lundi 30 juillet 2018

SIANIM # 1 de Patricia Briggs




# 1 - MASQUES



Éditions Bragelonne
462 pages
7,10 euros


Le pitch :


Aralorn est une changeforme qui a délaissé les privilèges d'une noble naissance pour une vie d'espionnage et d'aventures. Elle a croisé Loup au cours d'une mission et tous deux sont devenus d'inséparables amis, car elle sait qu'il dissimule sa véritable nature sous son apparence animale.

Mais des circonstances dramatiques vont l'amener à se poser encore plus de questions sur son énigmatique compagnon et sur l'ampleur de ses pouvoirs.
Quant à lui, il fera tout pour protéger Aralorn du danger mortel qui la guette, quitte à se dévoiler, quitte à mettre sa vie et son âme en péril.








Il y a fort longtemps j’avais essayé de lire Mercy Thompson de cette auteur. Mauvais moment sans doute car je n’avais pas du tout accroché, alors qu’apparemment cette série fait l’unanimité. En voyant la sortie de cette "nouvelle" série, j’ai voulu retenter… Sauf qu’à l’ouverture de ce livre, en guise de préambule l’auteur nous explique qu’il s’agit de son premier livre, un livre de jeunesse. Elle va presque jusqu’à dire qu’il est mauvais, mais le considère avec une certaine tendresse. Elle ne l’a pas remanié pour sa nouvelle publication mais l'a juste étoffé. Je dois avouer que ce préambule m’a fait déglutir plus d’une fois…

Effectivement, il y a beaucoup à redire au sujet de ce roman. Peu de rythme sans pour cela qu’il y ait de longueurs à proprement parler. On est souvent noyé dans les détails inutiles qui ne servent pas l’intrigue. Mais ce qui m’a le plus gênée, c’est une impression d’accumulation de faits, d'enchaînements d'événements non explicités qui font avancer l’intrigue. Genre une illumination soudaine d’Aralorn, elle a tout compris, mais nous pas du tout et cela s’enchaîne… bon, soit ! Le tout donne un ensemble un peu décousu qui nécessite pas mal de concentration pour suivre l’affaire.

Voilà pour pour les points négatifs. Mais ce roman n’est pas exempt de points positifs. Tout d’abord, écrire un roman de fantasy qui en comporte tous les codes à tout juste 20 ans n’est pas donné à tout le monde. Une héroïne fougueuse, un héros sombre et mystérieux, un méchant nécromancien. Des magies différentes et complexes, qui s’affrontent ou se lient. Une race ancestrale de changeforme et même un dragon rescapé, unique survivant d’une race décimée. Une intrigue classique soit, mais bien traitée et ma foi je n'en demande pas plus car elle est prenante. Ce dernier terme doit vous surprendre au regard de tous les points négatifs que j’ai soulevé. En fait j’ai malgré tout accroché au récit de Patricia Briggs grâce à ses personnages principaux.

Aralorn tout d’abord, est le type même de personnage féminin que j’aime beaucoup. Forte de caractère, qui suit ses convictions sans pour autant être bornée. Et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Les dialogues sont enlevés et très plaisants.
Loup est énigmatique et taiseux, taciturne presque. Mais Aralorn va réussir à le faire sortir de sa coquille, et suivre l’évolution de ce personnage tout du long de cette histoire m’a beaucoup plu. Même en sachant pertinemment vers où se dirigeait cette relation mise en place par l’auteur. D’autant que cet attachement naissant n’est pas du tout traité avec niaiserie, juste évoqué, approché et laisse le lecteur se l’approprier à sa guise. J’aime beaucoup cette retenue.

Si cette lecture n’est pas un coup de cœur, loin s’en faut, je ne regrette en aucun cas ma lecture. Mieux, elle m’a donné envie de retenter ma chance avec une autre des séries de l’auteur : Mercy Thompson ou Alpha & Oméga. Donc je n’en ai pas fini avec Patricia Briggs.


vendredi 27 juillet 2018

LA PART DES OMBRES # 2 de Gabriel Katz (Dup)





Éditions Scrinéo
276 pages
20 euros


Le pitch :


Dans le royaume de Goranie déchiré par l'occupation, la nasse se resserre autour de la rébellion naissante. Sous la poigne du redoutable chef de guerre Akhen Mekhnet, les Traceurs sont en chasse, et la fragile résistance menée par celui qu'on appelle le Fantôme semble vivre ses dernières heures. 

Mais rien n'est encore joué. La lutte se poursuit sur tous les fronts, par le sang, la diplomatie ou la trahison, de forêts en marécages, de chaumières en palais... Pourquoi la princesse Miljena, après avoir échappé à un mariage forcé, est-elle retournée d'elle-même épouser une brute sanguinaire ? Où se trouve le dernier témoin du massacre qui a donné naissance à la révolte ? Dans un jeu de miroirs et de faux semblants, le roi, le gouverneur et les grandes figures de cette guerre civile s'affrontent pour le contrôle du pays.







J’ai retrouvé nos trois héros exactement là où Gabriel Katz les avait laissé. Plus d’un an et demi a passé depuis ma lecture du tome 1 et pourtant en quelques lignes tout revient, le contexte géographique et politique, les belligérants, les attentes, les buts. La magie katzienne opère… et frustre ! Oui parce que la machine infernale reprend. Encore une fois l’effet page-turner, bien soutenu par l’alternance des chapitres concernant chacun des trois personnages principaux, nous fait arriver en peu de temps à la fin de cet opus (pas bien épais en plus).

Mais j’avoue surtout avoir été frustrée parce que dupée (un comble n'est-ce-pas ?). Tout d’abord par Desmeon, que par ailleurs j’aime toujours autant, je tiens à le préciser. Seulement, ceusses qui ont lu Aeternia me comprendront. Desmeon finit Aeternia avec un "statut" dirons-nous particulier… Et je pensais vraiment que sieur Katz allait jouer avec cette "particularité" et puis rien, niet, que dalle. Voilà, frustration +++.

