jeudi 25 avril 2019

LA CROISADE ÉTERNELLE # 1 de Victor Fleury



Tome 1

LA PRÊTRESSE ESCLAVE


Couverture du livre La croisade éternelle Tome 1

Éditions Bragelonne
384 pages
22 euros


4ème de couv :

Au cœur de la capitale d’un empire millénaire, la prêtresse Nisaba est la principale servante de l’héritier royal, Akurgal. La jeune femme a de quoi haïr la famille régnante, même si elle est forcée de servir son maître sans protester. Or celui-ci est réputé pour sa décadence, utilisant sans mesure ses oblats, des esclaves sacrés dont il s’est approprié les sens grâce à ses pouvoirs mystiques – ces derniers sont contraints de partager ses sensations, douleur, plaisir, mémoire et plus encore.



Mais quand Akurgal décide de partir en croisade aux confins de l’empire, Nisaba se voit obligée de le suivre en laissant son propre fils derrière elle. Alors que secrets et complots semblent se multiplier dans l’entourage de son maître, la prêtresse esclave parviendra-t-elle à le protéger, et à sauver l’empire tout entier de la ruine ?






Dans l'empire d'Ubuk, les dirigeants sont des descendants du dieu Enlé. Ils ont pour mission de répandre son Irradiance et de maintenir dans les profondeurs de la terre Aloq, le dieu félon, dit le Pourrissant. Kutha, la Reine-Prêtresse régnante doit passer le flambeau normalement à son fils Akurgal au cours d'une cérémonie qui va bientôt débuter, mais l'Infant reste introuvable. Il sera débusqué par ses oblats cuvant ses excès d'alcool et de sexe dans un bouge, mais trop tard. Kutah a couronné sa petite soeur Kashaia.

Pour redorer son blason, l'Infant décide de partir en croisade, en rejoignant l'Armée de l'est et d'y convertir plein de barbares à Enlé. Bref, d'y briller et revenir réclamer le trône qui estime lui être dû. Cet Akurgal est présenté comme un personnage odieux, capricieux, dépravé et imbu de sa personne et de son autorité. Heureusement pour lui, il a des oblats un peu plus raisonnables et notamment Nisaba, la prêtresse esclave, son oblat de peau. Pour comprendre ce qu'est un oblat, je vous renvoie au résumé plus haut.

Nisaba, qui est le personnage principal de cet opus, vit un véritable enfer à cause de ce lien qu'elle partage avec l'Infant. Pour anéantir les sensations qui l'assaillent lors des orgies sexuelles de ce dernier, elle a recourt quotidiennement au kuat, une drogue puissante dont elle est devenue dépendante. Pour protéger son fils et elle même, elle doit veiller et maintenir en vie Akurgal, son maître...Elle va donc entreprendre de se sevrer dès le début de leur voyage.

La magie développée par Victor Fleury est vraiment originale. Ce lien entre les Enléides et leurs oblats est surprenant et apporte des situations tantôt cocasses, tantôt dramatiques. Akurgal a une oblate de peau donc, et un oblat de force, Damiq, un oblat de mémoire Ibbi, et va s'équiper très vite d'un oblat de sommeil et d'un de vue. Et puis il y a la magie de l'Irradiance d'Enlé qui est juste géniale, qui profite à quelques sujets et pas forcément les Enléides. Akurgal en est totalement dépourvu au contraire de Nisaba. A l'inverse, certains manipulent les Tréfonds, une magie noire terrible, issue d'Aloq, qu'on effleure tout juste dans ce tome 1.

Cette croisade, cette quête de hauts faits, va nous permettre de parcourir une partie de ce royaume d'Ubuk, un monde d'inspiration mésopotamienne créé par l'auteur. C'est un univers riche et bien construit. L'intrigue étant ce parcours effectué par les personnages, il est somme toute très linéaire. Quelques flash-back sur le passé de Nisaba permettent d'éclairer la relation qu'elle partage avec Akurgal et repositionnent notre vision du personnage...

Cependant plusieurs pistes laissées ouvertes laissent à penser que la suite de cet opus nous réserve encore bien des surprises qui donnent envie de poursuivre l'aventure. Je m'insurge donc contre cet odieux cliffhanger posé là en dernière ligne, qui en plus change toute la donne !

La prêtresse esclave est le début d'une série de fantasy épique dans un univers arabo-persique qui se lit avec plaisir. Le rythme est soutenu sans être effréné, une écriture simple mais non simpliste que je découvre ici. Je retrouverai avec plaisir certains personnages, mais je ne peux pas vous dire lesquels sans spoiler car Victor Fleury en a occis quelques uns en cours de route, et non des moindres !


1 commentaire:

  1. Vraiment, celui-ci m'intrigue ! J'étais -évidemment, pourrait-on dire- complètement passée à côté de sa sortie, mais... c'est chose désormais réparée :3

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