mercredi 7 décembre 2016

Le prochain roman de Fantasy d'Estelle Faye sera chez Critic



Pour le plaisir des yeux tout d'abord...

Marc Simonetti  envoie du lourd encore une fois !


LES SEIGNEURS DE BOHEN
Estelle Faye




Éditions Critic

Sortie le 2 mars 2017


4ème de couv :

« J'avais seize ans quand j'ai quitté la steppe. Mais je ne vais pas vous narrer mon histoire. Je ne vais pas non plus vous relater les exploits de grands seigneurs, de sages conseillers, de splendides princesses et de nobles chevaliers. Je croyais, quand j'étais jeune, que c'était dans ce bois qu'on taillait les héros. Je me trompais. 
Je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l'escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wenceslas le clerc de notaire, condamné à l'enfer des mines, et qui dans les ténèbres trouva un nouvelle voie... Et de tant d'autres encore, de ceux dont le monde n'attendait rien, et qui pourtant y laissèrent leur empreinte. Leur légende. 
Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra. »



mardi 6 décembre 2016

FAUX FRÈRE, VRAI SECRET de Olivier Gay (Phooka)



Éditions Castelmore
283 pages
14,90 euros





Léa menait une vie normale entre les cours, les livres et ses amis, mais tout change le jour où elle apprend que des proches de son père sont morts dans un accident de voiture. Leur fils de quinze ans, Mike, devenu orphelin, va emménager sous le même toit qu’elle. Difficile de devoir partager l’appartement familial - et sa salle de bains - avec un parfait inconnu...



Si seulement c'était tout ! Mais il ne connaît pas les codes du lycée, se montre trop parfait pour être honnête et n'a pas peur des brutes que tout le monde fuit.


Léa est bien décidée à découvrir ce que cache son nouveau frère… sinon sa vie va devenir un enfer.



L'avis de Phooka:



Damned ! Ça vous arrive à vous d'aimer un livre et de ne pas pouvoir s'empêcher d'être un peu déçue ? Ben voilà, il faut que ça m'arrive avec le petit dernier d'Olivier Gay.

Car oui, je l'ai dévoré avec gourmandise (le livre pas Olivier)
Oui les pages ont défilé toutes seules
Oui j'ai aimé ma lecture
Oui j'ai pleuré à la fin (quel cœur d'artichaut cette Phooka !)
Oui je le recommanderais sans hésitation

Mais...
Mais je suis restée sur ma faim, je sais qu'Olivier peut mieux faire surtout quand il a de l'espace et là il en avait peu car si la fin peut laisser la porte ouverte à une suite, elle peut aussi être ... une fin.

Mais reprenons depuis le début.

Léa est une gentille fille très ordinaire, bonne élève sans plus, le nez toujours dans ses livres de fantasy (quelle plaie ces lectrices de fantasy hein! :)), discrète, normale quoi. Le seul truc un peu bizarre dans sa vie, c'est son père qui bosse comme un malade et qui n'est quasi jamais à la maison. Mais bon, même ça, ça arrive.

Un beau jour elle se retrouve avec un frère. OK, il ne tombe pas du ciel, c'est pas vraiment un frère mais son père qui, pour une fois est là, lui annonce tout de go qu'un jeune garçon prénommé Mike, orphelin, vivra désormais sous leur toit. Autant dire que la nouvelle est un choc pour Léa et on le comprend. Arrive le fameux Mike, beau comme un dieu et froid comme un gardon. Le pompon, c'est quand Léa apprend que la Mike sera dans son lycée, et même dans sa classe et qu'elle va devoir le babysitter ...

Bon je n'en dirai pas plus. Le soucis que j'ai eu, sérieusement, c'est que j'ai immédiatement deviné qui était Mike. Dès sa première apparition j'ai eu un doute et ensuite ce doute a été totalement confirmé par la suite. Alors rassurez vous , j'ai demandé à Dup, qui elle n'avait pas choisi la bonne option :) La surprise a donc été au rendez-vous. Ceci juste pour dire que du coup, j'ai sans doute un avis un peu biaisé du roman. Si j'ai suivi les aventures de Mike et de Léa avec intérêt, je n'ai pas eu de "révélation". Il n'empêche que le récit est suffisamment trépidant et sympathique pour être lu avec ferveur.

