dimanche 1 septembre 2013

Karine Giebel attend vos questions par ici !



C'est ici que pendant tout le mois de septembre nous accueillons

Karine Giebel

Photo de Melania Avanzato


Elle est prête,
Nous aussi. 

Relayez l'info, car vous le savez bien :
 plus on est de fous, plus on lit !


Son petit mot pour vous accueillir :


Qu’elles soient directes ou alambiquées, 
Timides ou insolentes, 
Poétiques ou terre à terre, 
Brèves ou à rallonge… 

Qu’elles soient de style ou de fond, 
Drôles ou embarrassantes, 
Pratiques ou théoriques… 

Qu’elles soient de principe, 
de point de vue, 
de temps, de feeling, 
De goût ou de choix…

J’attends vos questions.

Pour les questions pièges, j’ai préparé mes jokers… Et pour les questions de vie 
ou de mort, je promets de faire vite ! 

Alors, à vos claviers… 


***********************************************************






C'est Joyeux Drille qui ouvre le bal des questions:


Bonjour Karine et merci à l'équipe du blog pour ce choix éclairé, encore une fois !

Pour le moment, j'ai lu deux de vos romans (mais j'en lirai d'autres, c'est certain !), "Meurtres pour rédemption" et "Purgatoire des innocents". J'ai été frappé par l'évolution de l'écriture entre les deux livres. Le premier, massif, consistant, le second, épuré, ciselé, réduit au strict minimum. Bref, un roman d'abord très écrit, l'autre construit comme un pur thriller à l'anglo-saxonne. Est-ce un choix ou bien est-ce le fait des circonstances ?

Et, deuxième question : vous excellez dans le huis clos, en tout cas, dans des unités de lieu restreintes, étouffantes, loin des thrillers "au grand air", où ça court partout, ça se déplace, ça se poursuit, etc. Pourquoi ce goût particulier et quelles difficultés cela représente-t-il ?

Merci de vos réponses, sans doute à bientôt dans le courant du mois.

Merci aussi pour vos romans, continuez !!




Karine:
Bonjour Joyeux-Drille,
Et merci pour cette première question !

Meurtres pour rédemption a été écrit en 2005/2006, Purgatoire des Innocents, lui, a été écrit en 2012/2013. Donc, entre ces deux romans, 7 années d'écriture se sont écoulées. Alors évidemment, mon style a évolué en 7 ans (en bien j'espère !).

Le processus d'écriture reste le même en ce qui me concerne, mais je crois que mon style s'est affiné et précisé. Je n'ai aucune volonté d'écrire des thrillers à l'anglo-saxonne (et encore, il faudrait voir ce que ça signifie réellement, un thriller à l'anglo-saxonne...) et d'ailleurs ce que j'écrirai ensuite pourrait bien vous surprendre ! 





c'est vrai, je suis attirée par les huis-clos. Je m'en suis aperçue au fil du temps. Là encore, aucune volonté particulière, je laisse parler mon imaginaire. Mais je crois qu'un de mes thèmes favoris, c'est la liberté. On pourrait même dire que la liberté m'obsède ! Et je crois qu'au travers de l'enfermement, sous toutes ses formes, c'est sur la liberté que j'écris.

En outre, le huis-clos permet, à mon sens, d'appronfondir les personnages et de montrer leurs diverses facettes psychologiques. En enfermant mes personnages, je les pousse dans leurs derniers retranchements, révélant alors leur vraie personnalité...



Ecrire un huis-clos comporte certains risques, vous n'avez pas tort. En fait, le risque majeur, c'est de "tourner en rond", de se répéter et ainsi, d'ennuyer rapidement le lecteur. Il faut donc faire attention d'avoir suffisamment de matière pour ne pas tomber dans ce travers. Et la matière, on la trouve principalement dans la psychologie des personnages. Plus les personnages sont riches et développés, plus l'affrontement entre eux sera intéressant. Si le lecteur s'intéresse voire s'attache aux protagonistes du huis-clos, le pari est gagné ! Mais avant que le lecteur s'attache aux personnages, il faut déjà que l'auteur s'y attache avant eux...

Joyeux-Drille, vous avez lu deux de mes romans que je considère être dans la même veine : Meurtres pour rédemption et Purgatoire des Innocents. Mais si vous me faites le plaisir d'en lire d'autres, vous verrez que j'aime bien changer de livre en livre, explorer de nouveaux univers et de nouvelles ambiances, même si la couleur de fond reste toujours la même : le noir. Certains diront même le noir foncé !





Merci pour vos encouragements et à bientôt,



Joyeux-drille

Merci pour cette réponse, je vous rejoins d'ailleurs sur la plupart des points. Et soyez assurée que je continuerai à vous lire.

Je suis entièrement d'accord sur l'importance de la liberté dans les deux romans que j'ai lu de vous. Et sur la rédemption.

Diriez-vous que dans "Purgatoire des Innocents", on assiste à l'affrontement de deux formes de mal, une tolérable, et une autre, inacceptable... Si vous estimez que vous risquez d'en dire trop sur le livre en répondant, n'insistez pas ;)

Vous mettez en avant la psychologie des personnages, c'est ce que je trouve, avec le sentiment d'oppression que vous instaurez, un de vos points forts, parce que rien n'est jamais tout blanc ou tout noir...

