samedi 30 juin 2018

Le mot de la fin de FABIEN CERUTTI



L'école est finie,

Le mois2 aussi...

VACANCES !!!




Meuh non, la voilà la bafouille !



Votre Grâce,

Le « mois de » concernant Fabien Cerutti vient de s’achever sur Bookenstock et tout indique que notre stratagème a fonctionné.
Dup et Phooka se sont montrées plus que compréhensives au vu des 12 millions d’euros que nous leur avons versés à chacune. Questions et réponses ont été retravaillées et un faux site à été mis en place, afin que l’auteur ait l’impression qu’on lui laissait une totale liberté de parole. Le cheval de Troie incrusté dans son ordinateur par nos soins s’est montré opérationnel et à chaque fois qu’il pensait lire sa prose sur le blog des deux vénérables, il ne rencontrait en réalité qu’un site miroir répondant à toutes ses attentes.
Quant aux pages d’interview de Bookenstock lisibles par les autres internautes, le contenu en a été totalement vidé des informations potentiellement dangereuses pour nos visées actuelles.
Tout est donc pour le mieux.
Dans le meilleur des mondes possible.
Le peuple peut continuer à lire tranquille, lui qui croit si facilement aux illusions que nous lui glissons à l’oreille.

Je serai de retour à Carthage d’ici la fin de juillet.
Après avoir pris un repos bien mérité sur la Côte d’Azur.

Veuillez recevoir, Votre Grâce, l’assurance de mes plus respectueuses et honorables salutations.
Aeternis taciti,
Votre dévoué,

Sandre de L.C

Bilan du mois de FABIEN CERUTTI






Bien, tout le monde est d'accord pour dire que ce mois2 a été fabuleux n'est-ce-pas ? Et ce n'est pas les 9 pages d'ITV  (9 pages de Dieu !!!  Oo  ) qui me contrediront !
Alors un IMMENSE MERCI à Fabien pour sa présence parmi nous et pour ses réponses rapides et pleines d'humour.
Merci également aux participants pour leurs questions pertinentes... ou pas =D
C'était vraiment génial !

Et maintenant place au BILAN !


Ce mois2 a généré 9 pages d'ITV, 9 !!! (je n'en reviens toujours pas !), que voici :




Et son lot de chroniques, en partenariat avec les Éditions Mnémos


Tome 1 :







Hors partenariat




Tome 4 :







Dup

Hors partenariat

Xapur



Le mot de la fin de Fabien arrive tout bientôt ;)



jeudi 28 juin 2018

LÀ OÙ VIVENT LES LOUPS de Laurent Guillaume





Éditions Denoël
Collection Sueurs froides
302 pages
19,90 euros


4ème de couv :

Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé.
Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.





Avec ce tout nouveau roman Laurent Guillaume expulse Mako, son charismatique personnage récurrent que j’avais tant apprécié dans Delta Charlie Delta. Exit Mako donc, place à Priam Monet. Que dire sinon que ce dernier est l'antithèse du premier ? Immense, presque deux mètres, obèse, pas sportif pour un sou et surtout RÂLEUR :
« Il n’avait pas envie de voir Servier avec sa moustache à la con, Ludo avec ses blagues à la con, Maurice avec… ses moustaches à la con aussi, Claire avec… il ne savait pas trop quoi en fait. Il aimait bien Claire. Et ça l’énervait, ça aussi. »
Il déteste à peu près tout et tout le monde. Seul Paris obtient grâce à ses yeux, et encore pas tous les arrondissements, beaucoup seraient à rayer de la carte ! Alors quand son service l'envoie pour une inspection de la PAF de Thyanne (Police aux frontières), petite ville savoyarde proche de la frontière italienne, c’est la cata pour Priam. L’air pur le fait suffoquer, il se sent oppressé par les sapins à perte de vue.
« - C’est que je suis un citadin. J’ai pas l’habitude de toute cette chlorophylle, de cet air pur. Chez moi, les arbres sont prisonniers dans des parcs et des squares pour être bien certain qu’ils ne vont pas s’évader et semer la mort et la désolation parmi les parigots. Ici il y en a tellement en liberté que j’ai l’impression de faire un Safari. »
Voilà, vous avez compris. Cet anti-héros par excellence est doté d’un humour qui fait qu’on l'adopte tout de suite, malgré lui. Enfin, quand je dis on, je parle des lecteurs, parce que les autres personnages qu’ils rencontrent vont avoir un peu plus de mal. Certains cependant, dont Claire, vont réussir à percer sa carapace... Puis, pour ne rien arranger, Priam fait partie de l’IGPN, la police des polices. C’est un bœuf quoi, et ils sont rarement appréciés là où ils passent.

Donc si je résume, Priam n’est pas content d’être là et les autres ne le sont pas de le voir. Or le séjour de Priam qui devait ne durer qu’un jour ou deux va considérablement augmenter car un meurtre vient d’avoir lieu dans la montagne, tout près… Et l’investigation, c’est ça qu’il aime notre ronchon, alors délaisser momentanément son rôle de bœuf pour réendosser son métier d’origine, il ne va pas s’en priver.

Un meurtre donc, un maghrébin, qui a fait une chute mortelle du haut d’une falaise. La PAF conclut bien vite à un migrant, une chute accidentelle ou provoquée suite à un désaccord entre passeurs et "passés". Sauf que Priam n'est pas d'accord et veut aller plus loin. Tant pis s'il doit escalader des pentes et louvoyer entre les sapins, mélèzes ou autre horreur ! L’intrigue déroulée par Laurent Guillaume va prendre certains virages complètement inattendus. Une enquête passionnante, pleine de rebondissements et de conséquences en cascade. Le tout emballé dans l’humour caustique que l’auteur prête à un personnage pour le moins inoubliable.

J’ai adoré également le coup de griffe en passant à son collègue et sans doute ami, l’auteur Paul Colize qu’il bombarde Commissaire divisionnaire à l'IGPN avec une réputation de gratte-papier sourcilleux :)).
Là où vivent les loups est un polar rondement mené et bourré d’humour comme je les aime. Je dis toujours que je préfère les thrillers aux polars, avec Laurent Guillaume c'est l’exception qui confirme la règle !



mardi 26 juin 2018

L'ANTI-MAGICIEN de Sébastien De Castell


Tome 1






Gallimard Jeunesse
464 pages
18 euros

Parution: le 17 mai 2018





Kelen, 16 ans, est l'héritier d'une des grandes familles qui se disputent le trône de la cité. Il prépare son premier duel pour devenir mage. Mais ses pouvoirs ont disparu. Il doit ruser... ou tricher, quitte à risquer l'exil, voire pire. Ses seuls soutiens, deux acolytes explosifs: Furia, la vagabonde imprévisible et Rakis, un chacureuil féroce et acerbe. La saga d'un jeune héros tiraillé entre rébellion et loyauté envers les siens. 






Pour appartenir à la société des Jan'Tep, il n'y a qu'une possibilité. Il faut être sorcier et être capable à 16 ans de passer toutes les épreuves pour éveiller les six pouvoirs de magie: Sang, braise, fer, souffle, soie et sable. Il existe bien une magie de l'ombre, mais elle est associée au démon et ses porteurs sont impitoyablement traqués. Lorsque la magie s'éveille, elle "allume" des bandes de glyphes sur les bras de sorciers. Si les bandes ne brillent pas à 16 ans, alors c'est que la personne n'a pas de pouvoirs. Elle devient un Sha'Tep et est reléguée aux tâches subalternes de domesticité, voire de travail aux mines. Être Sha'Tep, c'est ne pas être du tout! C'est un statut bien peu enviable, à la limite de l'esclavage. Ainsi du jour au lendemain, dans une même famille un frère peut devenir grand sorcier tandis que l'autre devient un serviteur transparent aux yeux de tous. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé dans la famille de Kelen. Son père est l'un des plus puissants sorciers de la cité, promis très certainement à devenir le futur prince régnant, tandis que son oncle est serviteur pour la maisonnée, n'adressant la parole à personne ...

