jeudi 8 mars 2018

BLANCHE de Hervé Jubert, L'intégrale : 1/3





Éditions ActuSF
Collection Naos
875 pages
17,90 euros


4éme de couv :

« Je m'appelle Blanche. J'ai 17 ans. Paris est assiégée par les Prussiens. Impossible de rejoindre ma famille. Mon oncle, commissaire de police, est sur la piste d'un tueur de tatoués.
Je m'appelle Blanche. J'ai 17 ans. Les bombes tombent sur Paris. Et je traque le tueur, moi aussi. »





Cette Intégrale publiée chez ActuSF est un regroupement de trois romans concernant le personnage de Blanche, plus un petit roman, une novella, inédite. Cette chronique concernera le premier volume intitulé initialement : Blanche ou la triple contrainte de l'enfer.

Blanche et sa famille tente de monter dans le dernier train en partance de Paris. En effet, nous sommes en 1870 et Paris est assiégé par l'armée prussienne. Le quai est bondé, une bousculade et la jeune fille se retrouve séparée des siens qui partent en la laissant seule. Mais il en faut plus pour déstabiliser Blanche qui voit même la situation comme un soulagement. Avant de retourner dans l'appartement familial, elle fait un détour pour prévenir son oncle le commissaire Gaston Loiseau de la situation.

Ce dernier, appréciant l'écoute et l'admiration que lui porte sa nièce va l'informer de sa dernière enquête en cours. Or Blanche n'aime rien moins que de jouer les apprenties-détectives. Elle va donc s'investir dans cette résolution d'énigmes en cascade, mais discrètement parce que jamais son oncle ne la laisserait prendre des risques. C'est pourtant bien ce qu'elle va faire Blanche, alors qu'elle n'a pas encore 18 ans, d'autant que l'enquête s'oriente vers les sciences occultes et la magie noire...

Notre héroïne est intelligente, courageuse et débrouillarde. Et de la débrouillardise il va lui en falloir pour vivre dans ce Paris où tout commence à manquer. Mais également pour mener son enquête dans les milieux scientifiques et médicaux où une présence féminine est très mal vue, voire même une hérésie. Une Blanche que je ne me représente absolument pas comme celle illustrée sur la couverture qui nous montre une femme déterminée. La Blanche décrite par Jubert est déterminée également mais d'une timidité presque maladive, elle a le nez en trompette, le cheveu blond filasse et les oreilles décollées... hum, hum. Bon ok, elle est belle cette couv, très belle !

Les personnages secondaires ne sont pas en reste et apportent chacun leur touche originale à ce roman : en effet on croisera Sarah Bernard, Nadar. On baignera dans les pamphlets de Victor Hugo contre la gestion de la crise prussienne par les autorités de l'époque. Il me faut citer également Émilienne, l'ami de Blanche, complètement extravertie et dévergondée, l'exact contraire de notre héroïne. Le mélange des deux est agréable et rafraîchissant.

Le point fort de ce premier tome est sans conteste le contexte historique dans lequel se déroule l'histoire. L'armée de Bismarck menace, on voit poindre le mécontentement et le bouleversement politique : la Commune. Mais ce qui m'a le plus plu c'est de découvrir la vie des parisiens sous le siège. Les solutions trouvées pour se ravitailler comme, entre autre, l'assaut des animaux du zoo qui apportera quelques menus improbables dans les restaurants parisiens. Les solutions trouvées pour communiquer avec la province où se sont retranchés les dirigeants de la France, etc. etc.

L'écriture de Hervé Jubert que j'avais déjà beaucoup appréciée dans sa série M.O.N.S.T.R.E. est toujours aussi agréable à lire. À noter également que l'auteur ne joue pas avec les cliffhangers et que chaque partie de cette intégrale peut se lire indépendamment. Je reprendrai donc ma lecture un peu plus tard, pour une nouvelle enquête de notre apprentie -détective.
Je rajouterai une ligne pour parler de la couverture que je trouve vraiment superbe, mais qui ne correspond en rien à la Blanche que j'ai découvert dans ce premier tome. L'auteur la décrit comme "une gamine décidée mais très timide, le nez en trompette, le cheveu blond filasse et les oreilles décollées"...



Jubert Hervé sur Bookenstock : 






1 commentaire:

  1. Je l'ai repéré au salon du livre ce week-end et il me tente beaucoup !

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