jeudi 28 février 2019

LE PASSEUR D'OMBRES de Claire McFall





Éditions Michel Lafon
310 pages
17.95 euros


4ème de couv :

Dylan a échappé de justesse à un terrible accident. Du moins, c’est ce qu’elle croit. Car le paysage désolé qui l’entoure n’a plus rien de l’Écosse. C’est une plaine dévastée hantée par des esprits. Et le garçon qui l’y attend n’a rien d’ordinaire. Il s’agit de Tristan, le Passeur chargé de l’amener dans l’au-delà. Mais cette fois, tout est différent. Le plus sacré des interdits pour un passeur est brisé : il tombe amoureux. Et cela pourrait bien lui coûter son âme… ou celle de Dylan.






Dylan, 16 ans, est une jeune lycéenne solitaire. Elle avait bien une "meilleure amie" mais celle-ci a déménagé l'an dernier. Elle vit seule avec sa mère, ses parents se sont séparés alors qu'elle n'avait que 5 ans. Mais elle vient de reprendre contact avec son père depuis peu et justement, ce weekend elle doit aller le rejoindre en train, à Aberdeen. Sauf qu'elle n'y arrivera jamais, son train a un accident dans un tunnel. Et c'est un tout autre voyage qui l'attend... 

Lorsqu'elle reprend conscience dans son wagon sens dessus-dessous, c'est le noir complet, mais surtout le silence absolu. Elle décide de sortir du wagon, s'éloigner du train et chercher la lumière du jour. À la sortie du tunnel l'attend un garçon à peine plus âgé qu'elle, Tristan. Sinon, aucune âme qui vive aux alentours, un paysage désolé de fougères et d'arbustes rabougris sur les collines jusqu'à l'horizon. Alors qu'elle trouverait logique de rester là et d'attendre les secours, Tristan va tout faire pour la persuader de le suivre. De rejoindre un refuge par-delà les collines pour passer la nuit à l'abri.

Petit à petit, il va lui expliquer la réalité des faits : ce n'est pas la seule survivante, mais l'inverse. La nécessité de traverser cette friche pour sauver son âme. Mais aussi les réels dangers qui rodent la nuit et même dans les ombres. Un long trajet les attend, mais difficile de parler de parcours initiatique à la mort n'est-ce-pas, et pourtant...

Dylan va passer par tous les états d'âme, et on la comprend. Son acceptation force l'admiration, son côté rationnel aussi, et malgré tout elle est souvent tête de mule, a une aversion pour la marche à pied, bref elle est loin des clichés : une vraie ado. Un ultime voyage, une passion qui se déclare alors que c'est vraiment fini pour elle...fini ? vraiment ?

J'ai beaucoup apprécié cette lecture. L'intrigue a agi sur moi et transformé ce roman en page-turner m'obligeant à le finir fort tard dans la nuit alors que je l'avais commencé en fin d'après-midi. Le sort de Dylan s'avère poignant et j'ai beaucoup aimé ses réactions. Courageuse mais râleuse, son personnage est vraiment crédible. Tristan, son "ferryman" met plus de temps à se dévoiler. L'intensité émotionnelle de ce roman va crescendo, dommage que la toute fin soit peu crédible dans ce contexte. Il m'a manqué quelques explications temporelles pour y adhérer alors que tout le reste de cette fiction est fort bien amené. Cependant c'est une lecture que je vous recommande, à moins de patienter pour pouvoir la découvrir sur grand écran, ce qui est déjà prévu prochainement.

mercredi 27 février 2019

[Sorties] Février 2019 chez Sonatine




352 pages
21 euros


Dans cette petite ville du Colorado, on adore ou on déteste Lucinda Hayes, mais elle ne laisse personne indifférent. Surtout pas Cameron, qui passe son temps à l’épier, ni Jade, qui la jalouse terriblement. Encore moins Russ, qui enquête sur sa mort brutale. On vient en effet de retrouver le corps de Lucinda dans la neige. Chacun leur tour, Cameron, Jade et Russ évoquent la jeune fille, leurs rapports, leurs secrets. Vite, ce drame tourne à l'obsession : tous trois savent en effet que la vérité peut les sauver ou les détruire.

Miam non ?!?!



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336 pages
21 euros



Quelques mots prononcés dans la panique au téléphone : « Darian, il faut que tu viennes. Tu es le seul à pouvoir nous aider. Il y a tant de corps ! » … puis plus rien. L’appel vient d’Ida, une jeune fille que Darian Richards, ex-flic des homicides de Melbourne, a sauvé quelques mois plus tôt d’une sale affaire. Si Richards a décidé d’abandonner un métier trop éprouvant pour ceux qui, comme lui, prennent les choses trop à cœur, il ne peut pas laisser Ida sans réponse. Son appel de détresse ayant été localisé, Darian gagne la Gold Coast, région des plages d’Australie, où les étudiants se retrouvent pour fêter la fin de leurs examens. Il est alors loin de se douter que la disparition d’Ida n’est presque qu’un détail dans une enquête qui va bientôt se transformer en véritable cauchemar.


Et re miaaaaam !!!
2019 va être l'année des thrillers, moi je vous le dis !



[Sorties] Les sorties FOLIO SF de février 2019







Février 2019





Fabien Cerutti
 Le marteau des sorcières

Le Bâtard de Kosigan, III



Couverture: Alain Brion
*****

Elan Mastai
 Tous nos contretemps

Traduit de l'anglais (Canada) par Jean Bonnefoy


Couverture: Ugo Bienvenu
*****

Michael Roch
Moi, Peter Pan




Couverture: Aurélien Police

mardi 26 février 2019

3e DROITE de François Descraques



Editions Flammarion
256 pages
15 euros




3e droite


    «J’habite au 3e étage à droite. Si je meurs, c’est probablement mon proprio qui m’a tué.»