Même pas vos livres :-D 

Karine:

Re bonjour Joyeux-Drille,


Oui, clairement, Purgatoire des Innocents est l'affrontement de deux formes très différentes de criminalité.
L'idée de départ était un peu la suivante : pourquoi la justice de notre pays (et d'autres) condamne-t-elle souvent plus lourdement les criminels qui s'en prennent à l'argent que ceux qui s'en prennent à la vie humaine ou à l'intégrité de la personne ? (bien sûr, je parle de criminels qui, dans la première catégorie, ne s'en prennent "qu'à" l'argent car parfois il y a mélange des genres si je puis m'exprimer ainsi).
C'est une question qui m'interpelle... Et dans mes romans, je ne porte pas vraiment de "jugement", j'essaie juste de poser des questions au travers de mes intrigues. Poser des questions et tenter de comprendre comment on devient criminel.


Vous avez raison, je n'aime pas les personnages "tranchés" ou manichéens. Ceux que j'imagine ne sont jamais entièrement noirs ou entièrement blancs. Parce que ça n'aurait que peu d'intérêt à écrire...
Cajou


Bonjour Karine, un tout grand merci de prendre le temps de répondre à vos lecteurs, (et merci bcp aussi à Phooka et Dup),

Ma première question est une question bateau qu'on a du vous poser des dizaines de fois et que j'ai moi-même posée à des dizaines d'auteurs mais c'est un pan de la création que j'adore pouvoir visualiser : comment écrivez-vous, matériellement ? D'abord des idées en vrac sur un carnet de notes ? Un pc portable que vous emportez partout avec vous ? Une pièce dans laquelle vous vous enfermez ? Un carnet d'écriture et un stylo ? Des ratures ? Beaucoup de relectures ? Beaucoup de suppressions une fois le premier jet terminé ? 
N'hésitez pas, selon votre temps et votre envie, à donner des détails, j'adore ça <3 (et pourquoi pas une petite photo en plan serré -pour conserver toute votre vie privée et intimité- de votre endroit de travail ?) (oui je suis gourmande, désolée ^^)

Encore merci et bon dimanche,

Cajou





Karine:


Bonjour Cajou,

en effet, c'est une question que l'on me pose assez souvent (et aux auteurs en général j'imagine !).
Pour écrire, j'ai besoin de calme et j'ai besoin d'être seule. Je ne parviens pas à écrire dans un train ou dans un café par exemple.
L'immense majorité du temps, j'écris chez moi, dans mon bureau. Le bureau en question est une petite pièce qui donne sur une terrasse ombragée et un jardin. Je travaille sur un ordinateur de bureau, en écoutant de la musique. Je ne m'astreins jamais à des horaires particuliers, à un certain nombre d'heures de travail chaque jour. Tout simplement parce qu'écrire n'est pas un "métier" mais bel et bien une passion (dévorante, comme toutes les passions).
J'écris de manière un peu impulsive (pour ne pas dire compulsive !). J'écris quand j'en ai envie et il m'arrive de rester longtemps sans écrire, surtout entre deux romans. Par contre, une fois plongée dans une histoire, j'ai du mal à la lâcher et il m'est arrivé d'écrire huit ou neuf heures d'affilée sans pause.
J'écris essentiellement le soir ou la nuit. Au moment où tout est calme et où je ne risque pas d'être dérangée par le téléphone.
Il m'arrive de prendre des notes en effet. A n'importe quel moment de la journée. J'ai toujours un petit bloc notes et un stylo sur moi (enfin presque toujours !).


Je me relis énormément. Une fois le 1er jet terminé, j'entame les très nombreuses relectures qui durent en général aussi longtemps (voire plus) que l'écriture du premier jet. Plusieurs mois, bien souvent. Je corrige essentiellement le style, le rythme. J'épure quand cela est nécessaire et parfois, à l'inverse, je développe quand je trouve que je suis passée un peu vite sur quelque chose. Par contre, je modifie très rarement l'intrigue.


Désolée, mais vous n'aurez pas de photo... Voilà, j'ai brandi mon premier joker !!


Mais s'il vous manque des détails, n'hésitez pas.


Bon dimanche 


Lune


Bonjour !
Je vous découvre grâce à ce mois de ! J'ai pu lire la nouvelle J'aime votre peur et votre dernier roman Purgatoire des innocents. Bon soyons clair j'ai adoré votre style direct et votre narration, le côté huis-clos insoutenable, ma question sera la suivante : Pourquoi tant de violence ? D'où vous vient l'envie de mettre en scène des personnages aussi méchants ? (en tous cas j'adore !) 




Karine:


Bonjour Lune,


La violence dans mes romans est un sujet qui revient fréquemment... En fait, tous mes romans ne sont pas "violents" même s'ils sont tous noirs. Mais bien sûr, vous n'avez lu que Purgatoire des Innocents qui lui, est un livre violent.
Je déteste la violence gratuite.
Elle doit être justifiée, doit apporter quelque chose à la compréhension des personnages, à l'empathie que l'on peut éprouver envers eux (ou inversement, à la colère qu'ils peuvent déclencher en nous). La violence doit aussi, si elle est présente, apporter sa pierre à l'édifice de l'intrigue.
Tout dépend du ou des thèmes que je vais aborder dans mon histoire. Tout dépend également du milieu où se situe mon intrigue.
Je prends un exemple : Meurtres pour rédemption est un roman empreint de violence. C'est un roman sur l'univers carcéral et la prison est un milieu d'une extrême violence. Aussi, je n'ai pas voulu édulcorer cette violence qui existe malheureusement bel et bien.
Ma source principale d'inspiration, c'est l'humain. C'est ma matière première. Et j'ai décidé de tenter, de roman en roman, d'en explorer toutes les facettes (enfin, je n'ai pas la prétention de parvenir à toutes les explorer !). Sans occulter les plus noires d'entre elles...
Et puis, si vous y regardez de plus près, certains de mes romans sont certes violents, mais par contre, la violence y est plus suggérée qu'autre chose. Vous ne trouverez jamais de descriptions gores dans mes romans. Par exemple, je ne vois pas l'intérêt de décrire pendant un chapitre entier une autopsie dans ses moindres détails. Ou bien encore une éviscération dans les règles.
Mais ce n'est que mon avis ! Mon avis de lectrice et d'auteur...
Par contre, la violence, même suggérée, que l'on trouve dans mes romans (et dans d'autres) peut faire bien plus "mal" que du gore. J'en suis consciente. Car elle est source d'émotions fortes...


