lundi 8 octobre 2018

JIVANA de Nadia Coste





Éditions ActuSF
Collection Naos
392 pages
15,90 euros


4ème de couv :

Jivana est une jeune fedeylin qui porte en elle un joli secret : depuis toute petite, elle partage son corps avec l’esprit d’une déesse qui a échoué à se réincarner. Les deux âmes, loin d’être concurrentes, sont devenues amies et même un peu plus.
Alors que des nuées d’insectes obscurcissent le ciel et imposent une nuit sans fin, le désespoir frappe leur village. Jivana et sa déesse partent à la recherche d’une solution pour que l’astre du jour brille enfin à nouveau. Une quête périlleuse qui les changera à jamais...






Le voilà celui que j’attendais depuis tellement longtemps ! Depuis décembre 2012, c’est vous dire ! Depuis que Nadia Coste avait mis un point final à sa série en quatre tomes des Fedeylins qui m’avait tant enchantée. Retrouver donc ces petits êtres ailés au bord de leur mare, les rives du Monde, avec les Gorderives de l’autre côté, j’étais vraiment, vraiment impatiente. 

Lors d’un salon Nadia m’avait prévenu, ce ne serait plus Cahyl mais la descendance... Mais moi j’y suis allée confiante… Hélas, dès le premier chapitre : les boules. Vraiment plus aucun point de repère. Pas un seul nom de fedeylin connu dans ces premières pages. Pas de mare ni de forêt, mais une falaise surplombant la mer et des grottes, des montagnes pas loin. Seul le nom de celles-ci raisonnait en moi : le Rajmalaya : la destination de Cahyl lors de sa dernière quête…

Et puis très vite, heureusement, la plume de Nadia opère, m'accroche à cette Jivana si particulière avec sa déesse embarquée,  Savironah. Relisez donc le résumé si ma phrase vous choque :).Une Jivana qui passe pour folle dans son village à discuter toute seule lorsque cela lui échappe, lorsqu’elle oublie de s’en remettre à la pensée pour échanger avec son occupante. Et puis il va arriver une grosse catastrophe au-dessus de ce nouveau village et très vite on oublie tout le reste pour partager le sort de ces pauvres fedeylins. Un nuage d’insectes bourdonnants, criquets, sauterelles et hannetons, envahit les cieux, cachant le soleil, pardon le Dor, et menaçant tout.

La seule pouvant faire quelque chose pour les sauver, c’est Savironah. Mais étant coincée dans un corps conscient, Jivana, elle n’a pas pu récupérer ses pouvoirs d’antan. Il faut qu’elles trouvent une solution pour que la déesse puisse se réincarner dans un autre corps. Et cette solution se trouve peut-être, sans doute, de l’autre côté du désert, vers les rives du Monde ! 

Et voilà notre Jivana qui s’apprête à faire le trajet inverse de Cahyl. Redite ? Copié-collé ? Oulala non, pas du tout. Nadia a tellement d’imagination pour torturer, mettre à mal ses personnages qu’elle pourrait faire 15 tomes différents sur la traversée de ce fichu désert ! Et puis je dois avouer que pour les aficionados des Fedeylins, ce trajet et ce but ne peut que motiver.

Les surprises sont au rendez-vous, certaines même de taille. On découvrira d’autres espèces affublées d’un nom tout droit issu du vocabulaire costien, telles les Kojohs, les Hazes. Mais après quelques descriptions on voit très bien à quelle espèce animale nous avons à faire. C’est génial. C’est comme pour les Gorderives, souvenez-vous de mes explications : 
Les gorderives sont des êtres aux gros yeux globuleux, dépourvus d'oreilles mais munis d'une énorme bouche capable d'engloutir un fedeylin en entier. Ils ont la peau verte, gluante et verruqueuse... des petits bras et de très grosses cuisses très musclées :)). 
Bon, c'est la première fois que je me cite...ça fait bizarre ! :)

Et, sous couvert d’une belle histoire passionnante Nadia en profite pour développer des thèmes qui lui sont chers. La tolérance, l’acceptation de l'autre, de la différence, et bien sûr l’amitié, l’amour. L’amour sous toutes ses formes.

Bref je me suis régalée. À noter que ce roman que je considère comme le tome 5 de la série à cause de nombreux clins d’œil est vraiment un one-shot qui peut très bien se lire sans connaître la saga première. Donc zéro excuse pour ne pas se ruer en librairie : il vient de sortir dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde !


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1 commentaire:

  1. Nadia Coste, j'ai vu son nom à la fin des halliennnales qu'en il a fallut ranger tous les invendus. Je n'ai pas eu le loisir de pouvoir échanger avec elle malheureusement. Ce sera pour la prochaine fois!

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