Bon, si je fais abstraction de ce scregneugneu de détail, j’ai bien apprécié ma lecture. La gouaille et l'humour de Desmeon y est pour beaucoup. La saveur des dialogues de l’auteur est toujours un régal. Puis je dois dire que je suis ravie d’avoir eu une bonne intuition au tome 1 concernant Akhen Mekhnet. Il a une sacrée envergure ce personnage, il prend de l’ampleur dans ce tome 2 et franchement je l’ai beaucoup aimé. Et je rejoins dame Phooka dans sa demande d'une histoire avec la Crête en toile de fond.

Mais revenons à l’intrigue. Vous vous en souvenez : la Goranie opressée, tyrannisée par le peuple des Traceurs descendu des montagnes. Le roi, une marionnette aux mains du gouverneur traceur. Le fils du gouverneur, Inoran, un affreux ado mal élevé, gâté-pourri, qui se croit tout permis et qui se permet tout, et met ainsi le feu aux poudres. La rebellion qui couve puis explose, embauche Desmeon, Kaelyn et Olen en tant que mercemaires. Elle ne change pas d'un iotat, elle se poursuit.

Nos trois protagonistes ont chacun un rôle à jouer dans cette rebellion et ils vont le jouer jusqu’au bout... et au final... ben vous n’avez qu’à le lire ! Je me suis fait rouler dans la farine, mais alors complètement ! Mais encore aujourd’hui, alors que j’ai fini ce livre il y a une dizaine de jours, je suis incapable de dire si j’en suis ravie ou vexée ou frustrée… mais une chose est sûre, DUPÉE oui!
C’est une belle leçon que celle-ci, découvrir que les actions les plus discrètes peuvent avoir autant d’impact, comme quoi il faut toujours se méfier des coulisses… et des auteurs!

mercredi 25 juillet 2018

Le prochain Guy Gavriel Kay !



Parution prévue le 23 août !

chez L'Atalante



Éditions L'Atalante
640 pages
27.90 euros
Illustrateur : Raphaël Defossez



Le pitch :

Je voulais écrire un livre sur les territoires frontaliers en un temps d’affrontement de grande ampleur entre des empires et des religions, mais avec des personnages qui ne soient pas des figures politiques ou militaires dominantes du conflit. Ce seraient plutôt des hommes et des femmes s’efforçant de façonner, voire de contrôler, leur propre existence en traversant ce conflit ou en cheminant à ses marges. 

Ces territoires, ce sont les Balkans de la fin du XVe siècle, vingt-trois ans après la chute de Sarance (Constantinople), le monde méditerranéen entre la République de Séresse (Venise) et Asharias (la désormais ottomane Istanbul).
Il y a là Danica Gradek, fougueuse amazone de la cité pirate de Senjan ; Pero Villani, jeune artiste séressinien dépêché en Asharias pour y peindre le portrait du conquérant ; Marin Djivo, cadet d’une grande famille marchande de Dubrava ; Leonora Valeri, fille reniée de la noblesse batiare en mission d’espionnage ; et celui qu’on nomme Damaz, futur djanni dans l’infanterie d’élite du calife.
Cinq personnages parmi tant d’autres, en quête de leur destinée. Leurs parcours vont se croiser, s’entrelacer, saisis dans le grand mouvement de la politique, des rivalités économiques, de la guerre et du choc des religions. Entre le hasard des rencontres et la nécessité du courant tumultueux de l’histoire, les êtres humains n’en sont que plus poignants.

Nous sommes les enfants de la terre et du ciel.



lundi 23 juillet 2018

ÉCLAIRCIR LES TÉNÈBRES de Nicolas Bouchard





Éditions SNAG
401 pages
17,50 euros


Le pitch :


1640. Une Province a disparu. Il semble que l'enfer se soit abattu sur la paisible vallée d'Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la princesse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d'une armée de monstres...

Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet. Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes.
Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres.
Un roman à la croisée des chemins, entre aventures, sorcellerie et roman historique.






La vallée d'Ouraos en Franche-Comté semble en proie aux démons depuis quelques temps. Entièrement recouverte d’un brouillard verdâtre qui ne se lève jamais, des pierres y lévitent, des arbres y bougent tous seuls. De toutes les expéditions qui y ont été menées, aucune n’est revenue, sauf un pauvre moine terrorisé qui a rapporté ces faits invraisemblables.

Le cardinal de Richelieu va donc dépêcher le jeune marquis, Hugues d'Ouraos, actuellement lieutenant de sa garde à Paris, pour tirer cette affaire au clair. Il lui adjoint quatre comparses pour le moins singuliers. Damien, un fantassin qui répugne à se servir d’une quelconque arme, privilégiant la lutte à main nue. Jonas, un artilleur féru de poudre à canon. Rudolph, un mercenaire franco-allemand qui n’a connu que des champs de bataille depuis qu’il sait marcher. Et enfin, le dernier et non pas des moindres, le philosophe René Descartes.

La première moitié du livre sera la quête du jeune Hugues pour réunir ces quatre compagnons puis les emmener à l’entrée de la vallée. La seconde sera la découverte de cette vallée sous l’emprise de la grande sorcière Frigg. Les dires du moine n’étaient pas des affabulations... ils étaient juste incomplets. À ceux ci s’ajouteront maintes créatures abominaffreuses et dangereuses, maintes illusions comme un océan qui surgit en pleine montagne, etc. etc.

Le récit est entrecoupé de nombreux flash-back sans qu’aucune mention de temporalité ne nous soit donnée, ce qui donne un aspect flou et déstabilisant à cette histoire. Notamment les passages concernant les Teufelfreunde et la famille Von Stade. On ne comprend qu’à la toute fin qu'ils étaient bien antérieurs à cette histoire. Tout cela ralentit considérablement la lecture. Néanmoins la présence de Richelieu, pas mourant mais presque, permet de situer l'action principale aux alentours de 1640  (bon ok, la couverture aussi !)