Merci pour votre message, Lune, je suis ravie que les deux premiers textes que vous avez lus de moi vous aient plu !


Bon dimanche !

Licorne

Bonjour Karine, 

Je suis contente de pouvoir vous poser quelques questions par l'intermédiaire de ces drôles de dames que sont Dup et Phooka et que je remercie encore pour cet échange !

Je suis très impressionnée par votre talent et travail d'écrivain et autant vous dire que vous avez une fan comblée en ma personne ! J'ai rarement lu des romans aussi intenses, et avec au bord des lèvres, la petite phrase qui tue… "mais ça pourrait m'arriver !" … 

En lisant vos oeuvres, j'ai bien senti que l'univers carcéral est souvent présent, de près ou de loin. Je vais faire ma curieuse, mais je voulais savoir si ces endroits, (qui sont des lieux de violence en puissance) réveillent en vous des émotions particulières ? personnelles ? Qu'est ce qui vous attire et vous donne envie d'en parler autant ?

"Quand on écrit des choses aussi noires, est-ce qu'on arrive à dormir sereinement ?" C'est une question que je me pose souvent quand je lis des thrillers. Comment l'auteur fait-il pour évacuer la noirceur de ses histoires et ses personnages ? Est ce que votre comportement peut changer envers votre entourage… Comment vous protégez-vous de cette violence ? et… bon je m'arrête sur ce sujet. Je pourrai être intarissable sur les questions...
Alors, pour presque finir, j'aimerai savoir si vous avez des endroits ou des moments de prédilection pour écrire, avez vous besoin de recréer une ambiance spéciale autour de vous ?

Et pour vraiment finir sur une note d'humour, enfin c'est comme ça qu'il faut le prendre, je voudrai savoir si vous étiez une petite fille qui jouait à la princesse ou celle qui dégottait les vers de terre pour les découper en morceaux ? ;) Vous n'êtes pas obligée de répondre !

Merci d'avance d'avoir pris le temps de me lire, et continuez encore à nous faire "cauchemarder" d'une certaine façon … Vos romans noirs sont un condensé d'émotion et de trouvailles toujours plus forts ! Bravo ! 



Karine:


Bonjour Licorne,


eh bien je suis heureuse de vous compter parmi mes fidèles lecteurs !
Pour ce qui est des conditions dans lesquelles j'écris, je vous propose de lire la réponse que j'ai faite tout à l'heure à Cajou...


En ce qui concerne la prison, il n'y a aucune raison personnelle qui me pousserait à écrire sur ce thème. Lorsque j'ai écrit Meurtres pour rédemption, en 2005, je n'avais jamais mis un pied en prison. Depuis que j'ai eu le Prix Intramuros à Cognac, j'y suis allée quelques fois, pour des rencontres avec les détenu(e)s et j'y retourne d'ailleurs dans quelques mois.
En fait, comme je l'écrivais tout à l'heure à Joyeux-Drille, mes romans parlent tous de liberté. Et j'aborde volontiers ce thème au travers de l'enfermement. Donc, la prison est évidemment le symbole de l'enfermement.
Mais il n'y a pas que la prison. Il y a mille et une façons d'être privé ou de se priver de liberté.
Et puis, en 2005, lorsque j'ai décidé d'écrire Meurtres pour rédemption, c'était aussi pour m'insurger, à ma manière, contre l'état des prisons françaises et les conditions de vie (et de mort...) des détenus. Ayant fait du droit dans ma jeunesse, je me souviens très bien que le code pénal stipule que la peine infligée à un criminel (ou un délinquant) est une peine de privation de liberté. Dans les prisons françaises (et pas que françaises, malheureusement), la peine va bien au-delà.

Si quelque chose doit m'empêcher de dormir, ce n'est certainement pas ce que j'écris. Ce peut être une consommation excessive de café, le bruit des voisins (!) mais c'est surtout le monde qui m'entoure... Bien sûr, lorsque j'écris mes histoires, je les vis d'une certaine manière. Et je ressens, comme le lecteur, des émotions fortes. Mais c'est justement ça qui me passionne dans l'écriture. Vous voyez, je ne me "protège" absolument pas de ces émotions, je les vis, je les traverse, et elles me laissent des marques. Mais les plaies finissent toujours par se refermer, certaines laissant toutefois des cicatrices plus importantes que d'autres...


je peux vous jurer que je n'ai jamais tronçonner un lombric de ma vie !! Je suis incapable, comme on dit, de faire de mal à une mouche ! Enfant, j'étais plutôt du style à jouer à des jeux de garçon, plus rarement à jouer à la poupée. Mais c'est tout simplement parce que j'ai grandi avec un grand frère !


Merci à vous pour votre enthousiasme, Licorne. Et à très bientôt.


Lystig 

J'ai juste une petite question...
Je comptais vous voir cette année à Fuveau... mais comme l'an passé, vous n'y êtes pas !
Pourquoi ?


Karine:


Bonjour Lystig,


Cette année, en effet, je ne serai pas à Fuveau : j'ai été invitée mais je n'étais pas libre !
Par contre, j'y étais l'an dernier (seulement le samedi, si mes souvenirs sont bons).