Dans une société aussi dure et marquée par ce système de castes, ne pas voir briller ses bandes est une catastrophe, surtout quand on est le fils du plus puissant sorcier de la cité et que sa propre soeur, plus jeune, montre déjà des pouvoirs extraordinaires. Tel est le destin de Kelen. Pour Kelen, ne pas être sorcier signifie devenir un Sha'Tep, mais aussi affaiblir toute sa maisonnée. Heureusement pour surmonter cette épreuve il va avoir des alliés inattendus: Furia, une femme aux capacités étonnantes même sans magie, et Rakis un ...chacureuil!

Kelen fait partie de ces personnages que le lecteur adopte immédiatement. Sa "descente aux enfers" noue les tripes. Ses amis le lâchent petit à petit, soit par conviction puisqu'il devient Sha'Tep, il est donc "infréquentable", soit pas intérêt car il n'est pas bon pour un apprenti Jan'Tep de traîner avec un moins que rien qui ne peut même pas faire briller une bande. Mais Kelen ne s'avoue pas vaincu. C'est un battant et son combat va prendre plusieurs tournures. Il va d'abord croire de toutes ses forces que sa volonté lui permettra de gagner ses galons ou plutôt ses bandes de sorcier, et même quand la réalité s'imposera à lui il continuera à lutter. Ce qui est attachant avec ce héros c'est sa lucidité. Dans chaque situation difficile, voire critique, il espère que le stress ou la douleur fera "venir sa magie" tout en réalisant qu'il n'y a que dans les romans que cela fonctionne ...

Mais au fait, nous sommes dans un roman non? Alors comme dans toute bonne histoire qui se respecte, le héros devrait souffrir un peu puis enfin récupérer ses pleins pouvoirs dans un halo de soleil. Oui ... mais non ! Et c'est ça justement qui fait la force de ce récit. Rien n'est facile pour Kelen, rien de lui tombe du ciel, sauf peut-être l'aide de Furia une jeune femme, étrangère à la cité qui arrivera à point nommé pour le sauver et surtout pour lui montrer qu'on peut survivre et même se battre sans magie. Elle va surtout lui montrer que l'on peut penser différemment, que le système de castes n'est pas acceptable, mais aussi que les femmes peuvent elle aussi jouer un rôle important dans la société. Tout ceci serait bien sérieux, mais heureusement Kelen a un autre ami, Rakis, le chacureuil. Si vous voulez savoir ce qu'est cette bébête, vous n'avez qu'à lire. Ce qui est sûr c'est que son sale caractère et son mordant (dans tous les sens du terme) apportent la fraîcheur nécessaire pour contrebalancer l'atmosphère parfois dure du roman. Et sans en faire "trop", Rakis c'est la bouffée de fraîcheur en temps de canicule. Mais attention, il n'est pas un clown, loin de là. C'est un combattant hors pair et gare à ceux qui se mettent en travers de son chemin. Combattant et incroyablement courageux. Un partenaire à part entière pour Kelen qui en a bien besoin. Tout comme il a besoin des remontrances de Rakis qui lui permettent d'ouvrir les yeux. Kelen, Furia et Rakis, le trio improbable, mais auquel le lecteur s'attache totalement.

Tout est bien dosé dans cet ouvrage. La longueur des chapitres, l'action, l'humour, le suspense et les remises en question. Le style (et sa traduction) est parfaitement maîtrisé et c'est une belle réussite. C'est un roman qui se dévore et qui apporte son lot de surprises, de frayeurs et même de larmes. Bref, le tome 2 sort en septembre, ce qui est une excellente nouvelle et je serai à coup sûr au rendez-vous !


Quelques infos ...

Sortie du tome 2 en septembre 2018

Pour insister sur la beauté du livre ...




lundi 25 juin 2018

D'ENCRE, DE VERRE ET D'ACIER de Gwendolyn Clare





Éditions Lumen
470 pages
15 euros


Le pitch :


Et si on pouvait vraiment créer un monde avec de l’encre et du papier ?
Avec la bonne plume, le bon papier et en respectant des règles complexes, il est désormais possible de voir naître sous ses doigts un nouveau monde. Cette nouvelle branche de la science, la scriptologie, connaît deux adeptes hors du commun : Jumi da Veldana et sa fille Elsa sont nées, comme l’univers d’où elles viennent, sous les doigts d’un scriptologue. Mais elles se sont révoltées et ont elles-mêmes appris, à leur tour, les secrets de cet art, et repris le contrôle de leur petit paradis.
Leur bonheur ne dure pas : Jumi cache un noir secret et disparaît, enlevée sous les yeux de sa fille, qui doit s’aventurer dans le monde réel pour retrouver sa trace. Des canaux d’Amsterdam aux rues du Pise, elle finit par trouver refuge dans une véritable " maison de fous " appartenant à l’ordre d’Archimède, c’est-à-dire une institution où scriptologues, alchimistes et mécaniciens peuvent venir se mettre à l’abri, étudier et travailler en compagnie d’autres scientifiques. C’est aussi un pensionnat, dont les élèves l’observent avec beaucoup de curiosité – au premier rang d’entre eux, Léo, un mécanicien de génie, avec qui sa rencontre fait des étincelles. L’aide promise à Elsa par l’ordre tardant à se concrétiser, la jeune fille décide de prendre les choses en main. Et ce n’est pas peu dire. Car Elsa, elle aussi, dissimule un secret...
Saura-t-elle réparer par l’écriture un univers devenu fou ? Elsa va devoir apprivoiser les règles de ce nouveau monde et se faire à la complexité des relations humaines si elle veut parvenir à retrouver la trace de sa mère. Passé tragique et ténébreuses conspirations, mondes de poche et armes ultimes : suivez cette héroïne armée d’encre et de papier dans une aventure pleine de charme et de suspense !









Relisez bien le résumé ci-dessus, sinon vous n’allez rien comprendre à cette chronique ! Le principe même de cet univers imaginé par l’auteur à partir de cette discipline la scriptologie est assez remarquable et original. Mais bon n’est pas scriptologue qui veut, il faut avoir certaines aptitudes.
Le monde de Gwendolyn Clare se divise en deux catégories, les moldus en quelque sorte et les autres, désignés ici comme des "fous". Ne me demandez pas pourquoi ! Peut-être un problème de traduction ? Car ces fous n'ont rien de dérangé, ils sont justes plus intelligents que le commun des mortels et une aptitude innée dans l’une des trois disciplines suivantes : la scriptologie, la mécanique ou l’alchimie. Certains encore plus fous que d’autres, réunissent plusieurs de ces aptitudes et sont appelés alors des polymathes. Ils sont de ce fait fortement recherchés par tous les gouvernements car leurs inventions sont primordiales.

Elsa vivait peinarde dans son monde scripté par sa mère Jumi, mais la quiétude des lieux explose lorsque sa mère est enlevée tandis qu’elle subit les effets d’un gaz narcotique. Dès son réveil Elsa franchit un portail lui permettant de revenir dans le monde réel où elle va mener son enquête pour retrouver sa mère et le livre-monde de Veldana, son univers natal. Un monde créé à la base par un certain Montaigne, un scriptologue parisien dont Jumi en a modifié le livre-monde pour s’en emparer et gagner son indépendance. L’enquête d’Elsa démarre mal car le portail la mène tout droit chez Montaigne qui gît mort au milieu des flammes de son bureau en feu… 

Elsa va remonter la piste : Paris, Amsterdam puis Pise en Italie. Jusqu’à une impasse due aux tractations politiques de l’Ordre d’Archimède qui protège les fous. Elle va devoir attendre dans un pensionnat italien considéré comme un asile de fous. Rien que la description de Casa, cette maison si particulière vaut le détour, c'est juste énorme !  Elsa découvrira les vertus de l’amitié auprès de Léo, Porzia et Faraz, mais également les prémices du sentiment amoureux malgré les recommandations rabâchées maintes fois par sa mère. 