Je dois avouer que je me suis passablement ennuyée à la lecture de ce roman, n’ayant pas accroché avec ses personnages alors que j’en attendais beaucoup au vu de leurs disparités. Mais chacun a joué son rôle attendu, bien trop prévisible. Aucun personnage, aucune situation n’a fait galoper mon cœur. Cependant je dois reconnaître que l’ambiance XVIIe siècle est très bien retranscrite par l’auteur, notamment le passage parisien. Les luttes historiques de l’époque également, ce roman ravira donc sans aucun doute les férus d’Histoire avec un grand H. 

Éclaircir les ténèbres revisite à sa façon la Belle au bois dormant version conte fantastique et historique, où religion et sorcellerie sont fortement mêlées. La présence de Descartes et ses analyses est sans aucun doute le point original de ce roman, chaque début de chapitre étant ponctué par une de ses pensées livrées à la postérité, extraites de ses œuvres. Au vu de la façon dont ce volume se termine, je suppute qu’il est le début d’une série concernant notre grand philosophe français.



vendredi 20 juillet 2018

INITIÉE de Laëtitia Danae



Edition: SNAG
Collection: Lune Pourpre
512 pages
18 euros



"Pour le bien de toutes les espèces opprimées, je me devais d'être une initiée ". 
Lilith, fille de paysan, vit en autarcie dans un village reculé, rongé par les superstitions et les cultes de divinités. Obligée de dissimuler sa vraie nature, elle reçoit un jour la visite d'un homme très singulier, qui prétend pouvoir la protéger de tous les dangers. Malgré elle, Lilith va devoir faire face à de nouvelles responsabilités, dans un monde où elle est considérée comme une icône susceptible de redonner à Hibendrill sa splendeur d'antan. 
Une aventure extraordinaire à la rencontre d'une jeune fille au destin singulier, qui devra partir en quête de sa véritable nature.







Voilà donc le premier roman de Laëtitia Danae et par la même occasion , le premier roman d'une nouvelle maison d'édition: SNAG.

Venez donc découvrir le destin de Lilith, fille de paysan d'un village reculé. Lilith a des "pouvoirs" depuis toute petite. Son père, Léon, lui a toujours appris à les cacher. Car dans cette campagne isolée, être différente peut l'amener à un sort funeste. Mais un évènement oblige Lilith à utiliser son don et son père préfère alors l'envoyer très loin, chez les Abels, pour la sauver. Quite à ne plus jamais la revoir. Là, elle pourra vivre une vie normale et surtout apprendre à maîtriser ses dons en toute tranquillité. 
En effet, les Abels sont des sortes de sorciers qui vivent en autarcie et cachés loin de tous car pourchassés. Là, Lilith va rencontrer Sando et son loup Kalenken, Douce qui va devenir sa meilleure amie, Mehlen et Amarah la reine des Abels. Elle va apprendre les origines de son pouvoir et comprendre enfin ce qu'elle a de spécial. Bien sûr, ses dons ne sont pas tombés du ciel (enfin si en l'occurrence ! :)), Lilith fait partie d'un "tout" et elle va devoir faire face à un destin qui risque bien de la dépasser quelque peu.

La première moitié du roman se dévore à toute allure. La rencontre avec Lilith, sa fuite du village, son arrivée chez les Abels, la découverte des origines de son pouvoir: tout ceci est vraiment passionnant. Lilith n'est qu'une môme quand elle part, elle a à peine une dizaine d'années et elle doit tout laisser derrière elle, ce qui en fait un personnage immédiatement attachant. Tout aussi attachants sont Sando et Kalenken, que l'on imagine être de grands héros et dont les aventures doivent être extraordinaires. Alors quand ils s'effacent petit à petit de la vie de Lilith qui grandit et vit ses propres aventures, un petit pincement de regret vient titiller le lecteur. Non pas que le destin de Lilith ne soit pas passionnant, non loin de là, mais celui de Sando et Kalenken l'est sans doute tout autant et c'est un peu frustrant de ne pas en savoir plus.

Passé la moitié du roman, le rythme de lecture ralenti quelque peu. Rien de grave non, mais une impression ténue de lenteur. Perte de rythme dans le récit ou perte d'intérêt dans le destin de Lilith? Difficile à expliquer. Pourtant les aventures de la jeune fille continuent à un rythme d'enfer et le récit est suffisamment complexe pour tenir le lecteur en haleine. Cependant, une certaine lassitude s'installe. Rien de bien grave puisqu'elle n'empêche pas de poursuivre la lecture avec plaisir. L'impression tenace que Lilith adolescente, presque femme, a moins de profondeur que Lilith enfant peut-être ? Ou peut-être simplement que les pérégrinations de Lilith sont trop nombreuses et que comme elle, on ressent le besoin de souffler.

Bref, le roman dans son intégralité est très agréable à lire et le récit est bien troussé. Si le tome 2 surmonte la petite faiblesse de la deuxième partie de cet opus, l'épopée de Lilith prendra une bien belle tournure. Le manque de rythme de la seconde moitié m'empêche d'en faire un coup de coeur, cependant Initiée est une bien jolie lecture. C'est un premier roman et l'auteure a une bien belle imagination. J'espère juste qu'elle saura insuffler plus de personnalité à Lilith par la suite pour que le roman prenne une tout autre dimension.

jeudi 19 juillet 2018

GRISHA # 2 de Leigh Bardugo



# 2 - LE DRAGON DE GLACE



Éditions Milan
430 pages
16,90 euros


Le pitch :

DÉVOTION. REMORDS. MARTYR.

Un pays déchiré par la guerre civile.
Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs.
Un corsaire flamboyant et mystérieux.
Un soldat renégat, en proie aux doutes.
Une menace grandissante.
Un danger imminent.