Sans doute l'an prochain !
Pierre

Bonjour Karine. J'ai adoré Purgatoire des innocents et je ne vous avais pas lu depuis Les morsures de l'ombre et le prix SNCF. J'ai trouvé une sacrée différence de style, une efficacité dans la bonne expression et le bon mot, la bonne phrase. Ma première question sera donc : te fais tu aider pour la relecture, y a-t-il des gens qui t'aident en cela ?
Ma deuxième question est : ta famille lit-elle tes romans ?
Ma troisième question : Purgatoire ressemble à un jeu d'échec où on sent que tu t'amuses avec les personnages. L'intrigue était elle écrite et prévue dès le départ ?
Tu sembles aborder des sujets différents. Est-ce une volonté de ne pas avoir de héros récurrent ?


Karine :



Bonjour Pierre,
En effet, comme je le disais dans une de mes précédentes réponses, je crois que mon style évolue de livre en livre et pas mal d'années séparent les Morsures de l'ombre de Purgatoire des Innocents ! 
 Merci en tout cas de me faire remarquer que cette évolution est positive !
Je ne me fais pas aider pour les relectures, du moins pas au début.
Lorsque je considère que je ne peux plus rien changer au roman (c'est à dire après des mois de relecture), je le transmets à un mni comité de lecture composé de proches dont je ne peux mettre en doute la sincérité et ils me disent simplement ce qu'ils ont ressenti en lisant le manuscrit. Ensuite, je le transmets à Céline Thoulouze, mon éditrice qui bien évidemment - c'est son rôle - va me donner des pistes pour améliorer le texte. Je crois qu'un auteur a toujours besoin d'un regard extérieur tant il est difficile de juger son travail par soi-même. Personnellement, je suis très critique vis à vis de ce que j'écris et jamais satisfaite par mes textes ! Ces avis sont donc là pour que je fasse mieux mais aussi pour me rassurer.
 Certains membres de ma famille lisent mes romans. Mais pas tous !
Comme pour tous mes romans, l'intrigue de Purgatoire des Innocents n'était pas prévue dès le départ. Je commence par une idée, une situation, des personnages et l'intrigue se construit au fil des chapitres. Je ne fais jamais de plan, tout au plus un fil rouge dans certains cas (rarement en fait). Et lorsque j'arrive dans une impasse, je m'arrête et je réfléchis plus ou moins longtemps, avant de repartir de plus belle.
Evidemment, je ne souhaite pas avoir de personnage récurrent. Si tel était le cas, il faudrait d'abord que je commence par le laisser en vie à la fin du roman !!
 Plus sérieusement, je n'ai pas envie, pour le moment, de construire un personnage ou plusieurs personnages récurrents. Pour la simple raison que j'ai envie de tout changer (ou presque !) à chaque roman. Créer de nouveaux personnages et changer d'ambiance sont pour moi des éléments essentiels pour conserver intact le plaisir d'écrire.
J'avoue que j'aurais un peu peur de m'ennuyer en reprenant toujours le même personnage, mais je crois que cela doit dépendre de la personnalité de chaque auteur.
Et puis, c'est aussi parce que je veux garder une totale liberté avec mes personnages. Et je crois que le lecteur en est conscient : TOUT peut arriver à mes personnages puisqu'on ne les retrouvera pas dans une suite... Alors, quand on tremble pour mes personnages, on tremble vraiment... !
 Peut-être qu'un jour j'écrirai une trilogie ou quelque chose dans le genre si j'imagine une histoire qui serait un peu trop longue pour s'inscrire dans un seul volume.
Voilà Pierre, j'espère avoir répondu à tes questions et je te remercie !


Licorne :

Merci pour ces réponses, votre regard sur les prisons parait tellement criant de vérité, qu'on aurait pu penser que vous y ayez déjà fait des séjours en tant que consultant pour votre livre "Meurtres pour rédemption"...Ce n'est pas le cas, c'est donc encore plus fort de votre part d'avoir fait rejoindre nos imaginations à la réalité...

J'abuse encore un peu de votre temps, car j'ai une autre question qui me tarabuste... Sans doute vous a-t-on souvent comparé à Maxime Chattam, enfin je l'ai déjà lu, car vous êtes sur certains points son "homologue féminin" dans le thriller. Pour moi, c'est un compliment, car vos styles sont différents, mais personnellement, je suis souvent dans le même état d'esprit quand je referme vos livres et ceux de Maxime Chattam, surtout les derniers ... La comparaison vous flatte ou vous laisse-t-elle indifférente ?

Voilà, avant de m'éclipser pour laisser la parole à d'autres, j'aurai voulu savoir quelles sont vos lectures favorites ? Quel style lisez-vous ?

Je vous souhaite une bonne continuation Karine.


Karine :

Re bonjour Licorne,
 Merci pour votre nouveau message ! En effet, certains lecteurs de Meurtres pour rédemption sont persuadés que je travaille en prison ou même que j'en sors... Et oui, je prends ça comme un compliment. 
J'ai parfois lu sur des forums qu'on me comparait à Maxime. Mais je peux difficilement confirmer ou infirmer pour la bonne raison que j'ai très peu lu ce qu'a écrit Maxime Chattam (honte à moi ?!)
Je n'ai lu, pour être sincère, que sa nouvelle dans L'empreinte Sanglante, ce qui est insuffisant pour juger. Mais dans ces quelques pages, j'ai tout de même eu l'impression que nous n'étions pas tout à fait dans le même registre et qu'il y avait, comme vous le soulignez, des différences.
Mais un lecteur peut, bien sûr, ressentir des choses proches au similaires en lisant des romans au style très différent.