L'autre bémol, c'est la courtitude du récit (ben quoi, ça existe pas courtitude ?). Clairement le one-shot c'est pas le truc d'Olivier. Du coup, pas trop de temps pour s’appesantir sur les personnages. en particulier celui de Maxime qui m'a beaucoup plu. Une sorte d'Alexandre celui-ci mais vu de l'autre côté de la lorgnette. Mais on aurait aussi souhaiter en savoir plus sur Léa, voire même Mike.

Du coup, on ressent une frustration non négligeable à la fin du roman et même si on s'est régalé, on ne peut s'empêcher de le trouver un poil en dessous du Noir est ma couleur, mais bon il faut dire que c'est une référence (d'ailleurs page 140 l'auteur lui-même écrit telle une publicité subliminale "Dans une série exceptionnelle intitulée Le noir est ma couleur ...."). On remarquera donc que l'humour d'Olivier est toujours aussi présent et c'est un régal.

Bref, un petit roman jeunesse qui se dévore avec plaisir, une première approche pour ceux qui ne connaissent pas cet excellent auteur, mais ensuite jetez-vous sans hésitation sur ses autres romans.


lundi 5 décembre 2016

NEED de Joelle Charbonneau




Éditions Milan
316 pages
14,90 euros


4ème de couv :

Les adolescents du lycée de Nottawa se réunissent tous sur NEED, un nouveau réseau social promettant de répondre à tous leurs besoins sous couvert d'un total anonymat... quels que soient ces besoins et leurs conséquences, et à condition d'inviter six amis à le rejoindre. Kaylee demande un rein pour sauver la vie de son frère, mais le site réclame de dangereuses contreparties...




L'avis de Dup :

Kaylee n'est pas franchement populaire dans son lycée, encore moins depuis qu'elle se démène pour demander à tout le monde de se faire tester : DJ, son petit frère gravement malade, a un besoin urgent d'une greffe de rein compatible. Elle ne peut compter que sur l'amitié profonde que lui voue Nate qui lui, pour le coup, bénéficie de l'aura de popularité de son grand frère, capitaine de l'équipe de base-ball du lycée.

Kaylee est intelligente et réfléchie, mais cela ne l'empêche pas de s'inscrire sur ce nouveau réseau social qui commence à faire fureur au lycée : NEED. Ce programme te demande ce que tu veux, et tu l'obtiens peu de temps après, en échange d'une contrepartie. Mais alors que tout le monde demande le dernier téléphone portable ou une place de concert, Kaylee elle demande un rein pour son petit frère.

Si Kaylee est le personnage principal et que la narration se concentre le plus souvent sur elle, elle alterne cependant avec de nombreux points de vue d'autres lycéens. Cela permet une vision multiple de l'approche de ces derniers vis à vis de ce réseau social "trop cool"... Seulement voilà, alors qu'au début les contreparties semblaient anodines au regard des gains, très vite la situation va évoluer. Jusqu'où seront-ils prêts à aller ?

Et la machine s'emballe...

Cette Kaylee est un personnage très attachant. Elle a beau être très réfléchie, avec beaucoup plus de jugeote que ceux qui l'entourent, son parcours personnel en fait une gamine qui doute en permanence d'elle même. Son père qui a abandonné le foyer familial peu après l'annonce de la maladie de DJ, ses relations houleuses avec sa mère, et surtout bien sûr cette terrible maladie qui frappe ce petit frère qu'elle aime tant. Tout cela pèse sur sa psyché et décuple l'empathie que le lecteur peut éprouver pour elle.

Construit comme un thriller, ce roman est un véritable page-turner d'une efficacité redoutable. Même si la fin me semble peu réaliste avec ma vision d'adulte, je pense qu'elle scotchera plus d'un ado. Les thèmes abordés sont vraiment d'actualité et mériteraient d'être au programme des 3ème-2nde d'autant qu'ils sont traités avec justesse. Joelle Charbonneau dénonce les déviances de certains réseaux sociaux et leur impact sur une jeunesse terriblement influençable. Elle dénonce également la société de consommation qui créé des envies considérées très vite comme des besoins. Elle aborde très finement ce sentiment d'impunité qui touche la jeunesse retranchée sous l'anonymat fourni par ces réseaux sociaux.