Face à l’attentisme des adultes ces quatre jeunes vont foncer. Leurs aptitudes particulières vont rendre cette enquête passionnante et pour le moins singulière, navigant sans cesse entre le monde réel et des mondes, voire simplement des pièces scriptées. Ainsi Elsa dispose à sa guise d’un atelier portatif en quelque sorte, car elle peut y avoir accès de partout où elle se trouve dans le monde réel. Avouez que c’est pratique ! Bon il ne faut pas se tromper dans les coordonnées pour franchir les portails sinon vous risquez purement et simplement de disparaître dans le néant.

Dans ce jeu de cache-cache entre tant d’univers, les découvertes d’Elsa et les coups de théâtres seront nombreux. Elle découvrira aussi la saveur amère de la trahison, de la déception. Un cocktail de relations humaines auquel elle n’était pas du tout préparée, vivant en ermite avec sa mère à Veldana.

Si j’ai eu un peu de mal au début à appréhender le fonctionnement de ces mondes créés par l’auteur, une fois pigé le principe, cette lecture fut franchement agréable. Et vu comment se termine ce volume, il reste quelques règlements de compte en suspend, je n’ai qu’une hâte lire la suite ! Un bon conseil, prenez le train en marche ! Et puis sérieusement, vous avez vu la beauté de cette couverture ? On dirait une aquarelle, elle est à la fois belle et inquiétante. Je la trouve franchement réussie et je suis ravie d’accueillir un si beau livre dans ma bibliothèque.



dimanche 24 juin 2018

Un petit mot sur les éditions SNAG



Une nouvelle maison d'édition est née le  07 juin 2018. Son nom: SNAG.




Sa vocation :


SNAG : Addict / Accro.


De jeunes étoiles arrivent… Une nouvelle génération d’auteurs se dévoile avec des romans de l’imaginaire fondateurs : fantasy, anticipation, contemporain, pop culture.
SNAG joue la Supernova.

Allez donc jeter un oeil sur leur site.

Nous vous parlerons bientôt de leur deux premières publications:


Éclaircir les ténèbres - Nicolas Bouchard





1640. Une Province a disparu. Il semble que l’enfer se soit abattu sur la paisible vallée d’Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la princesse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d’une armée de monstres...
Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet. Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes.
Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres.
Un roman à la croisée des chemins, entre aventures, sorcellerie et roman historique.


13,5 x 21 cm, broché, 408 pages
17,50€ TTC


et


Initiée - Lune pourpre - Laëtitia Danae





« Un jour, on m’a dit que ce pouvoir exacerbé qui grandissait en moi ne pouvait plus être caché.
Pour le bien de toutes les espèces opprimées, je me devais d’être une initiée ».
Lilith, fille de paysan, vit en autarcie dans un village reculé, rongé par les superstitions et les cultes de divinités. Obligée de dissimuler sa vraie nature, elle reçoit un jour la visite d’un homme très singulier, qui prétend pouvoir la protéger de tous les dangers. Malgré elle, Lilith va devoir faire face à de nouvelles responsabilités, dans un monde où elle est considérée comme une icône susceptible de redonner à Hibendrill sa splendeur d’antan.
Une aventure extraordinaire à la rencontre d’une jeune fille au destin singulier, qui devra partir en quête de sa véritable nature.


13,5 x 21 cm, broché, 408 pages
18€ TTC

vendredi 22 juin 2018

DE MON SANG Tome 3 de Amanda Hocking



Tome 3


TROUBLÉE



Editions Milady
Collection Bit-lit
384 pages
7.90 euros





Rien ne va plus !
Milo se découvre une vie amoureuse, Mae perd la tête et Jane est accro aux morsures de vampire.
Et, surtout, si Alice ne parvient pas à contrôler sa soif, elle risque de tuer quelqu’un.
Est-il bien raisonnable, dans ces conditions, de se porter volontaire pour affronter de redoutables vampires ? Alice s’en moque : quand la vie de ceux qu’elle aime est en jeu, la jeune fille ne recule devant aucun sacrifice.





De temps en temps j'aime bien faire une pause dans mes lectures pures fantasy avec un livre "facile" (non je n'ai pas dit mièvre! 😁). Depuis quelques temps c'est la série "De mon sang" qui joue ce rôle et cette fois-ci j'ai dévoré le tome 3 en un rien de temps.

*Attention risques de spoiler si vous n'avez pas lu les premiers tomes*
 (Vous êtes prévenus, ne venez pas pleurer après !)

Alice est donc devenue vampire à son tour. Et alors que son frère Milo, devenu vampire un peu avant elle, contrôle assez bien sa faim et ses pouvoirs, Alice elle, a un peu plus de mal. En conséquence, elle dort seule dans la chambre de Jack, tandis que le pauvre Jack, lui, est relégué dans le canapé du bureau. Depuis que Peter a attaqué Alice, la blessant si grièvement que Jack n'a pas eu d'autre recours que de la transformer en vampire, plus personne n'a de ses nouvelles. Peter a disparu, très probablement pour expier son geste. Mais Ezra finit pas retrouver sa trace. Peter est dans une situation périlleuse au fin fond de la Finlande. Ezra va aller le chercher et Alice propose son aide.

Je ne vais pas vous raconter tout le récit, car s'il reste intéressant, il n'en est pas moins très classique dans ses rebondissements. J'ai toujours un gros faible pour Peter que je trouve le plus piquant des protagonistes, moins "plat" que Jack ou Alice. Il a ses raisons d'agir et il les assume. Jack lui, me fait plus penser à un jeune chien fou, voire parfois à un gamin trop gâté. D'un côté c'est un peu ce qu'il est puisqu'il est un "jeune" vampire. Ceci étant, sa réaction lorsqu'il apprend ses véritables origines lui donne un peu plus de caractère. Mais juste un peu.
Quant à Alice qui est l'héroïne de cette série, elle ne manque pas de courage. Elle aime sincèrement Jack et ne comprend pas ce qui la titille avec Peter. J'utilise à dessein le mot "titiller" car on ne peut pas dire qu'elle soit tiraillée ou même attirée vraiment par Peter, mais on sent que le lien qui a existé entre eux deux n'a pas complètement disparu (et oui, moi j'aimerais bien qu'elle finisse plutôt avec Peter mais bon ...).

Je ne vais pas vous en faire des pages sur ce troisième tome. Il est égal aux deux précédents. Ne vous attendez pas au roman du siècle, ni à un scénario de dingue, ni à des personnages fabuleux, non, cette lecture est pure détente (houlaaaaaa, j'en vois au fond qui commencent à ricaner ou à s'énerver, mais oui, sachez que moi j'aime me détendre dans mes lectures ;))..

Ne vous méprenez pas, mon ton léger n'est pas méprisant. Le récit est captivant, les personnages attachants et même souvent surprenants. De mon sang apporte exactement ce à quoi il sert: un bon moment de légèreté et de plaisir. Inutile de chercher plus loin. En ceci, il est très réussi. Besoin de vous changer les idées et de ne pas vous prendre la tête: cette série est pour vous !



Si vous avez manqué le début:


jeudi 21 juin 2018

Neuvième page de l'ITV de FABIEN CERUTTI



Pour relire les précédentes pages :





« Bon, bon, bon...où est-ce que je vais me planquer pour qu'ils arrêtent de me harceler. »






Correspondance du journaliste anglais Charles Chevais Deighton avec le professeur Léopold Delisle, administrateur général de la Bibliothèque Nationale de France. 