Je lis pas mal de polar depuis que j'en écrit. je n'en lisais quasiment pas avant. Du coup, j'ai énormément de retard dans ce domaine !
J'aime la littérature, j'aime quand elle est noire. Ce qui signifie que je peux aimer des livres qui ne se trouvent pas forcément dans le rayon policier d'une librairie. J'aime qu'un roman me fasse ressentir des émotions fortes quelles qu'elles soient.

Bonne soirée à vous, Licorne !


Cath :

Bonsoir Karine,

Dans un premier temps, je tenais à vous dire à quel point j'apprécie vos livres.
J'ai lu mon tout premier Karine Giebel, en novembre dernier, c'était "Les morsures de l'ombre". Captivé par votre style, j'ai aussitôt enchaîné avec tous les autres, et là, je viens de terminer "Purgatoire de innocents", qui m'a laissé sans voix..
Incapable de lâcher l'un de vos livres, quand on les commence. Bref je suis une très grande fan. Et j'attends avec impatience le prochain.
Que vous dire, sinon ne changez rien..... J'adoooore !

Vous avez une imagination débordante, mais d'où vous viennent toutes vos idées ?
Combien de temps mettez vous pour écrire un roman ?
Pouvez vous m'en dire un peu plus sur "Maîtres du jeu", qui sort dans quelques jours, j'ai tenté de trouver des infos, sans succès...
Et dernière question, avez vous l'intention de venir un jour sur Dunkerque, ou j'aurais peut être le plaisir de vous féliciter en "vrai" !!

Cordialement
Cath


Karine :

Bonsoir Cath,
Merci pour votre message et vos compliments !
Pour mes intrigues, je ne me base ni sur des faits divers, ni (fort heureusement) sur mon vécu.
Tout est le fruit de mon imagination dont on pourrait dire qu'elle est assez fertile... !
Je pars d'un personnage ou bien d'une situation et la suite me vient assez naturellement. Parfois aussi, c'est un thème qui m'attire et je vais construire mon roman autour du thème que je souhaite aborder (exemple : Meurtres pour rédemption).
Pour écrire un roman (pour le premier jet du moins) je mets entre 1 et 5 mois. Viennent ensuite les relectures successives dont je parlais précédemment.
Maitres du Jeu, c'est un petit recueil qui sera publié par Pocket (directement en poche, donc) vers la mi septembre. Il fera environ 120 pages et sera composé de deux nouvelles. La première, J'aime Votre peur, a déjà été publiée dans le recueil L'empreinte Sanglante en 2009 (pour ceux qui l'ont lu, c'était un recueil collectif). La seconde, Post Mortem, est inédite en France puisque je l'avais écrite pour mon éditeur espagnol, Circulo de Lectores en 2010.
Je suis passée il y a quelques mois (c'était en juin, je crois) dans votre région : à Lille (au Furet du nord) et à Abbeville (dans la librairie Ternisien Duclercq). Mais je ne peux pas vous dire quand je retournerai dans le nord de la France. Peut-être en mars, si je peux participer au festival polar de Lens !
A bientôt et bonne soirée,

Babette :

Bonjour,
Je n'ai pas de question juste ce petit mot pour vous dire que j'adore vous lire.


Karine :
Merci Babette !

La suite de l'ITV participative ICI

25 commentaires:

  1. Bonjour Karine et merci à l'équipe du blog pour ce choix éclairé, encore une fois !

    Pour le moment, j'ai lu deux de vos romans (mais j'en lirai d'autres, c'est certain !), "Meurtres pour rédemption" et "Purgatoire des innocents". J'ai été frappé par l'évolution de l'écriture entre les deux livres. Le premier, massif, consistant, le second, épuré, ciselé, réduit au strict minimum. Bref, un roman d'abord très écrit, l'autre construit comme un pur thriller à l'anglo-saxonne. Est-ce un choix ou bien est-ce le fait des circonstances ?

    Et, deuxième question : vous excellez dans le huis clos, en tout cas, dans des unités de lieu restreintes, étouffantes, loin des thrillers "au grand air", où ça court partout, ça se déplace, ça se poursuit, etc. Pourquoi ce goût particulier et quelles difficultés cela représente-t-il ?

    Merci de vos réponses, sans doute à bientôt dans le courant du mois.

    Merci aussi pour vos romans, continuez !!

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  2. Merci pour cette réponse, je vous rejoins d'ailleurs sur la plupart des points. Et soyez assurée que je continuerai à vous lire.

    Je suis entièrement d'accord sur l'importance de la liberté dans les deux romans que j'ai lu de vous. Et sur la rédemption.

    Diriez-vous que dans "Purgatoire des Innocents", on assiste à l'affrontement de deux formes de mal, une tolérable, et une autre, inacceptable... Si vous estimez que vous risquez d'en dire trop sur le livre en répondant, n'insistez pas ;)

    Vous mettez en avant la psychologie des personnages, c'est ce que je trouve, avec le sentiment d'oppression que vous instaurez, un de vos points forts, parce que rien n'est jamais tout blanc ou tout noir...

    Même pas vos livres :-D

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  3. Bonjour Karine, un tout grand merci de prendre le temps de répondre à vos lecteurs, (et merci bcp aussi à Phooka et Dup),

    Ma première question est une question bateau qu'on a du vous poser des dizaines de fois et que j'ai moi-même posée à des dizaines d'auteurs mais c'est un pan de la création que j'adore pouvoir visualiser : comment écrivez-vous, matériellement ? D'abord des idées en vrac sur un carnet de notes ? Un pc portable que vous emportez partout avec vous ? Une pièce dans laquelle vous vous enfermez ? Un carnet d'écriture et un stylo ? Des ratures ? Beaucoup de relectures ? Beaucoup de suppressions une fois le premier jet terminé ?
    N'hésitez pas, selon votre temps et votre envie, à donner des détails, j'adore ça <3 (et pourquoi pas une petite photo en plan serré -pour conserver toute votre vie privée et intimité- de votre endroit de travail ?) (oui je suis gourmande, désolée ^^)

    Encore merci et bon dimanche,

    Cajou


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  4. Bonjour !
    Je vous découvre grâce à ce mois de ! J'ai pu lire la nouvelle J'aime votre peur et votre dernier roman Purgatoire des innocents. Bon soyons clair j'ai adoré votre style direct et votre narration, le côté huis-clos insoutenable, ma question sera la suivante : Pourquoi tant de violence ? D'où vous vient l'envie de mettre en scène des personnages aussi méchants ? (en tous cas j'adore !)