    Un jeune homme quitte le cocon familial pour s’installer dans un appartement qu’il loue à Mr K., propriétaire louche et peu causant. Dans ce nouveau lieu, des événements étranges et inquiétants vont rapidementse multiplier, et les voisins vont peu à peu révéler leurs vrais visages…
    3e droite est un roman d’un genre nouveau, construit comme une série télé, en 18 chapitres concis et truffés de rebondissements.







    Si vous suivez ce blog, vous vous souvenez que je vous ai parlé de roman écrit sur twitter par François Descraques que j'adore. Au fil des threads, le suspense montait. Ce qui était vraiment bluffant c'est qu'on pouvait y croire. C'était écrit de telle façon qu'on pouvait penser que cette histoire arrivait vraiment au personnage. Et même si on savait que c'était une fiction, on se laissait prendre au jeu et c'était vraiment angoissant.

    Mon soucis c'est que l'auteur a fait une pause et que je n'ai pas repris la lecture ensuite.
    Par contre, mini-Phooka oui. Il l'a lu jusqu'au bout et il avait adoré. Du coup, le père Noël dans sa grande sagesse (et sa grand hypocrisie) lui a apporté le livre dans sa hotte ...
    Le soir même de Noël, mini-Phooka avait fini le livre !!!

    Du coup, sa maman s'est dit qu'il fallait quand même faire quelque chose ...et l'a lu aussi. Bon à la différence du fils, la mère l'a lu en deux soirées. Totalement addictif. le livre est simplement l'impression des threads de twitter. Pas de modification, la mise en page est la même. On se dit que quand même ils auraient pu faire un effort, adapter un peu, mais au bout de quelques pages ça vous tombe dessus. La magie ou plutôt la malédiction opère à nouveau. On est pris dans la cadence infernale, le stress remonte et on dévore le récit à toute allure. Même si on le connaît, même si c'est le même que sur twitter (à une exception près, mais elle est de taille ...). On tremble, on frémit en tournant la page, les mains sont moites. Non! Ça recommence !!! On retient son souffle, on y replonge. Impossible de reposer le livre.

    Encore un coup des réseaux sociaux, de leur impact, de leurs effets. 3e droite en fait c'est une immense fake news à laquelle on prend plaisir à croire !

    3e droite n'est pas un grand roman, non, loin de là. Mais si vous avez envie de frissonner, de passer un excellent moment alors n'hésitez pas. Après tout, y'a pas de mal à se faire du bien non ?
    lundi 25 février 2019

    CHEVAUCHE-BRUMES de Thibaud Latil-Nicolas





    Éditions Mnémos
    315 pages
    19 euros


    4ème de couv :

    Au nord du Bleu–Royaume, la frontière est marquée par une brume noire et impénétrable, haute comme une montagne. De mémoire d’homme, il en a toujours été ainsi. Mais depuis quelques lunes, le brouillard semble se déchirer. Tandis que ce voile enfle et reflue tel un ressac malsain, de violents éclairs strient ses flancs dans de gigantesques spasmes. La nuée enfante alors des créatures immondes qui ravagent les campagnes et menacent d’engloutir le royaume tout entier.

    La neuvième compagnie des légions du roy, une troupe de lansquenets aguerris au caractère bien trempé, aspire à un repos bien mérité après une campagne éprouvante. Pourtant, dernier recours d’un pouvoir aux abois, ordre lui est donné de s’opposer à ce fléau. Épaulée par des cavalières émérites et un mystérieux mage chargé d’étudier le phénomène, la troupe s’enfonce dans les terres du nord, vers cette étrange brume revenue à la vie.

    Tous, de l’intendant au commandant, pressentent qu’ils se mettent en route pour leur dernier périple. Tous savent que du résultat de leurs actions dépendra le destin du royaume. Entre courage et résignation, camaraderie et terreur, ces femmes et ces hommes abandonnés par le sort, devront consentir à bien des sacrifices face à la terrible menace. En seront-ils capables ? Les légendes naissent du sang versé, de la cendre et de la boue.






    La neuvième compagnie des légions du Roy revient d’une campagne éreintante dans l’ouest du continent, en Libunce. Une campagne où elle n’a eu à affronter que quelques escarmouches et cependant, la rudesse du climat et les maladies ont prélevé leur quota d’hommes et de chevaux.

    Avant de rentrer comme prévu à Antinéa, la capitale de Bleu-Royaume, la neuvième va faire une halte bien méritée à Blanc-Rocher. Mais le retour à la civilisation ne va pas se dérouler comme prévu. Saléon, son commandant d’office (le commandant en titre ayant péri au cours de la campagne) ainsi que quelques uns de ses hommes sont mandés séance tenante à chevaucher rapidement vers Antinéa, tandis que le reste de la neuvième, sous les ordres de Varago, son responsable des haquebutiers (ancêtres des arquebusiers), doit marcher vers Crevet, la ville la plus au nord du royaume, la plus proche de la Brume Noire.

    Saléon qui espère de cette entrevue avec le régent du royaume obtenir confirmation de son nouveau grade va vite déchanter. On maintient son "poste d’intérim" pour commander une nouvelle mission qui a tout du suicide, tout en lui adjoignant une compagnie d’archères ainsi qu’un mage et son apprenti.
    Quant à Varago et le reste de la compagnie, ils n’ont pas atteint Crevet qu’ils vont se frotter à une attaque en règle de monstres noirs survenant lors d’un orage carabiné. La dixième compagnie les précédant a été complètement anéantie, massacrée. Rejoindre Crevet va s’avérer plus compliqué que prévu...