           Maulnes, le 20 avril 1899



           Cher professeur,

     Le surprenant questionnaire que l’équipe de fouille a mis au jour dans les ruines de la Bibliothèque circulaire du château de Maulnes ne devrait pas exister. Les caractères utilisés pour l’impression sont parfaits, le papier d’une légèreté et d’une blancheur incomparable, et le contenu fait chavirer la raison. Jugez par vous-même : la date de l’entête indique juin 2018, à cent dix-neuf ans d’ici dans l’avenir !… Quant aux noms qui apparaissent, ils sont singuliers : Dup, Phooka, Celindanaé, Aely Nah, Aelinel, Xapur. Il ne s’agit pas de prénoms usités dans les civilisations connues, pas plus qu’ils ne rappellent les sonorités elfiques ou une quelconque retranscription de phonèmes runiques. En tout cas, la présence de ce texte à l’intérieur de la bibliothèque circulaire de Maulnes indique que quelqu’un a voulu le mettre à l’abri des bûchers de la Croix d’Adombrement. Et qu’il y est parvenu durant plus de trois siècles. 
        Quant à la teneur, elle se révèle stupéfiante. Il s’agit à n’en pas douter d’un questionnaire adressé à un écrivain, par ailleurs enseignant d’histoire, répondant au nom de Fabien Cerutti. Un patronyme originaire d’Italie du Nord, peut-être du village de Gozzano dans la province de Novare. Celui-ci serait l’auteur de romans et de nouvelles tournant autour du fameux chevalier mercenaire, Pierre Cordwain de Kosigan, l’ancêtre médiéval de notre ami Kergaël dont nous cherchons depuis plusieurs mois à démontrer l’existence ! Une partie de l’intrigue se déroulerait à notre propre époque, entre Londres et Paris. 
        La présence de ce document dans un passage scellé d’un château ravagé par les flammes il y a trois cents ans semble inexplicable. Sauf à envisager que les théories d’Hamilton sur les voyages dans le temps (parues en 1887 dans le Science Schools Journal et reprises par mon ami Herbert George Wells), comportent un fond de vérité. Vous ais-je dis que Wells et moi avions déjeunés ensemble il y a deux mois dans sa propriété du Kent ? La conversation avait dérivé sur Kosigan et ses mystères, et j’avais évoqué la possibilité un peu folle d’un voyage dans le temps. Wells m’avait ri au nez, assurant qu’il ne fallait accorder nulle foi aux thèses de son roman, La machine à explorer le temps, et je n’avais pas insisté. Cependant en y réfléchissant, je me dis que j’ai peut-être eu tort. Il est de notoriété publique que Wells a brûlé ses notes d’écriture à la mort de Hamilton, et qu’il a passé plusieurs années à racheter, un par un, la totalité des exemplaires des premières versions de son œuvre, afin de les détruire. Son prétexte était de faire disparaître ses maladresses de débutant. Et s’il en allait autrement ? Je jurerais en tout cas que le questionnaire que nous avons entre les mains n’est pas de notre époque. 
         Néanmoins, pour être tout à fait honnête, il existe une seconde possibilité. La feuille comportant le questionnaire se trouvait dans une étagère consacrée à d’épais carnets intitulés Almanachs séculaires, signés de Michel de Nostre Dame, surnommé Nostradamus. Des manuscrits originaux tenant lieu de brouillons à ses fameuses Prophéties. Étant lui-même alchimiste et versé dans l’art de l’imprimerie, il se peut qu’il ait conçu, à la fin de sa vie, un papier et une encre d’un genre nouveau pour coucher par écrit ses visions. Peut-être avons-nous en notre possession la dernière de ses prédictions ? 
         Le titre du document est « mois2 ». 
        J’ignore précisément ce que cela signifie, mais je vous l’envoie sous pli scellé, en compagnie de cette lettre. Faites-moi connaître au plus vite votre opinion, 
         En hâte, 



Charles Chevais Deighton

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Ramettes :

Bonjour,

Je suis en train de lire un autre roman et là ça m'a fait tilt ... il y a peu de scènes de repas dans le tome 1. On sait surtout que Dùn à besoin de manger de la viande et donc des salaisons. .. qu' en est-il dans les autres tomes ? Des banquets gargantuesques ? Une raison particulière à cette impasse ?


Fabien :

Donc dans le tome 1, je fais une ellipse sur le premier banquet et au cours du second, on aperçoit à peine quelques plats passer (de mémoire), parce que cela n'amènerait rien à mon intrigue.... En revanche, dans le tome 3, le grand repas donné au palais des Hohenstaufen occupe 2 ou 3 chapitres entiers, parce que c'est un élément clef, fondateur de ce qui va advenir par la suite...
De manière générale, tout ce que j'écris a pour but premier de servir l'intrigue. La construction de l'ambiance résulte uniquement de scènes liées à l'histoire. Autrement dit, je ne bâtis pas de chapitre, ni même de parties de chapitre, dont le simple but est d'être sympa, agréable, ou de générer une atmosphère. 
Bref, la seule impasse que je fais, ce sont les passages purement décoratifs :)


Aely Nah :

Coucou
J'entends parler d'un Mendorallen dont le nom me fait furieusement penser à Mandorallen le chevalier Mimbraïque du couple Eddings. Je ne connais pas encore le tien mais celui des Eddings avec son style de phrasé ampoulé et fleuri me plaisait bien.
Y a t il un lien entre eux outre cette proche homonymie??

Fabien :


Je peux répondre, mais cela peut déflorer une partie des tomes 3 et 4. Donc, si l'aimable lecteur/lectrice craint ce genre de choses, mieux vaut qu'il détourne le regard... :)



Donc,
En réalité le caractère du Mendorallen d'Eddings est plus proche de celui de Gunthar von Weisshaupt.


En revanche mon Mendorallen à moi a vu son nom choisi justement pour sa proximité avec celui de la Belgariade. De même que Dwerkin, son grand père, porte des sonorités proche du Dworkin de Zelazny. De même que les elfes que je présente ressemblent un peu à ceux de Tolkien. Il y a le clin d'oeil bien sûr, mais si on lit le tome 4 jusqu'au bout, on doit comprendre qu'il n'y a pas que ça. :)

Ô Grimoire :

Bougre d'andouille que je suis, je n'avais pas fait le lien du tout avec la Belgariade... que j'ai pourtant décidé de relire et de chroniquer sur Ô Grimoire. Bien vu, Aely Nah !

Dup :

Rhaaa, déjà que tu m'as donné bigrement envie de lire Le cycle d'Ambre, voilà que tu y rajoutes celle de relire la Belgariade ! Je ne vais jamais m'en sortir :P
Remarque cela te laisse du temps pour nous écrire la suite du coup :) 


Fabien :

Tu as lu la saga des hommes dieux?... Et le monde du fleuve?...

(Vu qu'il n'y a plus de questions, j'en pose maintenant!) :)
Dup :
Non plus :'(
Jamais lu un seul Zelazny, ni un seul Farmer

Phooka :

J'ai lu Zezlany et Farmer quand j'étais étudiante, surtout Farmer d'ailleurs avec Le monde du Fleuve que j'ai adoré! Et c'est marrant parce que quand je lisais ces bouquins, il y a donc 30 ans (argh), je n'aurais jamais imaginé y repenser ni surtout en reparler 30 ans après.
Est-ce ça justement qui permet de dire qu'un roman ou une saga fait partie des "classiques" ou des "musts" ou des "chef d'oeuvres" ?
Imagines-tu tes lecteurs discuter de l'influence de Kosigan dans 30 ans?
Et si tu essayes de l'imaginer, quel effet cela te fait?