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  5. Bonjour Karine,

    Je suis contente de pouvoir vous poser quelques questions par l'intermédiaire de ces drôles de dames que sont Dup et Phooka et que je remercie encore pour cet échange !

    Je suis très impressionnée par votre talent et travail d'écrivain et autant vous dire que vous avez une fan comblée en ma personne ! J'ai rarement lu des romans aussi intenses, et avec au bord des lèvres, la petite phrase qui tue… "mais ça pourrait m'arriver !" …

    En lisant vos oeuvres, j'ai bien senti que l'univers carcéral est souvent présent, de près ou de loin. Je vais faire ma curieuse, mais je voulais savoir si ces endroits, (qui sont des lieux de violence en puissance) réveillent en vous des émotions particulières ? personnelles ? Qu'est ce qui vous attire et vous donne envie d'en parler autant ?

    "Quand on écrit des choses aussi noires, est-ce qu'on arrive à dormir sereinement ?" C'est une question que je me pose souvent quand je lis des thrillers. Comment l'auteur fait-il pour évacuer la noirceur de ses histoires et ses personnages ? Est ce que votre comportement peut changer envers votre entourage… Comment vous protégez-vous de cette violence ? et… bon je m'arrête sur ce sujet. Je pourrai être intarissable sur les questions...
    Alors, pour presque finir, j'aimerai savoir si vous avez des endroits ou des moments de prédilection pour écrire, avez vous besoin de recréer une ambiance spéciale autour de vous ?

    Et pour vraiment finir sur une note d'humour, enfin c'est comme ça qu'il faut le prendre, je voudrai savoir si vous étiez une petite fille qui jouait à la princesse ou celle qui dégottait les vers de terre pour les découper en morceaux ? ;) Vous n'êtes pas obligée de répondre !

    Merci d'avance d'avoir pris le temps de me lire, et continuez encore à nous faire "cauchemarder" d'une certaine façon … Vos romans noirs sont un condensé d'émotion et de trouvailles toujours plus forts ! Bravo !

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  6. J'ai juste une petite question...
    Je comptais vous voir cette année à Fuveau... mais comme l'an passé, vous n'y êtes pas !
    Pourquoi ?

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  7. Bonjour Karine. J'ai adoré Purgatoire des innocents et je ne vous avais pas lu depuis Les morsures de l'ombre et le prix SNCF. J'ai trouvé une sacrée différence de style, une efficacité dans la bonne expression et le bon mot, la bonne phrase. Ma première question sera donc : te fais tu aider pour la relecture, y a-t-il des gens qui t'aident en cela ?
    Ma deuxième question est : ta famille lit-elle tes romans ?
    Ma troisième question : Purgatoire ressemble à un jeu d'échec où on sent que tu t'amuses avec les personnages. L'intrigue était elle écrite et prévue dès le départ ?
    Tu sembles aborder des sujets différents. Est-ce une volonté de ne pas avoir de héros récurrent ?

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  8. Merci pour ces réponses, votre regard sur les prisons parait tellement criant de vérité, qu'on aurait pu penser que vous y ayez déjà fait des séjours en tant que consultant pour votre livre "Meurtres pour rédemption"...Ce n'est pas le cas, c'est donc encore plus fort de votre part d'avoir fait rejoindre nos imaginations à la réalité...

    J'abuse encore un peu de votre temps, car j'ai une autre question qui me tarabuste... Sans doute vous a-t-on souvent comparé à Maxime Chattam, enfin je l'ai déjà lu, car vous êtes sur certains points son "homologue féminin" dans le thriller. Pour moi, c'est un compliment, car vos styles sont différents, mais personnellement, je suis souvent dans le même état d'esprit quand je referme vos livres et ceux de Maxime Chattam, surtout les derniers ... La comparaison vous flatte ou vous laisse-t-elle indifférente ?

    Voilà, avant de m'éclipser pour laisser la parole à d'autres, j'aurai voulu savoir quelles sont vos lectures favorites ? Quel style lisez-vous ?

    Je vous souhaite une bonne continuation Karine.

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  9. Bonsoir Karine,

    Dans un premier temps, je tenais à vous dire à quel point j'apprécie vos livres.
    J'ai lu mon tout premier Karine Giebel, en novembre dernier, c'était "Les morsures de l'ombre". Captivé par votre style, j'ai aussitôt enchaîné avec tous les autres, et là, je viens de terminer "Purgatoire de innocents", qui m'a laissé sans voix..
    Incapable de lâcher l'un de vos livres, quand on les commence. Bref je suis une très grande fan. Et j'attends avec impatience le prochain.
    Que vous dire, sinon ne changez rien..... J'adoooore !

    Vous avez une imagination débordante, mais d'où vous viennent toutes vos idées ?
    Combien de temps mettez vous pour écrire un roman ?
    Pouvez vous m'en dire un peu plus sur "Maîtres du jeu", qui sort dans quelques jours, j'ai tenté de trouver des infos, sans succès...
    Et dernière question, avez vous l'intention de venir un jour sur Dunkerque, ou j'aurais peut être le plaisir de vous féliciter en "vrai" !!