RÉSISTANCE. POUVOIR. SACRIFICE.

Pour s'opposer au Darkling,
Alina devra explorer ses propres ténèbres. 
Au risque d'Y perdre sa lumière.







Alina et Mal fuient Ravka, le Darkling. Ils ont pris un bateau pour traverser la Vraie-mer et se réfugier sur un autre continent où une vie simple mais précaire les attend. Mais c’était sans compter sur la détermination et la puissance du Darkling pour remettre la main sur son Invocatrice de lumière. Demi-tour et retour au bercail ? Que nenni ! Plutôt qu’un bateau de croisière, le Darkling les fait monter sur un baleinier, direction le Grand Nord, les mers gelées et les icebergs. Une nouvelle quête s'installe, celle du dragon de glace qui devrait fournir à Alina un second amplificateur de magie. Mais coup théâtre et… Nanmého, vous croyez que je vais tout vous dire ?!

Leigh Bardugo enchaîne les surprises et les rebondissements dans ce volume. On ne s'ennuie pas une seule seconde et les pages défilent à toute vitesse. La Ravka est au bord du gouffre, déchirée intérieurement par les ravages du Fold qui ne cesse de s’étendre, le coup d’état fomenté par le Darkling a mis au ban toute la seconde armée composée de Grishas. La première armée elle, est en lambeaux : révoltes et désertions en masse. Le roi continue à jouer son rôle de façade et trousser tout ce qui porte jupon. L'apparat, le chef religieux du pays, a pris le maquis lui aussi, mais n’est pas resté inactif. Grand gourou manipulateur, il a érigé notre héroïne au rang de Sainte. Sankta Alina...

C’est aux côtés de Nikolaï, deuxième fils du roi, qu'Alina va tâcher de redresser son pays et se préparer à la revanche contre le Darkling. L’auteur introduit de nouveaux personnages dans ce tome 2 et ils sont remarquables. Nikolaï dont l’intelligence, la pertinence et l’humour est un délice, même si hélas, trois fois hélas, va s’instaurer alors un triangle amoureux… Tamar et Tolya, deux jumeaux Grisha d’origine Shu, qui étaient la garde rapprochée de Nikolaï et vont devenir celle d’Alina.

La relation entre Alina et Mal est bien mise à mal, non pas tant à cause du troisième angle du triangle mais par le gouffre qui s’installe entre eux. Les tâches et le destin d’Alina ne cessent de grimper, elle est élevée au rang de divinité vivante tout de même, et souligne de plus en plus le rôle subalterne, négligeable de Mal. On a tendance à s’enliser un peu dans les états d'âme de ces deux là... Heureusement que la tension et l’angoisse ne cessent d’augmenter, que les dangers menacent pour accaparer un peu le lecteur ailleurs. L’auteur met en place une nouvelle quête également, celle d’un troisième amplificateur et Mal va retrouver sa fonction première, celle dans laquelle il excelle : traqueur.

Je disais du tome 1 qu’il pouvait se lire comme un one-shot, ce n’est plus du tout le cas ici. La bataille finale concoctée par Leigh Bardugo va laisser le chaos complet et éparpiller tous les protagonistes de cette histoire. Les questions sont multiples et devront attendre la fin de cette trilogie pour trouver leur réponse. La situation d’Alina est plus que critique et nous fait piaffer d’impatience pour lire la suite après un bon cliffhanger des familles !


mercredi 18 juillet 2018

La rentrée littéraire des INDÉS DE L'IMAGINAIRE !



Comme chaque année, à l'occasion de La rentrée de la fantasy francophone, les Indés publient chacun un roman. Je vous présente le menu concocté qui donnerait presque envie de shunter les vacances et d'y être de suite !


Chez Actusf

L'Envolée des Anges 
de Claire Krust


Depuis des décennies, les Enges vivent en paix en haut de leur pilier, en totale communion avec le vent, exilés du reste du monde dont ils n’ont que faire. Mais le cœur de Céléno n’est pas à la fête. Rejetée par ses pairs, privée de ce droit, elle est sur le point d’assister au départ de l’homme qu’elle aime en secret. C’est alors que l’impensable se produit. Les hommes, ces êtres qu’ils ne connaissent que dans les légendes, surgissent et mettent leur pilier à feu et à sang.



Chez Mnémos

Les Mondes Miroirs 
de Vincent Mondiot et Raphaël Lafarge


Les Mondes-miroirs nous plongent dans une ville grouillante et mystérieuse où la magie ouvre des portails vers un étrange monde parallèle, vide et silencieux. Mêlant horreur et aventures palpitantes, le roman nous parle aussi d’ambitions démesurées, de femmes fortes et de souvenirs d’enfance qui enchantent un imaginaire hors-norme.


Chez les moutons électriques

Le dompteur d'avalanches 
de Margot Delorme



Ditto, quatorze ans, habite une contrée de pics aiguisés et de vallées profondes, de forêts de sapins, de lacs d’altitude et de torrents. À l’occasion, il tient lieu de guide à des excursionnistes venus des plaines. Un jour, lors de l’attaque d’un monstre des cimes, il se découvre un don pour déclencher avalanches, coulées et crues. Un don puissant.





mardi 17 juillet 2018

DE MON SANG tome 4 de Amanda Hocking



Tome 4

*
PASSIONNÉE


Editions Milady
Collection bit-lit
381pages
7.90 euros




Pour son dix-huitième anniversaire, Alice part en vacances en Australie.
Mais un tragique événement va bouleverser son séjour ! La jeune femme veut en savoir plus et commence à regretter certains choix faits par le passé. Surtout quand il s’agit d’éternité…






*Attention spoilers*
(Faut dire au tome 4 difficile de faire autrement! ;))


Ayant envie de lecture légère pour compenser la canicule, j'ai foncé sur le tome 4 de cette série. Comme je le répète depuis le début, De mon sang n'est pas un chef d'oeuvre, mais permet de passer un bon moment et ce nouvel opus ne déroge pas à la règle.

