirigé par Richard Benton, se met en quête de la vérité. Quel lien unit donc un jeune hors-la-loi de XIXe siècle à un requin politique de l'ère spatiale ?
Dick Benton et son équipe feront l'impossible pour le savoir.



L'avis de Dup :

Ancien agent spécial du FBI, Richard Benton se retrouve, d'après lui, sur une voie de garage : superviseur des archivistes du Congrès de Washington. Chef rats de bibliothèque ! Mais en fait de voie de garage, lorsqu'un des archivistes va soulever un lièvre à propos d'un futur candidat à la Maison Blanche, l'enquête va s'avérer ardue, semée d'embûches et surtout bien plus mouvementée qu'une vie de bibliothécaire quoi !

Le FBI ne voit pas d'un si bon oeil l'orientation de cette enquête, et comme en plus "l'agence" semble avoir une dent contre Dick ( je n'ai jamais compris pourquoi les anglais, et les américains d'ailleurs, surnomment les Richard, Dick ???), toute l'équipe des rats de bibli va se souder très vite autour de leur nouveau chef.

En parallèle et en alternance de chapitres, nous suivons la dernière tranche de vie du fameux Billy The Kid au Nouveau-Mexique... que Laurent Whale va rallonger à sa sauce pour les besoins de l'intrigue d'aujourd'hui, par une pirouette fort crédible il faut l'avouer.

Outre le fait que cette alternance est LE piège à lecteur, qui encore une fois a bien fonctionné, ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman c'est le changement radical d'ambiance entre ces deux récits. Lorsque l'auteur nous conte Billy The Kid, j'entendais dans mes oreilles défiler toutes les musiques classiques de western. Avec cette intensité qui monte lorsqu'il va y avoir règlement de comptes, avec cette sonorité si lancinante lorsque des apaches cachés observent des convois de visages pâles, etc !

L'autre aspect que j'ai beaucoup aimé dans ce roman c'est que Laurent Whale nous créé une véritable course-poursuite... en avion ! On sent chez l'auteur une passion pour le pilotage qu'il transmet à son personnage principal, et c'est juste passionnant. Ce dernier habite même dans un ancien petit aérodrome dont une partie est transformé en loft alors que l'autre abrite des antiquités volantes tel un musée. Lorsqu'on a un vieux coucou datant de la dernière guerre mondiale qui fait la nique à un chasseur F-16, avouez que ce n'est pas banal. Et ça le fait bien, ce passage m'a tenu en haleine comme pas possible. J'ai adoré.

Ce que j'ai moins aimé en revanche, c'est la troisième histoire qui se greffe là-dessus et que l'on suit également en parallèle, mais d'un peu plus loin, qui a mon sens n'apporte rien au final si ce n'est d'embrouiller un peu plus les pistes. C'est sans doute le but, mais lorsqu'elle se résout, c'est un peu comme un soufflet au fromage qui retombe quoi ! Mais si elle embrouille le lecteur, elle discrédite aussi certains aspects de l'intrigue principale et je trouve ça dommage. J'aimerai d'ailleurs en parler plus, avec l'auteur ou d'autres blogueurs l'ayant lu, mais ailleurs pour ne pas spoiler.

Malgré ce bémol que je viens d'émettre, j'ai beaucoup apprécié ma lecture et je vous enjoins à tenter avec Goodbye Billy le "werstern-thriller" con chili à la sauce Whale ! Un nouveau menu qui devrait faire recette dans les mois à venir.



mercredi 16 juillet 2014

4ème récap du challenge OH MY CETTE COUVERTURE


QUATRIEME RÉCAP
DU CHALLENGE
DE CESS


Toujours par ordre chronologique de parution, on a tout d'abord Emi du blog Emi-lit et partage qui nous propose une couv qu'on afficherai pas fièrement dans notre bibli, c'est sûr !




Fée Bourbonnaise nous a trouvé une couv gratinée aussi, qui je pense irait pile poil pour mon challenge Rupestre fiction vu le look...




Votre serviteuse sur l'inestimable Bookenstock :))




Au tour de Cess car fallait bien qu'elle s'y colle, non mais ! Mais cela valait le coup d'attendre, vu le rendu de son billet, que je vous conseille fortement d'aller lire.




Et enfin, pour clore ce quatrième récap, la couv choisie par Simi du blog Les petits loisirs de Simi




Le choix de la plusse pire va être dur...


J'en ai encore une dans ma besace, je vous donne rendez-vous lorsque ma future récolte aura atteint les cinq couvertures. A plus !



mardi 15 juillet 2014

CROMLECH de Claire Ygell



1- ANIMAN



Éditions Matagot
397 pages
16.90 euros


4ème de couv :


« Nous aperçûmes le cromlech aux pierres majestueuses baignées de clarté lunaire.