    Les chapitres vont alterner entre ces deux groupes, mais également au sein de chaque faction, les points de vue passent de personnage en personnage. Ainsi n’y a-t-il pas franchement de personnage principal dans ce roman, mais une multitude. Si cela dilue l’empathie que l’on peut avoir pour certains, cela permettra à l’auteur de développer les interactions entre ces hommes, les liens d’amitié, d’inimitié, les haines, les jalousies, le tout dans un bain de testostérone bien stimulé par la présence de ces amazones archères.

    La magie qui opère dans ce Bleu-Royaume est surprenante et intéressante. Une mention spéciale pour le jeune Jerod, l’apprenti du mage Ozgar, qui m’a beaucoup touchée. Les scènes de bataille, et notamment le siège de Crevet par l'ost noir, sont parfaitement retranscrites et laissent le lecteur bien souvent en haleine. Une écriture soignée, non pas précieuse mais souvent recherchée, qui m’a fait plus d’une fois recourir à mon ami Google (je suis plus savante en poliorcétique dorénavant :)), alterne avec des dialogues bien crus, des blagues grivoises et scatos propres aux...disons... rassemblements de mâles sous le tension, histoire de décompresser quoi ! :)

    Il faudra cependant attendre la toute fin de ce roman, l’épilogue plus exactement, pour que son titre prenne sens. Une fin qui en est une, mais avec une fenêtre laissée ouverte. Alors, one-shot ou tome 1 ? C’est souvent la surprise avec les éditions Mnémos :)
    Et je ne peux finir cette chronique sans parler de la sublime couverture qui habille ce roman. On la doit à Qistina Khalidah que je salue bien bas. J’avais trouvé son illustration des Mondes-miroirs jolie, mais sans plus. Avec Chevauche-brumes je suis complètement conquise.



    dimanche 24 février 2019

    2ème "tirage" au sort....





    Sont appelés à la barre
    les blogueurs laissés pour compte au premier tirage :)

    Et donc, d'office, sans tirage au sort :

    Paikanne
    Livrement votre
    Delcyfaro
    Fantasy à la carte
    Christy Firefly
    De livre en livre


    Alors même démarche que précédemment qu'on vous remet vite fait :

    * Un mail intitulé : Choix GpP2019
    toujours à : bookenstock(point)concours(at)gmail(point)com


    * une 1ère liste d'une dizaine de livres classés par ordre de préférence,
    parmi la liste réactualisée ci-dessous


    * une 2ème liste avec les livres que vous avez déjà.

    * et bien sûr vos coordonnées !





    ces trois ci-dessus en numérique uniquement








    Ensuite, parce qu'il restera des livres, nous allons re tirer au sort parmi les gagnants !

    Quelques uns d'entre vous se verront donc doter de deux livres :)


    À bientôt pour le KIKAGAGNÉKOI !!!




    samedi 23 février 2019

    Le prochain Sire Cédric pour mars 2019 !



    Déjà vu sur les réseaux sociaux, 
    mais je m'en fais une telle joie que je remets l'info ici aussi !

    Annoncé pour le 14 mars !




    Juste l'image pour l'instant.
    Je viendrai rajouter le pitch dès que je l'aurai ;)

    Hââââte !!!!




    vendredi 22 février 2019

    CRAPULE tome 2 de Jean-Luc Deglin


    Tome 2


    Editions Dupuis
    128 pages
    14.50 euros


    Crapule est un chat, un vrai. Le genre qui porte bien son nom. Une catastrophe sur pattes, mais tellement mignon qu'on lui pardonne tout. Il a d'ailleurs un succès fou, au point que Jean-Luc Deglin lui a consacré un nouveau tome pour ses péripéties félines : câlins griffus, accidents de litière, bêtises en pagaille... Mais comment Crapule réagira-t-il face au nouveau compagnon de sa maîtresse ?

    Du "100 % vécu" par tous les propriétaires de machines à ronrons, dont on raffole !





    Le père Noël ayant eu la bonne idée d'offrir le tome 2 de Crapule à mini-Phooka (il serait pas un peu hypocrite ce père Noël d'ailleurs ???), j'ai pu me plonger avec délice dans ce nouvel opus.

    Vous le savez j'ai adoré le premier tome dans lequel on découvre Crapule tout petit, la façon dont il a été adopté et comment se sont créés les liens avec sa maîtresse.

    Crapule a grandi, c'est maintenant un chat adulte mais il est toujours très agité, voire même turbulent. Sa maîtresse, toujours célibataire a fait de son chat un vrai compagnon. Un compagnon avec lequel elle joue, elle discute, elle se dispute et elle rigole. Si Crapule porte bien son nom et se comporte comme ... une crapule parfois souvent, sa maîtresse elle aussi, lui réserve des tours pendables. Et c'est ainsi que se poursuit leur vie de tous les jours ...





    D'ailleurs, beaucoup de ceux qui lisent cette chronique, se retrouveront dans la page ci-dessous. Le nombre de fois où ma propre crapule de chat m'a fait ce coup  ... Et c'est d'ailleurs parce que beaucoup y retrouveront soient leurs petites manies, soient celles de leur chat que cette BD fait mouche.



    Mais voilà que la maîtresse de Crapule rencontre le charmant voisin du dessus. Elle s'absente, l'amour lui fait oublier les bases: les croquettes! Crapule est triste et croyez-moi ou non, j'ai versé une larme. Et puis le "chéri" vient aussi rendre visite et je vous laisse imaginer l'accueil qu'il reçoit de notre charmant chat noir ...

    Bref, si vous avez aimé le tome1, vous aimerez le tome 2. Plus tendre, on passe d'une page à l'autre du rire à l'émotion. Et si vous ne connaissez pas le tome 1, qu'attendez-vous ? 





    jeudi 21 février 2019

    LES PORTES DE LA MAISON DES MORTS de Steven Erikson



    LE LIVRE DES MARTYRS  # 2


    Éditions Leha
    892 pages
    25 euros


    4ème de couv :


    Les Portes de la Maison des Morts nous emmènent sur le vaste continent de Sept-Cités, au cœur du Saint-Désert de Raraku où l'oracle Sha'ik rassemble son armée pour une rébellion des plus sanglantes : un maelström de fanatisme et de férocité qui façonnera des destinées et enfantera des légendes...