Mae a transformé Daisy en vampire. Mais gérer une môme de 5 ans à peine transformée, n'est pas une chose aisée, loin de là. Accompagnée de Peter, elle s'est réfugiée dans un coin paumé d'Australie espérant ainsi faire tranquillement l'éducation de sa petite fille. Alice va leur rendre visite avec son frère Milo et Bobby. Là, elle se rend compte à quel point Daisy est incontrôlable. C'est un danger énorme et elle comprend pourquoi Ezra était contre le choix de Mae et pourquoi il l'a chassée de la maison.

Pendant ce temps à Minneapolis, un tueur en série a déjà fait trois victime et à son retour Alice décide d'enquêter. A la fois parce qu'un proche a été touché mais aussi pour trouver un sens à sa vie.

Parce que oui, Alice s'ennuie. Elle commence à se poser des questions sur sa transformation et sur l'éternité devant elle. Ayant abandonné ses études, guère brillantes de toute façon, elle se sent inutile. Et c'est le grand point fort de ce tome. Car en dehors de l'enquête, de la description de la vie  quotidienne du "vampire", toujours aussi intéressante, le questionnement d'Alice sur sa vie rehausse l'intérêt du personnage. En effet, elle souhaite être utile à la société, ne pas être juste une "vampire" et encore moins un monstre. Mais elle ne sait pas comment elle peut aider. Devenir un grand chirurgien ou un avocat ? Tout est possible, mais qu'a t'elle envie de faire ?

C'est vraiment une bonne idée de la part de l'auteur d'avoir axé le récit dans cette direction. La  nouvelle dimension ainsi apportée au personnage d'Alice et à l'histoire dans sa globalité apporte un bon coup de fraîcheur. Oui Alice est amoureuse de Jack, mais est-ce suffisant pour apporter le piquant nécessaire à sa vie de tous les jours ?

Bref, les vampires ont des états d'âmes et ils en souffrent. Voilà le fin mot de l'histoire et c'est plutôt bien trouvé pour renouveler un peu le genre. Sans compter Peter qui a bien compris qu'il doit faire une croix sur Alice et qui lui aussi souffre et essaie de s'en sortir à sa façon (mais pourquoi Alice n'a t'elle pas choisi Peter, je ne comprendrai jamais !!! 😜).

Ce tome 4, avant-dernier de la série s'inscrit dans la lignée des précédents. Intéressant, reposant, permettant de lire avec légèreté, il remplit parfaitement son rôle. Que demander de plus ?


Si vous avez raté les épisodes précédents:


lundi 16 juillet 2018

[Audio] DÔME 2 de Stephen King











Série : Dôme, livre audio 2
Durée : 19 h et 55 min
Version intégrale Livre audio
Date de publication : 02/03/2017
Langue : Français
Éditeur : Audible Studios


Le pitch :

À la fin de l'automne, la petite ville de Chester's Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand - ou si - il partira. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu'à l'os, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran de l'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville..





Zéro transition entre le premier volume et le second. Ce roman a dû être coupé en deux pour des besoins éditoriaux évidents. Le huis clos terrifiant se poursuit, on retrouve les mêmes personnages aux mêmes places et l’angoisse monte inlassablement.

On apprend à connaître encore plus chacun d'eux. Stephen King nous en présente même de nouveaux, comme le petit Ollie dont le parcours chaotique n’en sera que plus poignant. En même temps, à ce stade de l’intrigue on en a déjà perdus pas mal… quelle hécatombe ! Certains gentils révélant leur part d'ombres tandis que certains des méchants ont des excuses finalement. De toute façon les décès touchent les deux camps.

On réalise que nous réagissons exactement comme les gens sous le dôme, nous choisissons notre camp. Les décisions de l’affreux Big Jim Rennie me déclenchaient des réactions épidermiques, surtout ses digressions religieuses fallacieuses... Alors que l’auteur continue à nous décrire la situation de façon neutre pourtant, tout en proposant sans cesse des rebondissements. Rien ne leur sera épargné à ces pauvres habitants de Chester's Mill. Certaines scènes sont franchement très dures, mais tellement criantes de vérité ! La nature humaine n’a pas toujours de bons côtés…

Cela s'enchaîne de plus en plus vite, les chapitres raccourcissant au fur et à mesure de notre progression vers la conclusion. De grâce, trouvez-moi un terme pour le page-turner audio ! J’avais l’impression que même le narrateur accélérait sa lecture, c’était ahurissant ! Il faut que j’avoue qu’à la fin, les trois dernières heures d’écoute en gros, j’étais censé jardiner (le week-end, le beau temps, tout ça, tout ça). Si j’ai arraché trois pissenlits, je m’estime heureuse… J’étais scotchée, tétanisée, j’écoutais.

Parce que lorsque vient l’explication, la révélation de la raison du dôme, c’est le coup de massue. On ne s'y attend pas du tout et c’est très bien amené. Tout est logique, en place, et permet à Stephen King une fin énorme, tellement pleine d’émotions que j’en suis encore toute retournée alors que j’ai fini cette écoute il y a plusieurs jours déjà. Wow. Énorme monsieur King ! Énorme monsieur Montagut ! Énorme coup de cœur.

samedi 14 juillet 2018

Les résultats du partenariat CLÉMENT BOUHÉLIER






Recevront et participeront au mois2 d'octobre :












Concernant les nouveautés, avec un peu de chance vous recevrez le tome 1 fin juillet, avec moins de chance vous recevrez les deux tomes fin août.


Bonne lecture every body et surtout bel été !
Révisez vos recettes pour cuisiner le gars Bouhélier =D
et rendez-vous le 1er octobre.