Bref, une seule chose à faire : le lire, le coller entre les mains des ados qui vous entourent puis en discuter avec eux !


samedi 3 décembre 2016

Le prochain Sandrine Collette - Février 2017



Parce que chaque sortie de cette auteur est un événement pour moi, je le partage !
Info glanée sur facebook (merci Sonja Delzongue :))

Un seul mot : HÂTE !




Le pitch :

Six ans après avoir quitté son île natale pour suivre un homme à Paris, Moe tente de survivre avec son nourrisson. Elle est conduite par les autorités à la Casse, une ville pour miséreux logés dans des voitures brisées. Au milieu de ce cauchemar, elle fait la connaissance de Jaja, Marie-Thé, Nini, Ada et Poule, cinq femmes qui s'épaulent pour affronter la violence du quartier.

vendredi 2 décembre 2016

ITV 5 d'Olivier Gay


Cinquième volet de cette ITV de novembre + 1/2 décembre !

L'ITV 1 ,  l'ITV 2  ,  l'ITV 3  et  l'ITV 4
sont dispos sous les liens !





Du Bragelonne, du Castelmore, un mois chargé en nouveautés. Ajoutons à cela qu'il est à notre merci pour tout ce Mois JUSQU'AU 15 DÉCEMBRE !








mais laissons lui la parole (et cette fois-ci il "parle" pour de vrai ;))






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Oh, on pourra le lire un jour ton texte pour le concours de Flammarion?
Olivier :

Euh oui, on pourra, mais c'est vraiment nul, c'est un truc que j'ai bricolé rapidement. Ceci dit, on peut déjà y voir les prémices (prémisses ? saloperie de mot) de Fitz ^^

http://welovewords.com/documents/salaud-2-dot-0



Chut Maman lit :

Bonjour à tous ! J'arrive un peu après la bataille mais je viens juste de finir Faux frère, vrai secret que j'ai beaucoup aimé (j'ai beaucoup ri il faut dire). J'aurais beaucoup de questions à poser mais je ne veux pas spoiler l'histoire 😉 Alors je te demanderai juste : la blanquette, les maths, les livres YA... ou trouves tu ton inspiration ???

Olivier :


Tant mieux si tu as beaucoup aimé ^^ Et globalement, je puise l'inspiration sur les ados de toutes les questions qu'ils me posent en dédicace (notamment les livres YA qu'ils citent le plus souvent). Du coup j'en ai lu pas mal aussi, j'ai même eu quelques coups de coeur !

Pour les maths, j'ai simplement regardé le programme de seconde en 2016 et je l'ai adapté en fonction de mes souvenirs ;)

Pour la blanquette, hmm, j'ai surtout cherché un plat un peu plus compliqué à faire que des oeufs sur la plat, et je me suis souvenu de certaines blanquettes de mon enfance. Aaaaah, nostalgie !


Phooka :


Comment t'es venue l'idée de faire des vidéos?

Olivier :


Ça faisait longtemps que je voulais raconter le quotidien de l'écrivain, mais je pensais à le faire sous forme de roman. Quand Sam a commencé à faire des vidéos, j'ai trouvé son format très intéressant. Et le vrai déclic a été de voir Andy Raconte, une YouTubeuse, au salon de Genève. Je me suis rendu compte que les gens étaient vraiment demandeurs de vidéos un peu décalées. Alors voilà, je ne voulais pas que ça me prenne trop de temps donc c'est bricolé sur un coin de table, mais c'est fou le nombre de personnes en salon qui m'en parlent ^^




Régina Falange :

Grenouille-bleue ? On en parle ou bien? :p
Héhé je l'ai lu le texte :) Déjà la réplique piquante et l'humour étaient là !

Olivier :

Pour le pseudo, un péché de jeunesse, qui date de mes études aux Etats-Unis ^^Et peut-être qu'un jour je reprendrai ce texte, qui sait ?