    Cordialement
    Cath

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  10. Bonjour,
    Je n'ai pas de question juste ce petit mot pour vous dire que j'adore vous lire.
    Babette

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  11. Bonjour Karine,

    Ce petit mot pour vous dire que j'ai été réellement bouleversée, chamboulée, "tourneboulée" par Meurtres pour rédemption. Régulièrement Marianne me revient en mémoire : c'est un personnage que je n'oublierai pas.
    Un détail qui me "chipote" : Giebel ou Giébel ?

    Belle continuation :-)

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  12. Bonjour Karine,
    Petit mot rapide d'un nouveau lecteur !
    J'ai attaqué mon premier "Giebel" avec "Juste une ombre", qui m'a scotché. J'ai vraiment adoré la fin totalement différente d'autres thrillers (et je n'ai pas envie d'en dire trop pour ne pas gâcher le plaisir de lecture de ceux qui ne le connaissent pas (encore)). Je suis passé ensuite par le célèbre "Meurtres pour rédemption" (dédicacé lors d'un passage à St Médard en Jalles, même si je n'ai pas pu y aller, la responsable librairie a pris ma dédicace !) où je me suis demandé avec angoisse si le milieu carcéral ressemble au roman (ou plutôt si le roman ressemble à la réalité... Terrifiant !)
    Après ces deux expériences "Gieblesesques", j'ai pris le "Terminus Elicius". Un petit "manque" sur celui-là : il n'y a pas d'enquête, de filature, de questions sur la manière dont les lettres sont déposées. Mais j'ai passé quand même un bon moment de lecture.

    Je vais compléter ma collec'. Il y a un ordre de lecture à privilégier ? J'ai senti une évolution de style entre Elicius et Redemption, on sent que les années ont passé (oui oui, le style a bien évolué !).

    A bientôt dans mes mains !
    Vincent

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  13. Bonjour Karine,
    Je tiens d'abord à vous remercier de prendre le temps de répondre à nos questions.
    Je vous ai découverte cette année avec Juste une ombre, dont la fin m'avait retournée comme une claque, et grâce à Dup et Phooka (merci les filles !), je viens de lire votre dernier roman, un véritable coup de poing !
    Je ne sais pas trop comment poser ma première question, mais est-ce que vous ressentez une pression en augmentation à chaque nouveau livre ? Face au succès que rencontrent vos ouvrages, vous dites-vous que le nouveau devra être encore meilleur et ainsi de suite ?
    J'ai lu que certains de vos livres allaient être adaptés au cinéma, pouvez-vous nous dire lesquels sont concernés ?
    Je me demandais également ce qui vous avait donné envie d'écrire, et surtout d'écrire des polars/thrillers noirs comme les vôtres, d'autant que, si j'ai bien lu ce que vous avez dit précédemment, vous n'en n'étiez pas amatrice avant d'en écrire vous même (en tout cas du genre polar) ?
    Enfin, faites-vous des recherches sur les thèmes que vous abordez (la prison, le harcèlement, la pédophilie, etc...) ?
    Merci encore pour votre temps et pour votre imagination !

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  14. Bonjour Karine,
    Je suis entrée dans la "Giebel Sphère" avec "Meurtres pour rédemption", et je dois dire que je suis entrée par la grande porte ! Votre roman m'a littéralement scotché et j'ai eu beaucoup de mal à m'en séparer. Je suis taraudée par le choix du prénom "Marianne" car c'est le symbole français de la République et de ses valeurs de "Liberté, Egalité, Fraternité", et c'est tout le contraire que subit votre personnage… Est-ce une simple "coïncidence" ou délibéré de votre part ? Comment avez-vous construit ce personnage, comment est-il né ? Encore bravo pour ce roman, je suis entrain de lire "Juste une ombre" et je retrouve avec plaisir votre style qui suggère l'horreur des situations pour mieux nous atteindre, du grand art ! Merci à vous pour ces très bons moments de lecture et désormais, vous avez une fan de plus, encore une !

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  15. Je passe vous dire merci pour vos réponses ;-) à très vite !

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  16. Bonjour,
    Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour votre « présence » et votre disponibilité sur ce blog. Il est toujours agréable de pouvoir converser avec des écrivains.
    J’ai découvert vos romans il y a très peu de temps et ce, grâce à Dup et Phooka. (Encore merci à elles ;) )
    J’ai commencé mon périple avec Purgatoire des innocents. Je peux dire que c’est un début en beauté. Je me suis plongée directement de votre univers assez « noir ».
    D’où vous vient cette envie d’écrire des romans aussi sombres ?
    Au plaisir de vous lire,
    Myrddin

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  17. Je poste une question de Wal qui m'est arrivée autrement, elle n'arrive pas à accéder aux commentaires du blog !?
    ************
    Bonsoir Karine,

    Je suis comme tou(te)s les curieux(ses) ci-dessus: grande fan de votre oeuvre, je dévore littéralement vos romans que je n'arrive jamais à lâcher une fois ouvert. Vous avez beau écrire parfois des pavés: ils sont trop courts !!!!!!!!!!!!!

    Grand bravo pour Purgatoire des innocents, vous avez passé encore un cap (selon moi)
    C'est d'une violence, ça m'a scotchée ! J'en suis restée toute ébranlée plusieurs jours avant de pouvoir écrire ma critique !

    Du coup je me posais les questions suivantes (je vous les jette comme ça, en vrac, comme elles viennent !!):

    1- Est-ce compliqué d'écrire des choses si violentes et horrifiantes ?
    Le passage citant Le Marquis de Sade est-il d'ailleurs une sorte de "manoeuvre" pour faire dire ce que l'on ne parvient pas à écrire ?