Un grand merci aux Éditions Critic


vendredi 13 juillet 2018

MA PIRE SEMAINE DE VACANCES de Nadia Coste




Editions Castelmore
Paru le : 18/04/2018
Prix : 9.90 €
314 pages
Format : Moyen format
Illustrateur : Victoria MADERNA


Attention, la nature contre-attaque !

Léa n’aime pas les insectes. Faut dire, dès qu’il y a un moustique dans le coin, elle se fait piquer. Alors cette année, en vacances chez ses cousines, elle s’est badigeonnée de crème (qui pue) de la tête au bout des orteils ! Mais quand elle et Stéphane, un journaliste en herbe en recherch de scoop, s’aperçoivent que des poissons morts flottent dans la rivière, que les vaches tombent inanimées dans les prés et que les guêpes font désormais la taille d’une balle de golf, Léa se doute que sa tapette à mouches et sa pommade ne suffiront pas...

Pourquoi le paisible village de campagnne se transforme-t-il soudain en univers hostile et impitoyable ?





Comment mieux démarrer l'été que par un livre jeunesse parlant de vacances ? Vous le savez ? Moi oui. Lire un livre jeunesse parlant d'enfance et écrit par Nadia Coste !
Commençons d'abord par un avertissement. Ce roman est une version modifiée (largement modifiée même) de "la campagne au trousse" publié par Nadia Coste en 2014. Cette version a été remaniée et des personnages ont été rajoutés, multipliant ainsi les points de vue.

Léa, une gamine plutôt citadine d'une dizaine d'années, va passer une semaine de vacances chez son oncle et sa tante qui eux habitent la campagne. Là, elle retrouve ses cousines Fred et Max et son cousin JC. Léa adore passer du temps avec eux, et si sa grande soeur Vanille n'était pas dans le coin son bonheur serait parfait. Enfin parfait s'il n'y avait pas les insectes ! Léa déteste les insectes, surtout ceux qui piquent, et ils le lui rendent bien. Elle fait partie de ces gens qui semblent être une cible permanente pour les moustiques, guêpes et autres taons. Une vraie galère. Elle a beau s'enduire de la tête aux pieds de citronnelle, elle se réveille couverte de piqûres quand même. Mais bon, c'est ainsi et donc elle fait avec mais avec moultes précautions. Cela ne l'empêche pas d'aller gambader dans les champs avec sa cousine Maxine et d'en profiter un max. Leur jeu préféré: jouer aux espions et/ou aux enquêteurs. Alors quand une drôle d'épidémie fait tomber les vaches et mourir les poissons, elles se lancent dans une enquête.

De l'autre côté du village, Stéphane le fils du boulanger rêve de devenir journaliste d'investigation. En attendant d'avoir l'âge requis pour ce type d'études, il a créé son blog dans lequel il relate les évènement petits et grands qui se produisent dans le coin. Il a déjà appris à ses dépens que toutes les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire. Avec son boulanger de père, les relations sont tendues car celui-ci voudrait que Stéphane prenne la relève et devienne son apprenti, ce qui n'est pas du tout dans les projets du jeune homme. Pour se changer les idées, Stéphane joue dans un groupe de rock dont JC fait partie.

Alors quand les vaches tombent, que les poissons meurent et que les guêpes deviennent grosses comme des balles de ping pong, tout ce petit monde enquête.

On pourrait presque se croire dans un nouvel opus du club des cinq (ma référence de lecture estivale  idéale à la campagne ;)), avec la modernité en plus. Mais Nadia Coste ne se contente pas de raconter une histoire sympatoche, non. S'y ajoutent des mises en garde sur les dangers des produits chimiques, sur la pollution, sur "jusqu'où ne pas aller trop loin", sur la place des femmes (et donc des jeunes filles) dans notre société. Bref, de jolis conseils et surtout une très belle façon de faire passer le message. Sans lourdeur, sans insistance, juste ce qu'il faut pour éveiller les consciences de nos plus jeunes.

Mais moi en tant que "vieille", ce que j'ai adoré c'est la cure de jouvence que m'a procurée ce roman. La campagne parcourue par Nadia est si réaliste qu'on comprend très vite que ce sont de "vrais" souvenirs de vacances (enfin sauf les vaches qui tombent hein!). On y respire le grand air, l'herbe coupée, les fleurs et l'odeur du lait tout juste trait. Étant jeune, moi j'étais du côté campagne de l'histoire et parfois des copines venaient l'été à la ferme. Et je m'y retrouve. Tout y est. d'une justesse incroyable ! Quel plaisir.

Petite mention aussi à Vanille, la soeur de Nadia oops Léa, je me souviens de ce que l'auteur m'a dit à propos de sa soeur qu'elle voyait à l'époque comme une peste ... rôle parfaitement retranscrit ici! 

Bref, ce petit séjour à la campagne pour y passer "ma pire semaine de vacances" est un régal. Un retour en arrière, un doudou que l'on retrouve, une madeleine de Proust. C'est plein de fraîcheur et de bonnes odeurs, tout en étant aussi bourré de suspense et de révélations. Bien sûr c'est pour les 10/12 ans alors ne vous attendez pas à une étude sociologique de l'impact des sociétés de pesticides sur les habitants de la région de Saint Etienne, mais prenez le temps de vous poser et de faire une cure de jouvence. Vous verrez, ça fait un bien fou! :)

Lire la chronique d'Acr0

jeudi 12 juillet 2018

LE SECRET DE LOMÉ de Alexiane de Lys





Éditions Michel Lafon
380 pages
15,95 euros


4ème de couv :

Lomé mène une vie parfaite, jusqu’au jour où, lors d’une excursion, elle tombe au fond d’une grotte et resurgit dans une contrée inhospitalière et terriblement dangereuse : Bâl’Shanta. Dans ce monde peuplé de créatures extraordinaires, la jeune fille, qui a toujours obtenu ce qu’elle voulait, découvre une civilisation organisée en castes et se retrouve assimilée à celle des esclaves. Pour survivre et espérer rentrer chez elle, Lomé devra faire preuve d’une grande force de caractère et se battre. Heureusement elle pourra compter sur le soutien d’alliés inattendus… Un destin à accomplir Un peuple à libérer.