(oui je suis une spécialiste des questions à la con ... :))

Fabien :


J'adorerais, et je compte sur vous, lecteurs ici présents, pour vous employer à ce noble dessein jusqu'à la mort! :)
Plus sérieusement, ce serait la consécration évidemment. Devenir un "classique" de la littérature imaginaire. Mais je suppose que c'est de plus en plus difficile vu l'accumulation d'excellents titres...
Dup : Étudiante, j'aimais me faire peur. J'ai lu tout Stephen King, Alan Edgar Poe...


Régina Falange :

C'est qu'au bout de 9 pages il serait temps de sortir les vraies questions: où as-tu trouvé tous ces globes terrestres pour faire cette photo? :p

Fabien :


En réalité ce sont des mondes parallèles miniatures peuplés d'êtres vivants dont je dirige les pensées et les actes et sur lesquels je teste mes histoires :)



(Brocantes diverses et variées + Maison du monde) :)

Régina Falange :

Bonjour Fabien,
J’interromps ma lecture du tome 2 pour cette question: Claire de Trencavel est-elle une descendante de Raimond-Roger Trencavel? En voyant ce nom je n'ai pu m’empêcher de repenser à Carcassonne et la ville étant elle même citée par la suite (jeux de mot involontaire haha) je me suis dis qu'il y a peut être un lien.

Fabien :


Oui, le personnage en lui-même est fictif (du moins pour ce qui est des informations arrivées jusqu'à nous :)). En revanche, elle est à l'évidence une descendante directe de la lignée des Trencavel :)

Fantasy à la carte :

Salut Fabien, une petite dernière et après je te laisse tranquille. Aimerais-tu que ta saga soit adaptée au cinéma ou à la télévision?

Fabien :


Pas de problème, tu peux poser autant de questions que tu le souhaites: je suis torturé de mon plein gré entre adultes consentants :)


Sinon, pour répondre sur le cinéma et les séries: Oh que oui! Le Bâtard de Kosigan est taillé pour cela (davantage en série qu'en film d'ailleurs, mais les deux se tiennent).
Hélas, bien que nous ayons en France les meilleurs studio d'effet spéciaux du monde, ils ne sont jamais utilisé au service de la production hexagonale (une pratique bien trop onéreuse...)

Quant à passer l'Atlantique... il faut au moins connaître Bill Gates et Steven Spielberg pour avoir une chance d'aboutir... Evidemment si on tient compte du fait que je suis un sacré veinard, je suppose qu'on ne sait jamais :)



Régina Falange :

Une dernière question pour moi aussi.
J'ai terminé le tome 2 (encore un régal !) et du coup as-tu une idée de la sortie du tome 3 chez folio? (le grand problème quand on commence une série dans un format, l'attente est encore plus cruelle !)

Tiens d'ailleurs, en tant que lecteur, as-tu des petites manies? Comme moi, préfères-tu avoir tous les tomes d'une saga dans le même format et édition? Plutôt poches ou grands formats? Lis-tu en numérique? Cornes-tu les pages pour marquer l'arrêt de ta lecture?


Fabien :


Ou sinon, tu vends un rein et tu rachètes les 4 tomes en grand format... :)

Plus sérieusement, la série devrait être complète en poche d'ici un an et demi, deux ans maximum.

De mon côté, je suis un lecteur qui s'attache uniquement au contenu (ou presque). Avoir une série en plusieurs formats ne me dérange pas (d'ailleurs les rares fois où j'ai voulu circonvenir à ce principe, j'ai été déçu car la maison d'édition avait changé ses chartes de couvertures entre le début et la suite de la série...).
Dans le même esprit, je corne mes pages, laisse mes livres ouverts sur les tables, les écartèle durant la lecture pour davantage de facilité, souligne parfois au crayon tel ou tel passage que je ne relirai sans doute jamais etc. Certes ils souffrent mais ils vivent pour de vrai! Et ils sont uniques! :)

Dup :

Horreur, malheur...pauvres livres ! Tu fais bien de le dire, jamais je ne te prêterai un de mes livres !!!
Et puis... omission volontaire ou non, je ne sais, mais je note que tu glisses habilement dans l'oubli la question sur la lecture numérique de Régina... alors ?

Fabien :


Le numérique? Ça existe ça le numérique? :) Non, en réalité, je n'ai jamais essayé, quelqu'un parmi vous veux m'offrir une liseuse? :)

(Et sinon, je n'emprunte plus les livres de mes amis, j'achète ceux qui me plaisent :) )
Phooka 

Et je rajouterais ...quid de l'audio?

Fabien :


Ah mince, je ne sais plus quelle était la question à ce propos.

- Pour ma part, il m'arrive de pratiquer les audiolivres lors de longs voyages en voiture. C'est sympa, mais demande une certaine force de concentration et, à vrai dire, je dirigerais une boîte d'édition de ce type de produit, je proposerais davantage d'offres type recueil de nouvelles, afin d'avoir des épisodes audio qui durent entre 30 minutes et une heure. Pour le moment un livre ça doit représenter 12-16 heures. C'est très long. Ce n'est pas grave en soit, on peut l'écouter en plusieurs fois bien sûr... mais récemment, j'ai écouté des podcast d'environ 1/2 heure durant un voyage, et c'était beaucoup plus agréable.
- Sinon, on essaie de voir s'il y aurait moyen de diffuser le Bâtard en version audio, mais mon éditeur n'est guère confiant. A suivre... :)


Phooka :

Coucou Fabien,

Ma petite question habituelle des fins de "Mois de".

Quelle(s) question(s) aimerais-tu qu'on te pose et que personne ne pense jamais à poser? :)


Ha oui et pour les futures dédicaces ... plutôt sucré, salé ... ou liquide les cadeaux pour l'auteur (profites en pour passer commande, ça cmarche bien via les Mois de , demande à Paul Beorn ou Olivier Gay :)).

Fabien :

La question que j'aurai aimé qu'on me pose: "souhaites-tu que nous t'envoyons chacun un chèque de 50 à 15.000 euros pour soutenir la cause et t'exprimer notre joie?" 

Et la réponse est bien évidemment: "NON, je suis déjà riche à millions, envoyez-les plutôt à Gabriel Katz, Adrien Tomas ou Nabil Ouali" :)

Quant aux cadeaux en nature... Oui, je les prends tous, sucrés, salés, liquides et même artistiques (mais attention, hein, sans élan et sans poison à l'intérieur ;))



BANE & SHADOW de Jon Skovron




Éditions Bragelonne
450 pages
25 euros


Le pitch :


Aux mains des biomanciens, Red se transforme peu à peu en assassin impitoyable. Et le jeune homme, qui s’implique de plus en plus dans les affaires du palais, s’aperçoit que la fréquentation des nobles n’est pas exempte de danger…

Alors qu’elle traque les navires impériaux sous l’identité d’un pirate légendaire, Hope, désormais connue sous un autre nom, découvre que les biomanciens mènent des expériences plus effroyables encore que le massacre des habitants de son village.

Tandis que leurs ennemis font régner la terreur à travers l’empire, Hope et Red s’efforcent de jouer leurs nouveaux rôles, mais ils dansent sur la corde raide et ignorent encore le prix qu’il leur faudra payer…








Attention spoil pour le tome 1

À la fin du Tome 1, Jon Skovron me laissait un peu comme deux ronds de flan face à l’issue proposée : Red se livrait pieds et poings liés aux biomanciens afin de garantir la liberté de Hope.

Cette dernière se lance alors dans la flibuste, afin de causer un maximum de tort à ces biomanciens haïs. Et c’est sous le pseudo de Bane la Terrible qu’elle sillonne l’Empire des Tempêtes,  arraisonnant, pillant, coulant tous les navires susceptibles de faire commerce avec ces engeances. Elle est accompagnée de presque tous les amis de Red : Bouche-trou, Ronce, Sadie la teigne. Chacun ayant une spécialité, ensemble ils sont complémentaires et forment une bonne équipe. D’autant que Brigga Lin la biomancienne bannie puisque s'étant révélée une femme (horreur, malheur !!!) s’est ralliée à eux depuis sa participation à la sacrée bataille rangée de Cercle Paradis.