    Félisine, la plus jeune fille de la Maison Paran, tombée en disgrâce, rêve de vengeance dans les mines d’Otataral. Pendant ce temps, le sapeur Violain et l'assassin Kalam, deux Brûleurs de Ponts devenus hors-la-loi, se sont fixé comme mission de ramener la jeune Apsalar chez elle et, ce faisant, de confronter l'Impératrice Laseen. Tandis qu’à Hissar, Coltaine, commandant de la 7ème Armée de Malaz, s'apprête à lancer ses fidèles Wickiens et ses troupes dans une ultime bataille pour sauver les populations jetées sur les routes par le chaos de la rébellion.

    C’est ce moment que choisissent deux vagabonds séculaires pour revenir : Mappo le Trell et son compagnon Icarium de demi-sang Jaghut, porteurs d'un secret dévastateur qui menace de rompre ses chaînes à tout instant...







    Vous vous souvenez de mon image d’échiquier géant construit par Steven Erikson dans le tome 1 ? Et bien j’étais très en dessous de la réalité ! Si Les jardins de la lune concernait la conquête de Genabackis par l’empire malazéen, dans ce tome 2 l’auteur nous emmène sur un autre continent, Sept-Cités déjà conquis. Et du même coup, il nous rajoute une multitude de nouveaux joueurs !

    Des personnages déjà croisés, il n’y en aura qu’une petite poignée : Kallam l’assassin, Violain le brûleur de pont de la 9e qui accompagne Apsalar (anciennement "Mes Regrets" quand elle était possédée par Cotillon) et Crokus le jeune voleur Daru. Le but et leur périple sur ce nouveau continent ne seront pas simples. L’absence de mages parmi eux les empêchera d’utiliser des Garennes, dangereuses mais bien commodes pour d’autres.

    Sept-Cités donc est un continent que nous découvrons à la veille d’une imminente rébellion. Du Nord au Sud les différentes tribus vont répondre à l’appel de Sha'ik la déesse du désert de Raraku, prendre les armes et tâcher de bouter l’envahisseur. Mais Sha'ik va être assassinée, et dans le désert de Raraku, on attend sa réincarnation. Comme plusieurs groupes de personnages convergent vers là, on ne sait qui prendra le rôle et sera chargé de déclencher le Tourbillon, cette légende locale qui sauvera les peuples opprimés.

    L’impératrice Laseen va expédier sur Sept-Cités un général wickien, Coltaine, pour diriger la 7e, l'armée présente sur place et mater cette révolte. Mais c’est trop tard, les villes tombent une à une et il ne reste plus à Coltaine qu'à rassembler ses troupes, ils sont dans le nord et rallier Aren au sud, dernière ville encore tenue par les Malazéens. On va suivre tout du long de ces 890 pages le cheminement de cette armée, chargée de rapatrier des centaines de milliers de rescapés civils en lieu sûr. Ce sera la chaîne des chiens. Un récit dantesque vu par les yeux de Druiker, un historien qui chevauchera puis combattra à leur côté. La boue, les larmes et le sang sont au rendez-vous. Au cours de ce périple on s’attachera à une grosse poignée de personnages et les émotions ne manquent pas. Les différentes batailles qu’ils vont affronter sont énormes d’ingéniosité et de tactique militaire. Franchement j’ai adoré, malgré les pertes immanquables à l’issue de chacune qui m’ont serré le cœur.

    L’intrigue n’étant en rien linéaire, cette chronique je le crains ne le sera pas non plus. Il y a beaucoup, beaucoup d’autres personnages importants dans ce roman. Celle qui m’a le plus marqué cependant c’est Felisine. C’est la jeune sœur de 15 ans d’un personnage que nous avons suivi au premier tome, le jeune militaire Ganoes Paran. Quant à sa grande sœur, elle n’est autre que Tavore , l’adjointe de l’impératrice. Et Tavore, pour prouver sa fidélité à Laseen n’a pas hésité à inclure Felisine dans la rafle impériale contre les nobles : direction le bagne ! Cette gamine va tout subir, en compagnie d'Héboric, un vieux prêtre défroqué. La survie au bagne, l’évasion, la traversée en bateau pour retourner sur Sept-Cités, puis un chemin parsemé d’embûches pour rejoindre son destin : la vengeance est un sacré moteur !!! Quel personnage hors du commun, à la fois dure et touchante, elle m’a surprise plus d’une fois.

    Et je ne peux pas énumérer tous les autres intervenants mais croyez-moi, comme dans le tome 1 ils sont nombreux, tous aussi importants les uns que les autres et aucun ne nous laisse indifférent. L’auteur jongle entre chacun, on suit chaque intrigue par le biais de gros paragraphes dans chaque chapitre. Il n’y a pas un héros, mais une multitude et c’est franchement passionnant. L’écriture est rude, cash, il y va franco le bougre. Certaines descriptions retournent les tripes, et pourtant ce texte charrie un panel d’émotions en permanence, c’est ahurissant.

    Voilà, j’arrête là une chronique décousue et déjà trop longue. Je n'ai même pas parlé de Mappo et Icarium ♥♥♥, ni de la Maison des morts d'ailleurs ! J’espère juste avoir réussi à vous transmettre l’envie de vous plonger dans cette série formidable. Moi, je suis donc à jour pour enchaîner la suite de l’aventure dès la sortie du tome 3.



    mercredi 20 février 2019

    Le prochain Sandrine Collette pour mars 2019 !