Ce roman est l’exemple même du type de livres que je n’aurais jamais fini s’il n’avait pas été un service presse tant le démarrage est irritant. Et j’aurais eu bien tort car la suite est sympathique et entraînante.

On fait la connaissance de Lomé dès les premières lignes, et pour cause, c’est la narratrice et l’emploi de la première personne du singulier nous fait partager toutes ses pensées en plus de ses échanges avec ceux qui l’entourent. Elle est tellement exécrable que ça en devient cliché : sûre de sa notoriété, sûre de sa beauté, sûre de son intelligence, bref sûre de sa supériorité dans tous les domaines… À baffer quoi !

Et puis, une chute accidentelle la fait passer dans un autre univers, un autre monde où plus aucun de ses repères ne prévalent. Un monde où les humains sont réduits en esclavage, dominé par un peuple plus grand, plus fort. Après moult gémissements et états d'âme, oscillant entre désespoir et colère, les situations périlleuses pour sa survie s'enclenchent et enfin on se confronte à une Lomé plus sympathique.

L’évolution de ce personnage au fil des pages est très bien gérée par l’auteur car on ne sent pas de transition. C’est petit à petit que l’on se rend compte qu’on ne lève plus les yeux au ciel et surtout que l’on tourne les pages de façon frénétique. Les situations catastrophes s'enchaînent, il faut dire qu’elle reste toujours grande gueule et se met bien souvent elle-même dans la mouise. Elle évolue soit, mais son caractère fort et bien trempé perdure. Les dangers sont nombreux, les surprises et les rebondissements pleuvent. L’intrigue pourtant très classique : comment Lomé va-t-elle pouvoir rentrer chez elle, retourner à Fréjus d’où elle vient, accapare bien l'esprit.

L’univers créé par l’auteur est bien travaillé, avec une flore et une faune adaptée. Pas de doute, nous sommes bien en Fantasy. Ce que j’ai adoré justement c’est le décalage entre ce monde et les réactions d’une môme de 17 ans, bien du XXI e siècle, plongée dedans.

On aura une gentille histoire d’amour interdit, une belle histoire d’amitié (grande découverte pour Lomé, mais qui en sera la première surprise) et pas mal de suspense tant la survie de Lomé dans ce monde est précaire. Le thème principal de réflexion sera bien sûr l’esclavage et il créé l’envie de poursuivre l’aventure pour savoir si Lomé et ses alliés vont réussir à l’abolir.

J’ai traîné plus de deux jours sur le premier quart de ce livre, pour finir les trois quarts restants en une après-midi. Ce ne sera donc pas un coup de cœur, cependant je ne regrette pas une seule seconde cette lecture et bien sûr, je serai au rendez-vous pour la suite !
Si vous vous laissez tenter, soyez patient, cela vaut le coup.



mercredi 11 juillet 2018

Partenariat Le mois de CLÉMENT BOUHÉLIER


COMPLET !



À l'occasion de ce prochain mois2

les Éditions Critic et Bookenstock

vous proposent :



 et/ou 



ou




ou



et



Je récapitule, vous pouvez postuler pour :
- Chaos 1
- Chaos 2
- Chaos 1 et 2
- Passé déterré
- Olangar 1 et 2


Si vous postulez, il va sans dire que vous acceptez les règles qui suivent n'est-ce-pas !
Et pour postuler il suffit de :

UN MAIL :

adresse : lemoisde[at]gmail[point]com
intitulé : partenariat le mois de Clément Bouhélier

avec :

* l'adresse de votre blog
* votre pseudo, si vous en avez un sur livraddict/facebook/bit-lit.com/google+ etc..
* votre nom et adresse
* nous précisez votre choix (cf le récap plus haut)

Les résultats du partenariat seront annoncés dans un billet dans les jours qui suivent. Nous ne prévenons pas les bénéficiaires par e-mail.


LES RÈGLES :

* Nous envoyer un mail pour annoncer que vous avez bien reçu le livre.

* Lire et chroniquer ce roman au plus tard le 25 octobre 2018, avec les liens vers Bookenstock dans votre chronique , et nous envoyer votre lien également.

* Annoncer le Mois de Clément Bouhélier sur votre blog au début du mois d'octobre

* Venir participer au Mois de Clément en posant plusieurs questions (ou commentaires) pendant son "Mois de ...".


Le partenariat restera ouvert plusieurs jours. Notre choix se basera sur des critères totalement subjectifs tels le "plouf plouf" ou le "choipeau" voire même le "ça sera toi qui ..."


Septembre sera...ah ben non, pas septembre : octobre !



le mois de Clément Bouhélier





Ce jeune auteur, je l'ai découvert récemment avec son Passé Déterré qui m'avait pas mal impacté, dans le genre fantastique/horreur.





Mais ce n'était pas un coup d'essai pour cet auteur, car il avait déjà à son actif un diptyque de fantastique paru chez Critic également :  Chaos






Dragué aux Imaginales pour un mois2, il a répondu présent pour nos séances de torture =D
D'autant plus qu'il va avoir une actu bien chaude en fin d'été ! Un diptyque de... tadam... FANTASY !
Chais pas vous, mais moi je plonge direct !



sortie prévue le 23 août

4ème de couv provisoire :
Dix-sept ans ont passé depuis la bataille d’Oqananga, où la coalition entre les elfes et les hommes a repoussé les orcs par-delà les frontières.