Harmonie :

Salut Olivier, 
Je ne suis pas passée par là depuis l'ITV 1 alors je viens de tout lire ! Et beh, j'en ai appris des choses ;)

J'ai finis La main de l'empereur, juste génial =) D'ailleurs, je n'ai pas fini Les épées de glace et vu que ce que j'ai lu, j'ai bien fais car du coup, j'ai été surprise par quelques détails qui étaient dévoilé dans Les épées de glace ;) 
Maintenant faut que je reprenne Les épées de glace ! 
Elodie n'arrête pas de parler de tes polars, alors il va falloir que je me lance !

Sinon, les fêtes de Noël approche, qu'as-tu prévu ? Repas en famille... ? 
As-tu fait ta liste au Père Noël ? :p 


Sérieusement, question par rapport au livre : Pourquoi avoir écrit un roman sur Rekk ? Et non sur un nouvel univers ? 

Olivier :

Content que ça t'ait plu, comme je le crie sur tous les toits, pour moi, c'est mon roman le plus abouti ^^

Et il faut TOUJOURS écouter ce que dit Elodie. Enfin non, seulement quand elle parle de mes polars :o

Pour les fêtes de Noël, c'est repas dans les deux familles... et comme on achète une maison, la liste au Père Noël est vaguement réduite et pas très sexy (miam le fauteuil, super la batterie de casseroles ^^)


jeudi 1 décembre 2016

LA MAIN DE L'EMPEREUR de Olivier Gay






Éditions Bragelonne
375 pages
20 euros


4ème de couv :

Rekk n’a pas eu une enfance facile. Fils bâtard d’un gladiateur et d’une femme mariée, élevé par des prostituées, il est sauvé par son habileté à l’épée. Il se fait à son tour une place dans l’arène et en devient bientôt le champion. Mais Rekk doit poursuivre ailleurs un destin écrit en lettres de sang : l’Empereur en personne l’envoie rejoindre l’armée qui mène en son nom une guerre éprouvante contre les tribus koushites. En compagnie d’hommes démunis et amers, dans l’enfer de la jungle où le danger est partout, Rekk va devenir le bras armé de l’Empereur grâce à ses talents redoutables.
Lorsque l’on suscite l’admiration autant que la crainte et la haine, savoir se battre ne suffit pas toujours, et la frontière est ténue entre le héros et le monstre. Qu’arrivera-t-il à Rekk quand sa légende lui échappera ? 

DANS LA MAIN D'UN EMPEREUR, LES MORTELS NE SONT QUE DES PIONS.




L'avis de Dup :

Autant l'annoncer tout de suite : Coup de coeur ! Les Dieux Sans Noms sont témoins de l'engouement que j'ai eu pour ce roman... mon entourage aussi d'ailleurs ! Pendant deux jours j'étais aux abonnés absents.

J'avais tellement aimé Rekk dans le diptyque précédent Les épées de glace que je me suis ruée sur cette Main de l'Empereur dès réception. Un peu d'appréhension malgré tout : et si j'allais être déçue ? Mais bon, la réponse se trouve dès la première ligne de ma chronique ! Et pour cause, ici il n'est question que de Rekk, et cela démarre dès sa conception.

Rekk va grandir dans la caserne sud de Mushein, la capitale de l'Empire. Ces casernes n'ont rien de militaire comme on pourrait le penser, ce sont plutôt des pépinières à gladiateurs. Ceux-ci sont élevés et entraînés dès leur plus jeune âge pour combattre dans l'arène. Ils y sont également nourris, logés, blanchis et ... divertis. En effet chaque caserne possède son bordel intégré et c'est ainsi que Rekk croit dur comme fer qu'il est l'enfant de Krylla, une de ces filles. Seul le lecteur sait ce qu'il en est. De plus Rekk va bénéficier de l'entrainement du champion en titre de la caserne, détenteur du Cimeterre d'Or, c'est-à-dire grand gagnant de tous les combats, dès son adolescence. Il va très vite devenir champion à son tour.

A chaque fois qu'il va découvrir un pan de vérité sur ses origines, Olivier Gay va se charger de le détruire et ce de la plus ignominieuse des façons. Il façonne une boule de haine de plus en plus dangereuse tant ses prouesses à l'épée sont prodigieuses.

