mardi 19 novembre 2013

LE MYSTÈRE FULCANELLI d'Henri Loevenbruck







Editions Flammarion
21 euros
416 pages


Présentation de l'éditeur:





Un meurtre dans une vieille église de Séville…

Un assassinat dans une bibliothèque parisienne…

Un ancien manuscrit dérobé…



Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXe siècle : Fulcanelli ! Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l'enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l'histoire de l'alchimie ?






L'avis de Phooka:

Avant de rédiger cette chronique, je suis allée lire un peu celles qui étaient déjà sorties, chose que je ne fais jamais d'habitude et je n'ai pas été étonnée de ne trouver que des chroniques mitigées car il faut reconnaître que ce Mystère Fulcanelli n'est sans doute pas le genre de "thriller" qui plaît à tous. Or il se trouve qu'il m'a plu à moi. Très probablement d'ailleurs parce que, justement, je ne suis pas une fan de thriller ....

Mais reprenons au début.

Un homme se fait assassiner à Séville. La veille, un petit carnet ancien très précieux disparaît de la bibliothèque d'un érudit passionné d'ésotérisme. Érudit par ailleurs très âgé et retrouvé mort apparemment d'une crise cardiaque. La fille de celui-ci tient absolument à retrouver ce petit carnet dont personne ne connaît l'existence et qui serait écrit de la propre main du très fameux alchimiste Fulcanelli dont l'existence même est sujet à controverse. Pour ce faire, elle engage Ari Mackenzie et lui laisse champs libre pour enquêter. Ari Mackenzie est un ancien des RG (Renseignements Généraux) déjà mis en scène par l'auteur dans Le Rasoir d'Ockham et Les Cathédrales du Vide. Il est en retraite forcée, désœuvré, il passe beaucoup de temps dans les bars et se soigne à grand coup de substances alcooliques ...

Le récit commence donc bien comme un thriller et le nombre de morts "de mort violente" qui jalonne le roman ne laisse aucun doute sur le type de livre que nous avons entre les mains. D'ailleurs un "vrai" policier (dans les sens où il est toujours en activité contrairement à Ari), le brigadier chef Radenac, un vieux pote de Mackenzie, va enquêter officiellement sur ces meurtres. Car oui, des meurtres il y en a, à la pelle même, parmi la communauté des alchimistes et surtout ceux qui s'intéressent de près ou de loin à ce fameux Fulcanelli. 

Mais qui est Fulcanelli au fait? Fulcanelli est l'auteur de deux romans cultissimes parmi la communauté des alchimistes, Le Mystère des cathédrales paru en 1926, et Les Demeures philosophales en 1930. Tout ceci est entièrement véridique, il suffit de fouiller un peu sur le net pour en retrouver trace. Mais personne ne sait qui est réellement Fulcanelli et beaucoup supposent qu'il s'agit en fait d'un personnage créé de toute pièce par un éditeur et un libraire. Et là réside le mystère que Loevenbruck va traiter dans son roman. En parallèle avec l'enquête policière, va se dérouler l'enquête sur l'existence même de Fulcanelli. Et c'est là que se trouve tout le sel du roman, mais là aussi que certains risquent de trouver le temps long.

Les deux enquêtes sont étroitement mêlées et la progression de l'une fera suivre l'autre. Si une partie va attendre les résultats des analyses des laboratoires de la police sur l'arme d'un meurtre, l'autre partie elle, va se dérouler dans de vieux bouquins poussiéreux. Ce que certains reprochent, et sans doute à juste titre, c'est que le policier Radenac, qui au début du récit ne connaît rien à l'alchimie, va tout noter, comme un bon élève, dans son petit carnet Moleskine. Et là se trouve sans doute, à mes yeux en tout cas le seul défaut du roman, car les pages de ce carnet se retrouvent intégralement dans le livre et constituent ainsi un frein à la lecture, sans apporter beaucoup d'informations (du moins rien d'essentiel). Alors, je dois avouer que pour ma part , j'en ai allègrement sauté .... oui je sais c'est pas bien, mais croyez-moi (ou pas), sans ces pages (du moins une partie), le roman devient un vrai thriller à double tiroirs: l'enquête sur les meurtres et celle sur Fulcanelli qui sont toutes deux tout aussi passionnantes. 

L'évolution parallèle des deux enquêtes menées de main de maître par Mackenzie et Radenac donne tout le piment nécessaire au roman. Ces deux "policiers" ont du caractère, c'est le moins que l'on puisse dire et découvrir les secret de l'alchimie en leur compagnie est vraiment très agréable. De plus, comme c'est souvent le cas avec cet auteur, des petites séquences un peu hors propos et de personnages secondaires, donne une touche très réaliste au roman. Je pense en particulier à Lola et à tout ce qui concerne la fermeture de la petite librairie ...

En résumé, Le mystère Fulcanelli est un thriller avec lequel je me suis régalée, à partir du moment où je me suis permise de sauter quelques pages (assez peu en fait). J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de ce livre qui m'a permis de me promener parmi des bibliothèques incroyables et de feuilleter de vieux manuscrits poussiéreux. Une enquête "historique" au milieu d'une enquête policière, c'est le genre de mystères à tiroir qui me plaît énormément. Ce mystère Fulcanelli n'est pas un thriller classique mais saura plaire aux amateurs.








3 commentaires:

  1. Rho j'adore ce genre de bouquin. Je le note :)

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  2. ahhhh !!! Tu viens de me trouver LE cadeau de Noël idéal pour ma mère !!!!!!!!!!!!

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