Quant à Red, que l’on pensait prisonnier, on le retrouve à la cour de l'empereur, papillonnant auprès de ces dames, et devenu le meilleur ami du prince Leston. Il "doit" seulement passer régulièrement quelques heures auprès des biomanciens qui lui apprennent à manier des armes plus conventionnelles que ses vulgaires lames. Red est plongé jusqu’au cou dans les intrigues de cour et cela ne va pas aller en s’améliorant lorsque l’Empire recevra la visite d’une ambassadrice d’un autre Empire situé au-delà de la Mer Sombre. Sauf que ce grand naïf ne se doutait pas qu’il était manipulé mentalement par l'ennemi de toujours : les biomanciens, perpétrant des méfaits à leur place sous le personnage de Shadow.

La structure de ce tome deux est la réplique exacte du premier : l’alternance des chapitres. Flibuste, batailles en mer et innombrables dangers d’un côté, ronds de jambes, séduction et magouilles politiques de l’autre. Les rythmes en sont tellement différents qu’il m’a semblé que ma lecture était hachée, chaotique. Pas d’effet page-turner donc, comme quoi l'alternance ne marche pas à tous les coups. 

La mort de quelques personnages clés va plonger nos héros restants dans un abîme de réflexions et de remises en question. Ce tome 2 sera un tome bien plus introspectif que le précédent, tant et si bien que je ne vois pas vers où va se diriger la suite de ces aventures et surtout qui en fera partie ! Certains personnages semblant vouloir jeter l'éponge... 

Mais Jon Skovron sait très bien mener sa barque et soulève suffisamment de questions justement pour donner envie de savoir comment tout cela va se finir. Et puis retrouver la particularité de la série de l'auteur, à savoir son argot développé uniquement pour cet univers est déjà un délice en soi. De plus la perspective de cet autre Empire voisin dont la technologie semble bien plus avancée pourrait bien changer la donne. Et puis, et puis, j’avoue que j’aimerais bien les revoir côte à côte nos deux personnages principaux plutôt que se morfondant chacun dans leur coin de cet univers. J’espère bien être entendue au Tome 3. Affaire à suivre donc.



mercredi 20 juin 2018

Une récente sortie chez Sonatine





Sortie fin mai
456 pages
22 euros


Le pitch :

Le jour où vous découvrirez leur histoire veillez à n’être dérangé sous aucun prétexte.
En lisant ce livre, vous allez faire beaucoup de suppositions.

Vous allez croire que c’est l’histoire d’une femme jalouse, délaissée par son mari.

Vous allez penser qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle.

Vous allez vous dire que vous connaissez déjà toutes les facettes d’un tel triangle amoureux.

Un conseil : laissez tomber toutes vos hypothèses.

Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.


L'avis de l'éditeur :

À la façon de Gillian Flynn, Greer Hendricks et Sarah Pekkanen ont élaboré une construction inédite, littéralement diabolique, afin de nous faire éprouver l’espoir et le désespoir des femmes, l’usure du couple, l’amitié féminine, tout cela sous couvert d’une intrigue captivante et de personnages bouleversants. Best-seller depuis sa sortie aux États-Unis, bientôt traduit dans plus de trente pays, en cours d’adaptation cinématographique par la maison de production de Steven Spielberg, plus qu’un roman : un événement !


Je ne sais pas vous, mais perso entre le pitch et l'avis de l'éditeur, ce roman me titille beaucoup !

mardi 19 juin 2018

[Sorties] Folio SF en juin 2018







Juin 2018




Jacques Barbéri
Mondocane


Couverture de Julien Langedorff.



*********

Philip K. Dick 

SIVA
Traduit de l'américain par Robert Louit

Traduction harmonisée par Gilles Goullet



Couverture de Jean Leblanc




Des couvertures bien différentes de ce à quoi nous sommes habituées avec Folio SF. D'ailleurs nous aimerions bien vos avis  Allez , zou commentaires! 👇


dimanche 17 juin 2018

Huitième page de l'ITV de FABIEN CERUTTI





Pour relire les précédentes pages :





« Allez bande de forbans, j'attends toujours vos questions  ! »






Correspondance du journaliste anglais Charles Chevais Deighton avec le professeur Léopold Delisle, administrateur général de la Bibliothèque Nationale de France. 

           Maulnes, le 20 avril 1899



           Cher professeur,

     Le surprenant questionnaire que l’équipe de fouille a mis au jour dans les ruines de la Bibliothèque circulaire du château de Maulnes ne devrait pas exister. Les caractères utilisés pour l’impression sont parfaits, le papier d’une légèreté et d’une blancheur incomparable, et le contenu fait chavirer la raison. Jugez par vous-même : la date de l’entête indique juin 2018, à cent dix-neuf ans d’ici dans l’avenir !… Quant aux noms qui apparaissent, ils sont singuliers : Dup, Phooka, Celindanaé, Aely Nah, Aelinel, Xapur. Il ne s’agit pas de prénoms usités dans les civilisations connues, pas plus qu’ils ne rappellent les sonorités elfiques ou une quelconque retranscription de phonèmes runiques. En tout cas, la présence de ce texte à l’intérieur de la bibliothèque circulaire de Maulnes indique que quelqu’un a voulu le mettre à l’abri des bûchers de la Croix d’Adombrement. Et qu’il y est parvenu durant plus de trois siècles. 
        Quant à la teneur, elle se révèle stupéfiante. Il s’agit à n’en pas douter d’un questionnaire adressé à un écrivain, par ailleurs enseignant d’histoire, répondant au nom de Fabien Cerutti. Un patronyme originaire d’Italie du Nord, peut-être du village de Gozzano dans la province de Novare. Celui-ci serait l’auteur de romans et de nouvelles tournant autour du fameux chevalier mercenaire, Pierre Cordwain de Kosigan, l’ancêtre médiéval de notre ami Kergaël dont nous cherchons depuis plusieurs mois à démontrer l’existence ! Une partie de l’intrigue se déroulerait à notre propre époque, entre Londres et Paris. 
        La présence de ce document dans un passage scellé d’un château ravagé par les flammes il y a trois cents ans semble inexplicable. Sauf à envisager que les théories d’Hamilton sur les voyages dans le temps (parues en 1887 dans le Science Schools Journal et reprises par mon ami Herbert George Wells), comportent un fond de vérité. Vous ais-je dis que Wells et moi avions déjeunés ensemble il y a deux mois dans sa propriété du Kent ? La conversation avait dérivé sur Kosigan et ses mystères, et j’avais évoqué la possibilité un peu folle d’un voyage dans le temps. Wells m’avait ri au nez, assurant qu’il ne fallait accorder nulle foi aux thèses de son roman, La machine à explorer le temps, et je n’avais pas insisté. Cependant en y réfléchissant, je me dis que j’ai peut-être eu tort. Il est de notoriété publique que Wells a brûlé ses notes d’écriture à la mort de Hamilton, et qu’il a passé plusieurs années à racheter, un par un, la totalité des exemplaires des premières versions de son œuvre, afin de les détruire. Son prétexte était de faire disparaître ses maladresses de débutant. Et s’il en allait autrement ? Je jurerais en tout cas que le questionnaire que nous avons entre les mains n’est pas de notre époque. 
         Néanmoins, pour être tout à fait honnête, il existe une seconde possibilité. La feuille comportant le questionnaire se trouvait dans une étagère consacrée à d’épais carnets intitulés Almanachs séculaires, signés de Michel de Nostre Dame, surnommé Nostradamus. Des manuscrits originaux tenant lieu de brouillons à ses fameuses Prophéties. Étant lui-même alchimiste et versé dans l’art de l’imprimerie, il se peut qu’il ait conçu, à la fin de sa vie, un papier et une encre d’un genre nouveau pour coucher par écrit ses visions. Peut-être avons-nous en notre possession la dernière de ses prédictions ? 
         Le titre du document est « mois2 ». 
        J’ignore précisément ce que cela signifie, mais je vous l’envoie sous pli scellé, en compagnie de cette lettre. Faites-moi connaître au plus vite votre opinion, 
         En hâte, 



Charles Chevais Deighton




****************





Je n'ai aucune question mais je viens d'acheter le tome 2 et je suis tellement contente de l'avoir que je viens crier ma joie ici avec tout ce beau monde qui me comprendra ;) (je deviendrai donc après ma lecture de celui ci :p )

Quoi que en fait j'en ai une mouhaha:
Comment choisis-tu les prénoms? As-tu fais des recherches pour coller à la mode médiévale? pour les "non humains" les prénoms ont-il une signification ou une origine particulière?