J’hésitais à avancer plus loin. Et s’il m’arrivait malheur ? Brendan était sur ses gardes aussi et me regardait au travers de ses grands yeux de cerf. Je sentais son esprit dans le mien. Nous fîmes le tour du cromlech ensemble, avant de décider d’y pénétrer. J’y entrais la première, hésitante. Brendan me suivit. Nous reprîmes instantanément notre forme humaine, comme si nous avions traversé une frontière invisible. »



L'avis de Dup :

Lorsque l'imagination des auteurs flirte avec la métamorphose de l'homme, on aboutit la plupart du temps au loup, parfois mais moins souvent, il y a transformation en grands félins sauvages comme la panthère, ou bien alors d'autres animaux sauvages peu sympathiques telle la hyène ou le grizzli. Mais jamais encore je n'avais lu de changement en cerf ou biche ! C'était suffisant pour titiller mon intérêt... et il fallait bien ça parce que ce n'est pas la couv qui l'aurait fait...

Eva donc est une jeune parisienne assez renfermée, elle a peu, voire pas d'ami(e). Elle vit seule avec son père, sa mère étant décédée lorsqu'elle était petite. Elle a tout juste 18 ans, vient d'avoir son Bac et a décidé seule de la suite de ses études. Elle veut suivre un BTS Agricole qui prépare à une École d'Ingénieur Agronome. Et elle le fera dans la vallée de l'Aude, à Quillan pour se rapprocher du lieu de résidence de son grand-père maternel qu'elle ne connait quasiment pas. Pour une gamine introvertie, elle prend bien des résolutions radicales qui la surprennent elle-même. Et pour se familiariser avec toute cette nouveauté, elle décide d'y passer ses deux mois de vacances.

Les relations difficiles avec Nogrent son grand-père ( quand deux taiseux se rencontrent, les échanges se tarissent vite ) et les premiers émois amoureux dès la première rencontre avec Fred sont bien retranscrits par Claire Ygell. Cela fait "vrai" et on prend très vite en sympathie cette gamine. Mais là où l'auteur excelle, c'est dans la description de cette belle nature sauvage comme il en existe encore dans certains coins de France, et surtout sa découverte par notre parisienne. 

Puis, bien après le début vient le côté fantastique. Comme sa mère avant elle, le premier soir de pleine lune, Eva va se métamorphoser en biche. Mais pas n'importe quelle biche, une splendide biche aux yeux mordorés et au pelage blanc ! Pas une licorne, mais pas loin :))  Le récit prend alors un côté conte merveilleux. On découvre les nouvelles sensations animales d'Eva, la nature à nouveau mais avec un autre oeil et cet aspect m'a totalement séduit.

J'avoue avoir eu très peur malgré tout lorsque qu'Eva rejoins le peuple des Animan ( qui ont sont des cerfs capables de se métamorphoser en homme, il faut faire la différence ), car elle tombe sous le charme de Brendan, ce grand brun ténébreux et réservé, tout le contraire de Fred ! Mais le triangle amoureux tant redouté est tenu à l'écart, les tranches de vie d'Eva dans chacun de ces mondes étant bien séparées. Un peu comme les marins, un dans chaque port... J'ai bien peur en revanche que la suite de cette trilogie me fasse mentir, mais on verra, chaque chose en son temps.

Mais tout n'est pas rose pour les Animan, une étrange épidémie mortelle décime un autre clan, très éloigné. Eva et les siens vont enquêter et cette dernière partie du roman s'écarte du conte merveilleux mais apporte au récit suspense et action. Elle va permettre à l'auteur de glisser quelques leçons à nos têtes blondes puisque ce livre leur est destiné. Le saccage de la nature, la surconsommation de viande, etc...

J'ai passé un agréable moment de lecture en compagnie des personnages de Claire Ygell, que je conseille aux ados mais aussi aux plus grands. J'espère continuer l'aventure avec autant de plaisir, en croisant les doigts pour éviter la tant redoutée valse des hésitations amoureuses ! 




dimanche 13 juillet 2014

Sortie de: Le flibustier du froid de Ludovic Rosmorduc


En septembre Editions du Riez







L’arrivée d’un grand trois-mâts dans la cité portuaire de Trède va bousculer la vie de ses habitants, et notamment celle de Thibault. De caches secrètes en message codé, le jeune garçon va retrouver la piste d’un lointain pirate. Aux côtés d’Alastar, il va vivre la plus grande aventure de sa vie. La plus dangereuse aussi. Au milieu d’une mer en furie, sillonnant entre icebergs et banquise, les deux héros se lancent dans une étourdissante chasse au trésor.
Mais sont-ils les chasseurs ou les chassés ?

« Tour à tour mercenaire au service du plus offrant, détrousseur de bourgeois trop fortunés ou chasseur de primes inlassable, Alastar n’avait de cesse de parcourir le monde, brûlant son existence par les deux bouts, vivant chaque journée avec intensité, comme si elle devait être la dernière. Ni pauvre ni riche, il s’arrangeait toujours pour ne manquer de rien, mais n’avait cependant jamais un sou vaillant en poche, dilapidant son argent dans l’alcool, les femmes et le jeu.
Un homme tel que lui ne pouvait pas laisser passer l’occasion de s’infiltrer dans le vaisseau de l’un des forbans les plus fameux de tous les temps : Lothaire le Lapidaire. »


vendredi 11 juillet 2014

JENNIFER STRANGE Tome 2 : Dresseuse de Quarkon de Jasper Fforde




Jennifer Strange
Tome 2 : Dresseuse de Quarkon


Fleuve Editions/ 12-21
Collection Territoires
307 pages
15.68 euros (11.99 en epub)




Grâce à Jennifer Strange, les magiciens ont récupéré leurs pouvoirs dans le royaume. 