Prodigieuses, mais pas spectaculaires : comme Rekk gagne TOUS ses combats, le public des arènes se lasse, les paris chutent et Rekk est remercié ! Cependant ses capacités de bretteur ne sont pas passées inaperçues aux yeux de Bel 1er, l'Empereur, friand de ces spectacles sanglants. Ce renard de première, à coup de belles paroles et d'or va se mettre Rekk dans sa poche, l'enrôler et l'expédier à Koush. Il a tout juste vingt ans.

Koush c'est la frontière sud de l'Empire, c'est la chaleur tropicale, la jungle et tous ses dangers. Koush c'est tout un programme de promesses : épices, bois précieux, or et diamants. Mais c'est aussi les Koushites, un peuple fier, insaisissable et qui tient tête à l'armée Impériale. Koush, c'est l'épine infectée dans le pied de Bel. Là-bas Rekk va façonner sa légende de Boucher, bien aidé en cela par l'Empereur.

Le point fort de ce roman ce sont ses personnages. Alors il y a Rekk bien sûr, que j'aimais déjà, c'est confirmé ! Autour de Rekk gravite beaucoup de personnages très intéressants. L'Empereur, qu'on ne peut qu'admirer pour son intelligence et son côté calculateur et retors. Krylla, Oblan, Bishia et bien sûr Dareen qu'on retrouvera dans Les épées de glace. A chaque fois que je croisais son nom, mon coeur se serrait. Je me demande même si je ne l'aime pas plus que Rekk cette contrebandière ! Et puis Olivier Gay développe également une flopée de personnages encore plus secondaires, qui feront un bout de chemin avec Rekk, qu'il développe suffisamment pour qu'on commence à s'y attacher et qu'il sacrifie quelques pages plus loin sans états d'âme ! Rhaaaaaa!
C'était une première victoire.
Il s'assit à côté du soldat vétéran et regarde les étoiles qui luisaient dans le ciel.
-Tu n'as pas fui Atragus. Le mur ouest a tenu bon jusqu'au bout, et pas un Koushite n'a réussi à y prendre pied. Je suis fier de toi.
Les entrailles à l'air, la gorge tranchée, Atragus ne répondit pas.
Des uppercuts comme cela, on s'en ramasse plus d'un...

Une écriture très visuelle qui nous fait sentir (un comble non ?) le sable, la sueur et le sang qui volent dans les arènes. Qui nous fait serrer les fesses dans la jungle avec ses araignées, ses serpents, ses lianes coupantes, urticantes, flagellantes, ses tourbières agissant comme des sables mouvants, etc. Qui nous fait frémir à chaque fois que Rekk dégaine son épée et lire en apnée des pages de batailles, d'affrontements. Qui nous fait hurler devant l'injustice et la manipulation qu'il subit.

Et bien sûr, Olivier Gay nous laisse en plan, sur un énorme cliffhanger, sur la pire des trahisons en marche pour le tome suivant... c'est bien le pote de Gabriel Katz !!! En bonne masochiste, j'en redemande encore ! J'AI  A-DO-RÉ.




Et bien sûr à inscrire au challenge de la Licorne
même si ce ne sera que 3 points dans ma besace !


mardi 29 novembre 2016

PRÉLUDE AUX RÉCITS DU DEMI-LOUP de Chloé Chevalier



FLEURS AU CREUX DES RUINES



Une production des Moutons Électriques pour
Les indés de l'imaginaire
Label Hélios
120 pages
4,90 euros


4ème de couv :

Près des forêts anciennes où chassent les premiers hommes, dans le roc des montagnes, on creuse les fondations des royaumes à venir. On y rêve de concorde, d’arts et d’amour, on y bâtit palais, ponts et destinées. Les siècles passent.


Ores vient la fin des temps, le sol tremble, la mer boue, et s’écroulent les cités qu’on croyait éternelles, en une pluie de poussière plus sombre que le jour. Mais des cendres renaît l’espoir, et s’amorce un nouveau cycle. Fleurs au creux des ruines nous conte l’histoire du Demi-Loup.






L'avis de Dup :

Il est certains auteurs qui me font revenir sur mes certitudes. J'ai toujours dit que je n'aimais pas la SF, Thomas Geha m'a fait adorer sa série post-apo des Alone. J'ai toujours dit que je n'étais pas fan des nouvelles, j'ai adoré ce riquiqui recueil de quatre nouvelles de Chloé Chevalier.