Fabien:

Thème très intéressant que celui des noms et prénoms.
Pour ce qui est de ceux que je choisis pour mes personnages, je me laisse guider par l'inspiration MAIS avec la volonté de m'en servir pour renforcer l'atmosphère médiévale et fantastique des romans. Il faut pour cela varier, en utilisant pour partie des prénoms classiques (Pierre, Gérard, Robert, Anne, Blanche, Catherine etc.), usités au Moyen âge, et pour partie des patronymes plus rares (Edric, Adelys, Foulque) voire entièrement imaginaires (Dùn, Toaille). J'aime bien également reprendre un prénom connu et y modifier une lettre (ainsi dans le tome 2, Thierry de Commines devient Thaerry de Commines).
Les noms de familles historiques, les noms de région ou les surnoms célèbres sont des outils très efficaces pour créer une ambiance, ou générer de l'épaisseur et évoquer une richesse médiévale familière: Les comtes de Champagne, les ducs de Bourgogne, Edouard III d'Angleterre, Philippe VI de France, les Plantagenêts, les Valois, le "roi de fer", "le Prince noir", "le meilleur chevalier du monde" (Guillaume le Maréchal)
D'autres sont des clins d'oeil pour des férus d'histoire: Gérard de Rais, le bras droit du Bâtard, est ainsi certainement un ascendant du célèbre Gilles de Rais ("Barbe bleue" pour les intimes, futur lieutenant de Jeanne d'Arc quelques décennies plus tard) :)
Quant au nom de Juan Gines de Las Casas (le peu recommandable cardinal de l'Inquisition des tomes 3 et 4), il reflète une double origine liée à la fameuse controverse de Valladolid: "Las Casas" sera l'écclésiastique qui défendra à cette occasion (en 1550) l'idée que les indigènes amérindiens possèdent une âme et qu'il faut abolir l'esclavage les concernant (Avec en arrière plan l'idée qu'un homme particulièrement vicieux et mauvais peut engendrer une lignée qui au final peut, pourquoi pas, soutenir des idées humanistes). Tandis que son prénom "Juan Ginés" vient de "Juan Ginés de Sepúlveda" le théologien favorable à l'esclavage et à l'idée que les autochtones n'avaient pas d'âme.Le mélange des deux rappelle que chaque être humain a du bon et du mauvais en lui et que...Hein?Comment ça je pars loin?Disons, que j'apprécie de mettre ce genre de choses dans mes écrits... 99.9% des gens ne s'en rendrons pas compte (*bien vu, Joyeux Drille! ;)), mais en même temps, cela n'a aucune espèce d'importance, pas vrai? :)



Quand je vois tout les jeux de plateau que je ne connais pas j'ai juste envie de tous les découvrir ahah bref...
Ma question est la suivante: Depuis maintenant l'âge où je commençais à m'intéressé vraiment à la lecture, j'écris de temps en temps mais j'ai toujours eu le même problème (et je l'ai encore aujourd'hui),c'est que j'ai des idées,des intrigues qui me plaisent beaucoup mais je n'arrive pas à trouver une fin et à développer une histoire avec des péripéties utiles à celle-ci. Quelques petits conseils pour un roturier de l'écriture ? :) Comment toi tu t'y es pris la première fois que tu as penser au Bâtard (même avant les livres) ? 



Oui vu que c'est le troisième message, je commence à te tutoyer :)




Fabien:

Pas de problème pour le tutoiement :)
Alors, je pense être mal placé pour te répondre, du moins en apparence.
Je m'explique: je n'ai jamais utilisé de "truc" d'écriture (je parle là, de rebondissements préfabriqués, de fausses pistes qu'il faudrait mettre à tel ou tel moment de l'intrigue, ou de choix de personnages ou d'alliance de personnage qui seraient indiqué car "fonctionnant" bien, ou "politiquement apte à attirer tel ou tel type de lecteur")
Je ne nie (sans doute) pas l'efficacité de tout cela, et je sais que cela peut s'apprendre.
Mais moi, je ne fais jamais cela. Je laisse l'histoire "pure" se développer en écrivant (il y a d'ailleurs très peu (voire aucune?) fausse piste dans mes livres, je ne prévois pas les éventuelles surprises ou éléments de suspense qui vont advenir, je ne construit pas mes personnages en fonction de ce que les lecteurs vont en penser).
Pour faire exister une histoire, je commence tout simplement par la situation du début. Et je ne la cherche pas, soit j'ai une idée et ça vient tout seul, soit ce n'est même pas la peine d'essayer. A partir de ce début, j'essaie d'imaginer ce qui, logiquement et humainement parlant, pourrait être une fin intéressante (là pour le coup, je cherche, et parfois, c'est effectivement un effort, mais c'est incontournable, une bonne fin c'est ce qui différencie un bouquin ou une série moyenne, d'une grande réussite, on e peut pas la garder pour plus tard. On peut la changer en cours de route si elle s'affine ou si on trouve mieux, mais tu dois en avoir une idée (même floue) avant de te lancer. Et il faut que cette idée te plaise!
Ensuite, j'écris, toujours en m'appliquant à chercher ce qui semble logique, crédible, réaliste, (et si possible original), pas par pas, scène après scène; comme un impressionniste, en retouchant, ajoutant, enlevant sans cesse des mots, des morceaux de phrase, en restructurant pour que ça sonne mieux, que ce soit plus clair, plus fluide etc. etc.
Jusqu'à ce que mort s'en suive! :)
C'est ça mon truc à moi. Ce n'est pas forcément hyper original, mais en tout cas, j'apprécie les auteurs qui font de même car j'ai l'impression de lire des choses qui viennent réellement d'eux. Je déteste voir les ficelles... :)




Bonjour,
je vais essayer de développer ma question. Bon c'est juste une sensations ... mais par exemple Pierre est souvent lié aux couleurs chaudes de l'automne, du sang et des entrailles, la vie on va dire. Kergaël est aussi entouré de rubis, de dorure, des couleurs chaudes tournées vers l'extérieur lié au printemps et donc à la vie ou renaissance. Robert de France c'est plutôt le gris, la lune et la mort... 


Je n'ai pas tout noté, mais est-ce juste une interprétation de lectrice qui délire, ton inconscient, ou ton talent d'écrivain... lol ! 