    Sortie annoncée le 7 mars !

    Hiiiiiiiiiiiii, c'est bientôt !!!



    Éditions Denoël
    Collection Sueurs Froides
    288 pages


    Le pitch :

    Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes. Un roman sauvage et puissant.

    Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher. 
    Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu. Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d’animal. 
    Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours. Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même. 

    Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.





    mardi 19 février 2019

    ABERRATIONS tome 1 Joseph Delaney

    Tome 1: Le réveil des monstres




    Editions Bayard
    352 pages
    14.90 euros


    Le Shole, un monstrueux brouillard, a englouti une partie de l’Angleterre et continue son expansion vers le nord. Ceux qui s’y trouvent piégés meurent ou sont transformés en créatures immondes nommées les aberrations.

    Le duché de Lancaster, jusque-là préservé, tente de résister au Shole. Des guildes ont été mises en place : les manciens étudient le phénomène, les courriers assurent les communications entre territoires épargnés, les mouches de porte sont envoyées dans le Shole grâce à des portails magiques. Seuls les Fey, des humains aux capacités magiques, peuvent traverser le brouillard maudit.

    Colin Benson, surnommé Crafty, est un Fey de 13 ans. Il vit seul dans sa cave depuis que sa mère a disparu dans le Shole. Un an plus tôt, son père a ramené chez eux les cadavres de ses frères. Depuis, le garçon entend leurs chuchotements et n’a pour seul visiteur que la reine du Marécage, une guerrière d’une tribu ancestrale, ramenée à la vie par le Shole. Alors que Crafty pensait vivre ses dernières heures, son père revient pour le conduire au château de Lancaster. Le chef Mancien souhaite le tester pour en faire à son tour une mouche de porte...






    Ce qui m'a toujours impressionnée avec la série de l'Epouvanteur qui a fait connaître Delaney, c'est son refus des concessions. C'est un roman jeunesse, voire même enfant et alors ? Delaney veut écrire sombre, il écrit sombre. Il veut faire peur, il fait peur. Il veut décrire des personnages horribles, ils sont horribles. Il ose. Que ce soit pour de la littérature jeunesse ou pas, il ose. Et c'est ce qui fait sa patte et son charme. En tant qu'adulte, la série l'Epouvanteur me collait des frissons partout. Mais c'était trop bien, et les mômes adorent. Alors pourquoi changer d'optique ?

    Et bien justement Delaney n'a pas changé, pas d'un iota. Il commence sa nouvelle série Aberrations, par un premier tome qui secoue. Pourtant, tout semble présenter le roman comme étant un "jeunesse". L'âge du héros: 13 ans. La quatrième de couverture: "Oseras-tu t'aventurer dans le brouillard?" et même la police utilisée, assez grande et aérée. Tout cible le roman comme étant pour des pré-ados. Mais dès la première phrase on sait que Delaney n'a pas perdu sa "patte":


    Dans la cave envahie peu à peu par l'obscurité, Crafty écoutait les chuchotements montant des tombes de ses frères
    Et vlam, une phrase et le décor est posé ! La toute première phrase et croyez-moi ça sera de pire en pire.

    Crafty c'est un môme de 13 ans. Sa mère et ses deux frères sont morts, tués par le Shole. C'est quoi le Shole? Une sorte de brouillard qui se répand et qui transforme tous ceux qui y sont coincés en "aberrations". Il peut ne pas s'étendre pendant plusieurs jours, puis gagner quelques millimètres ...ou quelques kilomètres brusquement. Et c'est ce qui est arrivé au village de Crafty. Crafty est un descendant des Feys et donc le Shole n'a pas le pouvoir de le transformer. Sa mère, humaine, n'a pas eu cette chance. Par contre, Feys ou humains sont tous à la merci des monstres terrifiants qui hantent le Shole. Le père de Crafty est un  Fey lui aussi et il est "courrier" pour le château de Lancaster. Il est donc amené à se déplacer et à s'absenter pour de longues périodes. Pendant ce temps, Crafty reste seul dans la cave de sa maison, seul endroit un tant soit peu sûr ...

    Sacrément courageux ce môme! Et débrouillard en plus. On s'attache immédiatement à lui bien sûr, et on frissonne pour lui. Parce qu'être enfermé dans une cave n'est pas- et de loin- la pire épreuve qu'il va traverser. L'auteur va déborder d'imagination pour lui en faire voir des vertes et des pas mûres. A la façon "Thomas Ward" pour les lecteurs de l'Epouvanteur, Crafty aura besoin de tout son courage, de sa gentillesse et de sa débrouillardise pour faire face à son destin. Je ne vous raconterai pas ce qu'est une "mouche de porte" mais croyez-moi ou non, je ne voudrais pas faire ce boulot pour tout l'or du monde. Le pauvre Crafty n'a pas le choix, alors il va le faire et se retrouver entre les mains de maîtres Manciens dont les buts ne sont pas si clairs. Sont-ils vraiment là pour comprendre le fonctionnement du Shole ? Les "mouches de porte" sont elles quantités négligeables au point que leur mortalité énorme importe peu ? Crafty va affronter toutes sortes de dangers et il est loin d'être tiré d'affaire.

    Certains diront sans doute que cette nouvelle série ressemble trop à celle de l'Epouvanteur, mais je ne leur donnerai pas raison. Oui il y a des points communs: un garçon de 13 ans qui se retrouve confronté à l'horrible et au bizarre, un monde dans lequel des créatures maléfiques tentent de dominer les humains, mais ce sont des ingrédients que l'on retrouve dans bien des romans. Ce qui donne cette impression, c'est tout simplement la maîtrise qu'a l'auteur de nos peurs. Il sait en jouer de toutes les façons possibles pour que tourner la page nous soit tout aussi pénible qu'irrépressible. On ne sait pas ce qu'on va trouver derrière. Et c'est là le point commun avec son autre série: le talent quoi! Cette fois Crafty est seul, il n'a pas de guide pour l'aider. Il est débrouillard certes, mais ce n'est pas facile à 13 ans, surtout quand on se retrouve à devoir affronter de terribles créatures  (mention spéciale aux araignées et aux orphelins brrrrr)... et certains humains.