À l’approche des élections, Olangar est une capitale sous tension, véritable poudrière où seule manque l’étincelle. Tandis que les trois candidats noircissent les journaux de leurs promesses, les ouvriers s'épuisent dans les usines, les accidents se multiplient sur les chantiers navals et la Confrérie des nains menace d’engager un mouvement de grève d’une ampleur sans précédent. Leur meneur, Baldek Istömin, ira jusqu’au bout.
Au même moment, Evyna d’Enguerrand, fille d’un ancien seigneur de guerre, débarque en ville pour chercher la vérité sur la mort de son frère, assassiné au Grand Mur dans d’étranges circonstances. Pour l’aider, elle fait sortir de prison Torgend Aersellson, un elfe banni par les siens et vieil ami de son père. Ensemble, et avec l’aide de Baldek, ils se lancent dans une enquête acharnée qui les mènera des bas-fonds de la cité aux confins du royaume, là où l'ombre des orcs menace encore.






sortie prévue le 6 septembre

4ème de couv provisoire :

À Olangar, le combat des nains a laissé des traces sanglantes dans le quartier portuaire. D'âpres négociations s'ensuivent tandis que les candidats à la Chancellerie multiplient les manœuvres politiques et les coups bas pour l'emporter. Pour mener à bien la lutte des ouvriers et contrer les agissements du clan de Malberg, le nain Baldek est obligé d’avancer masqué. Il entame un jeu dangereux avec ses ennemis directs, comme avec ses alliés les plus loyaux.
Pendant ce temps, loin de la capitale, Evyna et Torgend débarquent à Frontenac pour y trouver Stej Lombor, un ancien ami d’Andréan d’Enguerrand. Dans la chaleur étouffante et la cacophonie permanente de la Ville de Fer, la sœur meurtrie et l’elfe découvrent une vérité terrifiante. Séparés au gré des épreuves, confrontés aux plaines arides de l’oydimörk, ils sont forcés de nouer une alliance contre nature pour venger enfin le frère d’Evyna et mettre au jour le complot qui menace le royaume.




Un partenariat arrive,  un bon conseil, restez dans les parages...



mardi 10 juillet 2018

lundi 9 juillet 2018

[Audio] DÔME 1 de Stephen King







Série : Dôme, livre audio 1
Durée : 21 h et 33 min
Version intégrale Livre audio
Date de publication : 23/01/2017
Langue : Français
Éditeur : Audible Studios


Résumé :


Le Dôme : personne n'y entre, personne n'en sort. 


À la fin de l'automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand - ou si il partira. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu'à l'os, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran de l'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville...






Avec cette histoire incroyable d’un dôme invisible qui s'abat sur Chester Mill, Stephen King nous propose ni plus ni moins qu’un immense huis clos à l’échelle d’une ville ! Or, tout le monde le sait, le gros plus de cet auteur, c’est la force de ses personnages. Dans Dôme, il va mettre en scène une quantité impressionnante de personnages que nous allons tous voir prendre vie sous nos yeux dans nos oreilles !

Des chapitres courts et nombreux multiplient, on dirait presque à l’infini, le nombre de points de vue de cette histoire abracadabrante. Ayant pour ma part une mémoire surtout visuelle, j’étais souvent un peu larguée entre tous ces noms à chaque début de chapitre… oh juste les quelques premières secondes, car très vite l’auteur resitue le personnage, l’action, l’environnement et c’est parti pour une écoute angoissante. Oui, il ne faut pas se leurrer, cette écoute (et sans aucun doute la lecture également) est angoissante du début à la fin… Et ce n’est que le tome 1 du diptyque.

La donne est donc celle-ci : dès lors que s'abat ce dôme sur Chester Mill, plus rien ne rentre, plus rien ne sort, même le vent ne circule plus. Stephen King va étudier les conséquences et les répercussions sur la plupart des habitants. La poursuite chaotique du fonctionnement de ses institutions comme l’hôpital, la police, et bien sûr la mairie, le pouvoir décisionnel à cette échelle. 

Or il se trouve que le maire n’est qu’un pantin dirigé par un individu intelligent mais néfaste, mégalomane et misanthrope : Big Jim Rennie. Il sait s'entourer de gens sur qui il a de l’emprise, et la situation de crise va lui permettre de consolider sa position en faisant le ménage drastiquement. Heureusement, une poignée de personnes ne sont pas dupes et tentent de résister. Leur leader, qui se serait bien passé de ce rôle, Dale Barbara dit Barbie est un ancien militaire des forces spéciales.

Alors que l’on sait pertinemment que rien de bon ne va pouvoir sortir de cette situation de crise, Stephen King maintient un suspense permanent car les questions sont nombreuses. Le bras de fer entre Big Jim et Barbie ne fait que commencer et déjà les dégâts collatéraux s'accumulent. Et plus le dôme perdure, et plus les humeurs des habitants sont exacerbées. Tout cela va concourir à former des clans : la religion, la richesse, le savoir, le pouvoir. Les prises de position vont aller bon train, bien souvent sans même se rendre compte d’aberrations flagrantes, du renversement des valeurs les plus basiques.

Un bon conseil, si vous vous lancez dans l’aventure, prévoyez absolument le tome 2 sous la main. Le premier volume ne se finit pas spécialement par un cliffhanger mais la tension est à son comble. En fait elle l'est à chaque fin de chapitre tant l’auteur maîtrise son intrigue et nous balade aux quatre coins de Chester Mill. Cette construction de roman en une multitude de chapitres courts créé un effet page-turner certain, même si le terme est fort mal adapté à l’écoute audio ! Comment diriez-vous cela vous ? ( hop, dans les commentaires en bas s’il vous plaît  !). C’est encore une fois du grand Stephen King que je découvre là, qui plus est lu par François Montagut, narrateur que j’avais déjà beaucoup apprécié lors de l’écoute de la trilogie du Capitaine Coste de Olivier Norek. À l’heure où j’écris cette chronique, mon écoute du second volume est déjà bien entamée et je me régale toujours autant.