D'abord parce qu'elles nous replongent dans cet univers que j'ai tant aimé aussi bien avec Véridienne qu'avec Les Terres de l'Est. Même si elles ont lieu en des temps bien antérieurs, tous différents d'ailleurs.

Parce qu'elles nous content les flux et les reflux migratoires qui sont à l'origine de la création du Royaume du Demi-Loup. Et qu'on comprend enfin pourquoi ce nom de Demi-Loup.

Parce que son écriture est toujours aussi envoûtante et qu'en quelques pages à peine on plonge dans son récit, on aime ses personnages et leur sort nous importe plus que tout. 

Parce qu'elle maîtrise le récit épistolaire et nous le démontre à nouveau de façon magistrale sur une de ces quatre nouvelles. 

Parce qu'elle reprend dans ce recueil tous les styles narratifs exploités dans ses romans, qu'elle les mêle avec aisance et que ce n'est que du bonheur.

Voilà, je pense qu'il n'y a pas besoin d'aligner plus d'arguments. Comme le disait si bien cette gourmande de Phooka, c'est une véritable friandise ! Jetez-vous dessus, mais méfiez-vous cependant, on devient très vite accro !




lundi 28 novembre 2016

LE MATIN EN AVAIT DÉCIDÉ AUTREMENT de Salomé Vienne





Les indés de l'imaginaire
label Naos
330 pages
18 euros


4ème de couv :

Éda et Théo avaient tout pour être heureux. Des gamins comme les autres, qui jouaient à se faire peur en se racontant des histoires au pied du grand châtaignier. Un jour pourtant, Éda disparaît sans laisser de traces. Et tout le monde oublia l’arbre, Éda et ses rêves étranges. Tous, sauf Théo… Commence alors pour lui l’expérience du doute, l’adolescence puis l’âge adulte. Mais de l’autre côté des mondes, prisonnière de la cellule 222 du Centre de tests génétiques de l’Empire, Éda vit encore et lutte, chaque matin, pour un fol espoir : retrouver Théo et lui confier sa dernière histoire, celle de sa survie… Salomé Vienne nous entraîne aux confins des mondes, là où l’impossible et le merveilleux se rencontrent pour forger un récit hypnotique.



L'avis de Dup :

Après avoir exploré le monde onirique franchement teinté dark steampunk d'Anthelme Hauchecorne, basculer dans celui beaucoup plus soft de Salomé Vienne a eu quelque chose de très déstabilisant au début, d'autant que je les ai lu l'un après l'autre. Mais je me suis très vite laissée amadouer par la plume légère et poétique de Salomé Vienne.

Plus qu'un monde, c'est un voyage onirique que nous propose l'auteur. Un voyage à travers les rêves qui vous font passer d'un monde à l'autre. Elle explore le concept des univers parallèles et la vertigineuse idée que nous pouvons être des multiples, dans d'autre temps, d'autres lieux. 

Théo et Eda sont des enfants insouciants, espiègles, rêveurs. Ils construisent leur jeux autour d'un châtaignier centenaire. Mais un jour Eda et Marnie sa maman disparaissent. Et si chez Théo elles laisseront une légère empreinte, chez les autres il n'en reste aucune trace. Théo grandit et les prémices d'un souvenir surgissent.

Quant à Eda, on la retrouve dans une autre civilisation, prisonnière de l'empire mornain. Un monde dystopique qui a perdu ses couleurs gommées par la pollution. Toge blanche, rasée, tatouée, matricule 222. Cobaye destinée à des expériences scientifiques au profit du bien être de l'élite. 

Chaque nuit, dans ses rêves Eda attend Théo qui finalement trouvera la fenêtre pour la rejoindre. Ils vont y vivre les plus folles expériences, les plus belles aventures.

Puis un jour Théo décide de franchir la limite de la nuit, trouver le miroir pour passer dans le monde d'Eda. Il quitte son monde mais atterri non pas dans l'univers de l'empire mornain mais dans notre vingt-et-unième siècle. 