    Bref, Joseph Delaney persiste et signe. Il nous fait trembler, nous adultes mais aussi les mômes, pour notre plus grand plaisir. Il ose raconter des histoires horribles pour les enfants sans s'autocensurer et c'est juste délicieux. Je lirai bien volontiers la suite !!







    lundi 18 février 2019

    ENGRENAGES ET SORTILÈGES de Adrien Tomas (Dup)




    Éditions Rageot
    474 pages
    17 euros


    4ème de couv :

    Grise et Cyrus sont élèves de quatrième année dans la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, les deux adolescents échappent de justesse à un enlèvement. Les voilà contraints de fuir ensemble alors qu’ils se détestent. Mais la cavale tourne court : l’apprentie mécanicienne et le jeune mage tombent dans les griffes de l’Arachnide, une reine du banditisme qui règne sans partage sur les bas-fonds de la ville. Elle leur propose un marché: s’ils cambriolent les coffres-forts de l’Académie, elle les protégera de leurs ravisseurs et missionnera ses meilleurs espions pour connaître la raison de cette tentative d’enlèvement.







    Accueillir un nouveau roman de Adrien Tomas dans sa bibliothèque est toujours un plaisir, l’assurance d’un bon moment de lecture, confirmée par Phooka qui m’a précédée. Alors quand en plus il est livré dans un si bel écrin, ce n’est que du bonus. La couverture de Noémie Chevalier est somptueuse avec ses couleurs métallisées : j’adore. On l’entendrait presque cliqueter tant elle évoque l’ambiance steampunk. Cependant dans ce roman, le côté steampunk a autant d’importance que la magie et celle-ci est moins visible. Mais qu’importe : elle est trop belle, et le titre est là pour annoncer clairement la couleur.

    L’auteur nous propulse dans un univers fort bien construit, où le pouvoir se partage entre les ingénieurs mécaniciens et les ésotériciens. Chaque faction se tirant à la bourre et étant persuadée de sa supériorité. Néanmoins, un élément indispensable les relie : l'arcanium. Une denrée qui est nécessaire, un combustible en quelque sorte.

    Si les mages ont trouvé la parade avec leur familier qui fonctionne comme un réservoir sur pattes, les mécaniciens doivent en trimbaler sur eux. Mais bon avec tous les outils qu’ils ont en permanence un peu plus ou un peu moins de poids ne change rien. Ce qui change, c’est à l’échelle de l’Empire. L’Empire de Mycée est pauvre, voire exempt de cette ressource, alors qu’elle regorge dans les terres des contrées voisines… On devine donc les volontés politiques expansionnistes !

    L’auteur nous projette au nord de l’Empire, à Celumbre au sein de la prodigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques, auprès de ses personnages principaux : Grise, Cyrus et son familier le gros chat Quint. Un trio sympathique, avec de l’humour, et pas de romance niaise, un plus ! Mais ce que j’ai le plus aimé c’est que Adrien Tomas tord le cou aux clichés. C’est Grise la mécano, toujours en salopette et couverte de cambouis et Cyrus, le maniéré toujours tiré à quatre épingles.

    Un complot que je vous laisse découvrir va les entraîner dans les Rêts, les bas-fonds de Celumbre. Une gratte-rouille et un gigote-doigts qui vont devoir s’allier, du jamais vu ! Là ils vont découvrir l’envers du décor de l’Empire, côtoyer la misère du peuple et sentir le souffle de la révolte. Vont-ils adhérer,  soutenir cette soif de changement ? Avec des convictions, bonnes ou mauvaises -c’est selon- on ne peut que penser aux faits d’actualité qui remuent l'Empire gaulois en ce moment…

    Adrien Tomas relève haut la main ce défi qui est d'écrire pour la jeunesse, en créant un roman qui plaira à toutes générations confondues malgré le côté un poil caricatural des mauvais au pouvoir et des gentils opprimés. Son écriture est toujours aussi agréable à lire tout comme son humour dont il use ici avec trop de modération à mon goût. En attendant, cette lecture me renvoie au tome 3 du Chant des épines qui traîne toujours dans ma pal ! Bricolages en tout genre, magie, nécromancie, complots, batailles, le tout avec des personnages charismatiques, il y a tous les bons ingrédients pour entraîner le lecteur rapidement jusqu'au point final de ce one-shot. À lire !!!

    vendredi 15 février 2019

    TEXTO de Dmitry Glukhovsky




    Editions L'Atalante
    Date de parution : 24 janvier 2019
    Traduit par : Denis E. Savine
    Illustrateur : Eli Yatskevich
    Nombre de pages : 400
    Prix : 23,90 €



    Il est des gens qui laissent une trace derrière eux, et il y a ceux dont il ne reste rien.

    Le smartphone sait tout de nous : notre quotidien, nos vices, nos amours, nos espoirs, nos secrets inavouables. Mon smartphone est moi. Si quelqu'un s'en empare, il devient moi aux yeux de tous. Le temps que l'imposture soit découverte, il est trop tard. Pour tout le monde.