    2- D'où vous vient l'inspiration pour un roman ? Qu'est ce qui fait germer la petite graine dans votre esprit ?

    3- Quels sont vos goûts littéraires ?
    Quel est le dernier livre que vous ayez lu ? Quel sera le prochain ?

    4- Ma question fétiche et débile (mais il faut bien se détendre hein ?):
    Aimez-vous le nutella ?

    Merci d'avance de prendre le temps d'assouvir notre curiosité :)

    Wal

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  18. Bonjour
    je n'ai pas de question nouvelle car il y a déjà beaucoup de réponses dans les pages précédentes
    juste pour témoigner qu'effectivement vos romans sont très différents et qu'il y en a pour tous les goûts et dans toutes les nuances de noir
    j'en suis venue à vous lire par le biais de deux amis différents
    1/ cet été je me suis laissé prêter Terminus Elicius qui ne m'a pas enthousiasmée plus que ça et Les morsures de l'aube que je n'ai lâché qu'au petit matin et au point final
    2/ ensuite j'ai tenté Jusqu'à ce que la mort nous unisse dont je n'ai pas dépassé le premier tiers alors qu'il m'avait été conseillé par une copinaute à laquelle je dois généralement de belles découvertes
    voilà pourquoi je remercie Bookenstock pour l'opération qui m'a permis de recevoir Le purgatoire des innocents, que j'ai lu d'une traite et qui m'a accaparé l'esprit les jours suivants
    je vais continuer à vous lire selon ce que m'inspire la quatrième de couverture et puis les autres commentaires me suggèrent quelques pistes
    merci pour cette tribune ouverte

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  19. Bonjour Karine,
    une question primordiale qui me trôte dans la tête, pourquoi écrire des Thrillers, pourquoi ce genre précisément ?
    j'ai eu l'occasion de lire Juste une ombre qui est devenu un de mes romans favoris et Purgatoire des innocents qui m'a beaucoup plu mais surtout beaucoup choqué, je ne m'attendais pas à y trouver autant de violence et de tels retournements de situations quoi qu'un peu prévisible à cause du résumé. Pourquoi le choix de la violence? Ce n'est pas la seule arme chez les tueurs, mais cela n'en reste pas mon intéressant !
    Et pour finir [pour le moment], est-ce qu'un jour KARINE GIEBEL sera noté au dessus de la couverture d'un livre autre qu'un Thriller?

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  20. Bonjour Karine
    on se connait deja un peu car très régulièrement je vous adresse des petits messages au fur et a mesure de la lecture de vos livres
    il me reste terminus elicius, le purgatoire des innocents et jusqu'a ce que la mort nous unisse a lire
    j'ai ete profondement marqué par les morsures de l'ombre , je l'ai adoré encore plus que les autres et a chaque action, je me mettais dans la peau du personnage , une vraie reussite
    a tres bientot et j'espère un jour venir vous voir pour une dédicace
    lolo

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  21. Et voilà, je rentre de vacances et déjà une pleiade de questions et de réponses, je prends connaissance de tout cela et je tente de trouver des questions inspirées pour ce week end. En attendant une première et nouvelle critique sur mon blog ; http://passiondelecteur.over-blog.com/-purgatoire-des-innocents-karine-giebel

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  22. Bonjour,
    Je viens de lire toutes les pages de l'ITV. J'ai adoré la franchise de vos réponses. Je n'ai encore lu aucun de vos livres. En fait, je commencerai "Le Purgatoire des innocents" ce soir. L'enthousiasme ambiant autour de vos romans me fait dire "Il faut absolument que je découvre les romans de Karine Giebel". Et voilà, dés ce soir je vais remédier à ce manquement.
    En 2012, j'ai assisté à la séance de dédicace à laquelle vous participiez au Cultura des Clayes sous Bois avec trois autres auteurs écrivant des romans dans la même veine que les vôtres, mais plus connus (en tout cas par mois). J'admets m'être arrêtée auprès des autres auteurs, mais pas vers vous car je ne connaissais absolument pas vos romans... (Mea Culpa).
    Je pense que, depuis, votre succès à dû changer la donne... Et que les lecteurs font une grande grande queue pour pouvoir avoir autographes et petites bafouilles.

    Bonne continuation.

    Vepug

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  24. Chère Karine,
    Dans votre oeuvre, la mort rôde toujours, compagne de désespoir de certains de vos personnages, hantés par une violence sourde et contenue. Votre plume est noire, mais pas seulement, vous êtes aussi une formidable créatrice de suspense à l'image d'un William Irish. Voilà trois questions parmi les nombreuses que je souhaite poser à ma romancière préférée :
    - Lisez-vous beaucoup les faits divers pour trouver l'inspiration ?
    - Quel est votre rythme de travail ? Ecrivez-vous le matin ou plutôt le soir ? Etes-vous un "bourreau de travail" ? Enfin, "la page blanche" vous angoisse-t-elle ?
    - Ce qui me frappe chez vous, c'est votre capacité à vous fondre dans la psychologie d'un personnage qu'il soit féminin ou masculin, c'est bluffant ! Suivant le sexe de votre personnage votre approche est différente, cela est-il naturel chez vous ? N'est-ce pas plus facile pour vous d'aborder un personnage féminin que masculin dans les histoires que vous écrivez ?
    Un grand merci à vous, pour tout le bonheur que vous procurez à vos lectrices et à vos lecteurs. La lecture me fait oublier tous les soucis de la vie ...
    Avec tous mes remerciements, MIC du blog NOIR SUSPENSE.
    Un grand merci à BOOK EN STOCK.

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