La mauvaise nouvelle, c'est que l'agence de magiciens Kazam dont s'occupe Jennifer a désormais une terrible concurrente, la société iMagie, dirigée par le très antipathique Blix. Jennifer et ses apprentis devront déployer des trésors d'ingéniosité pour lutter contre lui lors d'un tournoi de magie. 
Mais la soudaine apparition d'un nouveau quarkon menace la ville...




L'avis de Phooka:


La première chose qui me vient à l'esprit pour commencer cette chronique c'est:
"Pourquoi mais pourquoi donc avons-nous attendu si longtemps pour lire ce tome 2 de Jennifer Strange ?"

"Nous", parce que c'est une lecture commune avec Acr0, commencée par le tome 1 (si,si, on les lit dans l'ordre) en 2012 !! Il nous aura fallu donc 2 ans pour trouver une date commune pour lire la suite. Et pourtant déjà le premier opus avait su nous séduire.

Du coup j'avais peur d'avoir perdu le fil, mais c'était sans compter sur tout le talent de l'auteur qui dès la page de "dédicace" nous remet immédiatement dans le bain.


"Pour tout quarkon, il existe un quarkon égal et opposé".
Mlle Boolean Smith, Sorcière (retraitée)


Voilà , les premiers mots du roman. Le ton est donné: c'est délire et humour. Mais attention, délire ne veut pas dire idiot et sans fondement, loin de là. Le roman est écrit avec une précision d'horloger. Le suspense est toujours présent et chaque petit détail compte. On en comprend l'importance au fur et à mesure de notre lecture. Le puzzle s’emboîte petit à petit jusqu'à former une image complète. Une histoire débridée donc, mais qui ne manque pas pour autant de pointer du doigt notre société actuelle. Que ce soit notre addiction à la téléphonie mobile, impossible à remettre en route car nécessitant une quantité de magie trop importante, ce n'est donc pas dans la liste des priorités car les micro-ondes passent avant ou par exemple sur notre façon de conduire. Une réflexion qui m'a bien fait sourire ...

Mon véhicule était le seul en état de marche, et, le royaume de Snodd n'accordant pas ses permis de conduire en fonction de l'âge mais de la maturité nécessaire pour se voir confier une demi-tonne de métal filant à toute vitesse, aucun mâle de moins de vingt-six ans ni aucun magicien n'en avait jamais obtenu.
C'est juste un régal. l'écriture est vraiment superbe (et bravo au traducteur, Michel Pagel, parce que ça ne doit pas être aisé de rendre toute sa saveur au texte). L'auteur arrive à combiner situations déjantées avec suspense, retournement de situations et une intrigue qui tient drôlement bien la route. L'histoire est plutôt ambitieuse et chaque chose est prévue dans le moindre détail, le tout sous le couvert d'une histoire abracadabrante. Avouez que ce n'est vraiment pas commun.

S'il vous faut une autre preuve, prenez donc la définition du fameux quarkon:

Le quarkon est une petite créature évoquant une hyène couverte d'écailles membraneuses et souvent décrite comme étant un dixième labrador, six dixièmes vélociraptor et trois dixièmes broyeur de cuisine.
Vous imaginez la bête ? Moi je dois reconnaître que j'ai du mal ! :)
Et je ne vous parle pas du frère du roi, chargé des affaires magiques et qui se nomme "Son Inutilité" ....

Quant à la fin elle est à la hauteur du reste, c'est un bouquet final, un "truc de ouf". Il nous tarde de lire la suite, avec le troisième (et dernier) tome. Malheureusement nous allons devoir être patientes vu qu'il n'est même pas encore sorti en VO ...

Mon seul bémol, et je sais que nous en avons discuté au cours de notre lecture, c'est qu'on ne comprend pas pourquoi ce roman s'est retrouvé classé en "jeunesse". Est-ce l'âge de Jennifer (elle a à peine 18 ans) ?. C'est bien dommage en tout cas, car ce texte est à mettre entre toutes les mains, sans exception et sans limite d'âge. C'est un pur plaisir et le roman saura ravir tous les types de lecteurs.

Bref, vous le voyiez, ce Jennifer Strange va aller direct dans mes coups de cœurs. J'ai passé un excellentissime moment de lecture, du pur plaisir. Vraiment, si vous avez envie de passer un bon moment mais sans qu'on vous prenne pour un(e) idiot(e), foncez. Vous vous régalerez ou je ne m'appelle plus Phooka !


La chronique d'Acr0