    Ilya sort de prison. Il y a passé sept ans. Il a purgé toute sa peine, pas de remise pour lui. Sa jeunesse il l'a passé enfermé. Lorsqu'il sort beaucoup de choses ont changé. Il reconnaît à peine Moscou, devenue une ville pour touristes.
    Il rentre à Lobnia, là où il a toujours vécu avec sa mère. Sa mère qu'il a hâte de retrouver. Ils sont restés en contact via les quelques secondes de téléphone qu'il réussissait à négocier en prison. Sa seule distraction. Quelques secondes sur lesquelles il prélevait un peu de temps pour regarder la page facebook de Vera. Vera sa petite amie qui n'en pouvait plus d'attendre et qui l'a largué pour un autre. Il comprend oui, mais ça fait mal ...

    Quand il arrive à Lobnia, l'appartement de sa mère est vide ...

    Alors son obsession va revenir le hanter: se venger ! Oui se venger, parce que si Ilya est allé en prison, il n'était pas coupable pour autant. Il était juste au mauvais endroit au mauvais moment et il a rencontré la mauvaise personne. Remontons sept ans plus tôt. Une soirée. Ilya veut fêter son admission à la fac à Moscou. Admission au mérite et non en magouillant ce qui est très rare. Car Ilya est un excellent étudiant. Il va en boîte de nuit avec Vera, mais cette nuit là, la police fait une descente. Rien de grave puisqu'Ilya n'a rien à se reprocher. Sauf qu'un des policiers commence à tourner autour de Vera et veut l'emmener avec lui. Ilya s'oppose et se retrouve sous les verrous avec des petits sachets de drogue dans sa poche ...

    Alors Ilya, veut retrouver ce Petia qui lui a volé sa vie. Le retrouver, le tuer, se venger. Mais sa vengeance ne va pas lui apporter la paix qu'il désirait. Surtout qu'il lui a pris son smartphone. Il va devenir complètement obsédé par Petia et remonter le fil de sa vie par messages interposés. 

    Et c'est là, tout le but du roman. Mes quelques paragraphes peuvent vous sembler spoiler le récit, mais pas du tout, ce ne sont que les tous premiers chapitres,  parce que l'essence même du roman c'est de suivre Ilya dans sa plongée dans la vie de Petia à travers tous les messages qu'il va retrouver sur le téléphone. Whatsapp, mail, vidéo, enregistrements, tout y passe. Toute une vie. Une vie complexe en plus. Les gens laissent plus de traces sur leurs smartphone que nulle part ailleurs. Alors Ilya va fouiner, enquêter, essayer de comprendre. Petit à petit, il va s'imprégner de Petia à tel point qu'il en devient son double, sa conscience ...

    Ilya m'a profondément touchée. Ce môme dont l'avenir s'annonçait si brillant a été stoppé net par un policier véreux. Sa vie lui a été volée, alors en retour il va voler celle de Petia. Mais Ilya sait bien qu'en faisant ça il va droit dans le mur. Et le lecteur le sait lui aussi. Ilya fait un travail de fourmi pour reconstituer la vie de Petia. Petit à petit le puzzle se construit. D'abord incomplet, les quelques pièces trouvées mènent à de fausses pistes, comme quoi il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives. Ilya imagine la vie du flic et à travers l'histoire qu'il reconstruit, on apprend aussi à le connaître. Un pauvre gars, d'une ville de banlieue de Moscou. Il aurait pu avoir une belle vie, ou tout au moins une vie normale. Se marier, bosser, voyager, aller boire des verres avec des potes plutôt que de boire de la vodka à la bouteille dans la cuisine vide de l'appartement de sa mère ...

    Chronique d'une mort annoncée, Texto nous fait suivre un homme brisé et désespéré qui va vivre ses derniers jours dans la peau d'un autre par téléphone interposé. Franchement étonnant. Je n'avais encore jamais lu de Glukhovsky. Mon fils avait adoré la série des Metro, je comprends pourquoi. Sa plume est vraiment merveilleuse, sa vision du monde pointue. Il sait décortiquer l'âme humaine et en faire remonter le meilleur ou le pire. Chaque détail compte. Glukhovsky porte un regard critique sur notre société et sur la Russie en particulier. 

    Une belle découverte, un roman sombre et passionnant et un auteur que je vais suivre avec attention. Bref ce Texto est un livre qui marque profondément et qui mérite toute votre attention.


    jeudi 14 février 2019

    LARGO CALLAHAN # 1 de Michel Robert



    # 1 - Six petites gouttes de sang


    Fleuve Éditions
    Collection Fleuve noir
    396 pages
    19,90 euros


    4ème de couv :


    Largo Callahan vit sur le fil, écartelé entre le monde des Apaches et celui des Blancs. Le métis ne connaît qu'une loi, la sienne. Ses passions : les armes, les femmes, et la vengeance, car il a juré d'expédier en enfer les assassins de son père. Avec sa bande de hors-la-loi, il écume l'Ouest, toujours prêt à un mauvais coup, du moment que ça rapporte.
    Jusqu'au jour où une comtesse italienne, aussi belle que mystérieuse, lui propose une mission dangereuse et bien payée.

    Largo, ayant cruellement besoin de dollars, accepte. Mais cette aventure va l'entraîner bien plus loin qu'il n'aurait pu l'imaginer. Sur un territoire où le danger n'a rien d'humain.





    Blanc de peau, les traits fins et les yeux bleu saphir, rien en apparence ne trahit l’héritage apache qui coule pour moitié dans les veines de Largo. Rejeté par sa tribu à la mort de sa mère, alors qu’il venait d’assister âgé de 14 ans au meurtre de son père, Largo vit depuis parmi les Blancos avec la vengeance chevillée au corps. Il n'a jamais avoué à son entourage sa qualité de métis de peur d'être rejeté là aussi.