Et ainsi de suite. L'auteur va nous faire voyager alors que la narration devient multiple et découvrir bien d'autres univers tirés de son imagination fertile. A la façon de pièces de puzzles qui s'emboîteront -ou pas, selon la notre d'imagination ! C'est beau, c'est poétique, c'est planant. C'est profondément triste parfois, pour ensuite nous faire douter, puis sourire. La construction de ce roman est complètement déroutante, mais remarquable car elle participe à ce voyage onirique.

La plume est belle, très poétique et m'a envoûtée, hypnotisée. J'ai avalé ce roman très vite, je ne savais pas où j'allais, mais j'avais envie d'avancer. Je ne savais pas si j'avais envie de comprendre, j'avais juste besoin de lire ces rêves en décalé, ces histoires loufoques et poignantes, un peu comme un recueil de contes fantastiques.

Eda et Théo, ce pourrait très bien être toi et moi, un jour, hier, demain. Ce roman m'a beaucoup touchée même si je ne suis pas sûre qu'il plaise à tout le monde.  Je pense qu'il faut être en phase et se laisser planer de rêves en rêves. La fin nous cueille en douceur et c'est avec des étoiles plein les yeux que l'on quitte ces univers, persuadé qu'on les retrouvera en fermant les paupières. Laissez-vous tenter par ce beau voyage !




vendredi 25 novembre 2016

LUX de Maud Mayeras





Éditions Anne Carrière
247 pages
19 euros


4ème de couv :

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon. 2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie. Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur. Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné. Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.
Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art.




L'avis de Dup :

Jusque là Maud Mayeras nous avait proposé du thriller, du pur et dur avec Hématome et Reflex. Aujourd'hui avec Lux elle prend un virage pour nous proposer un roman noir. Du noir de chez noir, mais accrochez vous parce que je vais vous dire quelque chose de presque antinomique : ce roman est lumineux. Il se dégage de cette lecture, de cette histoire sombre et de ses personnages une luminosité extraordinaire qui vous explose en pleine face. Wow, quel bijou ! Jamais roman n'aura aussi bien porté son nom !

Cette lumière est directement issue de la plume de l'auteur qui tout en nous plongeant dans la noirceur de cette histoire arrive à dégager une forme de poésie. Même avec des mots crus l'écriture reste chaleureuse. Qu'est-ce-que je l'ai aimé sa carne puante et jurante (LACHEMOISALEPLUIECONNASSE).

Ce court roman n'est pas un thriller mais n'en est pas moins un page turner. Dès les premières pages on plonge dans une ambiance oppressante, étouffante. Maud Mayeras a bien choisi son continent pour dérouler son histoire : l'Australie et son Outback chauffé à blanc par un soleil implacable, omniprésent, sa poussière rouge et collante. L'ambiance n'est pas stressante, elle est pesante. On y sent comme une menace partout : dans les éléments du paysage tel qu'il est décrit, dans ce patelin du bout du monde Ceduna, non mais franchement qui connait Ceduna ? Pesante aussi dans cette volonté de vengeance du personnage principal Antoine. Et encore plus pesante quand la vengeance est aboutie et qu'on réalise que l'on a lu qu'un petit quart du bouquin...

Je n'ai pas envie de vous en dire plus, le résumé de la 4ème de couv est suffisant. Juste que ce roman est un bijou, oui je me répète, mais c'est pour la bonne cause, je ne voudrais pas que vous passiez à côté. Les mots de l'auteur nous bercent pour mieux nous triturer en dedans. Avec des personnages bien cabossés qu'on ne peut qu'aimer, surtout quand le cabossage vient de l'enfance, comme souvent avec Maud Mayeras. J'ai encore le coeur serré à les évoquer : Antoine, Lark, Cockie, et Hunter...oui,  Hunter qu'on se prend en pleine tronche. Je ne peux que vous conseiller de les rejoindre au plus vite.

Petit roman, petite chronique mais énorme coup de coeur.


Hop un thriller pour le challenge de la Licorne


Un thriller 3 points
< 400 pages 0 point
Une femme auteur 1 point
française 1 point


Et je l'inscris également dans mon Défi des 4 As by Licorne


Option défi 1 validé 

(* DEFI 1 : Lire un livre dont l’auteur a un nom et un prénom qui commence par la même lettre : 6 PT)