Fabien: 

Alors... Saint John Perse disait souvent qu'il était surpris de ce que les analystes décryptaient de son oeuvre poétique, des choses que lui-même n'avait pas le moins du monde prévu... Il en concluait qu'il se cache bien davantage dans le rendu littéraire que ce que l'auteur cherche à y placer, et que l'oeuvre possède une part de richesse intrinsèque secrète qui se révèle uniquement à l'oeil de certains lecteurs. On pourrait dire que cela en fait une triple construction, issue du Père (l'écrivain), du Fils (le lecteur) et du Saint Esprit (les arcanes propres à l'écriture) :)
Tout cela pour dire que dans le cas présent, je n'avais pas du tout réfléchi aux couleurs, mais que mon inconscient/l'inspiration/le Saint esprit du texte, a dû s'en charger pendant que j'avais le dos tourné :)


Ô Grimoire

J'ai terminé le T.4, et la chronique est en ligne (le lien est sur Ô Grimoire, juste en haut). Quelle fin, même si, naturellement, je vais me retenir de spoiler - à grand peine.
Ma question, pour cette fois : après la fin - c'est à dire après l'indication "fin du cycle 1", apparait cette lettre adressée à Lucia. Ce courrier... il est extraordinaire ! Expliquer en 5 pages comment et pourquoi la littérature de l'imaginaire s'est développée, tout en étant tellement en ligne avec ce qui précède. Avais-tu déjà l'idée de cette lettre en commençant le cycle ? Est-ce une partie de la genèse de l'histoire, ou est-ce venu après ? En tout cas, j'espère qu'un jour tous les lecteurs fans de ces littératures sauront ce qu'ils doivent à Joseph... qui, c'est drôle, dans la description que tu en fais, me rappelle tellement mon grand-père (mais, pour autant que je sache, lui n'a jamais fréquenté l'Arche...). 



Fabien:

Merci beaucoup pour cette superbe chronique !
Pour ce qui est de la lettre, il faut séparer deux choses: le fond et la forme. - Pour le fond, j'avais comme d'habitude prévu les grandes lignes de mon histoire, mais pas forcément ce développement précis. Il s'est imposé de lui même en atteignant les 2/3 du roman à peu près.- Pour la forme, j'avais initialement envisagé un rendu différent, qui se révélait un peu moins intéressant. C'est Fredéric Weil, mon éditeur, qui a eu l'idée de faire passer tout cela sous forme de lettre. J'en profite ici pour préciser que je travaille avec lui (je veux dire, en personne) depuis le tome 3 et que cela a été à deux ou trois occasions très constructif :)
Concernant ton grand-père, je n'ai rien le droit de te révéler, tu t'en doutes ;)


ÔGrimoire

:-))
Bah, j'aurai essayé : si je n'avais pas demandé, aucune chance d'avoir une réponse, n'est-ce pas... Mais, à bien y réfléchir, le pétillement dans son oeil ne peut pas avoir été uniquement lié au hasard :-)



Je ne sais pas si Mendorallen figure dans l'une ou l'autre des nouvelles des anthologies déjà évoquées, mais, sinon, devons-nous nous attendre à le retrouver, à l'occasion (encore une fois, ce dialogue Pierre Cordwain / Mendorallen, quel petit bijou...) ? As-tu déjà un "grand dessein" pour lui (on peut imaginer qu'il n'apparait/disparait pas comme cela, juste incidemment) ? Évidemment, si tu ne peux rien dire, ce sera déjà une forme de réponse... (désolé si cela semble un peu brumeux à ceux qui n'ont pas encore fini le cycle, j'essaye d'en dire assez pour que la question soit compréhensible, mais pas trop pour ne rien spoiler, et c'est parfois un peu casse-gueule...)




Fabien:




J'ai de grand desseins pour Mendorallen... :) (Mais il va falloir patienter quelques années puisque normalement il devrait être de retour dans les tome 2 et 3 (voire 4 en cas de nouvelle trilogie en 4 tomes) du second cycle).
En attendant on le retrouve indirectement dans la nouvelle parue dans l'anthologie des Imaginales de cette année ("légende de l'ancien monde"). :)





Ramettes

Bonjour
Merci pour la réponse. 
J'ai bien aimé certains passages comme celui du sommeil et plus tard sur le rêve... es-tu tôt insomniaque ou Loir ?




Fabien:



Légèrement insomniaque du matin, le genre à se lever à 9 heures en s'étant couché à 5 heures... Ou à se réveiller un peu une demie heure avant le réveil...C'est relativement désagréable, mais en général c'est là que j'ai le plus d'inspiration. :)




Fantasy à la carte

Hello Fabien, en sachant qu'écrire et publier des romans nécessitent du temps et une énergie de fou, te vois-tu dans l'avenir ne plus rien écrire?






Fabien:


Ce n'est pas impossible.
Cela dépendra d'abord de ma santé parce que la tension énorme de l'écriture faisant effectivement parfois déborder le vase de mes activités, il y a des répercussions très désagréables (acouphènes, palpitations etc.) (Il n'est pas impossible que j'aie deviné juste sur certains des secrets de l'Histoire et que l'on soit en train de m'assassiner à petit feu :) )
Quoiqu'il en soit, je compte changer nettement de rythme d'écriture pour me préserver, j'espère que cela suffira. (Et puis j'ai levé le voile sur la totalité des mystères que je pouvais deviner, alors j'espère qu'on me laissera tranquille à présent... :) )
Ensuite, je verrai ce que je choisirai une fois le second cycle achevé (d'ici 10 ans j'espère). C'est le but que je me suis fixé depuis le début.Après, soit je continuerai à écrire dans le même univers, soit je tirerai ma révérence et disparaîtrai comme un prince! :)




Ramettes

Bonsoir
D'après les "conseils " d'écriture donné précédemment j'en déduis que tu ne fais pas de plan.C'est bien ça ?




Fabien:

Exact. Je suis bien meilleur en improvisation et en pirouette pour retomber sur mes pieds. :)




Les frontières ayant changées depuis 1339, tu aurais été Français ou Bourguignon si tu avais vécu à l'époque?




Fabien:

C'est une question plus difficile qu'il n'y paraît; dans mes romans, j'aurais certainement été Bourguignon... Dans la vraie vie, c'est plus compliqué... Les Bourguignons se sont rangés aux côté des Anglais durant la guerre de cent ans, ce qui peut ressembler à de la trahison... Sauf si on considère que les prétentions d'Edward III au trône de France étaient légitimes... auquel cas c'était les soutiens de Philippe VI qui étaient des traîtres.
Bref, joker :)





J'ai ben envie de poser cette question à tout le monde ici d'ailleurs :p Personnellement je ne serai aucune des 2, je serai Romaine d'ailleurs. 



Ô Grimoire 

Eh bien soit, je tâcherai de faire preuve de patience pour retrouver Mendorallen. Quand tu parles de le retrouver "indirectement", du coup j'imagine que ce pourrait être au travers d'un autre membre de sa famille, un Ildibaren donc (je ne suis plus sûr du nom exact et je n'ai pas emmené le livre au bureau, mais ça ressemble à ça), famille dont il semble croire que tous doivent la connaître...

Pour ma part, en 1339... Par fait de naissance, j'aurais été sujet du landgraviat de Basse-Alsace, sous l'autorité des comtes de Woerth ; trop tard pour être rattaché à une terre rattachée aux Hohenstauffen, puisque le dernier duc d'Alsace Hohenstauffen a été Conradin, mort sur l'échafaud en 1268, a priori.

D'ailleurs, à ce sujet, une petite question. Dans le tome 3, je crois, quand Pierre Cordwain de Kosigan arrive sur les terres des Hohenstauffen, il y a un flou dans la graphie : une fois apparait Hohenstauffen avec deux f, le reste du temps Hohenstaufen avec un seul. Je me suis dit en le lisant qu'il devait y avoir un doute dans les sources, puisqu'on sait qu'à l'époque c'était souvent dépendant de l'inspiration de celui qui écrivait. Mais y a-t-il une graphie considérée comme officielle ?




Fabien:



Hohenstaufen avec un seul "f" est l'orthographe communément admise, une coquille a dû échapper aux multiples relectures :)
Quant à Conradin von Hohenstaufen, il n'est pas impossible que la proximité de sa famille avec un certain cénacle de sorcières ait poussé quelques siècles plus tard à ce que son histoire soit réécrite... :)