    Il n’est pas exactement du bon côté de la loi et lorsque nous faisons sa connaissance, il vient de réaliser avec sa bande de hors-la-loi une attaque d’un gros convoi d’armes dernier modèle. De quoi redorer son blason de chef de bande et de remettre du beurre dans les épinards. L’originalité du plan qu’il a conçu nous fait adhérer de suite à ce personnage principal qui tire profit au mieux de sa double hérédité, apache et irlandaise. Il a la connaissance du terrain et des chevaux d’une part, et des aptitudes au tir d’autre part qui ont été peaufinées par des années d’apprentissage aux côtés d’un mentor qui n’est autre que Harper Cassidy.

    Seulement voilà, la revente des armes ne se passera pas comme il faut et la bande de notre pistolero perd tout. Heureusement, le hasard lui fait croiser le chemin d’une belle comtesse italienne en fort mauvaise posture. Cette dernière, froide et assez énigmatique lui proposera une mission, puis deux, le tout grassement rémunéré.

    Ambiance vraiment western donc pour ce nouveau roman de Michel Robert qui était connu jusque-là pour sa série de pure fantasy : L’agent des ombres que je ne connais pas, honte à moi. Ambiance parfaitement retranscrite d’ailleurs, j’avais l’impression d’être plongé dans Le bon, la brute et le truand. Dommage que Largo soit brun de cheveux car je l'aurai bien assimilé à Clint Eastwood ! Même si, je l’avoue, j’ai eu beaucoup de mal au début de cette lecture tant le texte est noyé dans de longues descriptions parfois euh… inutiles, comme connaître les détails vestimentaires de chacun des membres de la bande de Largo par exemple.

    Il faut donc s’accrocher au début car la mise en place de l’histoire est longue, mais ensuite l’auteur nous ferre véritablement. Tout y est, les grands espaces brûlés au soleil du Nouveau-Mexique, les Tuniques Bleues, les saloons, les règlements de compte expéditifs, les bordels, les shérifs avec l'étoile. On a même droit à l’attaque d’un train blindé, j'ai adoré.

    Publié dans la collection fleuve noir et non outrefleuve, quelle n’a pas été ma surprise de voir s’immiscer dans ce roman une part de fantastique bien mystérieuse ! Ça, plus le fait que l’auteur nous laisse en pleine action sur un screugneugneu de cliffhanger, inutile de vous dire que je serai au rendez-vous pour la suite de ces aventures !

    Malgré une écriture très narrative, très (trop ?) descriptive, Michel Robert nous entraîne dans une ambiance résolument western à la conquête de l’Ouest américain, aux côtés de personnages charismatiques. Une part de fantastique vient pimenter le tout et annonce une série prometteuse. Un récit plein de poudre et de poussière, de chevauchées et de bastons, de sang et d’adrénaline. Mon bémol m’empêche d’en faire un coup de cœur mais pas de vous conseiller de prendre le train en marche : la suite devrait dépoter !!!


    mercredi 13 février 2019

    Résultats du tirage au sort suite au GpP2019



    Voici donc la liste des ZEUREUX ZÉLUS





    Xapur
    Elhyandra
    Eleonore D
    Marie Aude G
    Axel R
    Stephane P
    Emilie M
    Chut Mamanlit
    Coralie D
    Antoine B
    Florian I
    Harmonie B
    Roland T
    Jacqueline L
    Nomo Tiret
    XL
    Adeline R.B.
    Maïté Y
    Plume et Etoiles
    Léa G.
    Zoraide J.
    Yseult P.
    Clément T.
    Jean-Michel F.
    Celindanaé
    Vivian A.
    Brigitte P
    Didi
    Chris
    Régis P
    Tania R.
    Sophie G
    Patrick et Dany Ad
    Mutinelle
    Jean-Seb
    Major Thomson
    Rachel C
    Jean Baptiste M
    Emmanuelle S
    Yann T
    Myriam Mypianocanta
    Audrey B
    MarieJuliet
    Adrien F
    Olivier B
    Veronique P
    Allison S
    Pauline M
    Lauriane B
    Lady K
    Matthieu D
    Jonathan C
    Aelinel
    Benoit O
    Claire D
    Encres Calames
    Ramettes
    Acr0
    Aely
    Océane V
    Licorne
    Regina
    Zaphrina Makichan








    Que vous reste-t'il à faire ?

    * Faire votre choix parmi les livres rassemblés ICI

    * Un mail, et oui, encore !
    Intitulé : Choix GpP2019
    toujours à : bookenstock(point)concours(at)gmail(point)com


    * une 1ère liste de 5 ou 6 livres classés  par ordre de préférence.
    d'une dizaine de livres : il est 18h30
    et plus d'un tiers des livres sont déjà attribués !


    * une 2ème liste avec les livres que vous avez déjà.

    * et bien sûr vos coordonnées pour diriger les hiboux !

    On essaye toujours de caler au mieux de vos attentes,
    mais comprenez que plus vous tardez, plus le choix se restreint !

    Date limite pour nous renvoyer vos desiderata:
      23/02/2019

    Au delà de cette date nous attribuerons votre lot à quelqu'un d'autre
    Nous ne contactons pas les gagnants par email, si vous avez besoin de babysitter ou de secrétaire particulier c'est pas ici que vous en trouverez! 😁

    De la même façon, si votre lot est perdu par la poste, nous n'en sommes en aucun cas responsables et nous serons tout aussi malheureux que vous
     (mais c'est tout ce qu'on pourra faire ...)


    Dup et Phooka     

    mardi 12 février 2019

    Les lauréats du GpP 2019 !






    LES GAGNANTS, EN IMAGE,
    et les commentaires... dans les commentaires !





    BOOK D'OR



    BOOK D'ARGENT



    BOOK DE BRONZE










    BOOK D'OR



    BOOK D'ARGENT



    BOOK DE BRONZE









    BOOK D'OR



    BOOK D'ARGENT



    BOOK DE BRONZE



    Un grand bravo à ces gagnants !
    Et merci à vous tous d'avoir joué le jeu en votant si nombreux